Dopage : le Top 50 des excuses bidons !
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Dopage : le Top 50 des excuses bidons !

D’Alberto Contador à Edgar Davids, en passant par Richard Gasquet et bien d’autres, voici la crème de la crème des excuses les plus improbables que certains athlètes ont osé avancer pour justifier la présence, bien entendu totalement fortuite, de substances illicites dans leur sang ou leur placard…

En cette année olympique au cours de laquelle le dopage aura signé un retour fracassant sur le devant de la scène médiatique via les révélations du système de doping étatique généralisé des athlètes russes, il est bon de se rappeler que les héritiers de l’empire soviétique n’ont jamais été les seuls à recourir à ce genre de pratiques. Rivalisant d’ingéniosité, de créativité et d’imagination (ou pas du tout !!! à vous de juger) les exemples de « bonne-mauvaise » foi pullulent. Voilà donc le florilège des excuses les plus farfelues et les plus insolites (voire même carrément pathétiques) invoquées par certains champions pour expliquer avoir été dopés « à l’insu de leur plein gré ».

50. Richard VIRENQUE, cycliste français alias « on m’aurait menti ? »

Certainement la plus culte. Virenque est tombé avec toute son équipe lors du Tour de France 1998 après qu’on ait découvert dans une voiture du team Festina quelques 120 capsules d’amphétamines, 82 solutions d’hormones de croissance et 60 flacons de testostérone! L’excuse du septuple maillot à pois : « j’ai été dopé à l’insu de mon plein gré ! ». En fait, Richard n’a jamais prononcé cette phrase, inventée par les Guignols de Canal + pour sa marionnette, mais elle reflétait parfaitement sa ligne de défense basée sur la classique théorie du complot.

49. Alex SCHWAZER, marcheur italien alias « Le récidiviste »

Disqualifié pour usage d’EPO peu avant les J.O. de 2012, après de longues semaines passées à nier l’évidence, le marcheur reconnaîtra s’être dopé. Suspendu près de 4 ans, Schwazer aurait été de nouveau contrôlé positif le 1er janvier dernier. Cette fois, le rival de Yohan Diniz argue qu’il aurait ingurgité l’anabolisant à son insu via un steak consommé le soir du nouvel an. En outre, il ajoute que le produit retrouvé convient mieux aux sprinteurs qu’aux marcheurs… Tellement évident !

48. Moises DUENAS, cycliste espagnol alias « Docteur Maboul »

Exclu du Tour pour dopage (EPO), Duenas a mis en cause son médecin, Jesus Losa, qu’il accuse de lui avoir vendu des produits illicites. Un classique chez les sportifs pris la main dans la trousse à pharmacie.

47. Daniel PLAZA, coureur de fond espagnol alias « Latin Loveur »

Positif à la nandrolone, un stéroïde que l’homme ne secrète pas mais que l’on retrouve chez les femmes pendant leurs grossesses, le coureur ibérique Daniel Plaza (médaillé d’argent du 20km lors des Jeux d’Atlanta en 1996) aurait été contaminé après avoir fait une gâterie (un cunnilingus) à sa femme alors enceinte ! Suspendu 2 ans, il s’est obstiné. Et après dix ans de combat, la Cour Suprême espagnole lui a finalement donné raison, les juges admettant qu’un tel transfert était, techniquement, possible.

46. Kolo TOURE, footballeur ivoirien alias « mauvaise pioche »

Kolo Touré, joueur de Manchester City suspecté de dopage, prépare activement sa défense. L’Ivoirien semble avoir pris par mégarde un médicament de sa femme, il n’est pas le premier à s’empêtrer dans une armoire à pharmacie familiale bordélique.

45. Frédéric BOUSQUET, nageur français alias « pour la posté(rio)rité »

Contrôlé positif à l’heptaminol en 2010, l’ex de Laure Manaudou confesse : « j’ai pris de la crème à la cortisone pour soigner des hémorroïdes ». Bien tenté, mais deux mois de suspension quand même.

