Les All-Blacks, un rugby idéal !
Photo Panoramic

Les All-Blacks, un rugby idéal !

Ce samedi 26 novembre, le XV de France affronte la Nouvelle-Zélande pour la première fois depuis le quart de finale de la coupe du monde en Angleterre lors duquel les Français s’étaient inclinés sur le score historique de 62 à 13*. L’occasion de se demander ce que représentent les All-Blacks dans l’esprit d’un rugbyman. Nous sommes allés poser la question aux joueurs de l’AC Bobigny 93, club de Fédérale 1.

Casper Viviers (international namibien).
Pilier droit – Pilier gauche lorsqu’il joue pour la Namibie. Deuxième année à Bobigny.

Il a joué 35 minutes face à la Nouvelle-Zélande lors du dernier mondial en Angleterre. En 2011, il avait fait la préparation mais une blessure au coude l’a empêché de participer à la Coupe du monde avec la Namibie.

« Pour moi chaque joueur dans le monde rêve de jouer contre eux. Je pense que c’est la meilleure équipe au monde. Peu d’équipes ont des capacités comme eux, des joueurs comme il y en a en Nouvelle-Zélande. (…) Eux, ils font tout à fond. Le rugby pour eux, c’est la vie. Ils ont un jeu particulier, C’est un jeu à quatre temps. Ce n’est pas le jeu de l’Afrique du sud, taper, taper partout… C’est un jeu qui va vite, des rucks à 2 secondes, ça change tout… »

A propos de son match face à la Nouvelle-Zélande :

« C’était une expérience de fou parce qu’il y avait beaucoup d’idoles qui jouaient comme Richie McCaw. Se dire qu’on a joué contre la meilleure équipe du monde, c’est un rêve qui devient réalité. C’était énorme. (…) Ca va tellement vite. Il faut être trois plus exigeant dans ce que tu fais. J’avais en face de moi en mêlée Wyatt Crockett, c’est plus costaud… Deux, trois fois, ils nous ont martyrisés sur première phase. Alors que normalement, les équipes marquent sur les deuxièmes, troisièmes phases… Ca va tellement vite, c’est impossible à défendre. Comme on est une petite nation, on ne connaît pas un tel rugby… »

Tu retiens quelque chose de particulier de ce match ?

« J’ai une photo où je cours avec le ballon. Je me fais plaquer par Richie McCaw ce qui n’arrive pas à tout le monde (rires). »

Antoine Cazot
Trois quart centre ou aile. Deuxième année à Bobigny.

« C’est la référence. Depuis des années, ils ont un temps d’avance sur tout le monde. Le jeu qu’ils produisent, c’est l’idéal type du rugby. C’est toujours en mouvement, il y a très peu d’arrêts. Les ballons sortent très vite. Ils ont des joueurs qui individuellement sont vraiment monstrueux mais ils sont tous au service du collectif. C’est vraiment l’équipe avant le collectif.

Aussi pour moi, le rugby c’est plus un sport d’évitement qu’un sport de contact finalement. Et eux, c’est vraiment ça en fait. Tout est fait pour trouver les intervalles, éviter les contacts grâce à l’intelligence de jeu. Il y a un lien entre tous les sports collectifs, c’est trouver les espaces pour aller marquer. Et parfois dans le rugby, on est trop dans une logique inverse. Taper dans l’adversaire pour faire mal, etc.. Finalement, l’objectif c’est de trouver l’espace pour aller marquer et ça je trouve que eux, ils le font depuis des années et pour moi c’est le rugby idéal. C’est du rugby total. Tout le monde est capable de tout faire. »

Hocine Arabat (International marocain)
Troisième ligne-centre. Troisième année à Bobigny.

En février, il a participé aux World Series B de rugby à 7 à Hong Kong avec la sélection marocaine où il a rencontré les joueurs de l’équipe néo-zélandaise.

« Quand on parle de rugby, directement on pense aux All-Blacks même pour ceux qui n’y ont jamais joué. C’est la référence. C’est une équipe, une famille. Lorsqu’ils jouent c’est un plaisir à regarder. C’est un jeu où tous les joueurs du premier au dernier sont polyvalents. Un pilier peut faire des longues passes ou faire des courses de 30-40 mètres plus rapides que certains 3/4 de l’équipe adverse. »

A propos de son expérience des World Series B :

« A l’hôtel, on côtoyait les équipes de la division A : France, Nouvelle-Zélande, Afrique du sud… Sonny Bill Williams jouait avec l’équipe néo-zélandaise de rugby à 7. Il était en contact avec un des joueurs de l’équipe qui était dans la même chambre que moi et il venait pratiquement tous les soirs dans la chambre, à rester avec nous. Je me suis rendu compte que c’était un homme comme les autres quoi ! C’était convivial, il rigolait comme si on se connaissait depuis longtemps. On avait des tables spéciales par équipes. Il prenait sa chaise de la Nouvelle-Zélande qui était de l’autre côté de la salle et venait s’asseoir avec nous. Et pareil pour leur équipe. Il suffisait qu’on les côtoie ne serait-ce qu’une fois. Le lendemain, si on les croisait, ils détournaient le chemin pour nous serrer la main. C’est vraiment un grand respect. Ils sont humbles. Quand tu parles des All-Blacks, c’est l’humilité même. »

Clément Auvergnas (vice-capitaine)
Troisième ligne aile. Sixième année à Bobigny.

« C’est un mythe et une référence à la fois parce que ça fait des années qu’ils sont au top. Ils l’étaient en 87, ils le sont toujours en 2015. C’est le rugby total, le rugby parfait pour moi. Ce qui me marque chez les néo-zélandais, c’est que chaque joueur peut jouer à n’importe quel poste et le rugby est fluide. C’est génial ! Quand tu vois le talonneur Dane Coles faire des passes de quinze mètres, Brodie Retallick (deuxième ligne) qui peut se mettre à la place du 10 et le jeu est aussi fluide que lorsque c’est Barrett ou Carter. C’est ça qui est énorme avec les Blacks ! Ils savent tout faire ! »

Propos recueillis par Antoine Lebreton.

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