Roland Garros, un héritage culturel en danger
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Roland Garros, un héritage culturel en danger

Tandis que Roland Garros va ouvrir ses portes dans quelques jours, que l’on va enfin savoir si Nadal pourra conserver son trône une saison de plus, c’est un tout autre sujet qui nous amène ici, à savoir la place qu’occupe le "French Open" dans le contexte international actuel. Si son ancienneté est encore un atout aujourd’hui, la banalisation du "sport business" qui oblige les organisateurs de tournois à optimiser leurs revenus, n’implique-t-elle pas une profonde remise à niveau de ses infrastructures ? Sans cette rénovation, Roland Garros peut-il être menacé ?

En 1927, les fameux “Mousquetaires” René Lacoste, Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon offrirent le premier saladier d’argent à la France après avoir battu en finale les Etats-Unis de Bill Tilden, chez eux à Philadelphie. Le vainqueur de la Coupe Davis étant assuré à l’époque de recevoir en finale l’année suivante le lauréat d’un tournoi préliminaire – principe du “challenge round” que l’on retrouve aujourd’hui en voile dans la Coupe de l’America -, cette victoire déclencha la construction du stade Roland Garros, afin d’accueillir dans les meilleures conditions la revanche face aux Américains. La France s’y imposa finalement 5 fois de rang avant de céder face à la Grande-Bretagne de Fred Perry en 1933. Si la France dut ensuite attendre 59 ans pour conquérir à nouveau le trophée ( qui plus est à Lyon, en indoor ), Roland Garros ne fut pas pour autant laissé à l’abandon puisqu’il devint dès lors le site accueillant les Internationaux de France, qui s’imposa rapidement comme l’un des quatre tournois majeurs de la saison, le “French” comme l’appelle aujourd’hui encore les anglo-saxons.

Le prestige de Roland Garros est dû en grande partie à cette ancienneté et à la surface de jeu que l’on y a installé qui, à l’instar de Wimbledon, n’a jamais été modifiée ( ou presque pour le tournoi londonien… ). Sur ces points précis le tournoi parisien dispose d’un certain ascendant sur ses concurrents australiens et américains. En effet, l’Open d’Australie a très souvent changé de site ; Sydney, Brisbane, Adelaïde, Perth et même… Christchurch en Nouvelle-Zélande ( ! ), ce qui n’a pas favorisé son pouvoir de séduction, les meilleurs joueurs du monde l’ayant même souvent ignoré jusque dans les années 70’. Il fallut en réalité attendre 1983 pour que ce tournoi obtienne réellement le statut de Grand Chelem, année où il se disputa pour la première fois en 7 matchs. En 1988, il s’est implanté à Melbourne Park et alors qu’il était joué jusque-là sur gazon, c’est désormais sur dur ( rebound ace puis plexicushion en 2008 ) que les joueurs le disputent. L’US Open a moins vadrouillé, même s’il a quitté Forest Hills en 1977 pour Flushing Meadows, mais a été disputé sur trois surfaces différentes, le gazon jusqu’en 1974, la terre battue de 1975 à 1977, et le décoturf depuis 1978.

Ensuite, même si, avec ses 8,5 hectares, Roland-Garros est un “nain” à côté des trois autres Grands Chelems, Roland-Garros a un avantage sur Wimbledon et Flushing Meadows, ses installations sont au cœur ( ou presque ) de Paris. Le tournoi français est toutefois devancé dans ce domaine par les courts de l’Open d’Australie, situés en plein centre-ville dans un parc bucolique très facilement accessible à pied. Compte tenu de la grandeur du site, il est possible pour le public australien de se disperser assez confortablement dans des aires de repos relativement larges, ce qui n’est plus le cas à Roland-Garros où les visiteurs frôlent l’étouffement, notamment en première semaine. L’esthétique boisée du site de la porte d’Auteuil reste néanmoins un atout avec deux courts à vraie personnalité, le Central Philippe Chatrier dont les quatre tribunes ont un cachet architectural que n’ont pas la Rod Laver Arena et le court Arthur Ashe, stades avant tout fonctionnels, et le court n°1, circulaire, construit comme une véritable petite arène.

