Federer-Nadal : rêvons un peu et conseillons les deux joueurs
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Federer-Nadal : rêvons un peu et conseillons les deux joueurs

Roger et Rafa : soyez raisonnables et réfléchissez bien à vos suites et fins de saison ! Analysons un peu la situation et prenons-nous un instant pour leurs conseillers...

Mathématiquement, tout a été dit et écrit sur nos deux champions de l’année. Deux phénix autant le dire. A présent, il revient à chacun de ne pas s’épuiser pour un trône à reconquérir ou un titre… jamais conquis. Quels sont les scénarios les plus favorables pour Nadal et Federer sans hypothéquer leur santé ?

- Scénario n°1 : Nadal veut à tout prix enfin remporter le Masters ? Il serait bien ambitieux car après 5 échecs d’affilée sur dur et indoor face à son ancienne victime préférée, ses chances sont plus que minces. L’avantage psychologique (qui l’eut cru ?) a changé de camp. Néanmoins, si Nadal veut son Golden Slam à la Agassi (vous ne pouvez même pas imaginer que ce soit lui la référence absolue dans le domaine…), il doit faire Bâle ou Bercy… mais en s’économisant, ce qui n’est pas tout à fait le genre de la maison. Bref, Nadal peut a priori garder son trône mais pas améliorer grandement son palmarès sur une fin de saison qui n’a d’ailleurs jamais été sa tasse de thé… quand il y a participé !

- Scénario n°2 : Nadal veut surtout préserver sa place de n°1 et vise un 2e titre à Melbourne pour réaliser quelque chose d’inédit : gagner à deux reprises fois chaque Grand Chelem, sept ans après avoir déjà rejoint d’autres légendes ? Pour ce faire, il a tout intérêt à éviter d’aller se “cramer” à Bâle devant Fed et son public. Idem pour Bercy en indoor, dans un tournoi qui a étrangement peu réussi à Fed au vu de ses stats sur cette surface et encore moins à Nadal. Même constat pour Londres, le jardin intérieur de Fed (en l’absence de Djoko ). L’intérêt de Nadal, a fortiori s’il a de nouvelles alertes au genou, serait tout simplement d’arrêter sa saison. Avec 95% de chances de conserver son trône, il rejoindrait Djoko dans la cours des 4 couronnes de fin d’année. On peut se demander si son corps est à nouveau en alerte (fatigue ? gnou ?) et si Shanghai n’a pas été à Nadal le pêché de gourmandise que Montréal avait été à Fed (qui disait vouloir gagner là-bas et offrir cette victoire “à un super public”. Rafa serait-il devenu raisonnable l’âge aidant ?

- Federer veut reconquérir le trône ? L’équation est simple mais tellement aléatoire car vouloir s’aligner à Bâle, Bercy et Londres pour un triptyque de folie serait totalement déraisonnable. Si, miraculeusement, Fed se coiffait d’une 6e couronne de n°1, les six semaines qui suivraient jusqu’à l’Open d’Australie ne lui suffiraient certainement pas pour se présenter frais à Melbourne afin de défendre son titre incroyable. Rodger, un conseil, très immodeste, pas les trois ! Ce serait d’ailleurs étonnant de la part de quelqu’un qui dit vouloir prendre soin de sa santé avant tout…

- Fed ne veut pas laisser Nadal s’envoler et vise un septième Masters ? Ce serait un nouveau record pour lui, qui mettrait Djoko dans une position compliquée pour l’égaler au moins sur ce terrain, alors qu’on y “croyait” encore il y a peu. Dans ce cas de figure, Fed essaiera de remporter Bâle une 8e fois, peut-être en espérant secrètement y rescalper Nadal. Il zappera raisonnablement Bercy afin de s’offrir un temps de repos idéal pour partir favori au Masters. Qui pourrait alors lui faire de l’ombre dans le tournoi des Maîtres ? Nadal ? Peu de chances après autant de revers sur dur et indoor. Cilic ? Battu en Grand Chelem à Wimbledon. Zverev ? Il n’a battu qu’un Fed amoindri à Montréal après avoir pris une leçon de tennis rapide à Halle. Vraiment, il est difficile d’opposer un adversaire crédible au Suisse lancé de cette façon sur dur. Donc, Rodger on fait comme son copain Rafa : même si ça fait mal à l’orgueil, on lève le pied !

