Top14 : la supercherie de la starisation
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Top14 : la supercherie de la starisation

Alors que le Top 14 s’autoproclame meilleur championnat de rugby au monde et que les présidents de ses clubs militent pour en augmenter les droits télévisuels, son intérêt semble décroître d’année en année.

Aujourd’hui le championnat paraît régi par un accord tacite : « je te laisse gagner chez toi, mais tu viendras bien sagement perdre à la maison. »
Seuls quelques matchs échappent à cette sporadique vérité. Les statistiques après 16 journées sont édifiantes : sur 112 matchs, 93 se sont soldés par une victoire de l’équipe qui recevait (83%) contre seulement 15 par une victoire de l’équipe en déplacement (13%). Sachant que sur ces 15 victoires à l’extérieur, 6 l’ont été sur le terrain d’une équipe biarrote qui n’est que l’ombre d’elle-même cette saison.

A titre de comparaison lors des saisons 2010/11 et 2011/12 le taux de victoire à domicile était, respectivement, de 70% et 72%. Les plus fervents défenseurs du Top 14 rétorqueront que ces statistiques sont la traduction de l’élévation globale du niveau du championnat, avançant qu’il n’y a maintenant plus aucun stade dans lequel il est facile de venir s’imposer et que c’est fantastique…

On peut cependant analyser ces données différemment ; le Top 14 est aujourd’hui plus prévisible que jamais. La retentissante victoire grenobloise à Mayol le week-end dernier a presque rappelé à tous que rien dans le règlement n’interdit les surprises. Pourquoi il y a-t-il si peu de victoires à l’extérieur cette saison ? Aussi valeureuses soient-elles, comment de modestes équipes ont-elles transformé leurs petits stades en citadelles imprenables ? Les petits clubs intraitables à domicile ont toujours existé ce qui faisait, entre autre, le charme du rugby.
Aujourd’hui, être intraitable à domicile paraît à la portée de presque tous les clubs, Biarritz mis à part qui traverse une saison cauchemardesque. Gagner la quasi-totalité de ses matchs à domicile n’est même plus aujourd’hui gage de maintien.

Ce constat chiffré, qui à mes yeux se traduit par un intérêt compétitif moindre, peut s’expliquer par deux facteurs : l’augmentation intrinsèque de la qualité de l’effectif de chaque club et le fonctionnement du championnat en lui-même. En effet, il parait effectivement de plus en plus dur d’aller glaner des points chez les petits budgets du Top 14… et parallèlement à cela l’intérêt réel de finir dans les deux premiers du classement parait de plus en plus discutable. Il suffit de demander aux castrais si leur 6e place leur a été si défavorable l’an dernier. La semaine de repos offerte aux deux clubs qualifiés automatiquement pour les demi-finales, pendant que les barragistes se rendent coups pour coups, ressemble plus à une pause « casse-patte » qu’à un repos salvateur.

Remporter une victoire à l’extérieur est donc de plus en plus dur et de moins en moins avantageux, par conséquent il est naturel que ce soit de moins en moins fréquent.

Paradoxalement, la recrudescence de stars dans le Top 14 censée niveler les valeurs et ainsi renforcer la glorieuse incertitude du sport mise à mal ces dernières années a eu bien hélas l’effet inverse.

Les résultats sont de plus en plus prévisibles. Les statistiques du Stade Toulousain en sont l’illustration : 9 victoires en 9 matchs à domicile, 7 défaites en 7 matchs à l’extérieur. Les équipes du Top 14 frisent maintenant la schizophrénie tant leur visage diffère d’un week-end à l’autre.

Attention je ne crie pas pour autant au complot, il y a sans doute une part d’inconscient dans cette nouvelle tendance à considérer le point de bonus défensif à l’extérieur comme le Graal ultime. Mais je me permets tout de même de ricaner face aux discours classiques des joueurs défaits sur la pelouse d’une équipe qu’ils battront de 40 points au match retour « on venait ici pour réaliser un gros coup mais on a été pris dans l’engagement par cette très bonne et valeureuse équipe X…». L’envie de répondre « Ah vous vouliez gagner, mais ces malotrus ont osé mettre plus d’engagement que vous. » doit démanger bien des journalistes.

