Le Top 10 des meilleurs skieurs alpins de l’Histoire
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Le Top 10 des meilleurs skieurs alpins de l’Histoire

En cette période de vacances hivernales propice à la tartiflette et au vin chaud, la Coupe du Monde de Ski Alpin bat son plein. Alors mettez bonnets et écharpes, enfilez vos gants, et « direction les sommets » pour (re)découvrir ici les plus grands champions de l’Histoire de ce sport.

Capables d’affronter les pentes les plus redoutables de la planète et de s’attaquer aux dénivelés les plus vertigineux lancés à plus de 100km/h, voici les 10 « flèches des neiges » qui ont fait la légende du ski.

Un peu d’Histoire… 

Né au début du XXe siècle au cœur des Alpes, d’où son nom, le ski alpin a vu le jour dans le Tyrol autrichien, et plus précisément à Kitzbühel. Une station de sports d’hiver que l’on pourrait surnommer « Skitzbühel » tant elle est aujourd’hui devenue le temple international de la glisse sur neige. Sa descente principale, la « Streif », est d’ailleurs considérée comme la plus belle, la plus prestigieuse, mais aussi la plus périlleuse des pistes du globe. Au fil du temps, afin de mettre aux prises les meilleurs descendeurs et autres slalomeurs du monde, 3 compétitions majeures se sont ainsi structurées : la Coupe du Monde (tous les ans), les Championnats du Monde (tous les 2 ans) et les Jeux Olympiques d’Hiver (tous les 4 ans). 2 types de distinctions coexistent ainsi pour départager les meilleurs skieurs:

Les Médailles olympiques et mondiales

Les Championnats du Monde de ski (doyenne des épreuves alpines) se sont tenus pour la 1ère fois en Suisse en 1931. Leur périodicité a évolué avec le temps. D’abord annuels de 1931 à 1939, puis une fois tous les 2 ans à partir de 1948 (année durant laquelle le ski alpin est devenu une épreuve olympique à part entière après une 1ère apparition « discrète » en 1936). A noter que jusqu’en 1980, l’Olympiade faisait également office de Mondial. Les médailles d’or mondiales obtenues lors des éditions « olympiques » avaient ainsi la double valeur de titre à la fois olympique et mondial (elles comptent donc double dans le palmarès des champions de l’époque). Précisons que jusqu’en 1984 inclus, il n’existait que 3 disciplines alpines aux J.O. (descente, slalom et géant). Pour tous les skieurs, le tournoi olympique constitue la compétition-reine du ski alpin, la médaille d’or représentant LE titre majeur suprême, une récompense comparable à une victoire en Coupe du Monde chez les footballeurs (les médailles d’or mondiales pouvant quant à elles être apparentées, toujours en comparaison avec le football, à des titres tels que l’Euro ou la Champions League en termes de prestige).

Les gros et les petits Globes de Cristal

A l’instar de l’ère-open en tennis (1968-69), la fin des années 1960 marque le basculement du sport de haut-niveau vers le professionnalisme. La création de la Coupe du Monde a ainsi marqué l’entrée du ski alpin dans le monde du sport moderne et, par conséquent, professionnel. Organisée annuellement depuis 1967, cette compétition (surnommée « Le Cirque Blanc ») récompense les protagonistes les plus réguliers des 5 disciplines alpines par le biais d’une trentaine de courses disputées principalement en Europe ou en Amérique du Nord. Chaque année, de petits Globes de Cristal sont donc remis en fonction des différentes spécialités : Descente, Slalom, Géant, Super-G et Combiné (à noter que le petit globe du combiné n’est plus attribué depuis 2013). En outre, toutes disciplines confondues, le skieur ayant amassé le plus de points sur l’ensemble de la saison se voit décerner le graal absolu de la Coupe du Monde, à savoir : le gros Globe de Cristal, un trophée que l’on peut considérer pour les as de la glisse comme l’équivalent du Ballon d’Or chez les footeux.

Top 10 des plus grands champions de ski de tous les temps

Le classement suivant a été établi via un barème de points attribués en fonction des titres et autres grandes distinctions obtenues. La hiérarchie qui en découle fait logiquement la part belle aux 3 trophées majeurs (que sont le gros globe de cristal et les 2 médailles d’or olympique et mondiale), loin devant les autres récompenses « annexes » (tels que les petits globes de cristal ainsi que les médailles d’argent ou de bronze).

En outre, précisons que ce Top 10 aurait pu être un « Top 14 », 4 immenses champions (comptant chacun au moins 5 titres majeurs) restant, hélas, sur le carreau : le Norvégien Lasse Kjus, l’Américain Phil Mahre ainsi que les Autrichiens Benjamin Raich et Stephan Eberharter.

Enfin, dernière précision « avant d’entamer la descente », ajoutons que cette liste n’inclut pas les skieurs encore en activité qui seraient déjà susceptibles d’y figurer (la place historique de l’actuel « BIG 4 » du ski alpin mondial étant cependant évoquée en fin d’article).

Né le 17/11/1935 à Kitzbühel (Autriche) 1,83m pour 82kg

Leader de la « Wunderteam » (surnom donné à la grande équipe de ski d’Autriche), le Tyrolien Sailer a été la 1ère grande star des sports de glisse sur neige. Né à Kitzbühel et élevé au bon grain d’un ski alpin en plein essor au sein de son Autriche de l’après-guerre, Anton (alias « Toni ») Sailer est, sans conteste, le pionnier des grands champions de la vitesse sur neige.

