L’Helvético Federer – Wawrinka, sommet du sport suisse
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L’Helvético Federer – Wawrinka, sommet du sport suisse

Un an après leur sacre en Coupe Davis, les deux meilleurs joueurs de l'Histoire du tennis helvétique, Roger Federer et Stanislas Wawrinka, se sont affrontés pour la 21e fois en 10 saisons lors du Masters de Londres. Un match qui aura, une fois de plus, tourné à l'avantage du « Maestro ». Amis dans la vie mais bel et bien rivaux sur le circuit, chronologie et décryptage du derby 100% suisse de l'ATP.

En football, il y a les Clasicos (Barça-Real, OM-PSG), la France a son Olympico (OM-OL) et les Alsaciens ont même droit à un Alsacico (Strasbourg-Colmar, non ce n’est pas une blague !). Du côté des Alpes, depuis plus d’une décennie, les fans de tennis suisses se régalent quant à eux avec leur Helvético, « Rodgeur vs Stan », le seul duel intra-national de l’actuel circuit ATP à mettre aux prises des joueurs titrés en Grand-Chelem. De plus en plus souvent opposés l’un à l’autre depuis 2005, ces deux alpinistes raquettes en mains (qui cumulent ensemble quelques 25 titres majeurs en simple dont 19 en GC + une médaille d’or olympique et une Coupe Davis, excusez du peu) ont ainsi porté le sport de leur pays dans des sphères qu’il n’avait encore jamais atteintes. Focus-rétro sur les 10 épisodes les plus marquants d’une rivalité pas forcément si amicale que ce que l’on pourrait croire…

Rotterdam 2005, 1/8e de finale, victoire de Federer (6-1 6-4)

Lors de cette 1ère assez confidentielle (et plutôt anecdotique) entre « petits suisses », Roger Federer se présente dans la peau du N°1 mondial en puissance qu’il est déjà à l’époque. De fait, alors que RF (23 ans) vient tout juste de réaliser le 1er de ses 3 Petit-Chelems en 2004, son jeune compatriote (19 ans) découvre pour sa part à peine les dures exigences du Top 100. Encore trop tendre, et certainement un peu impressionné, Wawrinka ne pourra que regarder le train passer.

Dubaï 2006, 1er tour, victoire de Federer (7-6 6-3)

Un an après leur rencontre initiale, Stan a visiblement pris de la bouteille. A l’été 2005, il a disputé sa 1ère finale sur le circuit ATP (à Gstaad) et pointe désormais aux portes du Top 50 mondial. Pendant une grosse demi-heure, le benjamin tiendra ainsi la dragée haute à son illustre aîné, le poussant même à disputer un jeu décisif. A cet instant, rattrapé par le stress, Wawrinka flanche. Le match tourne alors à la démonstration en faveur de Federer qui enchaîne les points, lui infligeant un cinglant 7-0 lors du tie-break avant de boucler le 2e set en à peine plus de 20 minutes.

Monte-Carlo 2009, 1/8e de finale, victoire de Wawrinka (6-4 7-5)

Suite à leur succès en double aux J.O. de 2008, les compères ont gagné un surnom commun, « Fedrinka » (né de la contraction de leurs patronymes respectifs). En outre, leur tandem affiche désormais une belle complicité. Par ailleurs, le titre olympique a également (un peu) permis à Wawrinka de sortir de l’imposante ombre médiatique de la montagne « fédérienne » du côté de leur confédération natale. Se montrant plus audacieux que jamais, et visiblement dans un grand jour sur sa surface de prédilection (la terre-battue), Stan joue cette fois crânement sa chance pour surprendre Rodge lors de ce 3e épisode. Une défaite qui n’entamera cependant pas, outre-mesure, la confiance d’un Federer qui remportera dans la foulée (tout juste un mois et demi plus tard) l’un des titres les plus importants de sa carrière à Roland-Garros.