44. Roger PINGEON, cycliste français alias « plainte contre X » (épisode 1)

Suite à son contrôle positif à l’issue du Tour des Flandres 1971, Pingeon veut prouver sa bonne foi et déclare : « J’ai porté plainte contre X », visant un inconnu qui lui aurait passé un bidon aux effets dopants. Evidemment, le spectateur en question n’a, pour l’heure, pas encore était retrouvé… Et l’affaire suit donc toujours son cours devant la justice belge!

43. Felice GIMONDI, cycliste italien alias « plainte contre X » (épisode 2)

Positif sur la Grande Boucle 1975, l’Italien Felice Gimondi se défausse sur un bidon frelaté tendu par un spectateur : « Après l’accident dans la descente d’Allos, qui m’a privé du soutien de mon directeur sportif, j’ai dû saisir au passage, à quelque inconnu, une boisson avec un produit prohibé. De bonne foi, je l’ai bue ».

42. Pedro DELGADO cycliste alias « plainte contre X » (épisode 3)

« Si je suis effectivement reconnu positif, je me demanderai si ce n’est pas un de ces bidons tendus par les spectateurs dans un des cols qui contenait quelque chose ! », une déclaration signée Delgado, contrôlé positif au probénécide sur le Tour 1988. Pedro oublie juste qu’il a été contrôlé à l’issue d’une étape contre-la-montre de moins de 40 kilomètres et que le probénécide n’est détectable dans les urines que quelques heures après son absorption. Pas sûr donc qu’il ait pris le temps d’attraper un bidon tendu par un spectateur, ce qui est a fortiori formellement interdit par le règlement.

41. Emmanuel MAGNIEN, cycliste français alias « plainte contre X » (épisode 4)

« Je n’écarte pas la possibilité d’avoir pris un bidon à un spectateur lors d’une quelconque course ». Excuse de Manu Magnien lors de l’instruction de l’affaire Festina à la fin des années 1990, à propos de l’EPO et des amphétamines retrouvées dans son sang.

40. Ryohei YAMANAKA, rugbyman japonais alias « barbe à papa »

Le rugbyman nippon Ryohei Yamanaka, pris aux anabolisants lors d’un contrôle inopiné en avril 2011, a expliqué qu’il consommait des anabolisants pour se faire pousser la moustache.

39. Dave BRUYLANDTS, cycliste belge alias « Mister Oxygène »

En 2004, Dave Bruylandts, contrôlé positif à l’EPO se défend en expliquant qu’il n’a pas besoin d’EPO puisqu’il possède déjà un caisson hyperbare à la maison… Simple comme bonjour.

38. Fabio CANNAVARO, footballeur italien alias « La Vespa »

Dans cette affaire, le Ballon d’Or 2006 et ex-capitaine de la Squadra Azzurra a finalement été blanchi par le comité national olympique italien en expliquant avoir eu recours à une crème contenant de la cortisone pour soigner une piqure de « vespa » (guêpe en italien).

37. Fabio TABORRE, cycliste italien alias « nespresso, what else ? »

En septembre 2015, Taborre déclare dans les pages du quotidien La Reppublica : « La substance (FG-4592) existe sous forme de poudre, on a pu la dissoudre dans mon café sans que je ne m’en aperçoive ». L’Italien remet donc au goût du jour la théorie de la boisson contaminée.

36. Lance ARMSTRONG, cycliste américain alias « Le Parrain »

Lance Armstrong se badigeonne les fesses d’une pommade à la cortisone… C’est ainsi qu’il s’est expliqué en 1999. On connaît la suite. A la tête d’un véritable système de dopage généralisé au sein de toute son équipe pendant près de 10 ans, l’ex-septuple vainqueur de la Grande Boucle sera finalement démasqué.

35. Anderson SILVA, free-fighteur brésilien alias « Mister Viagra »

Le combattant carioca a été suspendu pour un an après avoir été contrôlé positif à plusieurs substances interdites en marge de son combat contre Nick Diaz à l’UFC 183. L’ancien champion des poids moyens de l’UFC a alors invoqué la prise de Viagra et de Cialis comme responsable de son échantillon positif.