L’intérêt de pousser nos deux champions à l’économie est double : d’abord ne plus préempter parfois inconsciemment leur santé et surtout attendre frais, dispos et le couteau entre les dents le retour de leur épouvantail 2011-2016, Novak Djokovic. Avec un air de lui dire : “mon gars tu as perdu toutes tes couronnes, as arrêté ta folle cavalcade à 12 Grand Chelem. En attendant, on t’a gentiment remis 2 GC dans la face et tu nous cours toujours après… ça va être de plus en plus compliqué “. Et dans une moindre mesure, ils pourront attendre relativement sereins les retours de Murray (qui n’a plus battu Fed depuis des années) et Wawrinka, qui a battu plusieurs fois les deux “monstres” ces trois dernières années.

  1. avatar
    18 octobre 2017 a 17 h 09 min
    Par Guga57

    Bien curieux de voir ce qui va se passer. Comme déjà évoqué sur l’autre post, je me demande ce que fera l’ATP dans le cas où Federer remporterait le Masters… Dans ce cas de figure, même s’il serait toujours derrière Nadal mathématiquement parlant, comment ne pas le considérer comme le véritable champion de la saison ??? Bon, évidemment, on y est pas encore… et malgré les absences de Djoko, Murray, Nishikori et Wawrinka, le Masters aura quand même de la gueule sur le papier avec Federer, Nadal, Cilic, Dimitrov, Thiem et Zverev. En somme, sauf blessure, RF sera le favori logique à Londres (son jardin indoor comme tu l’as si bien dit Lauchou), ceci dit, rien n’est encore fait ! Ce 7e Masters potentiel, il faudra aller le chercher. Bref, ça promet ;)

  2. avatar
    18 octobre 2017 a 19 h 48 min
    Par the sampras

    Faut arrêter avec le fait de considérer que devoir enchainer Bale-Bercy et Londres apparaît comme une folie et déraisonnable pour Federer.
    On croirait que c’est 3 M1000 en 3 semaines avec décalage horaire.
    Je suis presque sûr qu’il jouera les trois. Dans sa forme actuelle, il passe parfois moins d’une heure sur le court dans les premiers tours. Bale est un Atp 500 et il y a une semaine de repos après Bercy. Ca va quoi.
    De ce point de vue là, enchainer Indian Wells et Miami me paraît plus dur.

  3. avatar
    18 octobre 2017 a 23 h 29 min

    Je ne pense pas que Djokovic revienne au top aussi rapidement que Federer cette année. Maintenant pour l’intérêt du tennis, c’est ce que je souhaite ;)

  4. avatar
    19 octobre 2017 a 7 h 50 min

    Salut Guga,

    C’est comme en 2016, Murray numéro 1 mais l’homme de l’année c’était Djokovic avec son Djoko Slam, malgré le triple de l’Ecossais Wimbledon + Jeux Olympiques de Rio + Masters Cup.

    Le joueur de l’année 2017 ? Clairement pour l’instant, Federer pour moi meme s’il ne mérite pas d’être n°1 au classement vu son impasse sur l’ocre.
    4-0 en H2H face à Nadal, impressionnant pour le Suisse meme si encore une fois ce n’était que sur dur.

    L’Espagnol, lui, a donc échoué 4 fois contre le Bâlois sans oublier sa sortie prématurée à Wimbledon. Mais il fait un superbe n°1, très complet.

    Mais si Nadal gagne le Masters, il sera à nouveau en course pour le titre d’homme de l’année, surtout s’il bat Federer en finale à Londres, en indoor, LA surface fétiche du Suisse avec le gazon.

    Pour moi, Roger Federer ne viendra pas à Bercy car il vise le Masters et il est très attaché au tournoi de Bâle, sa ville natale. Et le Suisse a déjà gagné à Paris fin 2011.

    Enchaîner les 3 serait un risqué pour lui avant de defender son titre à Melbourne en janvier 2018 face à Nadal, Zverev, Del Potro, Thiem, Dimitrov, Cilic, Goffin et consorts, mais aussi on l’espère Djokovic, Wawrinka, Murray de retour à un très bon niveau.

    Pour Nadal, la fin de saison risque d’être dure physiquement.

    Le Suisse, sauf incident physique, sera LE grand favori du Masters pour viser une 7e victoire dans l’épreuve et priver Nadal du golden slam seulement réussi par Andre Agassi.