Aujourd’hui ma plus grande crainte est que le bouclier de Brennus ne soit pas décerné cette année. La finale se jouant au Stade de France, et je ne parle même pas des demi-finales elles aussi sur terrain neutre, qui aura le tempérament, l’audace, l’outrecuidance de l’emporter hors de ses bases ?

Combien de temps la mascarade va-t-elle encore durer ?

FARVACQUE Simon


Sources :

http://www.lequipe.fr/

http://www.lnr.fr/calendrier-resultats-top-14.html

  1. avatar
    24 janvier 2014 a 9 h 09 min
    Par Cullen

    Je partage complètement cette vision des choses et les raisons évoquées pour lesquelles on se retrouve dans cette situation grotesque.

    D’abord, jouer à domicile permet d’être galvanisé par le public ( même si ça peut être une pression supplémentaire aussi ), ça offre surtout des repères aux joueurs locaux ( notamment pour le buteur ) que l’équipe visiteuse n’a pas, ça occasionne ensuite moins de fatigue liée aux déplacements et l’équipe locale peut parfois également avoir un petit coup de pouce de l’arbitre. Mais effectivement, ça n’est pas suffisant pour expliquer ces différences de rendement, selon que l’équipe évolue dans son stade ou loin de ses bases. Après tout un terrain de Rugby, c’est un terrain de Rugby.

    Mais là où je refuse d’aller, c’est dans la direction que certains souhaitent faire prendre au Top 14, à savoir la suppression les phases finales. Alors c’est vrai qu’elles ont été mises en place à l’époque de l’amateurisme, où des ligues régionales étaient disputées afin de réduire les trajets, et où seules les meilleures équipes s’affrontaient ensuite en matchs couperets pour l’obtention du Bouclier, mais depuis ces phases finales sont devenues une véritable tradition, une grande fête populaire durant laquelle les supporters des deux équipes fraternisent.

    D’ailleurs, s’il était décidé un jour de supprimer ces phases finales, il faudrait d’abord solutionner les problèmes de doublons. Parce que si ces derniers sont un fléau dans les conditions actuelles, ils le seraient davantage encore dans une compétition où les clubs n’auraient dès lors plus droit de laisser filer le moindre match, en alignant une équipe de “bras cassés” comme c’est le cas à présent.

    Peut-être en effet qu’offrir la possibilité d’être champion de France aux 6 premiers de la saison régulière est un peu trop large ( encore qu’en NBA la moitié des franchises sont encore en lice après 82 rencontres… ), du coup se contenter de demi-finales sur terrain neutre et de l’actuelle finale au Stade de France serait un bon compromis, ça obligerait ainsi les différentes équipes à rester compétitives durant toute la saison régulière, tout en conservant le charme irremplaçable de ces matchs couperets.

    Merci pour l’article en tout cas.

    • avatar
      24 janvier 2014 a 13 h 03 min

      Merci Cullen de votre réponse. Je suis d’accord avec vous, les phases finales sont tellement ancrées dans les mœurs et traditions rugbystiques qu’envisager de les supprimer n’est pas crédible.
      Votre comparaison avec la NBA est intéressante. En NBA, le fait d’avoir l’avantage du terrain en phase finale face à une équipe moins bien classée rend plus important le classement final de la phase régulière.
      Cependant la NBA est une ligue fermée dans laquelle le spectacle est la priorité ultime (cf All Star Game… ) et où la meilleure des choses pour un club peut être de finir dernier de la saison régulière (cf système de draft). Je pense donc que la comparer avec un championnat tel que le Top 14 (ligue ouverte, relégation possible…) est compliqué.
      En tout cas le Top14 est sujet à une complexe réflexion et je suis content que mon point de vue ait pu vous intéresser.

  2. avatar
    24 janvier 2014 a 14 h 18 min
    Par Nounours

    Peut-être est-ce justement l’effet de starisation du championnat, et donc l’argent qui suit (les droits TV par rapport à l’ancien contrat ont plus que doublé de 31.7 millions d’euros à 70 pour la saison 2014-2015), qui pousse les clubs à faire l’impasse sur des matchs à l’extérieur.