34. Christian HENN, cycliste allemand alias « bébé-éprouvette »

En 1999, Christian Henn explique un contrôle positif à la testostérone par la prise d’un produit destiné à accroître sa fécondité dans le but de faire un enfant. Il sera finalement suspendu 6 mois avant d’avouer, en 2007, avoir eu recours au dopage de manière régulière tout au long de sa carrière. L’histoire ne dit pas s’il a désormais droit aux allocations familiales.

33. Adrian MUTU, footballeur roumain alias « Romanian Loveur »

La pression du plumard ! On peut être un athlète accompli, mais ne pas satisfaire sa partenaire dans l’intimité… Dans ce cas, une solution s’impose : la cocaïne! C’est en tout cas l’option choisie par le footballeur roumain Adrian Mutu.

32. Danilo HONDO, cycliste allemand alias « classico »

« Un bidon mal nettoyé pourrait être à l’origine des traces de carphédon dans mon organisme ». Voila l’indémodable excuse avancée par le sprinteur allemand, pris par la patrouille en 2005, pour expliquer la présence d’un stimulant dans ses urines. C’est bien connu, les cyclistes, soucieux d’économies, réutilisent des bidons récupérés auprès de leur soigneur ou de leurs équipiers. Hélas, ces cochons ne les lavent pas toujours correctement… Le perfectionnisme teuton en prend un sérieux coup et Danilo Hondo, lui, deux ans de suspension.

31. Ato BOLDON, sprinteur trinidadien alias « Juvamine »

Le sprinteur de Trinité-et-Tobago se serait fait piégé par de mystérieux compléments alimentaires…

30. Andreas TROCKE, cycliste allemand alias « Le Petit Futé »

Sur le Tour 1967, le petit malin Andreas Trocke, positif à l’issue d’une étape gagnée, met ce résultat sur le compte d’une boisson reçue des mains de son compagnon d’échappée : « Lors de l’échappée qui me permit de l’emporter à Limoges, je n’avais plus rien à boire. L’Espagnol Linarès me donna son bidon, peut-être que celui-ci contenait un dopant !?! ». Pas bête car, coup de bol ou pas, le coureur en question était effectivement aussi chargé que lui.

29. Maurren HIGA-MAGGI, athlète brésilienne alias « L’Amazone »

Les laboratoires pharmaceutiques pourraient faire un effort sur leurs étiquettes quand même ! La sauteuse en longueur brésilienne soupçonne sa crème dépilatoire: « Je voulais juste m’épiler » avec de la crème au clostébol… Elle sera suspendue 2 ans en 2003.

28. Marion CLIGNET, cycliste française alias « Hôtel Caféifornia »

En 1993, Marion Clignet est contrôlée positive à la caféine. Mais ce n’est pas de sa faute : « J’ai tout d’abord pensé à une mauvaise plaisanterie. En Espagne, un matin, nous avons été cinq ou six personnes de l’équipe (de France) à boire du café dans un thermos qui avait été préparé par les gens de l’hôtel. Le café était très fort et nous avons tous été malades. J’ai une santé fragile, je suis sujette à des crises d’épilepsie, aussi je ne me permettrais jamais d’absorber de la caféine ».

27. Edgar DAVIDS, footballeur hollandais alias « médecine douce »

Ecarté des terrains et contraint de payer une amende conséquente en 2001 des suites d’une positivité à la nandrolone, le Pitbull de Paramaribo (Surinam) avait prétexté l’usage d’un sirop « homéopathique » pour se débarrasser d’une toux récalcitrante. Pour l’ex-Juventino, difficile de convaincre le jury avec une excuse aussi peu crédible : 5 mois de suspension.

26. Adrie VAN DER POEL, cycliste hollandais alias « avant-gardiste »

Trop en avance sur son temps, Van der Poel n’a pas pu avoir sa marionnette dans les Guignols de l’Info : « C’est pour une dose massive d’éphédrine qu’on m’a pris. Or, je ne suis pas fou : je n’ai pas pris d’éphédrineon me l’a fait absorber à mon insu, c’est sûr ».

