Le début d’une nouvelle ère au Stade Français
Photo Panoramic

Le début d’une nouvelle ère au Stade Français

Vainqueur de la Challenge Cup à l'issue d'une saison 2016-2017 complètement folle, le Stade Français Paris entame cet exercice 2017-2018 avec un tout autre visage que celui qui était le sien ces dernières années. Nouveau propriétaire, nouveau président, nouveau projet, nouveau staff et effectif remodelé, le club de la capitale semble débuter une nouvelle ère dans son histoire.

Le contexte

Champion de France en 2015, le Stade Français a connu un après plus que complexe. Alors tenant du titre, le club du président Savare a terminé 12e du Top 14 en 2016, réalisant une saison pour le moins décevante. La saison suivante a repris sur les même standards. Après une défaite très frustrante à Lyon (33-35) lors de la 20e journée, le Stade pointait une nouvelle fois au 12e rang du championnat de France.

Deux jours plus tard, c’est le choc ! Thomas Savare et Jacky Lorenzetti (président du Racing 92) annoncent un projet de fusion entre les deux clubs parisiens, notamment pour des raisons économiques. Conscients que ce projet ressemble plus à un rachat du Stade Français par le Racing plutôt qu’à une vraie fusion, les supporters et les joueurs des “soldats roses” se réunissent le soir même sur la pelouse de Jean Bouin (pour se recueillir et afficher leur mécontentement face à ce projet absurde). Finalement, après une semaine de lutte, tout est annulé et le Stade Français Paris garde son identité. Cependant, le problème de fond reste le même : il faut trouver un repreneur, sans quoi le club pourrait être rétrogradé de plusieurs divisions.

Plusieurs offres arrivent sur la table, dont deux sérieuses. L’une provient d’un regroupement d’anciens joueurs emblématiques du club (comme par exemple Christophe Dominici), et l’autre d’un milliardaire allemand, le docteur Hans-Peter Wild. L’avenir du club s’envisage alors un peu plus sereinement, ce qui permet aux joueurs de ne se focaliser que sur le jeu. S’en suivra une remontée fantastique, entamée lors de la victoire à Bayonne (première victoire à l’extérieur en Top 14 depuis 17 mois), qui mènera les hommes de Gonzalo Quesada à la 7e place du championnat et à un premier titre de champion d’Europe.

Finalement, c’est le projet du docteur Wild qui a été retenu au détriment des anciens joueurs. Celui-ci est présenté à Jean-Bouin le 14 juin à l’occasion de la passation de pouvoir avec Thomas Savare, qui quitte le Stade Français après six ans passés à la tête du club et 60M d’euros investis pour deux titres (Top 14 et Challenge Cup). Le club de la capitale va pouvoir continuer d’écrire son histoire. Ouf.

Les nouveaux hommes du Stade

Suite à tous ces événements, c’est donc un Stade Français “new look” qui se prépare à disputer la nouvelle saison. L’organigramme et l’effectif ont été chamboulés. A la présidence, Hubert Patricio a remplacé Thomas Savare, alors que Greg Cooper a pris la place laissée vacante par Gonzalo Quesada en tant qu’entraîneur principal. Il est accompagné d’Olivier Azam, entraîneur des avants, et de Julien Dupuy, entraîneur des arrières.

Côté transferts, les coéquipiers de Sergio Parisse ont perdu beaucoup de collègues cet été, et pas des moindres. Des cadres comme Pascal Papé (retraite), Rabah Slimani (Clermont), Will Genia (retour en Australie), Hugo Bonneval (Toulon) ou encore Jono Ross (Sale Sharks) ont quitté le navire, tout comme Lakafia, Sinzelle, Doumayrou et Mosters.

Pour combler ces départs, la direction a en grande partie misé sur des joueurs d’expérience, afin d’encadrer au mieux un effectif qui reste somme toute assez jeune. Ainsi, le Stade Français a enregistré les arrivés de Cittadini, Steenkamp, Gau, Cerqueira, Méité, Yobo, Ensor, Martial, McLeod, Geraghty, O’Connor et Bouhraoua (qui fait son retour au club et au rugby à XV). Bien que des joueurs comme Slimani ou Genia soient quasiment irremplaçables, le club semble avoir limité la casse que tous les observateurs lui prédisaient lorsqu’ils ont vu tous les départs qui étaient prévus à l’intersaison.

Une saison de transition

Les ambitions du “nouveau Stade Français Paris” sont élevées. Selon Hans-Peter Wild, à court terme, “le club peut espérer être dans le top 5 ou 6″, mais à l’avenir, “l’objectif est le top 3 et d’installer le club au sommet du rugby européen”. La stratégie serait de s’appuyer sur des joueurs d’expérience et des jeunes qui sortent du centre de formation. Le temps que tout cela se mette en place, il se pourrait bien que cette saison soit une année de transition, comme ce fut le cas lors des premières années de l’ère Savare (même si le cas présent est différent, le Stade Français ayant un véritable projet et évoluant dans son enceinte de Jean-Bouin à plein temps).

Cependant, sur le papier, les joueurs parisiens ont de nombreux arguments à faire valoir pour pourquoi pas prétendre à une place de barragiste à la fin de la saison (du choix en première ligne, une deuxième ligne complémentaire, une troisième ligne ultra-expérimentée et une ligne d’arrières polyvalente). Néanmoins, il reste encore de nombreux points à perfectionner pour ce nouveau groupe afin de pouvoir vraiment s’affirmer et atteindre les objectifs fixés par le club. Mais ils en sont capables, surtout s’ils affichent le même niveau que leurs supporters lors des après-matchs à la Bodéga !

Grégoire Allain

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