    Le calendrier serait à revoir je pense, en évitant les doublons et pourquoi pas en utilisant un système de poule principale, comme au handball, à savoir les 3 premiers qui se rencontrent puis les 3 derniers entre eux. À mi-chemin entre saison régulière et en ayant toujours les matchs couperets et traditionnels de fin de saison.

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      31 janvier 2014 a 23 h 18 min

      Je pense effectivement, Nounours, qu’un changement dans le format du championnat doit être envisagé. En tout cas, félicitations pour ta connaissance aigue du fonctionnement de l’euro de handball :) Blague à part, il est vrai qu’un changement s’impose nous sommes d’accord. En espérant que la HCup et les phases finales du Top14 soient bien plus trépidantes que la phase régulière de ce dernier.

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        15 février 2014 a 18 h 21 min
        Par Nounours

        Le fait d’occulter quelques matchs de leur saison, fais, à mon avis, que les phases finales en sont plus disputées. Avec les joueurs cadres des équipes du Top6 en forme au bon moment, on peut alors espérer que la saison régulière soporifique soit contre balancée par ces phases finales !

  3. avatar
    17 février 2014 a 12 h 48 min
    Par Sporthinker

    J’ai bien peur que ce ne soit justement que l’argument de base des “grands” clubs, pour se disculper de leur navrante faculté à ne faire que s’incliner loin de leur clocher.
    Mais j’espère me tromper!
    En tout cas les phases finales ne pourront qu’être plus disputées que ne l’est cette phase régulière (je te cite) “soporifique” !

  4. avatar
    20 février 2014 a 11 h 51 min
    Par Chalo

    Comme Nounours, je pense que ceci est vraiment lié au calendrier. Le rythme est beaucoup trop élevé! Seules des équipes comme Clermont (la meilleur en saison régulière depuis 5 ans) arrivent, en changeant 12 de leurs 15 titulaires d’un week-end à l’autre, à rester compétitif. Je prends cet exemple, car Toulon ne peut visiblement pas tenir un match en faisant tourner, et que Toulouse, bien qu’ayant le plus gros budget, n’est plus aussi bien géré que son rival auvergnat (ça ne va pas durer je pense).

    Certes il y a quelques années 16 équipes s’affrontaient en 1ère division, et dans les années 80, les feuilles de match restaient les mêmes tous les week-end, mais l’intensité n’est plus la même; les préparation physiques ont changé et les défenses sont redoutables au plus haut niveau professionnel…

    Passons à un Top 10 ou un Top 14 sans match aller-retour, ce qui nous donnerai le même rythme qu’en hémisphère sud. Et puis en Hcup, arrêtons ce système de 6 poules avec les 2èmes des 2 poules les moins équilibrées qui se qualifient; on a pas besoin de 6 clubs français en Hcup! 2,3 ou 4 suffiraient largement.

    Mais je vois bien que même avec certains dirigeants de clubs assez dynamiques et constructifs, le mammouth FFR/LNR est encore à l’heure de l’apéro…

    • avatar
      20 février 2014 a 17 h 22 min

      C’est vrai que diminuer le nombre de matchs peut être une solution.
      Je te rejoins surtout sur le fait que la HCup, avec entre autre les quelques clubs italiens (et même certains écossais) qui font de la figuration, devrait être réduite à un plus faible nombre d’équipes

      Par contre sur ta conclusion, j’ai un peu de mal à saisir.. Le mammouth dont tu parles est-il schizophrène ? Pcq FFR et LNR ne tire pas tjs, loin de là, dans le mm sens !