Roland-Garros 2010, 1/8e de finale, victoire de Federer (6-3 7-6 6-2)

Y aurait-il pu y avoir plus bel endroit que le court central de l’Open de France pour ce 1er « Helvético » de l’Histoire en Grand-Chelem ? Fort du précédent monégasque de 2009, Stan est persuadé d’avoir une carte à jouer. De surcroît, il aborde ce 1/8e en bonne forme, sans avoir perdu le moindre set lors des 3 premiers tours et après avoir atteint les quarts du Masters 1000 de Madrid en battant notamment Söderling (le finaliste et tombeur de Nadal à RG 2009). Pourtant, encore une fois, Waw débute la rencontre la fleur au fusil. En face, Federer en profite pour s’offrir le break d’entrée avant de s’adjuger rapidement la 1ère manche. Malgré un 2e acte conclu au terme d’un tie-break accroché (7-5), le natif de Lausanne se montre à nouveau impuissant face au tenant du titre qui subira pourtant le joug de… Söderling au tour suivant.

Australian Open 2011, 1/4 de finale, victoire de Federer (6-1 6-3 6-3)

De tous leurs affrontements, celui de l’Open d’Australie 2011 constitue certainement le plus symptomatique du complexe d’infériorité dont souffre Waw face au « Maître ». Sur le papier, la partie s’annonce plus disputée que jamais. D’un côté, régulièrement dominé par Nadal et Djokovic, Federer n’est plus le roi incontesté du circuit ATP. De l’autre, Wawrinka, qui vient de faire son entrée dans le Top 20, s’est débarrassé du « rookie » Dimitrov puis de Monfils et, surtout, de l’ancien N°1 mondial américain Andy Roddick. Mais pour la 7e fois en 8 duels, il va perdre. Plus que la défaite, c’est la manière qui interpelle, ce revers faisant montre de la totale incapacité du Vaudois à jouer son meilleur tennis dès lors qu’il se retrouve opposé au Bâlois. Entre 2009 et 2013, Stan s’inclinera ainsi à… 11 reprises consécutives face à son compatriote !

Monte-Carlo 2014, finale, victoire de Wawrinka (4-6 7-6 6-2)

Par le biais de son 1er titre en Grand-Chelem, un titre obtenu après avoir triomphé du N°2 (Djokovic) et du N°1 (Nadal) mondial en Australie (s’il vous plaît!), celui que l’on appelle désormais « Stan the Man » vient tout juste de changer de dimension. Pratiquement 5 ans jour pour jour après son seul et unique succès contre Fed, le rapport de force entre les 2 Suisses n’a donc jamais paru aussi équilibré. Pour leur 1ère (et, pour l’heure, unique) opposition en finale, le scénario de la rencontre confirmera cette tendance. Dans un match où les breaks seront légions, le mano a mano basculera au tie-break du 2e set, RF craquant ensuite physiquement dans l’ultime manche. Cette défaite empêchera d’ailleurs par la même occasion Federer de compléter son puzzle de titres en Masters (Golden Masters), Monte-Carlo étant toujours l’un des deux seuls « 1000 » (avec Rome) qui manquent à la collection de « l’horloger » de Bâle.

Wimbledon 2014, 1/4 de finale, victoire de Federer (3-6 7-6 6-4 6-4)

Pour la 1ère fois, les chemins des deux Helvètes se croisent dans le temple du tennis mondial. Ultime preuve que Stan ne fait désormais plus aucun complexe mental vis-à-vis de Rodge, le Lausannois va commettre l’effronterie de venir titiller « Sa Majesté » Roger Federer dans son jardin londonien. Habituellement peu à l’aise sur gazon, SW se détache à 3-1 et boucle le set initial en 30 minutes. Wimbledon retient son souffle et la seconde manche vire alors au bras de fer pendant plus de 50 minutes, les protagonistes parvenant tous deux à tenir leurs jeux de service. A l’expérience, Fed se sortira finalement du piège en enlevant le tie-break, avant de se montrer chirurgical (avec un seul break dans chacun des 3e et 4e sets) pour conclure la partie.