Dernier atout de Roland Garros, son placement dans le calendrier. Tandis que l’Open d’Australie est disputé très ( trop ? ) tôt dans la saison, et que Wimbledon subit une farouche concurrence, l’actualité sportive étant alors accaparée par le Tour de France cycliste et, tous les deux ans, par une Coupe du monde ou un Championnat d’Europe de football, le tournoi disputé porte d’Auteuil bat son plein lorsque les joueurs sont bien souvent au top physiquement. Le rapprochement de Roland-Garros et de Wimbledon sert aussi de façon mutuelle l’un et l’autre de ces tournois, créant une espèce de “temps fort” tennistique dans l’année.

En revanche, de gros progrès sont à apporter en matière d’organisation. A Roland-Garros règnent souvent la méchanceté et la bêtise venues de spectateurs prêts à siffler dès qu’un joueur a l’audace de venir vérifier une marque, qui n’y connaissent finalement pas grand-chose. C’est l’une des erreurs de l’organisation d’un tournoi qui a fini par évincer de son stade les vrais passionnés au profit d’invités qui jouissent des opérations de relations publiques mises en place tout au long de la quinzaine. Au fil des ans, la part des places allouées à ces spectateurs qui n’en sont pas vraiment a crû au détriment du public des licenciés de la FFT qui a fini par hériter de sièges de plus en plus mal placés tout en continuant à payer ses billets de plus en plus cher. Toute la partie basse du central ( les loges ) est ainsi exclusivement réservée à des sociétés qui régalent leurs clients de la sorte. Et rien n’est plus choquant, pour le véritable amateur resté à la porte du stade faute de ticket, que d’assister au scandale de ces centaines de places vides délaissées par ceux qui déjeunent au frais de la princesse dans de luxueux espaces de restauration et qui, pour la plupart, sont des ignorants de ce sport. Lors de l’une des précédentes éditions, Roger Federer s’était ému d’avoir dû jouer une demi-finale devant un stade clairsemé qui ne s’était rempli que vers 15h…  La programmation des rencontres d’une manière générale est à repenser, il n’est pas normal de déplacer des joueurs faisant partie du Top 10 sur des courts annexes, pour privilégier un ou une Français(e) classé(e) au-delà de la 20ème place.

De plus, les Américains ont bien compris aujourd’hui l’intérêt d’utiliser au maximum les courts, non pas en termes d’espace mais en termes de temps. Les “night sessions”, qui débutent dès le premier tour à l’US Open, ont pour objet de mettre en avant les matches les plus prestigieux, ou tout bonnement ceux où jouent les joueurs américains, en les faisant débuter peu avant le coucher du soleil. Ces matches font l’objet d’une commercialisation des tickets spécifique et attire un public différent, moins familial, plus expansif, du fait de l’horaire des matchs. Un concept repris depuis par l’Open d’Australie et que Roland-Garros doit embraser à son tour sous peine d’être à nouveau à la traîne. Seulement, pour mettre en place des night cessions, il faudrait déjà se doter d’éclairage artificiel, ce dont ne dispose toujours pas le tournoi parisien, et qui a pour conséquence l’interruption régulière de matchs à quelques jeux de la fin.

D’autre part, si Roland-Garros était à la pointe de l’innovation sous la présidence de Philippe Chatrier, les trois autres Grands Chelems ont depuis rattrapé leur retard, et même très largement dépassé le tournoi parisien. A Melbourne, il y a déjà deux grands courts couverts et un troisième va prochainement voir le jour. Un argument de poids vu que le tournoi australien se déroule durant l’été tropical où la chaleur est forte et les orages fréquents. A Wimbledon, le toit du Center Court est devenu une réalité en 2009 et celui du court n°1 a été programmé à l’horizon 2019. De ce point de vue, l’enlisement juridique du projet d’extension de Roland-Garros n’incite pas à l’optimisme tandis que les Américains viennent d’annoncer à leur tour la couverture de leur Central et de leur court n°1 dans d’assez brefs délais.