25. Joop ZOETEMELK, cycliste hollandais alias « après-coup »

Encore une victime d’un bidon « vitaminé », mais cette fois… après l’arrivée !!! Vraiment pas de chance. « En raison des contraintes médiatiques et de l’éloignement du lieu du contrôle, on nous a seulement testés 2 heures après l’arrivée de l’étape. Il est certain que durant ce laps de temps, j’ai beaucoup bu ». On a beau prendre toutes les précautions, des bidons « suspect », on en trouve un peu partout !

24. Michel JACQUEMIN, cycliste belge alias « le soigneur distrait »

Michel Jacquemin utilisa cette excuse pour se disculper d’un contrôle positif aux amphétamineslors du Tour 1967 : « C’est mon soigneur qui m’a injecté ce produit, moi je lui avais juste demandé de la vitamine B-12 ».

23. Li FUYU, cycliste chinois alias « steak de soja »

Le steak, c’est l’ennemi du sportif. Le coureur chinois Li Fuyu a trouvé l’appui d’un labo hollandais pour aligner cette défense… C’est fourbe un steak. Soyez prudents quand vous commandez votre burger.

22. Danilo DI LUCA, cycliste italien alias « bis repetita »

La théorie du complot remise au goût du jour par Danilo Di Luca, contrôlé positif, à deux reprises, pendant le Tour d’Italie 2009. « Je ne réussis pas moi-même à expliquer ces contrôles positifs sur le Giro. Je n’écarte pas l’hypothèse d’un complot, mais avant de l’affirmer, je dois d’abord avoir des certitudes ».

21. Jeannie LONGO, cycliste française alias « un mari presque parfait »

Patrice Ciprelli n’est pas cycliste mais il est l’époux (dévoué) de notre inusable Jeannie Longo. Alors quand on l’accuse, en 2012, d’avoir acheté de l’EPO pour sa chère et tendre, son avocat nous rassure : « Mon client a fait l’objet d’accidents de vélo répétés ces dernières années et l’EPO est un reconstituant musculaire». Un simple reconstituant musculaire ! Evidemment ! La prochaine fois, Patrice mettra du Synthol. Et puis, comment ne pas croire que les performances de Jeannie Longo (qui, en fin de carrière, battait encore des petites jeunes de 20 ans alors qu’elle en affichait déjà 50 au compteur) ne soient pas 100% « clean » ! Voyons!

20. Sesil KARATANTCHEVA, tenniswoman bulgare alias « fausse couche »

Quand on parle de grossesse, on espère attendrir les cœurs de pierre des contrôleurs. A l’âge de 15 ans, en 2005, Sesil Karatantcheva avait réussi un bon tournoi de Roland-Garros… La tenniswoman bulgare expliquera la présence de nandrolone dans ses échantillons par une grossesse qui n’est pas arrivée à son terme : « J’étais enceinte et j’ai fais une fausse couche ». Excuse démontée par les analyses.

19. Mauro SANTAMBROGGIO, cycliste italien alias « La vie de famille »

En 2014, Santambrogio (alors déjà suspendu pour doping) est de nouveau positif à la testostérone. Positivité expliquée par d’ambitieux projets familiaux : « J’étais suspendu et je ne savais même si je recourrais un jour. Donc j’ai décidé de m’attaquer à un problème physique délicat. Je suis allé chez un urologue pour mes problèmes d’érection. Il m’a prescrit de l’Andriol, plus de l’Aprosten. J’avais aussi des soucis de fertilité, or je souhaite fonder une famille! ». La retraite anticipée que lui aura value son dernier contrôle va lui permettre de s’occuper, comme il se doit, de madame ainsi que de sa descendance.