Révélé en 1956 via le mythique doublé « Kitzbühel-Wengen », c’est la même année à Cortina d’Ampezzo que le virtuose devient le plus jeune champion olympique de l’Histoire mais aussi le 1er homme triple médaillé d’or de ski alpin lors d’une seule et même olympiade. Surnommé « Der Schwarze Blitz aus Kitz », ce qui signifie littéralement « L’éclair noir de Kitzbühel » (« noir » faisant référence à la couleur de ses cheveux), Toni conserve aujourd’hui encore le record de titres mondiaux avec 7 médailles d’or glanées en à peine… 2 participations! Aussi bon descendeur que slalomeur, élu sportif autrichien du siècle dernier, ce beau gosse au regard ténébreux aurait certainement pu figurer beaucoup plus haut au sein de cette hiérarchie historique s’il n’avait pas décidé de ranger ses skis dans son placard à seulement 23 ans pour faire… du cinéma ! Une fois sa carrière d’acteur terminée, il reviendra avec succès à ses 1ères amours en intégrant l’encadrement technique de l’équipe d’Autriche qu’il contribuera grandement à faire redevenir la nation-phare du ski planétaire, tout en prenant également part au comité de création du Super-G.

Véritable mythe du ski tyrolien, Toni Sailer peut être considéré comme le père spirituel de nombreux skieurs de sa région, en particulier Eberharter et Raich, les 2 autres grandissimes champions de ski originaires, comme lui, du Tyrol.

Né le 19/12/1966 à San Lazzaro di Savena (Italie) 1,82m pour 90kg

Ne criez pas au scandale ! Certes, dans l’imaginaire collectif, cet « Aldo Maccione des pistes » fait partie des acteurs les plus charismatiques du Cirque Blanc, mais si l’on s’en tient uniquement au palmarès « chiffré », il n’arrive qu’en 9e position.

Fils d’un riche entrepreneur bolognais qui lui paiera les services d’un professeur particulier dès son plus jeune âge, ce garçon athlétique au physique de déménageur, surnommé « La Bomba » tant pour son style de ski « explosif » que pour sa sulfureuse vie privée (agrémentée de nombreuses frasques en tout genre : multiple conquêtes féminines, surpoids, hygiène de vie indigne d’un sportif de haut-niveau, provocations, infractions routières, etc.) est sans conteste « l’enfant terrible » des sports d’hiver. Incarnation de l’extravagance italienne, ce personnage haut-en-couleur au caractère extraverti, volontiers blagueur et macho à souhait, dénote avec le monde réputé taiseux et peu démonstratifs de ses collègues montagnards. Mais au-delà de la caricature du Latin dans toute sa splendeur, c’est avant tout l’image de ce slalomeur hors-pair que l’on retiendra de lui. Sorte de « Ferrari de la glisse sur neige », il créera d’abord la sensation par le biais d’un doublé doré aux Jeux de 1988, avant de conserver son titre en slalom-géant en 1992 à Albertville (une ville qu’il se plaira ensuite à surnommer « modestement »: « Albertoville »). Second du palmarès historique des J.O.avec 5 médailles dont 3 en or (+ 2 en argent), le natif de San Lazzaro di Savena est également, avec 50 victoires (88 podiums et 126 « Top 10 » sur 153 départs!), le 3e homme le plus souvent victorieux de l’Histoire de la Coupe du Monde en termes de courses remportées.

En revanche, il ne s’est offert qu’une seule fois le gros Globe de Cristal. Une statistique plutôt basse qui s’explique en grande partie par son refus quasi-systématique (et paradoxal aux vues de son gabarit de « poids lourd ») de s’aligner dans les épreuves dites « de vitesse » (descente et super-G), au motif que « Mamma Tomba » (sa mère) jugeait ces disciplines beaucoup trop dangereuses pour qu’elle puisse autoriser son « caro figlio » (fils chéri) à y participer… Eh oui, en Italie, même quand on s’appelle Alberto Tomba, si « La Mamma » dit « no », c’est non… et basta!

Né le 12/10/1977 à Easton, New Hampshire (USA) 1,88m pour 91kg

En compagnie de Tomba, Miller est l’autre grand « bad-boy » des montagnes. Issu d’une famille de hippies, cet Américain pure-souche présente lui-aussi un profil atypique (pour ne pas dire « marginal ») par rapport aux autres membres de la confrérie alpine.

« Kid » ultra-sportif, s’adonnant conjointement au football, au tennis mais aussi au golf, Bode Miller est une sorte d’autodidacte de la glisse sur neige. Initié au ski dès l’âge de 2 ans, il présente la particularité d’avoir appris à dévaler les pistes par lui-même, quasiment en solo! En découle, une position peu conventionnelle, très en arrière sur ses skis, avec une prise de risque maximale doublée d’un sens de l’équilibre toujours à la limite de la rupture qui lui auront valu des surnoms tels que « chewing-gum », « Malabar » ou encore « L’Homme élastique ». Plus beau palmarès du ski nord-américain (devant Phil Mahre), cet athlète multitâche s’est aussi bien illustré dans les disciplines techniques (slalom et slalom géant) que dans celles de vitesse (descente et Super-G). Avec 33 victoires au compteur, il est ainsi l’un des 5 skieurs à s’être imposé dans les 5 disciplines de la Coupe du Monde (avec Girardelli, Zurbriggen, Aamodt et Gunther Mader) et est également, de surcroît, l’un des 2 seuls à avoir récolté des médailles olympiques dans toutes les épreuves (avec le Norvégien Aamodt). En outre, en 2014, sa breloque de bronze décrochée en Super-G a fait de lui le plus vieux médaillé olympique du ski alpin à 36 ans et 4 mois.

