Dominic Thiem : sur les traces de Thomas Muster
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Dominic Thiem : sur les traces de Thomas Muster

Il n’a que 23 ans et pourtant nombreux sont les spécialistes à le considérer comme la relève du Big Four. Après Alexander Zverev, voici un autre membre de la Next Gen, déjà double demi-finaliste en Grand Chelem : l’Autrichien Dominic Thiem.

Comme c’est souvent le cas pour les joueurs de haut niveau, Dominic Thiem a baigné dès son enfance dans le monde du tennis. Avec deux parents professeurs de tennis à l’académie de Vienne, c’est tout naturellement que le jeune Autrichien se tourne lui aussi vers la petite balle jaune. Il commence à jouer à l’âge de 6 ans, sous la tutelle de son père, imité un peu plus tard par son petit frère.

Une progression fulgurante

Trois ans plus tard, Günter Bresnik, capitaine de Coupe Davis à plusieurs reprises pour l’Autriche, le repère et décide de le prendre son sous aile. Il transforme le jeu de Thiem, à l’origine défensif, en jeu offensif, en le faisant notamment passer au revers à une main. Si les débuts sont compliqués, la suite révèle que les choix du coach étaient les bons. Pendant sa carrière junior, Thiem atteint une finale à Roland-Garros et remporte le titre à l’Orange Bowl. Il atteint la 2e place mondiale junior et se voit au passage attribuer le surnom de « Dominator » en raison de sa puissance remarquable.

Dès 2011, il joue ses premiers matches professionnels grâce à des invitations, mais c’est en 2012 qu’il commence réellement à jouer sur le grand circuit. Cette année-là, il remporte deux tournois Futures en République Tchèque et au Maroc. L’année suivante, il atteint ses deux premiers quarts de finale en tournoi ATP en Autriche (Kitzbühel et Vienne), puis remporte les Challengers de Kénitra et Casablanca. Il fait ses premiers pas en Grand Chelem à l’Open d’Australie en 2014 : après être sorti des qualifications, il passe même le premier tour face à Joao Sousa avant de s’incliner face à Kevin Anderson. La même année, il se qualifie également pour son premier Masters 1000, où il perd au troisième tour face à Julien Benneteau.

C’est à Madrid que Thiem se révèle au grand public : une nouvelle fois sorti des qualifications, il bat au deuxième tour son premier top 10, Stan Wawrinka, alors n°3 mondial. Peu après, il joue sa première finale en tournoi ATP à Kitzbühel, où il s’incline face à David Goffin. Il réalise un bon tournoi à l’US Open puisqu’il joue pour la première fois un huitième de finale en Grand Chelem, ce qui lui permet de finir l’année à la 39e place mondiale.

En 2015, malgré une absence totale de résultats en Grand Chelem et un unique quart de finale en Masters 1000, Thiem confirme son statut d’espoir du tennis en remportant ses trois premiers titres ATP à Nice, Umag et Gstaad. Il entre ainsi dans le top 20 pour la première fois de sa carrière, à seulement 21 ans.

Les choses se passent beaucoup mieux l’année suivante. En plus de trois titres ATP 250 à Buenos Aires, Nice et Stuttgart, il remporte son premier ATP 500 (Acapulco) et joue deux autres finales à Munich et à Metz. Il atteint également à deux reprises les quarts de finale en Masters 1000 à Rome et à Cincinnati. L’exploit de sa saison reste la demi-finale qu’il atteint à Roland-Garros et qui constitue encore aujourd’hui son meilleur résultat en Grand Chelem. Il s’incline face au futur vainqueur et n°1 mondial, Novak Djokovic.

Ses excellents résultats lui permettent de se qualifier pour la première fois de sa courte carrière pour le Masters de Londres. S’il remporte son match de poule contre Gaël Monfils, il est battu par Milos Raonic et à nouveau par Novak Djokovic. Il finit la saison à la 8e place mondiale.

2017, l’année pour confirmer ?

Jusqu’à maintenant, Dominic Thiem réalise une saison plus que satisfaisante. A vrai dire, si Rafael Nadal n’avait pas retrouvé un niveau si impressionnant, Thiem aurait probablement tout raflé. Après un titre à Rio au mois de février, l’Autrichien bute une première fois sur Nadal en finale de Barcelone, puis à nouveau à l’occasion de sa première finale en Masters 1000 à Madrid. Il prend  sa revanche en quart de finale du Masters 1000 de Rome. Il est ainsi le seul à avoir battu Nadal sur terre battue cette saison. Il s’incline cependant en demi-finale face à Novak Djokovic.

A Roland-Garros, nombreux sont les spécialistes à parier sur une bonne performance de Thiem. Avec son coup droit lifté et sa puissance favorisée par la lenteur de la terre battue, ainsi que la confiance accumulée pendant le début de la saison sur terre, l’Autrichien promettait d’être un adversaire très sérieux, y compris pour le grand favori du tournoi, Rafael Nadal. En quart de finale, Thiem s’impose pour la première fois de sa carrière face à Djokovic, ralliant pour la deuxième année consécutive les demi-finales de Roland-Garros sans avoir perdu un seul set. Mais les espoirs de « Dominator » s’envolent : totalement impuissant face à Nadal, Thiem ne peut que s’incliner devant la supériorité de l’Espagnol, plus que jamais déterminé à remporter sa fameuse décima.

A Wimbledon aujourd’hui, Thiem est  considéré comme un potentiel outsider. Même si le gazon est loin d’être sa meilleure surface, il pourra tout de même compter sur son excellent service et son magnifique revers à une main, parfois comparé à celui de Stan Wawrinka. Son jeu très offensif est aussi un atout de taille. A noter également que Thiem est un joueur très solide à la volée, même s’il ne monte pas souvent. En d’autres termes, l’Autrichien a toutes les cartes pour aller loin à Wimbledon. Prochaine étape pour lui, un huitième de finale face à Tomas Berdych…

 

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