Du fait de leur ancienneté, il existe encore auprès des amateurs de tennis un respect et une importance particulière accordée aux deux tournois européens, au contraire des championnats australien et américain, dont les revenus sont pourtant supérieurs. Cette réputation due à l’ancienneté, est à la fois le paramètre qui doit le moins au talent des organisateurs, mais aussi le levier d’attachement le plus difficile à reproduire. Le tennis est un sport encore assez jeune ; au début du XXIème siècle, l’ancienneté d’un tournoi représente une marque qui s’estompera avec le temps, qui reste importante aujourd’hui mais pour combien de temps encore… Et puis l’ancienneté à elle seule ne suffit pas, il faut généralement des rituels, des traditions à rattacher à cette longue Histoire, pour que l’évènement en question suscite une véritable admiration et que le public y vienne en pèlerinage.

Et force est de constater que c’est Wimbledon qui possède le folklore le plus important. Les joueurs doivent jouer intégralement en blanc et saluer la tribune royale avant chaque match, et le dimanche de la première semaine de tournoi est chômé, quelle que soit l’avancée du calendrier de celui-ci. Même les spectateurs n’échappent pas à la tradition puisque l’usage veut que l’on mange des fraises à la crème dans les gradins. Il ne s’agit pas ici de chercher les raisons de l’attachement anglais à ces traditions, il s’agit simplement d’énoncer qu’elles sont susceptibles d’attirer non seulement un public chevronné vers un tennis qui n’existe presque plus, le tennis sur gazon, mais aussi un public de touristes, qui iraient à Wimbledon comme à Buckingham Palace ou à la Tour de Londres. Il n’est d’ailleurs pas anodin que Wimbledon s’autorise un jour de fermeture alors que le tournoi bat son plein, se privant d’une source de revenus supplémentaire : c’est précisément la tradition qui est l’une des garanties du succès du tournoi, tournoi qui est le plus sujet aux intempéries du climat et dont la surface est la plus fragile.

Néanmoins, conserver la même stratégie sans veiller à agrandir son site devient non pas une promesse de stabilité, mais plutôt un signal d’immobilisme. A partir du moment où un tournoi évolue, la concurrence doit faire le choix de s’adapter. Les spécificités de Roland-Garros et Wimbledon font que ce chemin est plus délicat à emprunter, au vu de l’histoire, et surtout du succès chaque année renouvelé de ces tournois. L’innovation est plus facile à implanter et essayer dans un lieu encore “jeune”, dont l’identité est en formation, et cette innovation devient plus facilement partie intégrante de cet ADN. Mais le choix opéré par Wimbledon de se doter d’un toit au milieu des années 2000 montre clairement une tendance à suivre ; si le tournoi le plus ancien, où les traditions sont les plus fortes, est prêt à faire ce pari, c’est qu’il a effectivement pris en compte le fait que l’aléa climatique, constant en Angleterre, était un réel problème.

Il y a une concurrence qui n’a pas été mentionnée jusqu’à lors, celle des tournois qui n’ont pas le label “Grand Chelem”. Ainsi, depuis quelques années, le Master Series de Madrid affiche clairement son ambition, sinon de prendre la place de Roland Garros, au moins de devenir un cinquième Grand Chelem, avec pour ce faire une stratégie qui mise tout sur l’innovation. D’abord, le système électronique du “Hawk eye” qui permet de savoir si une balle est faute ou non et qui a été employée pour la première fois à Madrid justement. Cette invention a depuis été reprise par tous les tournois du Grand Chelem ( hormis RG ) sur le plus de courts possibles. De plus, c’est le seul tournoi majeur de terre battue qui se dispute en indoor, permettant de jouer quel que soit le climat. Il s’agit également du premier tournoi où les panneaux publicitaires sont électroniques, pouvant donc accueillir plus d’annonceurs, et donc plus de financements. Enfin, les ramasseurs de balle ne sont pas des jeunes licenciés de la fédération espagnole mais des mannequins professionnels depuis le milieu des années 2000. Tous les codes ont ainsi été cassés et le spectacle est pour ainsi dire tout autant autour du court qu’à l’intérieur du rectangle de jeu. Même la couleur de la terre battue sur laquelle évoluent les joueurs a été modifiée il y a quelques temps afin de se différencier des autres tournois disputés sur cette surface. Un projet original mais qui a finalement été annulé depuis en raison de la mauvaise qualité de celle-ci.