Ayant toujours refusé l’aide de sa fédération, se déplaçant en camping-car avec sa propre équipe et auteur de déclarations aussi provocatrices que tapageuses tant au sujet de sa propre hygiène de vie que sur l’épineuse question du dopage, cet incorrigible « Yankee » est assurément le champion alpin le plus controversé de l’Histoire.

Né le 30/08/1943 à Saint-Cloud (France) 1,78m pour 75kg

Légende du ski alpin tricolore, Killy, né dans les années 1940 en banlieue parisienne, ne semble a priori pas prédestiné à faire carrière dans les sports d’hiver. Ce n’est qu’après-guerre que son père (ancien pilote de chasse) décide de changer radicalement de vie. La famille Killy part alors s’installer à Val d’Isère pour reprendre la gestion d’un hôtel (La Bergerie) puis celle d’un magasin de sport. C’est là, au pied des pistes, que Jean-Claude deviendra (très vite) l’un des meilleurs descendeurs de toute la Savoie, puis du monde entier.

Admiré pour son sens inouï des trajectoires, sa victoire dans la classique « Arlberg-Kandahar » lance pour de bon sa carrière en 1964. Double médaillé d’or aux Mondiaux de 1966, ce précurseur, inventeur du départ catapulté en appui sur les bâtons (une méthode depuis adoptée par tous), signera ensuite son plus grand chef d’œuvre lors des Jeux de Grenoble de 1968, à l’occasion desquels « JCK » deviendra le 2e homme à décrocher les 3 médailles d’or olympiques du même coup. Estimant alors qu’il n’a plus rien à prouver du haut des cîmes, ce mordu de vitesse se tournera ensuite vers son autre passion en devenant pilote-automobile (comme le fera d’ailleurs son digne successeur, Luc Alphand, quelques années plus tard). Vainqueur des deux 1ères éditions de la Coupe du Monde (en 1967 et 1968) et détenteur du record de titres majeurs (11), « King Killy » (comme se plaisait à l’appeler la presse américaine des « sixties ») occupera par la suite d’importants postes de dirigeant tels que président de l’organisation des J.O. d’Albertville 1992, membre du comité olympique ainsi que de la fédération internationale de ski, et ce, jusqu’à sa retraite définitive en 2014, à l’âge de 70 ans.

Monstre sacré du sport français, dans l’hexagone Jean-Claude Killy est au ski ce que sont respectivement Bernard Hinault et Alain Prost au cyclisme et à la Formule 1, on peut ainsi légitimement se demander (au même titre qu’au sujet de Sailer) quelle serait sa place dans ce Top 10 s’il n’avait pas décidé de remiser définitivement ses spatules au grenier alors qu’il n’avait pas encore 25 ans…

Né le 28/02/1951 à Trafoi (Italie) 1,73m pour 70kg

Peut-être le moins populaire des « alpinistes » de ce tableau d’honneur, Gustav Thöni a pour principal « défaut » d’être originaire de la partie germanophone de la botte transalpine : le Haut-Adige, aussi connu sous le nom de… Tyrol du Sud.

Pas Autrichien (bien que le Tyrol du Sud soit historiquement et culturellement plus proche de l’Autriche que de l’Italie), mais « pas vraiment Italien non plus » nous diront certains de l’autre côté des Alpes… Un état de fait qui explique (au moins en partie) la moindre renommée dont jouit ce Tyrolien du Sud à l’international. Chez nos amis italiens en particulier, la cote de popularité de Thöni est en effet bien en deçà de celle d’Alberto Tomba ou même de celle de Piero Gros (son compatriote et grand rival de l’époque qui dispose pourtant d’un palmarès moins conséquent que le sien). Mais ne nous y trompons pas, en dépit de cet évident manque de reconnaissance médiatique, « Gustavo Thoeni » (comme on l’appelle dans la botte) dispose bel et bien d’une splendide armoire à trophées. Slalomeur de génie, il compte 3 médailles olympiques, 7 mondiales et 4 gros Globes de Cristal qui font de lui l’un des 5 skieurs les plus titrés en Coupe du Monde (avec Girardelli, Zurbriggen, Maier et Hirscher) ainsi que le 4e homme au palmarès des Mondiaux. Bien que spécialiste des épreuves techniques, en 1975, ce poids plume frôlera néanmoins la victoire sur le légendaire tracé de la descente de Kitzbühel, où il ne sera battu que d’un tout petit centième par le chouchou du public local, l’Autrichien Franz Klammer. Une anecdote qui sera d’ailleurs à l’origine d’un film, sobrement intitulé « un centesimo di secondo » (un centième de seconde), et dans lequel Thöni jouera son propre rôle.

Après s’être retiré en 1980, à 29 ans, il est d’abord devenu le coach personnel du volcanique Alberto Tomba avant de reprendre en main la destinée de la sélection alpine nationale en devenant d’abord manager puis directeur sportif de la « Valanga Azzurra » (l’équipe de ski italienne).

