AC Milan : le bilan de la saison et les tops
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AC Milan : le bilan de la saison et les tops

Milan, du haut de sa saison que l’on peut découper en deux parties, a terminé 6ème avec 64 points et une qualification directe pour l’Europa League. Quels enseignements peut-on en retirer et quelles sont les hommes qui ont affiché les meilleures performances, compte tenu de l’attente placée en eux en début de saison ?

Tout d’abord, il faut évoquer la fin de l’ère Vincenzo Montella qui, avec la base d’une préparation physique d’intersaison 2017/2018 douteuse et un jeu stéréotypé dans un 3-5-2 peu efficace, a conduit les Rossoneri à une modeste 11ème place avec 25 points après la phase aller. Son limogeage est intervenu après un 0-0 contre le Torino à la 14ème journée.

Après avoir passé quelques matches et des semaines d’entrainements sous la direction de Gennaro Gattuso (armé de sa grinta légendaire) à partir de la 15ème journée, le Diavolo a su redresser la barre grâce à forte détermination et à une refonte de la préparation physique. Bilan, 49 points acquis lors de la phase retour avec une fantastique série de 10 matches sans défaite du 30 décembre 2017 au 18 mars 2018. Une série qui a même permis, un temps, d’espérer retrouver la Ligue des Champions.

Néanmoins, la multiplication des matches avec un effectif limité et peu de turnover, l’élimination en Europa League face à Arsenal et la rencontre face à la Juve qui a clos la série d’invincibilité, ont conduit les Rouge et Noir à une série de 6 matches sans victoire, qui a eu raison de ces ambitions de Top 4. Le rendu global de la deuxième partie de saison reste bon sur le plan comptable, avec 39 points accumulés lors des 19 dernières journées et une 3ème place sur la phase retour.

La direction chinoise aurait dès le début de saison signé des deux mains pour une 4ème place (soit la dernière place qualificative pour la Ligue des Champions). La Juventus et le Napoli étant d’office plus forts que tout le monde, il ne restait que deux strapontins à s’arracher entre la Roma, la Lazio, l’Inter et le Milan qui, sur le papier, partaient à peu près avec des forces similaires (même si la Lazio a un peu sur-performé avec la révélation Milinkovic-Savic notamment). Cependant, compte tenu des moyens mis sur le mercato (près de 200 millions d’euros investis), les Milanais espéraient retrouver directement la plus belle des compétitions, déjà remportée à 7 reprises. Cela s’avère donc être une contre-performance même si la barre des résultats a été redressée en cours de saison.

Au niveau du jeu, ce fut aussi beaucoup mieux qu’en première partie de saison avec un retour au 4-3-3 et une solidité et une solidarité du bloc bien meilleure. La paire Romagnoli-Bonucci s’est retrouvée, le milieu était plus équilibré grâce à l’apport de Biglia (remis de ses problèmes physiques plutôt récurrents) notamment et un travail défensif accru de la part des ailiers. Cela reste néanmoins fragile car l’efficacité offensive n’a pas toujours été au rendez-vous malgré quelques éclairs des milieux offensifs.

Place au top 3 de la saison des Rossoneri.

N°3 : Hakan Calhanoglu. Globalement, il fut aussi transparent sur la phase aller que brillant lors de la phase retour.

Pas aidé par 4 mois de suspension infligés par la FIFA pour une rupture de contrat illégitime, il a connu un début de saison très difficile (comme beaucoup de joueurs) sous la direction de Vincenzo Montella. Il fut souvent aligné au cœur du milieu à trois dans le 3-5-2 installé par l’ancien technicien de Séville et de la Fiorentina. Trop brouillon, peu libre de ses mouvements, pas assez travailleur défensivement dans ce système très exigeant pour les milieux axiaux, il n’a pas fait illusion.

Avec l’arrivée de Gattuso et le retour au 4-3-3, il a été repositionné dans un rôle d’ailier gauche plus proche de celui qu’il occupait à Leverkusen, plus libre et donc forcément moins contraint défensivement. Il a pu s’épanouir davantage grâce à cela en délivrant 7 passes décisives (meilleur passeur du Milan en Serie A à égalité avec Suso) et 5 buts en 2018 en 23 matches avec le Milan, toutes compétitions confondues.

N°2 : Alessio Romagnoli. Malgré ses absences en début de saison et en avril pour blessure, il fut l’un de ceux qui a eu le plus de continuité dans la performance cette saison. Même sous Montella, où les espaces d’un bloc peu compact étaient ouverts à tous les vents, il fut décisif plus d’une fois en multipliant les interventions de classe pour stopper pas mal d’attaques. Souvent bien placé, à l’image d’Alessandro Nesta, l’un de ses prédécesseurs au poste au club, il ne se jette quasiment jamais et coupe les actions adverses proprement en restant debout, commettant à peine plus d’une faute par match en moyenne pour 5 interceptions réalisées. Sa qualité de placement l’aide également à intercepter les ballons dans les airs, l’un des points forts du joueur formé à la Roma.

N°1 : Patrick Cutrone. L’une de ses idoles et modèles l’avait dit : « c’est lui la meilleure recrue de l’intersaison. » Et on peut vraiment donner raison à cette déclaration du grand Filippo Inzaghi tant on n’attendait rien de ce jeune n°9 de 20 ans (19 ans à l’époque), tout droit sorti de la Primavera pour commencer la saison en attendant que André Silva et Nikola Kalinic soient en forme optimale.

A l’arrivée,  il a participé à 28 rencontres de Serie A et fait bien mieux que ses deux concurrents en étant le meilleur buteur du club cette saison avec 16 réalisations (dont 10 en Serie A, seul joueur du Milan à atteindre les 2 chiffres). Preuve de sa précocité, il est même le deuxième joueur de 20 ans et moins à avoir atteint la barre des 10 buts dans le top 5 des championnats européens derrière Kylian Mbappé.

Il a d’ailleurs définitivement entériné son statut de chouchou du public de San Siro après le fameux but en prolongations ce soir du 27 décembre 2017, qualifiant les Rossoneri pour la demi-finale de la Coupe d’Italie face au rival intériste.

Jamais avare d’efforts, le natif de Côme n’a jamais abdiqué, multipliant les courses défensives et le pressing tandis qu’offensivement, ses appels aussi délicieux les uns que les autres et son placement déjà hors pair pour son âge n’ont pas été sans nous rappeler le grand Pippo Inzaghi, dont il semble réellement s’inspirer.

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