La hiérarchie des Grands Chelem n’est pas établie. Si l’Open d’Australie en est devenu un sur le tard, c’est bien qu’un ajout est possible, tout comme le Tournoi de V Nations est passé à six avec l’arrivée de l’Italie en 2000. Tout ajout d’un tournoi aurait pour effet immédiat de faire baisser la côte, presque par un mouvement de bascule, des tournois déjà existants, puisque l’attrait de la nouveauté est une réalité à laquelle le sport n’échappe pas. L’ajout d’un tournoi sur terre battue ( même si on n’en est pas encore là ) serait un énorme aveu d’échec pour Roland-Garros, signe donné au monde que son prestige ne suffit pas à rassasier les amateurs de tennis. L’aura historique d’un tournoi est une chose, l’argent à gagner en est un autre. Face à cette concurrence ( qui pourrait aussi venir d’Asie et de Shangaï notamment ), il est donc important pour Roland-Garros de grandir, pour montrer sa bonne santé financière et montrer qu’il peut surprendre, au même titre que Wimbledon par exemple, en changeant d’apparence et briser là l’image d’un lieu momifié.

Le problème majeur réside dans la taille du site actuel : avec 8,5 hectares, il est le plus petit des sites des tournois du Grand Chelem, et gère donc mal le trafic des spectateurs, des acteurs du tournoi, des partenaires, mais aussi tout simplement des curieux qui ne sont pas nécessairement venus pour regarder les matches à l’intérieur des stades. C’est par exemple le cas à Wimbledon, où la “Murray Hill” accueille un écran géant où des spectateurs sans ticket peuvent s’installer et regarder les matches de leur champion, ainsi que toutes les rencontres du tournoi retransmises. Le manque d’espace est néanmoins difficile à résoudre car le grand Paris et Paris intra-muros sont non seulement des espaces assez exigus, où il n’y a pas de place, mais en plus des endroits où tout changement de morphologie urbaine est extrêmement difficile à mettre en œuvre. C’est d’autant plus le cas porte d’Auteuil que le quartier est déjà saturé de complexes sportifs, entre le Parc des Princes, le Stade Jean-Bouin et les autres infrastructures du Stade Français. Agrandir Roland-Garros est nécessaire pour faire grandir le tournoi en soi, et pouvoir accueillir un public plus large. Avec 460 000 visiteurs cumulés en 2014, il s’agit de la plus petite affluence pour un tournoi du Grand Chelem ( 750 000 à l’US Open la même année ), alors que c’est le tournoi le plus regardé à la télévision. Une faible affluence qui plus est en «trichant» par rapport aux trois autres tournois du Grand Chelem. Le tournoi s’étale en effet sur 15 jours de compétition, contre 14 pour l’Open d’Australie et l’US Open, et seulement 13 pour Wimbledon…

Les projets alternatifs visant à délocaliser le Grand Chelem français ( Versailles, Marne la Vallée et Gonesse ) n’ayant pas été retenus ( ce qu’on peut déplorer même si cela représentait un budget 3 fois supérieur au projet consistant à maintenir le site existant ), la marge de manœuvre est forcément réduite. Mais les décisions prises par les instances du Tennis français sont tout de même difficiles à comprendre.  L’installation d’un toit rétractable sur le court Philippe Chatrier ne nécessitait pas d’annexer les serres d’Auteuil, c’est davantage la FFT qui fait croire que les recours entamés par les écologistes l’empêche d’avancer. De plus, quel est l’intérêt de démolir le magnifique court n°1 pour en construire un autre sur les serres, surtout s’il a aussi peu de caractère que le court Suzanne Lenglen, totalement raté ? Ce nouveau Roland-Garros pourrait être une pièce importante dans le dossier de candidature olympique de Paris, d’autant plus que la FFT envisagerait de bâtir sur le nouveau site au moins deux courts supplémentaires couverts et donc également intéressants pour abriter d’autres disciplines en manque d’infrastructures modernes. Il est donc primordial de faire les bons choix.