18. Michael RASMUSSEN, cycliste danois alias « grimpeur infidèle »

Pour expliquer d’avoir menti sur sa localisation avant le Tour de France 2007, le grimpeur danois propose une excuse particulière : « Je voulais que ma femme croie que j’étais à Mexico. Mais j’étais en Italie, mais pas dans ma maison (au bord du lac de Garde) ». Pour tromper sa femme ou les instances anti-dopage, celui que l’on surnomme « Le Chicken » aurait donc trouvé refuge auprès d’une poule…

17. Jonathan MOORE et Mark LEWIS-FRANCIS, athlètes britanniques alias « bang party »

Si on est suspect à chaque fois qu’on se fait une soirée avec des amis jamaïcains, où va-t-on? En 2004, c’est ainsi que Jonathan Moore, athlète spécialiste du triple-saut, explique avoir inhalé du cannabis. Il s’en tirera avec un simple avertissement. Même chose pour le sprinteur Lewis-Francis, contrôlé positif au THC en 2005 : « J’ai rien fumé, c’est mes potes qui fumait des joints, c’est du tabagisme passif ».

16. ROMARIO de Souza Faria, footballeur brésilien alias « Pétrole Hahn »

Contrôlé à la finastéride en 2007, le Brésilien Romario, la quarantaine passée, s’en était sorti en se protégeant derrière une lotion contre la chute de cheveux : « C’est à cause de Crescina ! » (produit dont son compatriote Ronaldo vante par ailleurs les mérites) avait alors clamé le champion du monde 1994. Une parade toute trouvée, la finastéride faisant bien partie de la composition du remède anti-calvitie miracle. In fine,  celui que l’on surnomme « o baixinho » (le petit) sera blanchi.

15. Mariano HOOD, tennisman argentin alias « Pétrole Hahn 2 »

« Je consomme depuis neuf ans des pilules censées ralentir la chute des cheveux ! » Contrôlé positif à Roland-Garros en 2005 à la Finastéride, Mariano Hood sera suspendu 1 an.

14. Justin GATLIN, sprinteur américain alias « la vengeance d’une blonde »

Chopé positif àla testostérone en juillet 2006, Justin Gatlin joue les étonnés « Je n’ai rien pris ! ». Son coach vient alors à sa rescousse en expliquant qu’une masseuse (avec laquelle il aurait eu une affaire) se serait vengée en lui faisant un massage avec de la crème à base de cortisone… 4 ans de suspension.

13. Floyd LANDIS, cycliste américain alias « gueule de bois »

Une soirée trop arrosée à la bière et au whisky, des médicaments pour la thyroïde ou bien un simple problème de métabolisme ayant pu accroitre son ratio de testostérone ? Landis aura tout tenté pour qu’on ne lui retire pas son maillot jaune de vainqueur du Tour 2006. Puis, après avoir longtemps nié l’évidence, il a avoué et en a profité pour participer au lynchage médiatique de son ancien coéquipier Lance Armstrong. Fair-play !

12. Dieter BAUMANN, coureur de fond allemand alias « Fluor + »

Champion olympique du 5000m à Barcelone, Baumann sera lui-aussi testé positif à la nandrolone fin 1999. La faute, selon lui, à un dentifrice qui aurait été volontairement trafiqué par d’obscurs rivaux. Suspendu 2 ans, il manquera les Jeux de Sydney mais parviendra tout de même à remporter une dernière médaille d’argent, devant son public, lors des Championnats d’Europe de Munich en 2002.

11. Alexi GREWAL, cycliste américain alias « space cake »

Chopé en 1992 durant la West Virginian Moutain Classic, le natif d’Aspen, champion olympique à Los Angeles en 1984, s’en sort bien en prétextant s’être gavé la veille de gâteaux à la graine de pavot : des « poppy seeds muffins ». La fédération américaine lui inflige quand même une suspension de trois mois fermes ainsi qu’une amende 500 dollars.

10. Raimundas RUMSAS, cycliste lituanien alias « gendre idéal »

En 2002, Edita Rumsas, épouse dévouée s’il en est, est interpellée par la douane avec une cargaison de produits dopants (EPO, hormones de croissance, testostérone, anabolisants divers et corticoïdes) dans sa voiture. Au même moment, son mari, qui monte sur le podium du Tour de France, explique que les médicaments retrouvés dans le coffre de la Skoda familiale sont destinés à sa belle-mère, certainement fan de Jeannie Longo… en Lituanie !

