La nouvelle Pro14, une obligation économique…
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La nouvelle Pro14, une obligation économique…

Un soir à Dublin a été entérinée une nouvelle formule de cette Ligue qui n’a de Celte que le nom, la Pro12. L’arrivée de deux franchises sud-africaines que le SuperRugby ne veut plus, les Cheetahs et les Southern Kings, a fait jaser plus d’un habitant du royaume, mais la réalité économique est là, la Pro12 doit s’émanciper sous peine de disparaître à jamais.

La formule

Plusieurs formules étaient à l’étude pour intégrer ces deux franchises du SuperRugby, celle qui devrait être officialisée la semaine prochaine serait une Pro14 avec deux conférences de sept équipes. Deux équipes irlandaises, deux galloises, un écossaise, une italienne et une sud-africaine. Une équipe affronte ses adversaires de conférence à l’extérieur et à domicile, ce qui lui fait un total de 12 matchs. Puis elle affronte chaque équipe de la conférence adverse une seule fois, 7 matchs de plus à rajouter, ce qui porte le total à 19 matchs. Cerise sur le gâteau, et afin que la pilule soit moins difficile à avaler pour le supporter, deux derbys à jouer en plus, soit 21 matchs au total.

Les finances

L’exécutif de la Pro12 n’accueille pas les sud-africains pour leur sauver la mise, loin de là. L’objectif avoué est de concurrencer financièrement ses voisins anglais de Premiership et français du Top14. Les sud-africains vont verser 6M£ par an aux organisateurs de la compétition et ce pour six saisons, 36M£ au total. Ces revenus proviendront pour la plupart des droits TV sud-africains. Une augmentation de 50% par rapport aux revenus TV générés par la Pro12 aujourd’hui.

L’objectif

Celui qui découle de cette apport financier important est que la future Pro14 garde à terme ses meilleurs éléments et mette ainsi fin à une exode de plusieurs années. Impuissante encore, la Pro12 a vu partir cet été Liam Williams vers les Saracens, mais s’est consolée en apprenant que le meilleur joueur du 6 Nations dernier Stuart Hogg avait prolongé du côté de Glasgow. Prolongé certes mais à quel prix ? La Fédération écossaise a du racler les fonds de tiroirs pour l’empêcher de rejoindre l’Hexagone.

Que dire aussi de l’exemple Leigh Halfpenny, coupé par Toulon, aucune province galloise ne souhaite aborder le Lion tant ses émoluments sont disproportionnés, la proposition maximale qui lui a été faite étant de 450.000£/an en dual contract quand le RCT pouvait proposer 750.000£. Ne parlons pas non plus de l’équipe italienne des Zebre dont les joueurs ne sont plus payés depuis deux mois.

Interrogé au sortir de la réunion d’hier, un membre du board avouait : « Nous savons qu’ils existent de nombreuses craintes, mais on n’est plus dans le cas où on veut que ça réussisse, on est dans le cas où on a besoin que cela réussisse. Avec la voie que prend le rugby professionnel, avec énormément d’argent dans les autres championnats, il n’y a pas beaucoup d’options pour nous. Nous devons nous adapter et nous devons réussir. »

Longue vie à la Pro14 ?

  1. avatar
    20 juillet 2017 a 10 h 52 min
    Par Cullen

    Les dirigeants seraient prêts à envoyer tous les week-ends deux équipes faire 20h d’avion loin de leurs bases pour 80 minutes de Rugby ? A l’heure où les joueurs sont victimes de calendriers surchargés, qu’y aurait-il de plus stupide que des aller-retours à l’autre bout du monde, en plein contraste saisonnier ? Entre ce genre de décisions purement économiques et le jeu en lui-même qui se résume de plus en plus à du rentre dedans, j’ai mal à mon Rugby…

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