David Goffin, l’homme de l’ombre
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David Goffin, l’homme de l’ombre

David Goffin, tout comme Grigor Dimitrov ou Steve Johnson, fait partie de ces joueurs un peu plus vieux que la « NextGen », qui n’ont jamais vraiment eu l’occasion de briller dans les tournois, du fait de la domination du Big Four ces dix dernières années.

David Goffin, tout comme Grigor Dimitrov ou Steve Johnson, fait partie de ces joueurs un peu plus vieux que la « NextGen », qui n’ont jamais vraiment eu l’occasion de briller dans les tournois, du fait de la domination du Big Four ces dix dernières années. Mais avec l’absence de la moitié du Big Four sur cette fin de saison 2017, Goffin devient peu à peu l’un des hommes forts du circuit.

La relève belge

C’est en 1995, à l’âge de 5 ans, que David Goffin fait ses premiers pas sur un court de tennis, sous la tutelle de son père. Quelques années plus tard, il effectue un stage à l’Académie de Sergi Bruguera, puis un autre aux Etats-Unis, avant d’intégrer le centre tennis-études de Mons. C’est d’ailleurs avec le centre qu’il joue son premier match professionnel, lors des qualifications du Challenger de Mons. Il se fait cependant éliminer dès le premier tour sur un score très sec (6-0 6-0).

On le retrouve sur les courts professionnels en 2008, alors qu’il remporte son premier tournoi Future à Kefallonia, en Grèce. Il participe ensuite au tournoi junior de Roland-Garros où il ne passe qu’un seul tour, puis enchaîne avec Wimbledon junior où il est éliminé dès le premier tour. L’année suivante, le travail commence enfin à payer et Goffin bat son premier top 100, Christophe Rochus, alors classé 93e mondial. En 2010, il ajoute deux nouveaux trophées Futures à son palmarès (Eupen et Saint-Dizier), puis joue sa première finale de Challenger.

A l’âge de 21 ans, Goffin intègre pour la première fois le tableau principal d’un tournoi ATP, à Chennai. Il passe le premier tour mais est ensuite stoppé par Stan Wawrinka, futur vainqueur du tournoi. Il s’offre ensuite deux nouveaux titres Futures à la Roche-sur-Yon et à Rodez. En 2012, le Belge remporte le Challenger de Guadeloupe en battant en finale Mischa Zverev. Puis pour la première fois de sa carrière, il est sélectionné pour faire partie de l’équipe belge de Coupe Davis. Il perd le double mais ramène un point à son équipe grâce à une victoire en simple. A Roland-Garros, il intègre le tableau principal grâce à son statut de lucky loser suite au forfait de Gaël Monfils. A la surprise générale, il se hisse jusqu’en huitièmes de finale, ce qui lui permet de faire sa première apparition dans le top 100. Il obtient ainsi une wildcard pour Wimbledon où il atteint le troisième tour. Grâce à son nouveau classement, il peut également représenter la Belgique aux Jeux Olympiques, mais il est éliminé dès le premier tour par Juan Monaco. Il finit tout de même bien l’année en remportant le Challenger d’Orléans.

Dans l’ombre du Big Four

L’année suivante se révèle beaucoup plus compliquée pour David Goffin. Après un huitième de finale au Masters 1000 de Cincinnati, où il s’incline face à Djokovic, le Belge ressort du top 100, puis se casse le poignet gauche à l’entraînement. Il doit alors subir une opération fin août et n’a pas d’autre choix que de mettre un terme à sa saison. Il revient au début de l’année suivante et remporte ses deux premiers ATP 250, à Kitzbühel face à Dominic Thiem et à l’Open de Moselle à Joao Sousa. A l’ATP 500 de Bâle, il bat pour la première fois un top 10, Milos Raonic, en quart de finale, avant de s’incliner en finale face à Roger Federer. En 2015, il atteint son meilleur résultat en Masters 1000 jusque-là, à savoir un quart de finale à Rome, où il s’incline face à David Ferrer. A Wimbledon, il atteint les huitièmes de finale mais il est battu par Stan Wawrinka à ce stade. La fin de saison est assez mitigée, avec trois huitièmes de finale en Masters 1000 (Canada, Cincinnati et Bercy) mais pas de gros résultats. Les difficultés de Goffin à produire de bons résultats est surtout liée à la domination incroyable du Big Four à cette époque. A ce moment de sa carrière, le Belge n’avait encore jamais battu un seul des membres du Big Four (Nadal, Federer, Murray, Djokovic).