9. Gilberto SIMONI, cycliste italien alias « Mistral gagnant »

Accusé d’avoir eu recours à la cocaïne lors du Giro 2002, le double vainqueur du Tour d’Italie (2001 et 2003, tiens donc!) plaide la simple gourmandise. En effet, sa tante lui aurait ramené du Pérou de délicieux bonbons  aromatisé à la coca… Incroyable mais a priori vrai, puisque Simoni sera blanchi, les friandises en question contenant réellement des traces du stupéfiant en question !!!

8. Richard GASQUET, tennisman français alias « French Loveur »

L’ancien grandissime espoir du tennis tricolore est un grand romantique. Lors d’une soirée festive en boîte de nuit, il aurait été victime d’un roulage de pelle à une inconnue qui mangeait manifestement de la cocaïne ! Fort de café, non ? Et pourtant, Ritchie sera finalement « blanchi » malgré cet étrange argumentaire, n’écopant que de 3 mois de suspension au lieu des 2 ans initialement requis contre lui.

7. Franck VANDENBROUCKE, cycliste belge alias «le vétérinaire »

Aujourd’hui décédé après une tragique descente aux enfers, l’ancien enfant terrible du vélo belge a souvent décrié la chronique. Notamment en 2002, lorsque le natif de Mouscron indiquera aux enquêteurs que le clenbutérol retrouvé chez lui sert à soulager son chien… asthmatique. Légendaire !

6. Petr KORDA, tennisman tchèque alias « Big Fernand »

Le finaliste de Roland-Garros 1992 est l’un des rares joueurs de tennis à s’être (officiellement) fait pincer. Contrôlé positif à la nandrolone durant l’été 1998, juste après avoir atteint le meilleur classement de sa carrière (N.2 mondial), Korda déclarera avoir « mangé trop de viande bovine élevé aux anabolisants ».  Sauf que pour obtenir les doses hallucinantes retrouvées dans son sang, le redoutable gaucher pragois aurait dû avaler une quarantaine de veaux par jours… pendant plus ou moins 20 ans !

5. Marco BORRIELLO, footballeur italien alias « Italian Loveur »

En 2007, celui qui évolue au Milan AC est reconnu positif à la cortisone. Soutenant la thèse de la malencontreuse coïncidence, Marco raconte alors que sa plantureuse compagne du moment, Bellen Rodriguez, a été victime d’une infection vaginale. Pour se soigner la belle a donc utilisé une crème à usage intime à base de cortisone. Il aurait donc été infecté lors d’un rapport sexuel. Logique… mais visiblement peu convaincant ! Résultat : 3 mois de suspension pour l’avant-centre transalpin.

4. Alberto CONTADOR, cycliste espagnol alias « steak party »

A l’instar de Korda, le double vainqueur du Tour de France (en 2007 et 2009) n’hésite pas non plus à incriminer un beefsteak. Offert pas des « amis », le morceau de viande en question était soi-disant avarié, mais aussi massivement chargé en clenbutérol…  Pourtant, à la surprise générale, le coureur madrilène sera finalement blanchi dans cette affaire !

3. Dennis MITCHELL, sprinteur américain alias « American Loveur »

Ah les femmes, décidément insatiables ! En 1998, le sprinteur américain Mitchell justifie son taux de testostérone par une consommation excessive de bières et par le fait d’avoir trop fait l’amour avec sa femme! Coquin, Dennis avoue alors: «C’était son anniversaire, elle méritait bien de telles faveurs».

2. Tyler HAMILTON, cycliste américain alias « mystique »

Accusé de tricherie, l’ancien compagnon de Lance Armstrong fournit une explication mystico-scientifique. En fait, il serait une chimère, terme désignant des individus constitués de deux lignées cellulaires distinctes. Au début d’une grossesse gémellaire, lorsque l’un des deux embryons est éliminé puis « digéré » par la mère, il arrive parfois que certaines cellules survivent dans l’autre embryon, donnant ainsi naissance à une personne avec deux types de cellules : une chimère… une vraie !