Né le 18/07/1963 à Lustenau (Autriche) 1,78m pour 82kg

Non, bien qu’ayant représenté le Luxembourg durant toute sa carrière, Marc Girardelli n’a pas appris à godiller du côté des Ardennes ou même des Vosges pourtant voisines du Grand-Duché. Et pour cause…

Né à Lustenau en 1963, cet Autrichien d’origine italienne intègre rapidement l’équipe nationale junior de son pays. Mais son histoire d’amour avec la « Wunderteam » tournera court. Exclu suite à un profond conflit opposant son entraineur de père (qui veut tout gérer) à sa fédération, le jeune homme se voit dans l’obligation de trouver une « équipe d’adoption » s’il veut continuer à évoluer au plus haut niveau international. Son omniprésent paternel fera alors jouer ses relations pour pouvoir finalement inscrire son fils en Coupe du Monde sous pavillon… grand-ducal ! Et malgré le peu de moyens dont dispose la fédération luxembourgeoise de ski, ce stakhanoviste de l’entrainement va tout de même parvenir à se forger l’un des plus beaux palmarès au monde! Unique quintuple vainqueur du gros Globe de Cristal, ce qui fait de lui le recordman de titres en Coupe du Monde, détenteur de 13 médailles mondiales et olympiques ainsi que d’une dizaine de petits Globes, 2e au nombre de podiums en Coupe du Monde (97 dont 46 victoires) ainsi qu’au nombre de médailles mondiales (11), ce coureur spécialiste du slalom est devenu au fil du temps un skieur hyper-polyvalent. Pas épargné par les blessures, Marc Girardelli était un phénix des neiges, capable de revenir toujours plus fort après chaque coup dur. Qui plus est, son duel d’anthologie en Coupe du Monde avec le Suisse Zurbriggen, restera également à jamais gravé dans les mémoires comme l’une des plus grandes rivalités que les sports d’hiver aient connues.

Un seul bémol, et non des moindres, le « Grand-Duc des Alpes » est l’unique membre de ce Top 10 à n’avoir jamais été couronné aux Jeux… En 1992 pourtant, à Albertville, le Luxembourgeois s’imaginait déjà avec l’or autour du cou, mais Alberto Tomba (qui, selon la légende, disposait ce jour-là de skis plus performants que les siens) lui brisa in extremis son rêve d’Olympe pour une fraction de seconde… Autant vous le dire, pour Girardelli, la fondue savoyarde garde, depuis cette date, un goût fort amer.

Né le 04/02/1963 à Saas-Almagell, Valais (Suisse) 1,88m pour 89kg

Issu de l’excellente formation alpine suisse, l’une des 3 meilleures écoles de ski au monde (avec l’Autriche et la Norvège), Zurbriggen est l’incontestable figure de proue du ski helvétique.

Chez les Zurbriggen, on est tous skieurs de père en fils. Et le plus doué de la famille, c’est Pirmin. Originaire du canton du Valais, le jeune homme, né en 1963 (tout comme son grand rival Girardelli), fait des débuts prometteurs au sein du Cirque Blanc, dès l’âge de 18 ans, en 1981. Trois ans plus tard, le talent du descendeur romand explosera à la face du monde via le gain de son 1er gros Globe de Cristal. Coureur quasi-exhaustif (seul le slalom n’a jamais vraiment été sa tasse de thé), le champion suisse réalise en 1987 une saison au presque-parfait en s’adjugeant 4 des 5 globes possibles. Avec un total de 16 « sphères précieuses » à son actif, « Zubi » est ainsi le 2e skieur de l’Histoire à avoir remporté le plus de Globes de Cristal (4 gros et 12 petits). En outre, sur le plan des victoires, le Valaisan est membre du Top 5 historique de la Coupe du Monde (derrière Stenmark, Maier, Tomba et Girardelli) avec 40 victoires et 83 podiums au compteur. Aux Jeux Olympiques, il n’aura brillé qu’une seule fois, certes, mais en remportant la plus belle des breloques, à savoir l’or de la descente (l’épreuve-reine) lors des J.O. de Calgary (Canada) en 1988. Fort d’un palmarès complet, le champion helvète s’est retiré en 1990, au lendemain de son 4e et dernier titre en Coupe du Monde.

A seulement 27 ans, Pirmin s’est alors chargé de reprendre la direction de l’hôtel familial, dont il est aujourd’hui encore le directeur. A noter que plusieurs modèles de skis ont été conçus avec sa collaboration. Ceux-ci ont été nommés « Zubiflex », en référence à la souplesse légendaire dont il faisait preuve pour se faufiler entre les portes.

Né le 07/12/1972 à Altenmarkt im Pongau (Autriche) 1,81m pour 89kg

Pour tous les amoureux des sports de glisse, l’Autriche est au ski alpin ce que le Brésil est au football : la référence absolue. De Sailer à Hirscher, en passant par Schranz, Klammer, Stock, Eberharter ou encore Raich (et bien d’autres), ils sont ainsi toute une pléiade d’énormes champions à être issus de la grande école de ski autrichienne. Ceci-dit, parmi eux, un nom fait toutefois l’unanimité: Hermann Maier.