 

La question n’est même pas de savoir si Roland-Garros est trop vétuste aujourd’hui et inadapté à la demande, mais plutôt de savoir dans quelle mesure une absence de croissance est susceptible d’envoyer un signal négatif au monde du sport. En cela, la rénovation est rendue nécessaire sans pour autant s’imposer d’elle-même. Exemple, si l’on veut conserver les conditions de jeu plein air du tournoi, un toit – même baigné de lumière – ne s’impose pas forcément. Mais avec les sommes versées par les chaines de télévision qui ne veulent surtout pas d’interruptions de matchs, il s’avère au final indispensable. Ensuite, si le tournoi devait rester là où il se trouve aujourd’hui, et si le court n°1 devait disparaitre comme le projet le prévoit – afin d’agrandir la place des Mousquetaires et mettre en place un nouveau bâtiment destiné à l’organisation du tournoi -, j’aurai préféré que l’on remplace le Lenglen par un court semblable à ce fameux court n°1 mais en beaucoup plus grand ( 12 000 places environ ), auquel j’aurai conservé le côté “populaire” de son architecture en le rendant plus accessible financièrement que le Philippe Chatrier. Une sorte de poudrière qui serait redoutée par tous les joueurs du circuit. Il est urgent également d’installer des éclairages sur la plupart des courts, pour permettre aux rencontres qui ont atteint la cinquième manche de se terminer, et pour repenser le système de billetterie du tournoi, et éviter ainsi le décor sordide de milliers de sièges vides. Un rafistolage qui ne sera pas suffisant pour suivre le développement incessant des 3 autres Grands Chelems mais qu’il est néanmoins urgent de faire car s’il n’existe aucune menace imminente sur le statut de Roland Garros, si rien n’est fait rapidement elle pourrait devenir bien réelle dans les années à venir.

  1. avatar
    18 mai 2015 a 14 h 32 min

    L’idée du court populaire est sympa, ou alors en quasi priorité pour réservation des licenciés FFT… Bref, il y a des pistes, mais je me demande qui aurait les couilles de le proposer.

    Madrid? ça m’inquiète pas, z’ont pas une thune les spingouins, et même avec des fonds énormes, il apporterait rien de plus. ça resterait en Europe et moins bien placé que Paris pour le tourisme…

    C’est le continent asiatique qui va frapper à la porte, et si jamais il y a danger c’est bien là! Deux GC en Europe, c’est un de trop, et c’est pas Wimbledon qui va partir… Il reste juste à espérer qu’on arrive à se remettre au top, où que les asiats restent des quiches au tennis, sinon je donne pas cher de notre peau.

    Le projet d’extension… on est divisé, et nul, dans l’organisation des projets, comme d’hab. Supprimé le 1? quelle connerie, je suis d’accord avec toi pour le coût.

    • avatar
      18 mai 2015 a 17 h 04 min
      Par Cullen

      Sans compter que pour les projecteurs il faudrait déjà avoir l’aval des riverains, et comme dans le XVIème les habitants sont généralement pas prêts à faire la moindre concession, et qu’en plus ils sont blindés d’avocats, c’est pas gagné…

  2. avatar
    18 mai 2015 a 17 h 57 min
    Par ALEXANDRE Daniel

    très bon article
    tous les sujets sensibles sont abordés
    dans peu de temps Roland Garros va tout perdre !!!!

  3. avatar
    19 mai 2015 a 1 h 14 min
    Par MissPop1

    Attention à ne pas tout mélanger! L’éclairage par des projecteurs est interdit enraison de l’emplacement du stade Roland-Garros dans le Bois de Boulogne, monument naturel classé (L 1930). En tant que monument naturel, il ne peut être éclairé afin de ne pas nuire au biorythme de la faune et la flore, notammenet de la ZNIEFF au nord du site.
    Vous n’imaginez pas des projecteurs en plein massif de la Vanoise ou Parc de Chambord également. Et bien à Paris c’est de même dans les bois de Boulogne et de Vincennes même si cela favorise d’autres échanges….

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      19 mai 2015 a 10 h 47 min
      Par Cullen

      C’est bien pour ce genre de désagréments que la fédé aurait dû opter pour une délocalisation. L’Australian Open et l’US Open l’ont fait et aucun ne le regrette aujourd’hui, bien au contraire. Alors bien sur que Paris, la Tour Eiffel en toile de fond c’est une plus-value pour le tournoi, mais il y a trop de paramètres essentiels dans le sport d’aujourd’hui, incompatibles avec ce site et qui sont autant de freins au développement de Roland Garros.