Masters Cup 2014, demi-finale, victoire de Federer (4-6 7-5 7-6)

Sans aucun doute la plus houleuse mais aussi la plus belle de leurs oppositions, cette demie du Tournoi des Maîtres 2014 restera dans les annales. Engagée dans une cause nationale commune: la quête d’un 1er titre historique en Coupe Davis pour la Suisse, la paire helvétique a fait le pacte de ramener le Saladier d’Argent à la maison fin-novembre. Hélas, le calendrier est ainsi fait qu’une semaine seulement avant la grande bataille programmée face aux Bleus, les deux coéquipiers de la « Nati » de tennis vont se retrouver face à face lors du Masters de Londres. Loin de s’être mis d’accord pour se préserver en vue de l’échéance lilloise, ils entrent alors dans l’arène avec la ferme intention d’en découdre, se rendant coup pour coup pendant près de 3 heures d’une lutte acharnée. Au bout de cet énorme combat au suspense hitchcockien, c’est finalement le plus âgé des deux qui s’imposera. Mais ce duel va laisser des traces et mettre à mal le serment d’allégeance réciproque que les deux hommes se sont faits en début de saison. Pendant le match, Mirka, la femme de Federer, s’est en effet permise d’invectiver Wawrinka d’un « cry baby » moqueur à son encontre, tandis que ce dernier contestait un point litigieux auprès du juge de chaise. S’en suivra, après le match, une explication des plus tendues dans les vestiaires entre les deux partenaires de sélection. Un épisode fâcheux qui, bien que ponctué d’un « happy-end » en Coupe Davis, aura néanmoins contribué à mettre en lumière que l’entente entre les deux champions n’était peut-être pas si cordiale que cela…

Roland-Garros 2015, 1/4 de finale, victoire de Wawrinka (6-4 6-3 7-6)

Alors que le tirage au sort du tournoi de la Porte d’Auteuil 2015 vient tout juste d’avoir lieu, chacun scrute le verdict de haut en bas pour voir où son nom apparaît. Les 4 principaux favoris (à savoir Djokovic, Nadal, Murray et Ferrer) ont tous été placés dans la partie-haute du tableau. En un coup d’oeil, le constat est donc limpide. Dans la partie-basse, Stan et Roger savent qu’ils disposent (pratiquement) d’un boulevard. Comme prévu, nos deux montagnards sont au rendez-vous des quarts. Les bookmakers prédisent un match serré, il n’en sera pourtant rien. Dès l’entame, un Stan de gala impose sa puissance et fait vaciller la statut d’un Federer débordé, et manifestement agacé, qui s’inclinera ce jour-là en 3 sets secs. Est-ce l’improbable short à carreaux aux allures de pyjama qu’arbore le Vaudois qui a perturbé RF ? Assurément, non ! Car Wawrinka aura retrouvé durant ce RG 2015 le niveau stratosphérique qui était déjà le sien à l’Open d’Australie 2014. Précis, puissant et incisif à l’extrême durant toute sa flamboyante quinzaine parisienne, conclue en apothéose par un récital final contre Djokovic, «Stanimal» (surnom glané au cours du tournoi) signera un succès retentissant (son 2e en Grand-Chelem) après s’être à nouveau débarrassé en chemin des N°1 et 2 mondiaux pour soulever la Coupe des Mousquetaires. Tout simplement phénoménal !

US Open 2015, demi-finale, victoire de Federer (6-4 6-3 6-1)

Cette grande première new-yorkaise constitue le 6e round de la paire « Fedrinka » en Grand-Chelem. Depuis RG, les trajectoires des « tennismen-chocolatiers » se sont à nouveau inversées. Tandis que « Fédé » a pu redécouvrir le goût d’une finale à Wimbledon ainsi que celui d’un titre en Masters 1000 (Cincinnati), les récents résultats en dents de scie de « Wawa » suggèrent qu’il a apparemment eu certaines difficultés à digérer son triomphe hexagonal. Etat de faits qui va vite se confirmer sur le court du Arthur Ashe Stadium par le biais d’une victoire-express de « FedEx » en 1h33 de jeu. Ce dernier enfoncera d’ailleurs le clou 2 mois plus tard lors d’un « remake » (tout aussi expéditif) de la saison passée en demi-finale du Masters (victoire de RF 7-5 6-3 en 1h10).