« Quand on veut, on peut ! », telle pourrait être la devise de ce spécialiste des disciplines de vitesse à la charpente de bûcheron. Recalé du club de Schladming à 15 ans, Hermann doit se résoudre à travailler en tant que maçon l’été et prof de ski l’hiver. Mais en janvier 1996, son destin bascule lorsque le Cirque Blanc fait étape dans sa ville de Flachau. Simplement sélectionné pour ouvrir la piste en tant que meilleur pistard de la station, Maier va alors signer un temps exceptionnel et devancé la plupart des skieurs pros engagés ce jour-là! Enfin sélectionné en équipe d’Autriche et reconnu à sa juste valeur par ses pairs, il ne lui faudra alors que 2 ans pour atteindre son climax. Victime d’une chute impressionnante (à voir sur Youtube) lors de la descente des J.O. de Nagano en 1998, on le pense gravement blessé… il n’en sera rien, Maier remportant dans la foulée l’or aussi bien en Géant qu’en Super-G, le tout couronné par une 1ère Coupe du Monde en fin de saison! Détenteur du record de points sur une saison (2000 points en l’an 2000), 2e skieur le plus victorieux de l’Histoire de la Coupe du Monde avec 54 victoires au compteur et seul skieur de l’Histoire avec 6 « super majeurs » dans sa vitrine (4 gros Globes de Cristal + 2 médailles d’or olympique), ses performances XXL lui auront d’ailleurs valu le surnom sans équivoque d’ « Herminator ».

Puissant, capable de prendre tous les risques, ce kamikaze dans l’âme (il a failli perdre une jambe suite à un accident de moto en 2001) a écrasé la concurrence comme personne d’autre, ni avant ni après lui, en terminant souvent ses courses avec des avances de plusieurs secondes sur ses dauphins ! Du jamais vu en ski alpin ! Guerrier au mental d’acier, Hermann Maier demeure à l’heure actuelle l’incontestable fleuron de la prolifique pépinière à talents « Made in Austria ».

Né le 02/09/1971 à Oslo (Norvège) 1,76m pour 84kg

Résister à la pression quand celle-ci atteint son paroxysme, voilà sans doute la clef de voûte de tous les succès sportifs. Homme des grands rendez-vous, s’il en est, le Norvégien Aamodt sera ainsi passé maître dans l’art de la résolution de cette équation des plus complexes. Si bien qu’on aurait pu l’appeler « Monsieur Jour-J » tant il savait faire abstraction de l’enjeu dans les instants décisifs.

Passionné de ski alpin depuis sa plus tendre enfance, le gamin découvre sa vocation en s’émerveillant devant les prouesses du grand as de la glisse des années 1970-80, Scandinave tout comme lui, un certain Ingemar Stenmark… Précoce, c’est en 1990, à tout juste 18 ans, que Kjetil plonge dans le grand bain du Cirque Blanc. Dès 1992, alors qu’il ne fait pas encore partie des « top-racers » mondiaux, il surprend tout son monde (et en particulier Marc Girardelli) pour s’adjuger une breloque doré en Super-G et devenir du même coup le 2e plus jeune champion olympique de l’Histoire (après Sailer en 1956). Cette surprenante victoire initiale sera en fait le point de départ de son idylle olympique et mondiale, 2 compétitions que cette « fusée des fjords » va littéralement cannibaliser pendant près de 15 ans en amassant au total le nombre record de 20 médailles dans sa besace. Cette capacité à sortir le meilleur de lui-même au bon moment pour ne faire qu’une bouchée de ses concurrents lui vaudra d’ailleurs le sobriquet de « Baby Shark » (bébé requin). Mais cela n’est pas tout, car l’autre clef de la réussite de Kjetil-André Aamodt tient également dans sa formidable aptitude à passer au travers du filet des blessures. Rarement blessé donc (un fait rarissime quand on pratique une discipline aussi accidentogène que le ski alpin) mais surtout futé, et pour cause, il n’hésite pas à lever parfois volontairement le pied dans les épreuves de Coupe du Monde pré-olympiques ou pré-mondiales de manière à arriver toujours à 100% lors des grands évènements. Malin, le Norvégien! Exception confirmant la règle, en 2003, « KAA » se brisera la cheville à l’entrainement. A 32 ans, c’est la 1ère grosse tuile de son parcours sportif et d’aucuns considèrent alors que cette lésion sera synonyme de fin de carrière pour le skieur le plus titré de l’Histoire des Jeux Olympiques. « Out » durant toute la saison 2004, il retrouve certes le circuit en 2005, mais sans briller… Et pourtant lors de l’olympiade turinoise de 2006, le natif d’Oslo ponctuera son parcours aux J.O. comme il l’avait commencé 14 ans plus tôt, par une 4e médaille d’or aussi splendide qu’étonnante!

Fils spirituel de Stein Eriksen (le 1er grand skieur de son pays), Aamodt possède certainement (aux yeux du grand public) le plus beau palmarès de l’Histoire du ski alpin. Considéré à juste titre comme le plus grand sportif norvégien de tous les temps, ses exploits ont inspiré un grand nombre de ses compatriotes tels que Lasse Kjus, Aksel-Lund Svindal, Kjetil Jansrud ou encore la dernière pépite en date venue du Grand Nord alias Henrik Kristoffersen.

Né le 18/03/1956 à Joesjö (Suède) 1,81m pour 77kg

A tout seigneur tout honneur, « Le Roi du Ski Alpin », c’est lui. Et il n’est ni Autrichien, ni Norvégien, ni Suisse… Cela vous surprend ? Certainement! Et pourtant, si le Suédois Stenmark décroche l’officieux titre de « meilleur skieur de tous les temps », c’est grâce à un palmarès tout simplement colossal.

