USAP : à quand la fin de cette mascarade ?
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USAP : à quand la fin de cette mascarade ?

Le mythique club catalan est en train de sombrer dans les profondeurs abyssales de la Pro D2.

Quatre défaites en cinq sorties, triste bilan reflétant la lente agonie catalane.

Il était temps que le premier bloc de cette saison 2016/2017 s’achève. Si les supporters catalans espéraient être rassurés, c’est perdu. L’avenir des “Sang et or” s’annonce bien compliqué.

A l’heure actuelle, Perpignan pointe à la quinzième place. Premier relégable, c’est l’immense déception dans le clan catalan. Pour un club de ce standing, cette situation est une véritable honte. Quelle tristesse !

A l’issue des matchs amicaux, Christian Lanta (manager fraîchement nommé) demandait aux supporters de la patience et assurait que le travail fourni allait payer. Malheureusement, le club est en train de sombrer. A l’image de cet ultime match du premier bloc où les Catalans ont perdu face à l’irréductible et surprenant club vannetais. Deux ans que les Bretons n’ont pas rendu les armes à domicile et ce n’est pas l’USAP qui a mis fin à cette invincibilité.

Pourtant, Perpignan arrivait dans le Morbihan avec des ambitions. Il fallait se rassurer et surtout, se relancer dans ce championnat de Pro D2 toujours plus exigeant. En vain.

Le siège de la Rabine aura duré 40 minutes, soit la première mi-temps. Après 25 minutes, les Perpignanais viraient en tête 13-3. Suite à un superbe mouvement, le centre fidjien Cocagi passait la gonfle à son jeune ailier Lucas (19 ans) qui, d’un crochet intérieur, battait son vis-à-vis avant de conclure entre les perches. A noter qu’il s’agit de son second essai et autant d’apparitions avec les “pros”.

C’était sans compter sur la vaillance bretonne qui dans la foulée, est revenue à la marque. Les malheurs de l’USAP se traduisent par cet essai injustement validé car entaché d’un en-avant.

Toutefois, Perpignan mène 13-10 à la mi-temps, un moindre mal pour une équipe à la peine.

La seconde mi-temps débute par un coup d’envoi direct en touche, mêlée au centre introduction pour le RC Vannes. Le ton est donné.

Les Perpignanais ont pris la marée en se sabordant eux-mêmes, enchaînant les mauvais choix, les fautes d’indiscipline (Mafi, Bachelier etc.) et les maladresses (Torf etc.). Bref, le navire a littéralement sombré en ce dimanche ensoleillé.

La terrible stérilité usapiste a une nouvelle fois été à l’ordre du jour. Un mal récurrent traduit par un zéro pointé dans le second acte. Pathétique.

Alors, à qui la faute ? Aux joueurs ? Au staff ? Au président ?

Depuis l’éviction de Perez et Marty, accusés de diffuser une mauvaise ambiance, l’équipe est en manque de leaders. C’est indéniable : le vestiaire catalan souffre de ces absences puisque personne n’est en mesure de galvaniser le groupe.

Ajoutons à cela un staff qui joue aux apprentis sorciers en titularisant des joueurs à des postes qui ne sont pas les leurs… Prenons par exemple la composition du match de Vannes (défaite 19-13) : Mafi, le centre, à l’ouverture ; Torf et Lucas aux ailes alors qu’ils sont centres de formation ; enfin Selponi positionné à l’arrière, lui qui est ouvreur habituellement. Bref, étrange logique affichée par le trio agenais.

Dès lors, il semble compliqué pour les joueurs d’avoir des automatismes. Le constat est là et ces choix se payent cash à la sortie. L’addition devient de plus en plus salée. Force est de constater que l’USAP agonise. Une hémorragie qui dure depuis leur descente en Pro D2. Cette énième défaite sonne-t-elle le glas pour les Catalans ? Il est temps pour le président Rivière de prendre des décisions. Le mal est profond et les supporters attendent désormais du concret. Piqué au vif, le public tient à son honneur.

Il y a 8 ans, Dan Carter signait à Perpignan. Aujourd’hui, l’équipe est relégable. Plus récemment, elle défiait le Munster en Coupe d’Europe, aujourd’hui elle perd à Vannes…

Le staff semble dépourvu de solution et ne peut qu’observer cette lente descente aux enfers. Lanta, Benetton et Gelez, tous chargés par le président de faire remonter le club dans l’élite du rugby français, sont en train de l’amener doucement mais sûrement vers la fédérale.

Avec déjà 14 points de retard sur le leader aurillacois, la saison n’est pas encore terminée mais elle risque d’être longue et compliquée. La reconquête est bien loin désormais.

Après un retour de 13 heures en bus, les joueurs n’ont plus qu’à se remettre au travail comme le déclare Vilaceca (malgré un beau lapsus) au micro d’Eurosport (à l’issue de la défaite à Vannes): “On est dans le dur même s’il y a du mieux. On a fait une bonne première mi-temps puis on perd notre rugby par la suite. On va baisser la tête, travailler et en avant. On va prendre quelques jours de repos et espérer se remettre la tête à l’envers… euh à l’endroit”.

Le classement après 5 journées:

Prochain match le jeudi 6 octobre, à 20h45 à Aimé Giral: USAP/Oyonnax

  1. avatar
    30 septembre 2016 a 8 h 59 min

    Date de rédaction le 25/09/2016
    Date de publication le 29/09/2016

    Entre temps, le président F. Rivière a pris a fait bouger les lignes du staff.
    Désormais sont en charge de l’équipe professionnelle le duo Freshwater-Arlettaz, chapeauté par C. Lanta.

  2. avatar
    5 octobre 2016 a 23 h 27 min

    Que le titre de 2009 paraît loin…

    Lapsus révélateur effectivement :) De là à dire qu’ils n’ont plus qu’à noyer leur malheur dans la bouteille ?

    Biarritz n’est pas bien en point non plus. La chute d’un étage est encore plus dur à amortir que je le pensais, pour ces deux clubs.

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