Bilan actuel, statistiques et perspectives

Pour l’heure, le bilan de leurs joutes respectives demeure sans appel, le Bâlois ayant pris l’ascendant sur le Vaudois à 18 reprises lors de leurs 21 confrontations. Les statistiques confirment cette domination et le net ascendant dont dispose toujours « The Master » sur son cadet. Outre le 18 à 3 en face-à-face, tous les autres ratios sont ainsi largement en faveur de l’homme aux 17 titres du Grand-Chelem, comme le démontre le tableau suivant (établi au terme de la saison 2015) :

Joueur Roger FEDERER Stan WAWRINKA
Victoires 18 3
Dur intérieur 5 0
Dur extérieur 8 0
Terre-battue 4 3
Gazon 1 0
% total 85,71 14,29
Sets 42 (79,25%) 11 (20,75%)
Jeux 313 (57,96%) 227 (42,04%)
Tie-breaks 8 (72,73%) 3 (27,27%)

Si l’on se fie aux chiffres, on constate que RF inflige un sévère 14-0 hors terre-battue à son homologue du Top 5, Wawrinka faisant plus ou moins jeu égal avec Federer uniquement sur la surface ocre. Toutefois, les données en termes de jeux remportés montrent aussi que leurs affrontements ne basculent très souvent que sur d’infimes détails, l’expérience de Fed faisant la plupart du temps la différence dans les instants décisifs (notamment aux tie-breaks). En outre, les incroyables progrès accomplis par le Romand depuis 2013 (année de son entrée dans le Top 10) prouvent également que l’écart de niveaux entre les deux joueurs, tant sur le plan technique que psychologique, n’a cessé de se resserrer au fil du temps. Enfin et par ailleurs, sur le plan personnel, même si leur relation n’est peut-être pas aussi idyllique que d’aucuns pourraient le penser, leurs succès communs aux Jeux Olympiques ainsi qu’en Coupe Davis ont tout de même contribué à forger entre eux une amitié certaine, doublée d’un profond et solide respect mutuel.

Désormais tous deux trentenaires, gageons que cette bataille de légendes entre deux des plus beaux revers-à-une main de la planète-tennis nous offrira encore quelques grands moments. Avant leurs retraites, nombreux sont ceux qui espèrent ainsi assister au moins une fois à un Helvético en finale d’un tournoi du Grand-Chelem… Au pays des lacs et des montagnes, les fans de la petite balle jaune ne pourraient évidemment pas rêver d’un plus bel épilogue.

  1. avatar
    8 décembre 2015 a 10 h 17 min
    Par El gargati

    Super !

  2. avatar
    8 décembre 2015 a 16 h 43 min

    Salut Guga,

    Sur Monte-Carlo 2009, sans vouloir diminuer les mérites de Stan Wawrinka qui est depuis 6-7 un des 4-5 meilleurs sur terre battue derrière le duo Nadal / Djokovic, il me semble que Federer venait juste de reprendre la competition après la naissance de ses filles.

    Pour résumer, je dirais que Wawrinka a dépassé le stade du syndrome du spectateur incapable de battre celui qu’il admirait tant.

    Cela s’est vu à Roland-Garros en 2015, match que j’ai eu la chance de voir dans les gradins du Lenglen.

    Mais Stanimal n’est qu’un intermittent, on voit plus souvent Stanislas que Stanimal, et dans ce cas là Federer continue de gagner, comme à l’US Open ou au Masters en 2015.

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      9 décembre 2015 a 19 h 09 min
      Par Guga57

      Salut Axel,
      Je viens de jeter un oeil et les jumelles de Fed sont nées en juillet 2009…
      Ceci-dit, je partage ton point de vue concernant Wawrinka. C’est un intermittent… mais quand il est à 100% il est juste hallucinant. Quand on pense qu’avant 2013 il avait plus ou moins le même niveau que nos Tsonga-Gasquet-Simon-Monfils…
      Le déclic a été phénoménal chez lui, le fait de côtoyer Fed a certainement dû jouer aussi quelque part. En tout cas, Stan est l’incarnation même de l’exemple à suivre pour les jeunes qui ont tant de mal à percer.
      Sacré veinard que tu es d’avoir pu assister à un Helvético en live ;)

      • avatar
        11 décembre 2015 a 9 h 17 min

        Salut Guga,

        Oui alors c’était le mariage je ne sais plus mais je suis sur que Fed Ex avait pris des “vacances” avant MC 2009.