C’est à 5 ans que ce jeune Lapon s’initie aux joies de la glisse. Champion de Suède dans sa catégorie junior dès l’âge de 8 ans, il n’est pas encore majeur (17 ans) lorsqu’il effectue ses 1ers pas internationaux, en 1973, en Coupe du Monde. Une compétition qui va vite devenir le terrain de jeu préféré de ce pur slalomeur. De fait, peu à l’aise dans les épreuves de vitesse (il n’a disputé qu’une seule fois la descente de Kitzbühel), Stenmark se concentre uniquement sur les slaloms dans lesquels il excelle de par sa technique irréprochable et son incroyable agilité. Une qualité quasi-innée chez lui et qui lui permet d’enchainer les virages avec une (apparente) facilité absolument déconcertante. Ultra-régulier, le virtuose des flocons va ainsi opérer durant une dizaine d’année (1975-1985) une véritable razzia sur les petits Globes de Cristal du slalom et du géant, faisant main-basse sur 8 titres dont 7 d’affilée (1975-1981) dans chacune de ses 2 disciplines fétiches. Une énorme domination qui lui permettra aussi de s’octroyer au passage 3 Coupes du Monde de rang (gros Globes de Cristal en 1976, 1977 et 1978) pour un montant record de 19 Globes de Cristal au total. Egalement double champion olympique et quintuple champion du monde, le Scandinave (retraité à 33 ans) possède, en outre, toute une panoplie de records en tout genre: plus grand nombre de globes remportés donc, mais aussi, recordman de titres en Coupe du Monde de slalom et de géant, plus grand écart entre le 1er et le second en Coupe du Monde avec 4 secondes et 6 centièmes d’avance (sur Bojan Krizaj lors du Géant de Jasna en 1979) et, surtout, les records de victoires et de podiums en Coupe du Monde avec 86 courses gagnées et 155 « Top 3 » en tout et pour tout (ses dauphins Maier et Girardelli pointant respectivement à « seulement » 54 victoires pour l’Autrichien et 97 podiums pour le Luxembourgeois). Deux marques tout simplement hallucinantes et qui semblent même quasiment imbattables.

Viking au tempérament discret, d’où son surnom de « Silent Sweede » (Suédois silencieux), on notera pour l’anecdote que Stenmark est un peu le faux-jumeau de l’autre grande légende du sport suédois, Bjorn Borg, dont le parcours et la personnalité présentent des caractéristiques en tout point similaires avec le sien : même nationalité donc, même temporalité, même type de domination écrasante sur ses adversaires et même genre de caractère réservé voire mystérieux… Mieux, en 1978, aux vues de leurs remarquables performances respectives, le titre de « sportif suédois de l’année » leur a même été décerné… conjointement! Enfin, pour en revenir uniquement à Ingemar Stenmark, ajoutons qu’en 2006, il a été élu « skieur du siècle » par ses pairs (devant Jean-Claude Killy et Toni Sailer).

L’actuel « BIG 4 » peut-il bouleverser la hiérarchie historique? 

Comme annoncé précédemment, le Top 10 que nous venons de parcourir ne tient pas compte des skieurs encore en activité. Par analogie avec le tennis, 4 hommes dominent pourtant le ski alpin mondial ces dernières saisons. Ainsi, si l’on arrêtait les compteurs dès maintenant, où se situeraient donc les membres de cet actuel « BIG 4 alpin » (composé du Norvégien Svindal, de l’Autrichien Hirscher, de l’Américain Ligety et du Suisse Janka) au sein de la hiérarchie historique? Le Top 10 des légendes serait-il d’ores et déjà chamboulé?

Et la réponse est clairement « oui », en tout cas pour 2 d’entre eux :

Avec ses titres majeurs ramassés à la pelle (2 Coupes du Monde, 1 sacre olympique et 5 mondiaux) « La Flèche d’or » Aksel-Lund Svindal (Norvège) fait déjà figure de légende et occuperait ainsi la 8e place dans le classement des meilleurs skieurs de tous les temps. Agé de 33 ans cette année, les Jeux Olympiques de 2018 seront, sans doute, son dernier grand objectif.

Bien qu’il n’ait encore jamais décroché l’or olympique, l’Autrichien Marcel Hirscher (Autriche) a lui-aussi déjà marqué l’Histoire avec 4 couronnements mondiaux et, surtout, 4 Coupes du Monde d’affilée. Une performance inédite qui le place en position idéale pour pouvoir battre un jour le grand record de Girardelli en Coupe du Monde. Dans le classement historique, il serait lui aussi déjà membre du Top 10.

Outre-atlantique, Ted Ligety (Etats-Unis) émargerait quant à lui dans le Top 20 historique selon notre barème. Bien qu’il n’ait encore jamais glané de gros Globe de Cristal, il suffirait qu’une nouvelle médaille d’or vienne à nouveau orner le palmarès de ce baroudeur des grands évènements pour qu’il vienne titiller les 10 membres les plus émérites du « Hall of Fame » des skieurs.

En revanche, au même titre que pour le Français Jean-Baptiste Grange (double champion du monde) ou que pour le Norvégien Kjetil Jansrud (triple médaillé olympique), la mission s’annonce plus compliquée pour le 4e membre du « BIG 4 du ski alpin », Carlo Janka (Suisse), qui malgré ses 3 titres majeurs dans les 3 grandes compétitions (un gros Globe de Cristal, une médaille d’or olympique et une médaille d’or mondiale) ne se situerait encore qu’aux alentours de la 25e position au sein du « ranking » de tous les temps.