  5. avatar
    25 février 2014 a 9 h 42 min

    (Ensemble des débats nés de cet article sur la page facebook: Sporthinker)

    Brice Ng:Vers un système de point de bonus pour victoire à l’extérieur ?
    9 janvier, 14:23

    Sporthinker:Ouais pourquoi pas, mais je pense qu’il faut une refonte plus profonde du championnat pour qu’il reste attrayant

    Damien Golinvaux: Très bien écrit.
    Effectivement l’intérêt du championnat ne cesse de baisser, j’ai de plus en plus de mal à regarder un match entier.
    Les équipes se déplaçant à l’extérieur n’envoient pas leurs équipes types, ce qui explique les non résultats.
    La limitation votée récemment pour les joueurs internationaux ne devant pas dépasser un certain nombre de matchs par saison est un blocage. Les équipes doivent les ménager.
    Pourquoi pas passer d’un Top 14 à un Top 12 voire Top 10. Moins de match, plus de spectacle.
    Ou tout simplement mettre fin à ce système de barrage où le 6ème peut gagner contre le 1er de la saison régulière.
    Et faire un classement type Ligue 1 où le champion est le meilleur de la saison régulière.
    Ainsi les victoires à l’extérieur seraient vraiment essentielles, tout match perdu pourrait être préjudiciable pour le titre.
    Bref, le rugby ne me passionne plus.
    Mais j’espère qu’il renaîtra de ses cendres.
    9 janvier, 19:03

    Réponses:

    Sporthinker:
    C’est clair qu’il semble désuet, mais le système saison régulière + phase finale est profondément ancré dans les mœurs rugbystiques
    10 janvier, 19:31

    Florian Cousin:Les chiffres parlent d’eux même mais ceux ne sont que de chiffres sur une année. Pour parler de refonte du championnat il faut qu’on perçoive cela sur plusieurs années. Il faut voir plus large que le top 14 pour pouvoir faire une analyse complète soulevant un vrai problème. Analyser le championnat de pro D2 par exemple qui soutiendrai cette hypothèse. Voir même la fédéral 1. Dans la notion de temps il faut également peut être chiffrer sur 10ans pour avoir un vrai aperçu de l’évolution sur 2 année c’est un intervalle trop petit. Après il faut quand même souligner que cela reste du sport et qu’au de la du niveau qui devient homogène, d’autres paramètres sont à prendre en compte. Dans toutes les catégories aller gagner chez l’adversaire est une tâche difficile. Les raisons sont parfois inexplicables, on parle de soutiens des supporters, d’honneur, de motivation, des intempéries (Oyonnax), du déplacement et l’arbitrage (forcément influencé) … Sur tous les stades le dimanche on entend le fameux “on est chez nous” “on perd pas à la maison”… il y a un quelque chose de fort au rugby quand on joue à la maison, les statistiques le montre mais je ne pense pas que cela nuise au championnat bien au contraire, les “grandes équipes” doivent se sortir les doigts du cul maintenant pour aller gagner à l’extérieur. Tous les matchs deviennent intéressant, et donc attire le téléspectateur. Le championnat est de plus en plus serrer. Enfin sur les stars, la professionnalisation fait que les stars viennent chez nous, ils sont beaucoup mieux payé en france que dans n’importe quelle autre championnat.
    13 janvier, 18:54

    Sporthinker:Oui ils sont mieux payés car les droits TV augmentent.. Mais ils ne vont pas augmenter éternellement si l’intérêt de chaque saison ne réside qu’à travers les phases finales. Aujourd’hui la saison régulière est chiante, autant commencer direct par les barrages plutôt que de s’ennuyer 8 mois et demi non? Car le classement est peut-être “serré” mais on ne va pas se mentir, on connait déjà au moins 5 des 6 qualifiés pour les phases finales.
    13 janvier, 23:27

    Florian Cousin: mais c’était déjà le cas avant !! on savait très bien que toulouse, biarritz sf et clermont était les potientiels finalistes. On s’ennuie pas regarde les matchs qui se jouent pour le maintient cela intéresse les gens. Le championnat de foot français ne s’est jamais mieux porté depuis que paris domine tout le monde. On connait déjà le champion c est encore pire! et pourtant ça marche! la saison régulière est chiante ? mais il faut définir le terme chiant ? trop peu de sport spectacle? trop peu de suspens? trop peu d’essai? de grande envolée? la beauté des phases finales c’est que justement on ne connait pas le vainqueur castre en a surpris plus du d’un! mais la bataille fairt rage il y a de plus en plus d’équipe qui prétendre aux phases finales
    13 janvier, 23:35

