Pourquoi la Roma est-elle en crise ?
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Pourquoi la Roma est-elle en crise ?

A seulement 6 points de la première place à la mi-saison, qualifiée pour les 8èmes de finale de la Ligue des Champions, la Roma traverse pourtant une crise majeure. Comment expliquer les remous que traverse actuellement le club de la ville éternelle ?

A Rome, la crise est là, et ne semble pas prête de s’arrêter. Si la Roma a terminé 2015 sur une bonne note, avec une victoire face au Genoa, il est difficile d’oublier une première partie de saison compliquée. Éliminée en Coupe d’Italie face à une équipe de La Spezia pourtant embourbée au milieu de tableau en Serie B, devancée par les 4 autres gros clubs Italiens du moment en championnat, et perturbée par les contestations des fans de la Curva Sud, la Roma n’a jamais été aussi mal depuis l’arrivée de Rudi Garcia.

La fin de l’état de grâce

Pendant un an et demi, Rudi Garcia et son équipe semblaient marcher sur l’eau. Derrière le meilleur début de saison de l’histoire du club, le technicien Français avait donné un vrai style à son équipe, avec un jeu excitant, des résultats à la hauteur, et la vision d’un avenir radieux pour un club récemment racheté, et sur la voie d’un vrai futur à dimension Européenne. Après une première saison de rêve, tout Rome s’était mis à croire dans le nouveau projet du club, porté par le technicien Français.

Seulement, en Janvier 2015, les choses ont commencé à se compliquer. La Roma a clairement calé, avec seulement 8 victoires en 22 matchs sur la seconde partie de la saison passée, avec seulement 26 buts inscrits lors de ces rencontres, et surtout 20 encaissés. Et cette année, la reprise a été du même acabit.

Une magie disparue

Alors qu’à son arrivée, Rudi Garcia avait conquis le public Romain, se mettant tout les supporters dans la poche à la fois par son attitude et par ses résultats, la magie s’est depuis fortement essoufflée.

En début de saison, la victoire face à la Juve, alors en pleine déroute, laissait croire que le chemin vers le Scudetto était tout tracé. Mais rapidement, des questions se sont posées. Un nul surprenant face à Sassuolo, une défaite contre la Sampdoria, puis une succession de résultats inconstants, résultant d’une vraie fébrilité défensive, et du manque d’efficacité des joueurs offensifs ont commencé à faire surgir des doutes.

Si en Ligue des Champions, la Roma a pu se qualifier, c’est avec beaucoup de réussite. Les Hommes de Garcia n’auront finalement jamais su vaincre le Bate Borisov, et ne doivent leur victoire contre Leverkusen, celle qui leur offre la seconde place, qu’à l’inexpérience de la jeune équipe Allemande. Et surtout, les cicatrices de la claque reçue un an plus tôt  face au Bayern se sont rouvertes après le 6-1 concédé face au Barça.

C’est à ce moment que Rome a commencé à comprendre que son équipe ne progressait plus.

Des promesses non tenues

Mais ce qui provoque la crise, ce ne sont pas que les résultats. Car, oui, sur le plan comptable, la Roma n’est finalement qu’à six points de l’Inter, actuel leader. Oui, la Roma est passée en Ligue des champions pour la première fois depuis bien longtemps. Mais ce qui génère la frustration actuelle, c’est que cette année, à Rome, tout le monde y croyait.

Alors que la Juve, seul club qui tenait jusqu’alors la Roma à l’écart du Scudetto, a connu un changement d’ère cet été, avec les départs de Tevez ou Pirlo, la Roma, elle, s’était renforcée avec les arrivées de Salah, de Falque, de Digne, mais aussi avec Dzeko, censé être le buteur qu’il manquait à la Roma de Garcia pour enfin remporter le titre.

Après deux saisons ou la Roma semblait être le seul club capable de rivaliser avec la Juve, la fin de cycle de celle-ci semblait ouvrir la voie à une consécration Romaine. Seulement, avec un niveau de jeu toujours très inconstant, une assise défensive catastrophique, et une incapacité chronique à conserver son avance au score, la Louve n’y arrive plus. Et si l’effectif, bien qu’un peu juste en défense centrale notamment, est de qualité, il semble bien que le problème soit aussi mental.

Le jeu a disparu, comme l’enthousiasme du début de l’ère Garcia, et alors que la phase aller n’est même pas encore terminée, Rome n’y croit plus. Et après toutes les promesses et les rêves de titres générés par les 18 premiers mois du coach Français, la déception n’en est que plus grande pour un club qui attend un titre depuis maintenant 15 ans.

  1. avatar
    8 janvier 2016 a 16 h 28 min

    Moi j’y crois encore! La Roma a très bien réussi la première période du match contre le Chievo malgré l’absence de beaucoup de cadres, mais malheureusement encore une fois, les joueurs ne réussissent pas à tenir cette avance, tandis que des équipes comme l’Inter (je me demande comment cette équipe peut-être en tête du championnat en produisant un jeu aussi moche) ou le Napoli arrivent très bien à gérer lorsqu’ils mènent 1-0, et c’est ça le plus rageant.
    Ce problème mental ne date pas d’il ya 1 an ou 2, mais de 20 ans, finalement c’est peut-être inscrit dans l’ADN de notre Roma… Mais avec le temps, on est devenu moins sensibles que d’autres à ces remontées de l’équipe adverse, on se dit que la prochaine fois, ce sera mieux, “on n’est qu’à 6 points du leader” ^^
    Mais comme à Rome tout va toujours très vite, le Scudetto n’est pas hors de portée. Les joueurs doivent être plus sûr d’eux, en particulier contre des équipes comme le Chievo. La victoire face au Milan est obligatoire, et si on bat la Juve dans 2 journées, on sera totalement relancés pour le scudetto.

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