      La seule raison pour laquelle la fédé a choisi de rester porte d’Auteuil ce sont les subventions versées par la mairie de Paris, dont elle n’aurait pas bénéficié à Versailles ou Marne la Vallée. Mais ça aurait ouvert des perspectives de développement bien plus prometteuses sur du long terme ( des courts qui auraient pu avoir des fonctions omnisports dans l’optique des JO notamment ou encore pour accueillir des concerts ).

  4. avatar
    19 mai 2015 a 16 h 52 min

    Bravo Cullen pour votre article, c’est du bon ! Qu’ils se bougent un peu le c** ces braves gens à un moment donné…

    • avatar
      20 mai 2015 a 13 h 56 min
      Par cullen

      Merci.

      Pour synthétiser tout ça, si on devait établir un classement des GC par catégorie, voilà ce que ça donnerait :

      Ancienneté, Historique > 1 Wimbledon / 2 Roland Garros / 3 US Open / 4 Australie

      Infrastructures : 1 Australie / 2 Wimbledon / 3 US / 4 RG

      Organisation générale : 1 Australie / 2 Wimbledon / 3 US / 4 RG

      Palmarès : 1 US / 2 Wimbledon / 3 RG / 4 Australie

      Public : 1 Australie / 2 US, Wimbledon et RG ex aequo mais pour des raisons différentes

      Prestige, classement global : 1 Wimbledon / 2 US et RG ex aequo / 4 Australie

      Mais comme l’a justement rappelé le Général plus haut, l’Europe disposant déjà de 2 GC, Roland Garros semble le plus exposé dans les années à venir ( même si ça ne se fera pas en un jour ).

  5. avatar
    20 mai 2015 a 13 h 10 min

    Franchement ça me déprime…

    Avec tous les moyens technologiques, les optimisations de travaux, etc… que l’on peut faire maintenant, on arrive pas à trouver une solution harmonieuse entre les différentes problématiques. Je veux bien que ce soit serré comme site, prendre en compte l’éclairage, les serres d’auteuil,… ce devrait pourtant être un magnifique concours d’architecte.

    Bien sur, le déménagement à Versailles était pour moi la solution la plus sympa. Mais rester à Paris même, c’est vrai que c’est quand même pas mal.

  6. avatar
    20 mai 2015 a 16 h 53 min

    C’est vrai que le occupants des loges du Chatrier me font bondir…
    C’est affligeant de voir le nombre de parisiennes en panama pavaner sur Facebook & cie à moins de 10m des joueurs et bailler dès que le match excède 1h30.

  7. avatar
    20 mai 2015 a 21 h 12 min

    Bon article.

    Pour moi un déménagement est hors de question, il faut rester dans le site et trouver le meilleur compromis.

    Mais le dossier de l’extension est typique du mal français qui dépasse le cadre du sport, l’incapacité à se réformer et à trouver le consensus.

    Mon classement des différents GC selon les critères de Christian

    Ancienneté, Historique > 1 Wimbledon / 2 Roland Garros / 3 US Open / 4 Australie

    Infrastructures : 1 Australie / 2 Wimbledon / 3 US / 4 RG

    Organisation générale : 1 Australie / 2 Wimbledon / 3 US / 4 RG

    Palmarès : 1 US / 2 Wimbledon / 3 RG / 4 Australie

    Public : 1 Australie / 2 Wimbledon / 3 RG / 4 US Open

    Prestige, classement global : 1 Wimbledon / 2 US Open 3/ RG / 4 Australie

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      21 mai 2015 a 9 h 30 min
      Par Cullen

      Salut Axel,

      ta hiérarchie est assez proche de la mienne, mis à part peut-être pour le public. Sur ce point, les spectateurs de Wimbledon sont très respectueux, mais trop parfois justement. Le public londonien est assez moutonnier et manque un peu de fantaisie même si c’est toujours sympa de voir le central rempli pour une finale de double dames là où Roland-Garros fait le vide. En Grande-Bretagne, plus qu’à Roland Garros, Wimbledon est un événement social où il faut aller une fois dans sa vie sans que ça nécessite un amour particulier pour le Tennis.