D’autant plus qu’une nouvelle génération, ô combien prometteuse, pointe désormais ouvertement le bout de son nez avec comme principale tête d’affiche le jeune « feu-follet » norvégien Henrik Kristoffersen que certains n’hésitent déjà plus à présenter comme le « nouveau Ingemar Stenmark »! Rien que ça! Affaire à suivre donc.

Lionel Ladenburger (Guga57)

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_du_monde_de_ski_alpin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ski_alpin_aux_Jeux_olympiques

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Championnats_du_monde_de_ski_alpin

  1. avatar
    15 février 2016 a 13 h 57 min

    J’aurais quand même mi Herminator devant Aamodt pour ses 54 victoires en coupe du monde, ses gros globes, ses 4 années de domination totale.
    Même si le norvégien a réussi dans toutes les disciplines, je trouve son classement un peu trop élevé.

    Ligety, même avec un titre en plus, n’aurait pas sa place dans le top 10. Il serait encore très largement derrière Tomba, Hircher, Svindal ou Raich.

    • avatar
      29 février 2016 a 12 h 13 min
      Par Guga57

      Salut Darkrio,

      Effectivement, l’écart entre Aamodt et Maier est minime…
      Très sincèrement, en fonction du barème de points qu’on attribue aux différentes récompenses, on peut très bien inverser les 3 positions…
      Stenmark, Aamodt et Maier sont les 3 incontestables légendes de ce sport, après pour déterminer l’ordre c’est très difficile de les départager :

      Stenmark est le plus prolifique mais moins complet les 2 autres.
      Aamodt a un palmarès phénoménal mais pas exceptionnel en Coupe du Monde,
      Et Maier a tout écrasé certes mais sur une période plus courte que Aamodt…

      Tout barème mis à part, le top 10 proposé est, mine de rien, assez proche de ce que la vox populi en pense :
      http://www.rankopedia.com/Best-Alpine-Skier-Ever-(Men)/Step1/1301/.htm
      http://www.rankopedia.com/Meilleur-skieur-(ski-alpin)-de-tous-les-temps/Step1/1321/.htm

      Mais bon, je comprends totalement ton point de vue, si je devais faire un classement « au panache » je mettrai aussi « Herminator » en N.1 ;)

  2. avatar
    16 février 2016 a 9 h 10 min
    Par Cullen

    L’article n’est pas mauvais (en plus c’est très rare d’en voir consacrés à cette discipline) mais le classement est une nouvelle fois beaucoup trop basé sur les chiffres bruts. Dans les années 60’ les championnats du monde avaient lieu tous les 4 ans, en alternance avec les JO, aujourd’hui ils ont lieu tous les deux ans, et à l’époque il y n’avait que 3 épreuves quand désormais il y en a 6 (descente, super-G, géant, slalom, combiné et épreuve par équipe), du coup c’est bien plus “facile” de se faire un gros pédigrée aujourd’hui que du temps de Killy par exemple. Pour preuve, en 1967 il remporte 12 des 17 épreuves de Coupe du Monde, un ratio qu’aucun skieur n’a été capable d’approcher depuis, mais voilà il n’y avait que 17 épreuves dans la saison contre une cinquantaine aujourd’hui. Pour Toni Sailer c’est encore pire, la CDM n’existait pas, pourtant aucun doute qu’il dominait le circuit de la tête et des épaules. Après, en contrepartie la concurrence était surement moins forte du fait que le Ski était réservé à une frange encore plus restreinte de la population qu’aujourd’hui, un paramètre qui n’est pas pris en compte dans l’article.

    Ensuite, avec ses 86 victoires en CDM, Stenmark est sans contest le meilleur technicien de l’Histoire mais est-il pour autant le skieur le plus complet ? Evidemment non, c’est d’ailleurs précisé dans l’article, il ne disputait jamais les épreuves de vitesse, et de ce point de vue j’accorde davantage de crédit à des skieurs comme Girardelli, Maier ou Svindal pour leur polyvalence. Un autre aurait certainement eu un palmarès gros comme celui de Maier si le Super-G avait été disputé avant 1987, c’est Franz Klammer qui détient toujours me semble-t-il le record de victoires en descente de CDM mais qui, à l’inverse de Stenmark, ne disputait que les épreuves de vitesse et ne pouvait donc pas viser le gros globe avec cette seule épreuve. Quant à Hermann Maier, difficile de savoir ce qu’il aurait été capable de faire sans son accident de moto, car même s’il a réussi à regagner un gros globe après sa chute (ce qui est déjà extraordinaire), il n’avait plus la mainmise sur le circuit comme en 2000 et 2001 où il était vraiment monstrueux. Bref, le classement proposé n’est pas scandaleux, mais certains méritent quand même davantage de considération, bien que les chiffres ne parlent pas forcément pour eux, et d’autres ont au contraire bénéficié de circonstances favorables pour se faire un beau palmarès sans avoir vraiment marqué la discipline.