  5. avatar
    19 octobre 2017 a 10 h 50 min
    Par Guga57

    @axel, en 2016 c’est tres discutable… le Djoko-slam ayant ete realise a cheval sur deux annees… et puis l’ATP n’avait pas desavoue son classement pour autant. En somme, a mes yeux en 2016, le titre de champion de l’annee revenait de droits a Andy Murray. C’est d’ailleurs depuis fin-2016 que l’on peut reellement parler de BIG 4, car avant cela, il me paraissait impossible de considerer l’Ecossais comme un veritable BIG alors qu’il n’avait jamais ete capable de finir une saison sur le trone.

    Pour le reste je te rejoins. Fed va privilegier Bale et Londres au depens de Bercy. Nadal va avoir du mal a boucler la boucle physiquement et ne prendra pas le risque d’abimer son genou dans l’optique de 2018. Pour Melbourne en revanche, et meme si Nole a declare qu’il ne serait pas au top avant la mi-saison 2018, je me permet d’en douter. Djoko est un guerrier, il va revenir plus motive que jamais !

  6. avatar
    19 octobre 2017 a 11 h 08 min

    @Guga,

    Oui le Djoko Slam était à cheval sur 2015 et 2016, mais le Serbe avait gagne 2 GC en battant 2 fois Murray en finale, lequel n’avait battu Djokovic qu’une seule fois dans un majeur, en finale du Masters Cup (je ne compte pas la finale gagnée par l’Ecossais à Rome, d’enjeu moindre).

    En terme d’impact historique, Djokovic a plus marqué 2016 que Murray avec ce double OA / RG attendu depuis Jim Courier en 1992.

    Après c’est du papier à cigarette entre eux en 2016

    Djokovic n°2 ATP et vainqueur à Melbourne et Paris, sans oublier Indian Wells, Miami, Madrid et Toronto en M1000

    Murray n°1 ATP et lauréat à Wimbledon, aux Jeux Olympiques de Rio, à la Masters Cup ainsi qu’à Rome, Shanghai et Paris-Bercy en M1000.

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  8. avatar
    19 octobre 2017 a 15 h 57 min

    Quelle année de la lose quand même, en dehors de Fed et Nadal, on a eu droit qu’à des déceptions. Il n’y a guère que Zverev qui a sorti la tête de l’eau…
    Thiem confirme gentiment sa saison 2016, sans coup d’éclat
    Del Potro pas encore mûr (le sera-t-il un jour ?), Nishikori/Cilic semblables à 2016, Djoko/Murray/Waw aux fraises,
    Dimitrov top 8 sans qu’on sache vraiment trop pourquoi (cela se résume à un tableau dégagé à Cincinnati), on peut noter quelques belles défaites face à Nadal.

    La fameuse saison de transition s’approche à grand pas car je vois mal Federer réussir aussi bien en 2018 et Nadal est à deux doigts de nous refaire le coup du genou
    Malheureusement pour nous, aucun français ne semble en mesure de jouer la surprise et rafler un GC en mode Thomas Johansson. Noah peut dormir sur ses deux oreilles…

    Pour revenir sur le sujet, je vois mal Fed venir à Bercy, la course pour le n°1 étant illusoire. Sa venue à Toronto plutôt qu’à Cincinnati lui coûte probablement un meilleur US Open, je ne pense qu’il a compris la leçon.

