Le Mourinho Show
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Le Mourinho Show

Parmi les attributs du célèbre entraîneur portugais, la communication est un élément essentiel. Qu'il soit en conférence de presse ou au détour d'un événement mondain, la verve de José Mourinho ne laisse personne indifférent. Tentative de décryptage d'une "bête de scène".

“C’est un spécialiste de l’échec, moi non.” C’est en substance la dernière pique envoyée par le “Special One” à son collègue et concurrent au titre, Arsène Wenger. Le principal intéressé répondra en invoquant le manque de classe de l’entraîneur portugais, ne voulant pas s’immiscer dans une joute verbale dont il aurait peu de chances de sortir vainqueur.

Car pour José, la course au titre se joue sur et en dehors du terrain. La pression psychologique est une arme qu’il maîtrise à merveille et il en joue dès que cela est nécessaire. Autre récente victime du “Special One”, Manuel Pellegrini, coach de Manchester City, coupable d’avoir critiqué la gestion des transferts de Chelsea. La réponse ne s’est pas faite attendre avec une remise en cause ironique du diplôme d’ingénieur de l’entraîneur chilien.

Cependant, José, avec les années, s’est calmé. On remarque que ses attaques cinglantes sont plus des réponses tranchantes que des débuts de polémiques. Du moins, en externe, car face à ses joueurs, c’est une autre histoire. Provoquer son joueur, jouer sur sa fierté pour obtenir une réaction et le meilleur de son potentiel est aussi une marque de fabrique de Mourinho. On se souvient de la transformation du “Chat” Benzema en “Tigre”. Plus récemment, l’exemple d’Eden Hazard qualifié de gamin feignant par le coach portugais, avant d’afficher un niveau stratosphérique dans les rencontres qui ont suivi la déclaration.

Mais le “Happy One” peut aussi profiter de la présence de caméras dans des situations anodines pour envoyer des messages. Dernièrement, Samuel Eto’o fut la cible d’une “punchline” de son coach en caractérisant le manque de buteur au sein de son effectif et en plaisantant sur le niveau et l’âge d’Eto’o Fils : “Samuel a 32 ans voire 35 ans qui sait ?!”. Dans le même temps, un appel du pied pour Falcao, en regrettant le fait qu’il ne joue pas dans une “vraie” équipe (les supporters asémistes apprécieront) est malicieusement placé par le coach portugais.

On attend donc la réaction du Camerounais… qui pourrait comme Eden élever son niveau et pourquoi pas marquer un triplé en Champion’s League face à Galatasaray, comme précédemment face à United.

Si cela se produit, on applaudira au génie. Sinon, José parlera du déni.

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