    PS : jamais compris comment, avec un domaine skiable comme le nôtre, il y ait eu si peu de champions de cette trempe en France… Rien ou presque depuis Killy il y a 50 ans…

    • avatar
      29 février 2016 a 13 h 00 min
      Par Guga57

      Salut Christian et merci pour ton comm’, c’sympa ;)

      On en revient comme souvent au débat entre palmarès et panache.
      Effectivement, j’ai établi ce classement en me basant uniquement sur le palmarès chiffré (titres et trophées majeurs).
      Ceci-dit, je ne te suis pas totalement quand tu dis que c’est plus « facile » aujourd’hui qu’a l’époque de Killy.
      Certes, à l’époque de JCK, il n’y avait que 3 disciplines contre 5 aujourd’hui (je n’ai pas pris en compte les résultats par équipe pour établir la hiérarchie), mais à l’époque de « King Killy » la concurrence était certainement moins « costaud » qu’aujourd’hui ce qui relativise quand même également les résultats de l’époque je dirai. En outre, effectivement, les Championnats du Monde (en tant que tels) n’avaient lieu que tous les 4 ans mais à cette époque les Jeux Olympiques avaient la double casquette olympique et mondiale et donc Jean-Claude Killy par exemple a remporté un total de 9 médailles via seulement 6 courses disputées car ses victoires (en slalom, géant et descente) à Grenoble en 1968 comptent double dans le palmarès… Ce qui revient, plus ou moins, a la configuration actuelle à savoir les J.O. tous les 4 ans et les Mondiaux tous les 2 ans. Pour Klammer, selon le barème pour lequel j’ai opté, il serait aux alentours de la 20e place historique à égalité avec le Croate Ivica Kostelic et l’Allemand Markus Wasmeier…

      Enfin, je te rejoins totalement par rapport au paradoxe entre les résultats de nos Tricolores aux vues du domaine skiable dont nous disposons en France.
      Si l’on s’en tient uniquement au potentiel de notre domaine skiable, la France devrait (plus ou moins) être au même niveau que l’Autriche ou la Suisse.
      Mais bon c’est un peu comme en tennis à ce niveau-là, on est loin (très loin même) d’exploiter à fond notre potentiel dans le domaine alpin.
      Pour moi le problème se situe dans la prise en charge des talents dès le plus jeune âge. En Autriche, les gamins s’entrainent quasi-quotidiennement dès l’âge de 5-6 ans, ce n’est pas le cas chez nous…

      • avatar
        29 février 2016 a 13 h 09 min
        Par Guga57

        J’ajouterai juste une petite précision concernant la nouvelle génération car j’ai oublié de citer le talentueux Alexis Pinturault qui a déjà remporté 2 médailles de bronze (une mondiale et une olympique) + (cette année) le petit Globe de Cristal du combiné (qui n’était plus attribué depuis 3 ans) et qui vient en outre de signer ses 4e et 5e victoires de la saison (ces 13e et 14e en carrière en Coupe du Monde) après avoir déjà terminé sur le podium du classement général la saison passée. Bref, pour peu qu’il continue sur sa lancée, d’autres récompenses majeures lui semblent promises dans les 2-3 années à venir avec, bien évidemment, les Jeux Olympiques de 2018 en ligne de mire.
        http://www.lequipe.fr/Ski/Actualites/Alexis-pinturault-peut-il-viser-un-autre-globe-cette-saison/638536
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Pinturault

    • avatar
      20 décembre 2016 a 12 h 36 min
      Par nicolas pierre

      pour moi le meilleur, c’est Herminator, car le meilleur dans 3 disciplines sur 4 au meilleur de sa forme avant son accident, et bien plus que Girardelli et Zurbriggen a leurs époques !
      après en ce qui concerne la France et le pourquoi du comment de n’avoir que très peu de grand champion, L’Autriche met le ski au niveau du foot pour le brésil ou du rugby pour la new zeland, donc tous les meilleures sportifs autrichien rêvent d’exploits en Ski !
      pour finir Hirscher pas dans le classement avec 5 gros globes et surement un 6ème cette saison

  3. avatar
    1 mars 2016 a 13 h 11 min

    Bravo Guga pour ton article, on sent bien que tu n’as pas compté tes heures à faire toutes ces recherches et édifier ton classement. Le grand chauvin que je suis aurait certainement mis Alberto Tomba ” La Bomba” en tête de ton classement mais restons lucide…;)

  4. avatar
    1 mars 2016 a 14 h 14 min
    Par Guga57

    Grazie 1000 caro :)
    Effectivement, j’y ai passé quelques heures…
    Le plus dur a été de trouver un barème que je trouvais cohérent pour faire la part belle aux titres majeurs tout en donnant également une certaine importances aux autres trophées.
    C’est vrai que Tomba est « assez bas » dans la hiérarchie établie ici mais in fine c’est plus par son charisme que par ses résultats qu’on le considère souvent (à tort) parmi les 3-4 meilleurs de tous les temps.
    Ceci-dit, sa place dans le Top 10 est totalement justifiée. Sinon j’attends toujours ton prochain article Mister Santino… ça fait maintenant plus d’un mois que tu ne nous a rien pondu !!! Svegliati ;)))

    • avatar
      2 mars 2016 a 11 h 51 min

      Salut Guga,

      Loin de moi l’idée de me considérer comme une star qui attend de voir son public scander son nom pour un rappel, mais c’est vrai que je suis un peu en mode hibernation.
      Je reviendrai..peut être plus fort, plus drôle… plus sarcastique!!!
      A bientôt.
      Santino

  5. avatar
    9 février 2017 a 19 h 53 min
    Par Guga57

    Ce sera peut-être lui un jour le meilleur skieur de tous les temps, à condition de gagner au moins une ou deux médailles d’or aux Jeux Olympiques en 2018 voire en 2022 ;)
    http://yourzone.beinsports.fr/ski-alpin-slalom-championnat-monde-saint-moritz-marcel-hircher-federer-neiges-113667/

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