  9. avatar
    19 octobre 2017 a 19 h 09 min

    Je suis plus d’accord avec Darkrio qu’avec Sampras, qui semble bien seul à partager son avis …On a bien vu ce qu’a donné l’enchaînement Montréal Cincinnati 1ere semaine (laborieuse en diable !) . Depuis l’envoi de l’article Nadal a déclaré forfait à Bâle ce qui est de bonne guerre…On en saura plus très vite.
    Pour les histoires d’homme de l’année (je remarque qu’un lien vers un article très intéressant de Laurent Vergne à été “censuré”, pas très classe!), moi aussi je penche pour Djoko en 2016 puisqu’il a archi dominé 6 mois, ce qui n’a pas été le cas, loin s’en faut de M. Big3+1, alias Murray. Par contre la perte de 4 couronnes consécutives par Djoko, en plus d’être inédite (pas de cas similaires après les gc de Laver ) est synonyme de vraie descente aux enfers sans palier de décompression. J’ai souvent comparé son exploit aux 10 finales consécutives de Fed 2005-2007. Ça aurait fait drôle qu’on ne l’y voit plus jusqu’en 2010! Donc si Djoko veut refaire son retard sur les 2 fous furieux qui ont reappuye sur l’accélérateur cette année, il va devoir reprendre pied au plancher ! D’où l’intérêt, comme je le signalais dans l’article de terminer celle ci à la fois en beauté ET raisonnablement pour le duo Helveto- espagnol. Pour finir, l’année nous a réservé tellement de surprise que nous sommes peut-être un peu optimistes pour le 7e masters de Federer.
    A Axel, à combien fixes tu déjà le retour de Fed dans le h2h? ;-) . Si ce vieux grigou, un poil poltron, maintient sa stratégie d’évitement de l’ogre de l’ocre dans son parc de tournois fétiches, ça peut être du 23/20 d’ici 1 an…si les 2 tiennent la cadence !

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      20 octobre 2017 a 11 h 19 min

      Salut Lauchou,

      Pour Djokovic, il n’avait plus de defis autre que statistiques (battre les 17 GC de Federer) excepté gagner aux Jeux Olympiques de Rio, tandis que fin 2007 Federer avait toujours pour objectif de vaincre Nadal à Roland-Garros, et il n’a rempli que la deuxième partie de l’objectif, gagner le French mais sans croiser l’ogre ibérique sur son passage.

      Pour le commentaire de The Sampras, je pense qu’il sous-estime le fait que c’est la fin de saison et que le Masters est un tournoi particulier où tu ne rencontres que des top 10 (top 8 + remplaçants éventuels) donc zero faiblesse tolérée.

      Federer à 36 ans a justement prouvé sa superbe gestion de calendrier en 2017, son seul vrai échec c’est l’US Open face à Del Potro car il a voulu enchaîner Montréal et Cincinnati, mais il aurait du faire l’impasse au Québec, tournoi qu’il adore bien que jamais gagné par le maestro.

      Pour le retour de Federer dans le H2H, c’est clairement un atout pour lui dans le fameux débat du GOAT tant de fois discuté ici.

      Mais avant que le Big Three ne range ses raquettes, je reste sur ma position, je mets toujours Nadal et Djokovic devant Federer pour le moment et plutôt le tandem Rosewall / Borg devant nos 3 monstres des années 2000 (suivis par Sampras, Laver, Connors, Lendl, Agassi et McEnroe, étant difficile de classer Bill Tilden vraiment trop loin dans le temps).

      En toute logique pour la fin d’année
      - Federer viendra à Bâle zappé par Nadal, victoire du Suisse
      - Federer et Nadal vont zapper Bercy, je vois bien Thiem ou Cilic l’emporter
      - Au Masters, l’expérience va primer, donc sans doute Federer devant Cilic en finale (sauf si Nadal résout ses pépins physiques entrevus à Shanghai)

  10. avatar
    19 octobre 2017 a 19 h 11 min

    Si Fed va à Bercy et pas Nadal, ce sera pur orgueil et gare à ses abattis ! J’dis ça J’dis rien…

  11. avatar
    19 octobre 2017 a 19 h 13 min

    Axel ton lien E——–t est passé à côté des fourches caudines de la redac, pas le mien !!

  12. avatar
    20 octobre 2017 a 10 h 36 min
    Par Cullen

    J’ai bien peur également que Federer zappe Bercy, moi qui aimerait tellement le voir (une dernière fois ?) de visu et, même si le Suisse a plutôt bien géré ses efforts depuis le début de saison, je vais apporter mon soutien à Sampras car au regard du calendrier, enchainer Bâle/Paris ne semble pas insurmontable, et il y a surtout une semaine de battement avant que débute le Masters, son véritable objectif de cette fin de saison. Après, ce ne serait pas une première de voir Bercy délaissé de ses principales têtes d’affiche, déjà qualifiées pour Londres, ou blessées, et le tournoi parisien – assez mal placé – a souvent ressemblé à un simple tournoi de qualification au Masters pour les joueurs classés entre la 6-7ème place et la 11-12éme.

