Le jour où les Bleus ont croqué les All-Blacks
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Le jour où les Bleus ont croqué les All-Blacks

Cela fait maintenant dix ans que les Bleus ont jeté la foudre sur Cardiff lorsqu’ils sont venus à bout après un match mémorable de l’ogre Néo-Zélandais en quart de finale de la Coupe du Monde de rugby qui se jouait dans notre pays. Enfin, notre pays… c’est pas Cardiff, c’est pas l’Irlande mais la majeure partie du tournoi se jouait en France. Le Vestiaire du Sport te propose de revivre ce match qui a passionné les foules et les téléspectateurs lorsque Thierry Gilardi s’enflammait comme jamais.

Les compositions d’équipe :

France :  Milloud, Ibanez (cap.) De Villiers, Thion, Pelous, Betsen, Dusautoir, Bonnaire, Elissalde (o), Beauxis (m), Heymans, Jauzion, Marty, Clerc, Traille
Nouvelle Zélande : McDonald – Rokocoko, Muliaina, McAlister, Sivivatu – (o) Carter – (m) Kelleher  – McCaw (cap), So’oialo, Collins  – Williams, Robinson – Hayman, Oliver, Woodcock

Première mi-temps : Les Bleus sont encore au vestiaire

Le match débute par le traditionnel haka des All-Blacks. Celui ci restera dans les annales tant les Français sont venus défier la fougère argentée. Dès le début de la chorégraphie, digne des meilleurs danseurs de « Danse avec les stars », les Bleus se sont avancés jusqu’à la ligne médiane faisant face, à quelques centimètres, à leurs ennemis du soir. Le haka se termine par une bataille de regards que la France remporte, avec quelques grimaces au passage. Le ton est donné.

Et pourtant, le début de match est clairement à l’avantage des gris et noirs. Après un sacré round d’observation et suite à une pénalité sifflée contre les Français, Dan Carter ne se fait pas prier pour inscrire les trois premiers points du match à la 17ème minute de jeu (0-3). Cinq minutes plus tard, après un coup de pied en touche de Beauxis, les Néo-Zélandais jouent vite et McAlister s’en va aplatir du bout des bras. Carter transforme et les Bleus sont menés de dix points (0-10). Les Bleus n’y sont pas et tout le monde pense que la raclée est en marche.

D’autant plus, lorsque Dan Carter ajoute de nouveau 3 points à la demi -heure de jeu suite à une faute de Thierry Dusautoir qui ne s’est pas enlevé de l’aire de jeu assez vite, freinant la dynamique néo-zélandaise (0-13). Les Bleus sont proches de rentrer au vestiaire avec une roue de vélo, un zéro pointé pour cette première période, mais sur la dernière touche du premier acte, les All-Blacks sont pénalisés et Lionel Beauxis offre les trois premiers points aux Bleus au niveau de la ligne médiane (3-13). Les Bleus s’en sortent bien, puisqu’à la pause et malgré une nette domination des gris et noirs, ils ne sont pas tant largués que ça.

Deuxième mi-temps : La remontada et l’exploit

Le tournant du match se situe très certainement à la 46ème minute de jeu. Les Bleus forment un maul qui avance bien mais s’écroule à 10 mètres de la ligne. Elissalde sert Beauxis qui tape en cloche pour Jauzion qui est freiné, alors qu’il allait récupérer le ballon et marquer l’essai. Le coupable McAlister n’échappe pas au carton jaune. La pénalité est évidemment marquée par Beauxis et la France revient à sept points (6-13). Les Bleus vont jouer pendant 10 minutes en supériorité numérique. Le Coq est lancé vers l’exploit. Pendant huit minutes, les Bleus ne vont pas profiter de cette supériorité mais à la 54ème minute de jeu, Thierry Dusautoir fait parler sa puissance et vient inscrire le premier essai des Bleus dans ce match. La transformation est réussie par Beauxis et les Bleus reviennent à égalité (13-13) sous les yeux d’un président de la République, Nicolas Sarkozy, fraichement élu, aux anges.

Les All-Blacks finissent par récupérer leur joueur manquant et reprennent la possession du ballon. Si bien qu’à la 63ème minute de jeu, So’oialo marque un essai qui relègue les Français à 5 points, la transformation étant ratée (13-18). Mais les Bleus savent que c’est ce soir ou jamais et à la 69ème minute de jeu, Elissalde introduit la mêlée dans son propre camp. Le ballon arrive jusqu’à Traille qui accélère, passe les bras et sert Michalak qui a de la dynamite dans les jambes, est finalement pris mais arrive en se retournant à servir Yannick Jauzion qui devient le héros de toute une nation. La transformation est réussie par Elissalde, à l’origine de l’essai, et la France mène de deux points (18-20). Pendant dix minutes, les Bleus vont souffrir sans jamais plier. Ils s’offrent une victoire de prestige qui les envoient en demi-finale de leur Coupe du Monde contre l’Angleterre.

Et après ?

En demi-finale, les Bleus font face au quinze de la rose. Malheureusement, un exploit n’en appellera pas un autre. Pourtant dominateurs en première période (6-5), les Bleus s’inclinent finalement (9-14) et voient leurs espoirs de finale et de titre s’envoler au Stade de France. Pour la petite finale, les Bleus rencontrent l’Argentine qu’ils avaient déjà affronté lors du premier match du tournoi. Un match perdu qui en appelle un autre puisque le quinze de France prend une sévère déculottée (10-34).

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