    Sporthinker: Oui ça a toujours été le cas.. mais le Top14 ne s’auto-déclarait alors pas meilleur championnat du monde. Mtn il le fait donc c’est normal qu’il y ait plus d’attentes autour de lui.
    13 janvier, 23:39

    Florian Cousin:les attentes de la part de qui ? Le meilleur c’est un point de vue subjectif, meilleur dans quoi ? le jeu? le système? il se dit le meilleur car il y a le plus de fric, donc les meilleurs viennent jouer en france c’est normal ceux sont des professionnelles su sport. Ils ont un objectif sportif et un objectif lié à l’argent. Ceux sont les journalistes français qui alimentent ça je ne suis pas sur qu’en Afs Nz et Australie on soit d’accord avec ce point de vue.
    13 janvier, 23:42

    Sporthinker:Et en ce qui concerne le fait qu’il y a “soit disant” de plus en plus d’équipes qui prétendent aux phases finales… si tu regardes le dernier carré des deux dernières années: c’est le même! et ça peut rester à peu près le même un bout de temps. Pcq René Ranger et sa coupe afro, il va pas faire gagner Mont Pel’ tout seul et le Racing avec son recrutement de pseudo star ne fait pas peur à grand monde. J’espère me tromper mais je pense que c’est de la poudre aux yeux
    13 janvier, 23:43

    Sporthinker:les attentes des téléspectateurs. L’audience du Top 14 ne va pas augmenter éternellement si on connait le résultat à l’avance de 95% des matchs. Je pense que le rugby français est en pleine crise de croissance, et veut se prendre pour le foot du jour au lendemain, et que ça risque de l’amener à tomber de haut
    13 janvier, 23:45

    Florian Cousin:après moi je suis d’avis que ce n’est pas en une saison que l’on construit quelque chose, les choses ne se font pas aussi facilement, castres c est un projet sur 3 ans… il faut laisser du temps aux équipes
    13 janvier, 23:46

    Florian Cousin:maintenant ce qu’il faut savoir c’est: il faut prendre en considération les attentes du téléspectateur inculte de l’essence du même rugby. Ou bien faire évoluer le rugby pour le rugby. Quand on voit tous les changements sur la mêlée ou on nous martèle que c est pour la sécurité mais qu’en vrai c est pour que le monsieur X devant ça télé se fait moinschier parce qu’il perd 2 min de sa vie a voir des mêlée, lui ce qu il l intéresse c est que ça bouge! il faut que la Fédé se l’avoue soit c est pour les téléspectateurs et aux quels cas bah allons y modifions le rugby pour que cela devienne plus attirant soit on se regarde droit dans les yeux et on se dit mais l’avis du téléspectateur on s en fous qu est ce qu il y connait lui derrière son canapé?
    13 janvier, 23:50

    Sporthinker: Mdr tu débordes d’idée là c’était plus un article que j’aurai du écrire, mais une thèse. En tout cas je suis d’accord avec toi là dessus, ce type de nouvelles règles sont d’une hypocrisie totale
    13 janvier, 23:53

    Florian Cousin: ouai on a beaucoup débordé sur le sujet, après tout est lié par le nerf de la guerre “l’argent” enfin c est super bien ce que tu fais en tout cas!! c est avec ce genre d’initiative que l’on peut faire bouger les choses et peut être un jour virer les dirigeants qui s’empatte à la fédé et voit le rugby archaiquement !!
    13 janvier, 23:56

    Damien Golinvaux:”il y a un quelque chose de fort au rugby quand on joue à la maison, les statistiques le montre mais je ne pense pas que cela nuise au championnat bien au contraire, les “grandes équipes” doivent se sortir les doigts du cul maintenant pour aller gagner à l’extérieur. Tous les matchs deviennent intéressant, et donc attire le téléspectateur.”
    Justement non, les grosses équipes ne se déplacent plus avec leurs meilleurs éléments.
    Puisqu’elles savent la victoire à l’extérieur difficile.
    Autant envoyer l’équipe B ou C en espérant un résultat : J’entends le point de bonus défensif …
    Et laisser les cadres au repos pour être sur d’en passer 40 à la maison.
    Enfin en même temps j’en parle j’en parle … Mais je regarde plus, donc bon, j’suis absolument pas légitimé sur ce sujet
    13 janvier, 23:39