1. LaShawn MERITT, sprinteur américain alias « 100% (dé)complexé »

Il fallait oser ! Positif aux anabolisants en 2009, Meritt affirmera avoir ingéré un produit contenant de la DHEA afin, dit-il, augmenter les dimensions de son pénis! Pour enfoncer le clou, il déclarera même : « Quelle que soit la sanction, elle ne sera rien en comparaison de l’humiliation et de l’embarras que je ressens aujourd’hui ». Malgré cet émouvant plaidoyer, le verdict tombe : 21 mois sans compétition.

Mieux vaut s’abstenir que mentir

Toutes ces excuses sont celles de sportifs rattrapés par la patrouille, mais certains préfèrent tout simplement se soustraire aux contrôles. Positif en 1976, le cycliste Rachel Dard avait ainsi déclaré : « Quand un coureur était désigné pour passer au contrôle anti-dopage, les directeurs sportifs venaient nous en informer au sein du peloton. Je me demande encore pourquoi on ne m’a rien dit cette fois-ci… Sachant ce qui m’attendait, j’aurais pu simuler une chute après l’arrivée. On m’aurait alors transporté à l’hôpital et j’aurais coupé au contrôle. Bizarrement, il y a pas mal de coureurs qui sont tombés après la ligne cette année ».

Autre exemple, l’athlète turque Sureyya Ayhan (championne d’Europe 2002 du 1500m) qui avait dans un premier temps envoyé quelqu’un d’autre pour remplir son flacon… puis, une fois convoquée en personne, elle avait prétexté une épouvantable maladresse pour renverser à plusieurs reprises les échantillons à analyser. Enfin, encore plus caustique, le stratagème mis en place par le marathonien italien Devis Licciardi : ce dernier avait tout bonnement tenté de déjouer un contrôle anti-dopage en utilisant… un faux pénis (remplie d’urine « propre ») ! Du grand art… ou pas !

Lionel Ladenburger

  1. avatar
    7 septembre 2016 a 18 h 50 min

    Salut Guga,

    Quel plaisir, 50 cas, rien de moins. En tout cas ma rate est bien dilatée. Il manque d’articles décalés dernièrement. Je m’ennuie des articles pastiches (par exemple ceux avec le point de vue d’André-Pierre Gignac qui passait son temps à s’empiffrer).

    Pour Contador il me semble qu’il a finalement été condamné pour le steak au clenbuterol.

  2. avatar
    8 septembre 2016 a 13 h 07 min
    Par woudaille

    je n’ai jamais autant rigolé…;)

  3. avatar
    8 septembre 2016 a 13 h 43 min

    L’article est un poil méchant pour Gasquet. De mémoire, le biterrois avait déclaré forfait avant même le début du tournoi.
    Je pencherais plus sur le fait qu’il est allé faire la fête à Miami, a pris de la cocaïne au court de sa soirée et s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus participer au tournoi sous peine d’être positif.
    Etant donné que les analyses faites sur les cheveux étaient négatives, cela prouverait que Richard n’était pas consommateur régulier à l’époque et qu’il ne prenait donc pas cette drogue dans le but d’améliorer ses capacités sur le terrain. On est bien loin du sportif qui se fait choper juste après sa compétition…

    • avatar
      9 septembre 2016 a 17 h 37 min
      Par Guga57

      J’avoue que pour Gasquet c’est un chouia exagere mais son excuse meritait quand meme de figurer dans ce top 50 je trouve ;)

  4. avatar
    8 septembre 2016 a 16 h 42 min
    Par Guga57

    Merci Fabrice ;)))

    je me souviens de quelques commentaires que j avais recu d’un auteur avec Usain Bolt en photo (son nom m’echappe), ses commentaires etaient super droles et il avait dit qu’il ferait certainement des articles dans le meme genre. Mais sauf erreur de ma part, je ne les ai toujours pas vu sur yourzone.

    Dommage parce qu’effectivement c’est sympa de voir des articles un peu decale. Dans le meme genre, je recommande toujours les delires de mon pote Santino57 http://yourzone.beinsports.fr/author/santino57/
    j’en profite d’ailleurs pour lui dire que ca fait un baille qu’il n’a rien publier !!! A bon entendeur Santino ;)

    Sinon pour Contador oui, mea culpa ;)

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