  13. avatar
    20 octobre 2017 a 20 h 32 min

    Axel
    Borg (11 gc, retraite à 26 ans parce que Monsieur (que j’aime beaucoup et ai respecté puisqu’il m a fait découvrir et aimer ce sport ) avait décidé qu’”être numéro 2 après avoir été numéro 1 ne l’intéressait pas ) devant Federer et même Nadal, ça me dépassera toujours et on ne se mettra jamais d’accord là dessus . Moi le maintiens plus que jamais après cette année
    Rosewall Federer
    Laver Nadal (sachant que je peux encore faire grimper l’Espagnol au sommet bien sûr )
    Borg Connors
    Sampras Djoko
    Puis sans classement Mac, Agassi, Lendl, Becker Edberg Wilander Gonzalez etc.
    Bref, pour revenir à nos phénix, je souscris totalement à ta conclusion sur la fin de saison et ne suis d’accord ni avec Cullen (c’est rare ) ni Sampras (je connais moins bien ) sur l’effort que constitue l’enchaînement de ces tournois puisqu’avec cette affirmation, il nie toute la fatigue, l’effort constant de l’année, ce qui n’est pas du tout le cas d’Indian Wellington Miami comme j’ai pu lire.
    Cullen à en revanche raison de souligner que Bercy à quasiment toujours été un 1000 au rabais (ce qui n’empêche pas des vainqueurs de prestige, attention !) justement du fait des choix à faire et des efforts consentis par les tout meilleurs: CD, Masters, préservation pour la saison suivante etc. Cette année là politique des meilleurs a été encore plus radicale avec la tendance des fins de saison prématurées, un signe des temps. Et une inspiration de la “méthode Rodger”. Réussira tu elle à tout le monde ? Affaire à suivre de près, au moins autant que cette fin de saison…

    • avatar
      22 octobre 2017 a 8 h 36 min

      Salut Lauchou,

      Pour Borg, tu oublies 3 notions fondamentales

      1/ Iceborg n’est allé qu’une fois en Australie. Enlève les titres austraux du Big Three, cela donne Federer 14, Nadal 15 et Djokovic 6. Du coup Borg et ses 11 GC prennent une toute autre dimension.

      2/ au nombre de GC gagnés en relatif encore une fois, le Suédois écrase le Big Three : 11 sur 27 soit 40 % de réussite ! Je ne te fais pas l’injure de recalculer les taux de Fed, Rafa et Nole.

      3/ la notion de record n’avait pas la même signification à l’époque , comme pour le Tour de France où Jacques Anquetil, une fois Thys et Bobet dépassés avec 4 victoires en 1963, n’avait plus personne avec qui se battre en 1965, il préféra donc tenter le prestigieux doublé Critérium du Dauphiné Libéré / Bordeaux-Paris, le plus bel exploit de l’Histoire du cyclisme.
      Tant pis pour une 6e victoire, tant mieux pour Felice Gimondi qui gagna la Grande boucle 1965 devant Raymond Poulidor. Eddy Merckx, lui, avait à se confronter à Anquetil. Et encore le Belge aurait gagné 7 voire 8 fois sans s’éparpiller dé février à octobre. Le cyclisme a changé par la suite, et c’est aussi vrai pour le tennis pro, avec deux déclics : le retour de l’Australie parmi les vrais tournois qui comptent avec le doublé de Mats Wilander sur gazon en 1983-1984, et le record égalé puis battu de Roy Emerson par Pete Sampras, en 1999 et 2000 à Wimbledon (12e et 13e GC de Pistol Pete).

      S’il avait vraiment voulu s’offrir un record de titres en GC aux dépens d’Emerson (voire de Rosewall en titres majeurs), Borg ne serait pas allé aux Intervilles en 1977 et donc Guillermo Vilas n’aurait jamais gagné Roland-Garros. Idem, Borg ne se serait peut-être entêté en 1982 avec son orgueil sur la participation à 7 et non 10 tournois du Grand Prix.