Goffin commence la saison 2016 par un huitième de finale à l’Open d’Australie, où il est une nouvelle fois vaincu par Federer. Il atteint ensuite sa première demi-finale de Masters 1000 à Indian Wells, puis réitère la performance à Miami. A Rome, il est stoppé en quart de finale par Andy Murray, puis par Dominic Thiem à Roland-Garros, également en quarts. A Wimbledon, il s’incline en huitièmes face au futur finaliste, Raonic. Il joue ensuite sa seule et unique finale de l’année à Tokyo mais est battu par Nick Kyrgios. Un peu plus tard dans la saison, Murray arrête encore une fois sa progression en quart de finale, au Masters 1000 de Shanghai. Le Belge conclut l’année par une première participation aux Masters, suite à l’abandon de Gaël Monfils pour le dernier match du Round Robin. Il joue face à Novak Djokovic mais s’incline sur un score plutôt sec (1-6 2-6). Mais c’est cette année, véritablement, que David Goffin est devenu un incontournable du circuit ATP. D’abord par sa première apparition dans le top 10, classement qu’il a atteint après deux finales consécutives, la première à Sofia et la seconde à Rotterdam. Ensuite par sa demi-finale à Monte-Carlo, où seul Nadal, futur vainqueur, parvient à l’arrêter – mais au passage, Goffin a remporté son match face à Novak Djokovic, une première pour le Belge. Mais malgré un début de saison prometteur, le Belge est contraint d’abandonner au troisième tour de Roland-Garros, après s’être coincé le pied dans la bâche du court Suzanne-Lenglen. Cette entorse l’empêche aussi de jouer Wimbledon et ce n’est qu’au Masters 1000 du Canada que Goffin fait son retour sur les courts. Un retour, il faut l’avouer, un peu difficile, puisque le Belge enchaîne les défaites prématurées en Masters 1000 depuis. Cependant, le tableau est éclairci par de belles performances en tournois mineurs. Après une victoire à Shenzhen, Goffin remporte son premier ATP 500 à Tokyo en battant Adrian Mannarino. En plus de ça, c’est lui qui permet à la Belgique de se qualifier pour la finale de la Coupe Davis, en remportant ses deux simples face à Kyrgios et Millman. Clairement affirmé comme le nouveau pilier de cette équipe de Belgique, Goffin sera une menace à prendre très au sérieux par les Français lors de la finale, qui aura lieu à Lille.

Le modèle réduit du circuit

S’il y a bien une chose qui caractérise David Goffin, c’est son petit gabarit. Avec son mètre 80 et ses 68kg, le Belge est loin d’être le plus puissant joueur du circuit, mais il compense par une rapidité incroyable et un jeu de jambe très travaillé. Il prend la balle très tôt, ce qui lui permet de briser le rythme de l’adversaire pour imposer le sien. C’est également l’un des meilleurs retourneurs du circuit et ne cesse d’améliorer son jeu au filet. Son coup préféré ? Le revers long de ligne. Un joueur atypique, mais qui connait très bien ses forces comme ses faiblesses, ce qui lui permet d’ajuster son jeu à tout moment. A vrai dire, il suffirait que le Big Four cède la place pour que David Goffin se retrouve dans le top 3 mondial, ce qui finira certainement par se produire !

 

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