        Oui je bosse chez BNP j’ai eu des places à prix réduit pour RG et Bercy, beaucoup de chance d’avoir vu Federer / Wawrinka en juin et Djokovic / Murray en novembre :-)

        Puisqu’on parle des JO, je trouve dingue que Rodgeur veuille tripler simple, double avec Wawrinka et double mixte avec Hingis !
        Beau pari de sa part mais à 35 ans à Rio de Janeiro durant l’été 2016, va-t-il tenir physiquement ?

        Pour Stan, oui c’est un intermittent et il vaut mieux 2 GC que 0 mais un paquet de 1/2 et de 1/4 comme Tsonga, Ferrer ou Berdych !
        Je le vois mal devenir n°1 un jour mais je lui souhaite.

        Le prochain que je vois n°1, c’est soit Andy Murray soit un jeune qui explose, car j’y crois pas pour Wawrinka, tandis que j’imagine mal Nadal ou Federer revenir sur le trône de l’ATP désormais.

        • avatar
          11 décembre 2015 a 13 h 02 min
          Par Guga57

          Salut Axel,
          Bien vu, c’était le mariage de Fed (cf. le commentaire de Vincent un peu plus bas sur cette page).
          C’est clair que tu as de la chance d’avoir pu assister à ses matchs. De mon côté, j’ai eu la chance d’aller à Lille pour voir la finale de Coupe Davis 2014 ;)
          Complètement d’accord avec toi concernant la (vraisemblablement très probable) décision de Fed de s’aligner dans les 3 compétitions olympiques. Même si le double est beaucoup moins physique que le simple, à vouloir tout jouer il risque de le payer sur tous les tableaux. A sa place, j’opterai pour le simple et le mixte. Jouer avec Hingis constitue une énorme opportunité d’aller chercher une médaille, en revanche jouer à nouveau avec Stan en double je n’en vois pas l’intérêt (ni pour Rodge, ni pour Stan d’ailleurs étant donné qu’ils ont déjà gagné une fois cette compétition). Y a p-e une part de “pression” de la fédération suisse pour que RF et SW s’alignent coute que coute en double messieurs (auquel cas je ne serai pas surpris de les voir perdre assez rapidement dans le tournoi de double car tous 2 ont de bonnes chances de médailles en simple). Bref, wait and see, mais clairement RF ne devrait pas jouer les 3 tableaux.
          Pour Stan, effectivement, je trouve épatante la mue qu’il a réussi à accomplir depuis 2013. C’est d’ailleurs le joueur qui m’a le plus enthousiasmer ces 3 dernières saisons. Je pense comme toi qu’il n’a pas la constance pour devenir N.1 un jour mais sur 1 ou 2 GC, à 100%, il peut très bien nous refaire le coup de l’AO 2014 ou de RG 2015.
          Pour le trône, sur 2016 et même 2017, comme toi je ne vois personne capable de déloger le vampire de Belgrade a part Murray mais j’en doute. Murray battra p-e Djoko en finale de GC mais lui non plus n’a pas la constance nécessaire pour enchainer les finales en GC et en M1000 comme le Djoker. Enfin, pour Fed et Nadal je pense (comme toi) que la place de N.1 c’est fini pour eux (ils n’ont plus, à mes yeux, la « caisse » physique pour cela). Ceci-dit, pour les voir finir en beauté, j’adorerai voir Nadal gagner un 10e RG et Fed un 8e Wimbly !

          • avatar
            12 décembre 2015 a 13 h 41 min

            Salut Guga,

            Oui Fedreer a déjà gagné le double en 2008 à Pékin avec Wawrinka, il devrait se concentrer sur le simple et le double mixte pour les Jeux Olympiques 2016 de Rio de Janeiro.

            J’adorerais voir Federer gagner une 8e fois à Wimbledon, pour Nadal une 10e fois seulement après que Djokovic ne gagne à Roland-Garros, donc ne 2017 pour l’Espagnol plutôt !

            En parlant de Coupe Davis, Tsonga et Benneteau continuent de mettre de l’huile sur le feu. Bon courage à Noah, il va falloir qu’il en mette certains dehors je pense !

            Pour la place de n°1, Djokovic est tranquille jusqu’en 2017 a priori, sauf si un jeune explose, ou que Murray franchit l’ultime palier vers le stade “super champion”. Mais qui pour le jeune devant exploser ? Borna Coric ?

