Assez Milan !
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Assez Milan !

Après le vrai-faux départ d'Adriano Galliani, bis repetita avec Ariedo Braida, directeur sportif historique de l'AC Milan, dont la démission a été annoncée avant d'être retirée. Sportivement décevant, mais que se passe t-il à Milan ?

La Scala et San Siro sont deux hauts lieux de la culture milanaise où les tragi-comédies se jouent à guichets fermés. En effet, depuis quelques mois, on assiste au sein de la direction de l’AC Milan à une lutte intestine pour le pouvoir que se livre Adriano Galliani et Barbara Berlusconi.

D’un coté, Galliani dirigeant historique du club, qui a occupé de nombreux postes au sein de l’organigramme (président délégué, directeur général, administrateur…) fidèle bras droit du président et propriétaire : Silvio Berlusconi. De l’autre Barbara Berlusconi, fille de, récente membre du directoire de l’AC Milan et ex-petite amie de l’ancien joueur “rossonero” Alexandre Pato.

A première vue, le combat semble inégal avec d’un coté l’expérience, la légitimité par les succès et de l’autre l’appartenance à un nom. Cependant, Barbara a hérité du caractère de son illustre père et n’est pas femme à se laisser impressionner. Depuis qu’elle a intégré les conseils d’administration de la holding familiale Fininvest et de l’AC Milan, Barbara cherche avant tout à protéger “les bijoux de famille”.

Nommée en 2011 par la volonté de son père Silvio, responsable des projets “spéciaux” au sein du club, Barbara s’est octroyée la stratégie future et le développement économique du club milanais. Dès lors, elle ne se gène pas pour imposer une conduite économique pour les transferts et n’hésite pas non plus à critiquer les dirigeants historiques pour leur manque actuel de résultats sportifs.

S’opposer donc à Barbara n’est pas chose facile, c’est la raison pour laquelle, on a assisté à l’épisode du vrai-faux départ de Galliani, qui excédé par son comportement, n’a pas hésité à citer Barbara comme principale raison de sa démission. Néanmoins, Silvio, conscient de la perte (économique ?) qu’engendrerait ce départ, a confirmé Adriano Galliani dans ses fonctions. Petit camouflet du père envers sa fille.

Par ailleurs, rêvant de faire de son Milan, un “Barça-Bayern” italien , Barbara imposa une nouvelle ligne de conduite économique. Finies les stars achetées à prix d’or, on mise sur la formation des jeunes, sur les “pépites” à bas coups et surtout on développe le potentiel économique de la marque AC Milan. Ainsi exit les Ibrahimovic, Thiago Silva, Kevin Prince Boateng… On mise désormais sur El Shaarawy, Zapata, De Sciglio, Niang ou Poli.

Exception faite des arrivées de Balotelli et Kaka, qui sont les fruits du travail de Braida et Galliani, prouvant ainsi leur efficacité à recruter des “fuoriclasse” à bas coups. Deux joueurs “cache-misère” non-estampillés Barbara, mais qui ont rassuré les tifosi rossoneri. Deux pieds de nez à Barbara par la même occasion. Braida, dont la démission a aussi fuité dans la presse, devrait vraisemblablement quitter le club, à l’issue de son contrat en fin de saison, après plus de 27 années de service. Barbara serait déjà en train de chercher un nouveau directeur sportif, avec un nom qui revient avec insistance : Sean Sogliano (Hellas Verone).

Par ailleurs, les résultats sportifs de l’AC Milan déçoivent beaucoup cette saison. Actuel 8ème de Serie A, bien loin de ses standards habituels, le club n’arrive pas à enclencher une série de victoires consécutives qui lui permettrait de remonter au classement. Avec 4 victoires, 6 nuls et 5 défaites en 15 journées, le titre s’est définitivement envolé pour l’AC Milan qui doit se remobiliser pour atteindre les places qualificatives en Ligue des Champions.

Malgré des résultats en dents de scie, le coach Allegri ne semble pas menacé pour le moment. Lui qu’on annonçait à la Roma durant le mercato, avait finalement confirmé rester cette saison au AC Milan. Tardivement confirmé d’ailleurs, rajoutant de l’instabilité à un club dont l’institution était un modèle de stabilité, de respectabilité et d’efficacité dans le monde du football.

Mais ne dit-on pas que l’exemple vient d’en haut ?

  1. avatar
    8 décembre 2013 a 21 h 08 min

    Zapata ? Faut pas qu’on mise grand chose sur lui parce qu’on est mal. Hier il a fait encore un match calamiteux. Espérons le point du nul mercredi pour redonner un peu de sérénité.

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