  14. avatar
    22 octobre 2017 a 13 h 26 min

    Alors là Axel, ton point 1) c’est la meilleure démonstration par l’absurde sur le thème laquelle j’ai eu droit. ..
    Démonstration inverse, enlevons RG et on se retrouve à 5 pour Borg, 6 pour Nadal, 11 pour Djoko et….18 pour Federer! C’est à hurler de rire ! Et le ratio de victoires /tournois de Rosewall (que tu considère comme moi comme un goat ) tu ne nous “fais pas l’injure ” de le calculer, non plus ?. Au regard de sa ténacité, humilité et longévité , inverses à Borg, on est plutôt dans une filière longue, à la Fed, qui pour moi force davantage le respect…Je ne parle même pas de Connors, à qui on pourrait s’amuser à enlever ses uso pour le voir avec des gc faméliques…
    Entre démonstrations par l’absurde récurrentes et comparaison systématiques avec d’autres sports pour lesquels, j’avoue pour le coup mon incompétence, ton argumentation non me seulement me déçoit, mais me fatigue…
    Bon dimanche

  15. avatar
    22 octobre 2017 a 18 h 01 min
    Par the sampras

    Tu devrais relire plus calmement les arguments sur Borg quand tu seras moins fatigué car ils sont implacables et très convaincants.
    Le palmarès sans l’Australie, c’est évidemment parce que ce tournoi était largement boycotté à l’époque ce qui n’était pas le cas des 3 autres.
    Avoir perdu sa motivation après 10 ans de carrière n’est pas infamant et n’enlève rien à ce qu’il a fait. Il faut toujours se rendre compte de la valeur d’avoir réalisé le doublé RG-Wimbledon 3 années de suite.

    Sinon, je précise que je ne sous estime pas que c’est la fin de saison ou la difficulté du Masters, c’est plutôt le Suisse que je ne sous estime pas au vu de sa saison et de la façon dont il l’a géré. Le Masters est certes un tournoi relevé où on rencontre le top 8 mais zéro faiblesse tolérée, je dis non car c’est justement le seul tournoi de l’année que l’on peut gagner en ayant perdu un match et c’est même très fréquent pour celui qui va au bout.

  16. avatar
    23 octobre 2017 a 7 h 55 min

    Je mets justement Rosewall devant Borg dans ma hiérarchie perso …

    Quant à l’Australie, regarde le palmarès avant 1983 et tu verras qu’à part les Australiens, il n’y avait personne à y aller, excepté Borotra, Connors et Vilas !
    Roland-Garros n’a jamais vécu de période d’ostracisme comparable, meme si Connors fut suspendu 4 ans de 1974 à 1977. Et Il faisait meme figure de juge de paix, en plus de Wimbledon, étant le seul sur surface différente jusqu’en 1975 où l’US Open passa aussi sur terre battue avant de basculer sur ciment en 1978.

    Sur les autres sports, c’est la réalité, la notion de record est venue par les medias, des journalists, avec la television dans les années 80-90.
    Pareil en F1 avec Fangio ou d’autres disciplines encore.

    Donc il ne faut pas raisonner pareil avec Rosewall, Borg ou Federer. Les bases sont différentes, pas seulement sur le cordage de la raquette ou le calendrier.

    TOUT était different, je dis bien tout.
    Sinon Borg, encore une fois, ne serait pas allé en 1977 aux Intervilles, si le prize money du French Open avait été digne d’un GC.
    Mais chapeau à Philippe Chatrier d’avoir tenu bon face à Connors en 1974, puis Nastase et enfin Borg, il a sauvé Roland-Garros.

  17. avatar
    23 octobre 2017 a 16 h 19 min

    The Sampras,

    j’avais très calmement lu les arguments habituels d’Axelborg qui m’ont précisément fatigué parce qu’ils sont les mêmes depuis des années:

    1 la mise en orbite de Borg, sans accepter que depuis d’autres ont fait aussi bien ou mieux (Nadal RG, Fed Wim), mais pas le triplé); je n’ai d’ailleurs jamais dit que c’était infâmant son retrait! mais que ça montrait une combativité et une envie de gagner largement inférieure à celle de Nadal et Federer qui n’ont pas baissé les bras alors que le Big three, c’était autre chose que le décollage de Mac sur les 3 dernières années de Borg).