      A Flushing le public est plus décontracté, il va voir un match de Tennis comme il va voir du Basket ou du Foot US, en mâchouillant du pop-corn et en discutant pendant les échanges. Un manque de respect vis-à-vis des joueurs plus dû à leur éducation qu’à de la vraie méchanceté. Mais dans une arène de 23000 places et en nocturne, cette ambiance bruyante a un cachet particulier et au final assez sympa.

      A Paris, le public est plus connaisseur ( en dehors des nombreux VIP ) mais a tendance à ne s’intéresser qu’aux têtes d’affiche ( un peu comme en Ligue 1 où un Montpellier-PSG va occasionner 50000 demandes de billets et la réception de Reims une semaine plus tard va déplacer moins de 10000 personnes ). Du coup, hormis les matchs de Federer et Nadal, les courts sont souvent désertés ( je parle même pas des rencontres féminines… ), la faute aux organisateurs et au système de billetterie actuel mais aussi au public français qui choisit souvent ses matchs. Quant aux loges ( qui n’existent nulle part ailleurs ), si on pouvait les bruler…

  8. avatar
    21 mai 2015 a 9 h 14 min

    Installer RG en banlieue ? Pourquoi pas, la grande partie des notaires et médecins d’Île de France habitent dans le 7-8 (patrie d’Alcazar). Et comme ils forment le cœur de cible du tennis…

    Bon, plus sérieusement, n’allez pas me mettre RG en banlieue siouplait, pensez aux provinciaux qui montent à paname pour aller voir le tournoi, -imaginez s’ils doivent aller dans le 7-7, non, sans déconner. Et puis les stars, les gonzesses en panama, elles ne seraient pas là si on transférait le tournoi au delà de la zone 1-2. Et comme il y a de moins en moins de notaires en France et que Marisol Touraine ratiboise les revenus des médecins, on jouerait devant des tribunes vides. et puis pensez aux gars de France Télévision, franchement, envoyer Lionel Chamoulaud à Bécon les Bruyères, ou à Boboche, vous allez me le tuer, le pauvre vieux…

    Moi je trouve que les limites de RG font son charme désuet.

    Bon, après, le tennis je m’en cague complètement…

  9. avatar
    22 mai 2015 a 11 h 16 min

    Salut à tous,

    Pour rebondir, et pour l’anecdote, sur le début de l’article – “principe du “challenge round” que l’on retrouve aujourd’hui en voile dans la Coupe de l’America” – le principe est sympa… et appliqué à cette épreuve de navigation il me fait toujours sourire lorsque le pays titré est enclavé dans les terres, loin de toutes mers et tout océan. Obligé, donc, de transmettre le flambeau de l’organisation de la prochaine compétition
    C’est, par exemple, comme cela que Marseille s’était retrouvée, en Mai 2004, en double-confrontation avec Valence (finale C3 en foot et candidature à l’orga de la Coupe de l’America). Avec un double-échec en dénouement.
    Parenthèse fermée.

    Au sujet de RG : L’un des premiers arguments de l’article, cette ancienneté en sursis, me semble prépondérant. Effectivement, avec le temps, l’avantage de la primauté historique s’étiole. Un gosse de 3 ans regarde un nouveau né de haut… deux types de, respectivement 46 et 43 ans, sont deux quadras qui se fixent dans le blanc des yeux. Point.

    D’où l’intérêt de mettre en avant l’obligation de remise en question de RG, et non plus de repos sur ses lauriers. Cependant, je rejoins El Zanque sur le charme du côté désuet du lieu.. ‘faut pas tomber, je pense, dans l’excès madrilène. Les panneaux électroniques, je ne suis pas fan, et la TB bleue n’en parlons pas. Pour conclure, je pense que le bricolage n’est pas la solution,

    A mon avis, on continue comme ça, dans le côté anachronique qui construit une particularité (c’est sympa de parier, devant sa tv, sur le fait qu’un match se termine avant le coucher du soleil ou non … bon, ça l’est moins pour les spectateurs en tribune) sans grosse modification, et on prépare un gros projet en banlieue (qui finira bien par voir le jour) pour un déménagement dans 10/15 ans.
    C’est ce qui me parait le moins “casse-gueule”, presque une solution par défaut, tant les problématiques, Porte d’Auteuil, me semblent insolubles.