    Réponses:

    Florian Cousin: je ne suis pas persuadé que les équipes mettent des cadres au repos à l’extérieur, prenons un exemple (même si ce n’est pas réprésentatif) toulon Wilko joue tous les matchs et dieu c est qui est fragile. Et faire jouer des joueurs 1 fois sur 2 ne permet d’avoir un groupe stable pour prétendre à gagner le titre suprême. Puis bon quand on voit les remplaçant des grosses écuries se sont pas vraiment des remplacant !!
    13 janvier, 23:59

    Sporthinker:Ce n’est pas trop la compo d’équipe je pense qui pose problème. Plutôt l’absence de nécessité de s’imposer à l’extérieur, un point de bonus suffit souvent aux grosses écuries pour assurer leur place en phase finale. Du coup c’est quasiment inconsciemment que leur performance s’en ressentent. Je pense. Pcq quand tu vois la différence entre Clermont ou Toulouse chez eux ou à l’extérieur… ca fait peur! l’argument de l’adversaire qui se sublime chez lui, n’est pas idiot (loin de là!!!) mais il ne peut pas tout justifier
    14 janvier, 00:07

    Anthony Milhouz:Je suis totalement en désaccord. Avec le développement de club comme castres, Montpellier, Toulon, racing. Les phases sont moins prévisibles qu’avant et il suffit de regarder qui va en phase finale au fil des années pour voir que notre championnat est au contraire plus indécis.
    12 janvier, 19:01

    Réponses:

    Sporthinker:Je parle du côté prévisible de la saison régulière. Tu juges comment le taux d’imprévisibilité du résultat d’un match de saison régulière se déroulant à Toulouse, Castres, Toulon ou Clermont ? Et en ce qui concerne les phases finales, il me semble que ces 4 clubs étaient demi-finalistes l’an dernier.. mais aussi l’année d’avant, et je pense qu’il n’est pas inenvisageable qu’ils le soient encore cette année. Donc niveau indécision… je trouve ça moyen, mais libre à toi de t’en satisfaire.
    12 janvier, 19:40

    Anthony Milhouz:Je ne te dis pas que tous les résultats sont imprévisibles mais que le championnat est de plus en plus indécis. Pour exemple, entre 1994 et 2008, seulement 3 clubs ont gagné le championnat alors que sur ces 4 dernières années il y a eu 3 clubs champions. Tu veux d’autres chiffres?
    12 janvier, 19:43

    Sporthinker:Mon propos traite du problème du manque d’intérêt de la saison régulière. Que l’arrivée de “stars” dans presque tous les clubs de Top14 depuis 3 ans me paraît aggraver plutôt que résoudre. Tu remarqueras d’ailleurs que je ne me suis pas aventuré à une analyse statistique allant au delà de 2010/11.
    12 janvier, 20:05

    Sporthinker:Après je ne conteste pas que le nombre de vainqueurs potentiel a légèrement augmenté depuis quelques années (passant de3 à aller.. 4,5) ni même qu’une analyse de l’évolution du championnat de France de première division de rugby depuis sa professionnalisation puisse être passionnante, mais ce n’était pas le but en l’occurrence.
    13 janvier, 11:14

    Anthony Milhouz:SI tu parles de stars je peux te donner des tonnes d’exemples de stars arrivant à Bayonne, Biarritz, Stade Français, Montpellier, Castres…
    12 janvier, 20:19

    Sporthinker:Voilà justement le thème de mon article. Ces nombreuses arrivées, et plus seulement dans les “grands clubs” (voire notamment le cas de Bayonne avec Chisholm, Rokocoko ou Phillips) n’ont, je trouve, aucunement augmenté l’intérêt de la phase régulière. Toujours aussi stéréotypée si ce n’est plus! On va peut-être enfin parler de la même chose
    12 janvier, 21:02

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