    2) les uchronies toujours sur le même Borg (“et si ceci, et si cela”), son ratio (précisément acquis parce qu’il n’a pas joué quand la concurrence le rattrapait), ce qui n’enlève rien en effet à son fabuleux triplé RG/WIM, bien plus prestigieux en effet que les enchaînements de Nadal et Fed (gazon ralenti). Borg a aussi arrêté (je le redis, rien d’infamant, juste un choix moins brillant ou glorieux que ses successeurs Nadal et Federer!) parce que lors de son dernier RG, un gamin de 19 a commis l’outrage de le pousser aux 5 sets en finale d’ RG , un autre l’avait battu à 22 ans dans son autre jardin et pour éviter un 5e/6e voire 7e échec à l’USO devant des Mac, Connors et probablement Lendl en 82, 83, 84 et 85…Les “et si…” on peut tout à fait les retourner dans l’autre sens…Idem pour RG, où il aurait peut être mal supporté après ses 5 sets face à Lendl de rencontrer un mouflet suédois qui avait la sale manie de renvoyer la balle encore plus longtemps que lui…Eh oui, Pecci et Gerulaitis avaient cédé la place à Wilander et Lendl mais Axelborg(ophile?) imagine que le boss aurait bien sûr écrasé les jeunes pousses qui ont raflé 6 titres en 7 ans…il l’a d’alleurs écrit dans une de nos nombreuses controverses…

    3) le retranchement de l’OA dans les stats de djoko et Nadal et Fed alors QU ILS L ONT JOUE ET GAGNE A UNE EPOQUE OU IL ETAIT JUSTEMENT JOUE (ET NON PLUS BOYCOTTE!) PAR LES PLUS GRANDS. Ok pour Borg, pour tenir compte de son temps. Mais même Monsieur Vilas, qu’Axelborg s’obstine à présenter comme une grosse concurrence à Borg sur TB se fendait lui d’un déplacement aux antipodes pour y glaner 2 titres! Quant à retirer leurs OA à Djoko, Fed ou Nadal (pourquoi pas Agassi, tant qu’on y ait, ça pique encore plus!!), c’est donc un démo soit très maladroite soit par l’absurde. Malheureusement comme souvent quand il s’agit de Federer et Borg, en amoindrissant les perfs de l’un et en portant aux nues celle de l’autres en insistant moins sur leur contexte (cf coucnurrence, cf celle de Borg sur TB pendant 7 ans : Pecci, Gerulaitis, Lendl de 19 ans, Vilas par 2 fois, qu’il dominait encore plus que Nadal dominait Federer, Wouaaah!) . Idem pour toujours trouver des excuses à Borg pour expliquer ses 4 défaites à l’USO (ratio? 100 %!! comme Murray à l’OA!) face à Mc et Connors. Alors qu’après tout son chouchou du big 3, dont il glorifie le Djoko Slam, n’a mis fin à sa disette de RG (tout comme Fed, je prends les devants!!) qu’en l’absence du patron. Le djoko Slam doit donc aussi être remis à sa place et notons qu’à ce jour Djoko n’a jamais battu un Nadal dans son assiette à RG, aloes que ce dernier est allé le chercher dans son jardin australien comme il est allé détrôner le roi de l’herbe à WIM (mais je l’ai écrit récemment, l’année de sa mononucléose qui lui a valu aussi sa déculotté de RG. Et ça tout le monde l’o'oublie)

    4) Son classement des GOAT qui serait peu ou proue; si j’ai bien compris et qu’il prétend ne pas en avoir:
    Rosewall (dont on pourrait enlever les 4 OA remportés…) Borg Laver Nadal (et encore, on ne sait pas, peut être Nadal devant les 2 GC…) Djoko Federer. Comme dirait une intello de la tv réalité: “non mais allo quoi!”

    Bref, pour finir sur une note moins outrée et sérieuse, parler de Borg raisonnablement avec Axel du même nom, le comparer à des champions qui ont choisi de se battre pour dépasser leurs signes indiens, gagner plus de tournoi et affronter la concurrence montante, c’est comme parler un temps de Sarkozy à Nadine Morano… ;-)

  18. avatar
    25 octobre 2017 a 19 h 12 min

    Bon, mon petit grain de sel sur Borg.

    Pour l’Australie, oui le tournoi était de seconde zone. Si Borg y avait participé régulièrement il aurait sûrement remporté quelques titres, amenant son total plus près de 15 titres.

    Le gros bémol selon moi sont ses échecs répétés contre non pas un mais 2 cadors à l’US Open.

    Maintenant, oui, son taux de succès en GC est énorme, mais en s’étant retiré si jeune, ce n’est pas étonnant.

    Mais oui, la notion de record n’ayant pas la même importance, il aurait peut-être eu un sucroit de motivation.

    Borg n’en reste pas moins un champion d’exception, mais il faut avouer que le Big 3 actuel a accompli des exploits digne des siens, si l’on tient compte de la longévité qui est un critère très valable selon moi.