    • avatar
      22 mai 2015 a 13 h 58 min
      Par Cullen

      Salut Simon,

      Roland Garros ne doit surtout pas faire de surenchère. Madrid n’a pas l’historique du tournoi parisien, c’est la raison pour laquelle ils sont obligés de proposer autre chose, pour se démarquer, mais ça n’est pas pour ça que le “French” doit se reposer sur ses acquis. Le cadre volontairement “vieillot” va beaucoup mieux à Wimbledon qu’à Roland Garros, et pourtant eux ont su moderniser leur site. Les organisateurs de RG doivent donc trouver le bon alliage entre ancienneté et rajeunissement en attendant, comme tu le dis, de délocaliser à long terme en grande banlieue, ce qui semble inévitable pour la survie du Grand Chelem français.

  10. avatar
    23 mai 2015 a 7 h 10 min

    En attendant, RG est le seul Grand Chelem où la programmation respecte l’éthique sportive, et surtout je ne veux jamais de night sessions. Les conditions sont différentes et ça fausse l’éthique sportive, c’est pour ça que Nadal a pris une raclée contre Wawrinka à Rome, et que Federer a paumé contre Djokovic, vu qu’il faut se réadapter au rebond différent, la visibilité, etc. Idem pour le toit de Wimbledon. Un tournoi doit proposer des conditions de jeu à peu près homogènes sans prendre en compte le climat.

  11. avatar
    24 mai 2015 a 20 h 49 min

    Je suis d’accord avec Mocte pour le coup. Autant la diversité obligatoire m’énerve (4-5 nages à la natation, alors qu’il y en a qu’une rapide…).

    Mais là, tout mettre en “indoor-atmosphère contrôlé” me déprime. L’argument qui me plait c’est surtout de maintenir des conditions homogènes et égales pour tous les joueurs… donc soit indoor intégrale, soir le même cadre et ses aléas climatiques.

    Après, c’est quand même le public qui paye les tennismens et qui veulent du spectacle… pluie = jeu moins beau, et spectacle moins intéressant, la plupart du temps, mais ce qui peut aussi faire les pépites au niveau des scénarios. Un peu comme avec la F1… qui pense à les mettre en indoor???

    Charme désuet zancky? c’est peut être vrai, je ne suis pas allé à RG, seulement à Bercy… mais vu de la télé, franchement, ces piliers gris, même pas décorés, ces loges vides,… le charme, je le vois pas de trop.

  12. avatar
    26 mai 2015 a 11 h 31 min
    Par Cullen

    En théorie, ce serait mieux. Mais il arrive que sur le Tour de France certaines étapes se disputent sous un soleil de plomb et d’autres sous des trombes d’eaux, et à ce que je sache, personne ne remet en cause les résultats bien que certains coureurs soient plus à l’aise dans certaines conditions. Pareil en Football, durant la dernière Coupe du Monde, certaines équipes ont joué à Manaus, sous l’équateur et avec un taux d’humidité maximal, d’autres à l’extrême sud du Brésil, en soirée, avec des conditions très différentes. Est-ce qu’on a remis en cause les résultats ? Non.

    Et bien ce serait la même chose avec un toit sur le Central et des night cessions, l’équité serait respectée puisque les deux joueurs seraient dans un environnement identique. Ou alors si on suit votre raisonnement il faudrait attendre que le gazon soit refait pour disputer la finale de Wimbledon vu qu’il n’est plus du tout le même qu’au début de la quinzaine. Et Nadal n’aurait probablement jamais gagné à Londres, lui qui a tant galéré la première semaine…

  13. avatar
    7 juillet 2017 a 11 h 56 min
    Par Cullen

    Un autre de mes articles traitant de cette discipline : http://yourzone.beinsports.fr/tennis-la-malediction-de-ken-rosewall-a-wimbledon-72301/

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