  19. avatar
    27 octobre 2017 a 9 h 10 min

    Fabrice
    Entièrement d’accord avec l’ensemble de tes remarques sur l’immense suédois.
    Oui pour l’importance bien moindre qu’aujourd’hui de la course aux records.
    Oui s’il Borg avait fait les déplacements comme son concurrent (??) Vilas sur tb (une uchronie à la Axel), il aurait pu aller glaner 3 ou 4 titres sur le gazon australien entre 76 et 81…Même si l’onpeut se demander si les enchaînements gazon tb gazon auraient été si simples que ça et n’aurait pas préemptés par exemple celui RG wim de 80…

    Là où je refuse d’autres hypothèses, c’est la certitude ( émise par Axel dans un autre post)

    - qu’il aurait stoppé les ascensions de Wilander et Lendl sur TB à RG. Rien ne dit qu’il n’y aurait pas mal vécu le même scenar qu’à wimbledon avec Mac, bien au contraire. Il aurait sans doute très mal vécu de voir son quasi clone tennistique ( jeu de jambes de métronome, maîtrise du lift et de l’usure de fond de court etc.) de 18 ans en la personne de Wilander par exemple. Et les 5 sets de 81 face à un Lendl de 19 ans n’annoncaient eux non plus rien de bon pour le roi de RG de l’époque. ..

    - qu’il aurait stoppé l’ascension de ses 2 compatriotes Wilander et Edberg par exemple sur gazon australien , s’il s’était décidé à le jouer (comme tout le monde à partir de 83) au lieu de prendre sa retraite. Melbourne est curieusement devenue propriété suédoise pendant 4 ans entre 83 et 87, Wilander ayant réussi à battre Mac sur ce gazon, au passage…

    - qu’il aurait fini par dépasser son signe indien à l’USO alors qu’en plus de Mac et Connors déchaînés à Flushing, Lendl commençait à y cartonner (8 finales en 8 ans, 2 fois plus que Borg, et 3 titres…).

    Non et c’est bien à la fois tout le problème et la vista qu’il a pressenti : Borg n’aurait très probablement, après ses hallucinants 11 RG et Wim ( dont 3 doublés !!) , plus soulevé de coupe de gc après 81 ( petit doute pour 82…) et aurait vu s’il avait joué jusqu’à disons 30 ans, vu son ratio de succès en gc passer cruellement de 40 aux 25% très méritoires actuels de Federer au regard de la concurrence…

    Dernier parallèle avec Federer :
    Entre 2000 et 2007 le Suisse remporte, jusqu’à ses 26 ans , 10 des 28 gc qu’il dispute soit 36%, alors que sévit déjà depuis 3 ans celui qui deviendra le plus grand ( et plus méritant, au regard de la concurrence ) joueur de TB de l’histoire : Rafael Nadal. Celui le privera de plusieurs probables vrais Grands chelems …
    Après son échec en 2008 face à ce même Nadal à Wimbledon, dans son jardin (que l’on pourrait tout à fait comparer au séisme Mc 81 pour Borg, ou celui de Sampras en 2001 mais pas avec la dramaturgie d’une finale ), le Suisse, lui, pourtant affaibli, au moins tout autant par une mono-nucléose qui aurait pu conjointement à ses échecs répétés, à une retraite anticipée, fait le choix de continuer :
    - en apprenant à se contenter au moins pour un temps “d’être numéro 2″
    - sans savoir, encore, qu’il a encore 7 gc à remporter devant lui….
    - sans savoir qu’il vaincrait un jour ( très proche et par une joli coup de pouce du destin ) son seul signe indien…
    - sans savoir que 10 ans plus tard il serait encore là pour défendre 2 titres du grand chelem…

  20. avatar
    27 octobre 2017 a 18 h 01 min

    Merci Lauchou, bonne analyse à nouveau.

    Borg aurait peut-être réussi à dominer les nouveaux venus que tu cites s’il s’était remis en question, et s’il avait envisagé un changement de raquette.

    Mais évidemment cela reste de la pure spéculation.

    En tout cas c’est très agréable de discuter ici car les gros trolls ont enfin déguerpi.

    Et c’est bien d’avoir des avis divergents, c’est enrichissant.
    Je pense que tous les points de vues présentés ces temps-ci sont valides.

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