          • avatar
            14 décembre 2015 a 17 h 56 min
            Par Guga57

            Salut Axel, pour RG je pense que 2016 sera l’année ou jamais pour une éventuelle 10e de Nadal, pour Djokovic il lui restera encore 2-3 chances par la suite. Donc à choisir je préfèrerai la “décima” de Rafa en 2016 et la 1ere du Djoker en 2017 (l’année de ses 30 ans en pluss). Quant à Fed, c’est évidemment Wimbledon qui l’obsède, pluss qu’un 18e GC, le 8e Wimbledon le placerait seul en tête du palmarès historique du plus vieux tournoi du monde. Il le sait, mais ce diable de Djoko l’a privé 2 fois de l’un de ses derniers rêves tennistique en 2 ans. On verra bien… et pour les J.O. pareil, wait and see.
            L’équipe de France de tennis c’est un joli bord.. quand même, faut bien le dire ! J’ai quand même trouve l’interview de Tsonga assez hallucinante! Le mec ne se remet pas du tout en question. C’est jamais de sa faute… Je vous invite tous a la lire parce que c’est juste lunaire de pouvoir tenir de tels propos:
            http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Jo-wilfried-tsonga-sur-la-finale-2014-de-la-coupe-davis-noah-ne-m-aurait-pas-selectionne/615735
            Pour le futur champion par contre, bien malin celui qui est capable de prédire aujourd’hui qui sera le grand champion de demain… Raonic plafonne visiblement, Dimitrov est en train de passer a cote de sa carrière, Kyrgios n’aura certainement jamais la constance d’un grand… Alors oui, ça se joue surement entre Borna Coric et Alexander Zverev si on se fie aux résultats actuels. Mais bon, d’ici 2-3 ans, un mec né entre 1998 et 2000 va p-e débarquer de nulle part pour mettre tout le monde d’accord ?

  3. avatar
    9 décembre 2015 a 7 h 36 min
    Par Woudaille

    Tres bon article, bien illustre et avec des statistiques…un travail acharne pour retrouver toutes ces donnees des differentes confrontations entre les joueurs…je verrai bien cet article dans…l Equipe! Par contre pour Rolland Garros, je pense que c est vraiment l effet pyjama qui a destabilise Federer, lol

    • avatar
      10 décembre 2015 a 16 h 48 min
      Par Guga57

      Salut Woudaille, merci merci ! Puisse Lequipe t’entendre ;)

  4. avatar
    9 décembre 2015 a 10 h 10 min

    Je suis toujours surpris par cette facilité qu’on a de dire qu’ils sont amis, c’est bizarre, mais j’y crois pas du tout.

    • avatar
      10 décembre 2015 a 16 h 51 min
      Par Guga57

      Disons que le fait d’avoir gagné Jeux Olympiques et Coupe Davis ensemble a forcément créer un lien assez fort entre eux. Apres, est-ce qu’on peut vraiment parler d’amitié ? c’est vrai que, en fin de compte, on ne peut pas en être 100% sur…

  5. avatar
    10 décembre 2015 a 1 h 04 min
    Par Nicolas

    Depuis l’incident entre Stan et Mirka au POPB l’année dernière je suis pas sur qu’il y ait vraiment de l’amitié entre les deux.

    Les égos sont trop dominants surtout dans le sport.

    • avatar
      10 décembre 2015 a 17 h 01 min
      Par Guga57

      Salut Nico, pour être précis, l’incident entre Stan et Mirka avait eu lieu à Londres et non à Bercy. Sinon, j’avais entendu par le biais d’un ami qui habite en Suisse que Mirka serait copine avec Ilham Vuilloud (alias l’ex-femme de Wawrinka). Cet potentielle amitié entre les 2 femmes des champions suisses est p-e à l’origine du “cry baby” de l’année dernière… Simple supposition. Quant aux egos, c’est vrai mais ça n’explique pas tout. Djokovic et Wawrinka sont amis par exemple (ils s’entrainent notamment assez régulièrement ensemble) ce qui ne les empêche pas de se tirer des bourres mémorables quand ils s’affrontent en grand-chelem ;)

  6. avatar
    10 décembre 2015 a 19 h 08 min

    Très bon article. Juste deux ou trois détails, histoire de compléter le tableau.

    A MC 2009, Roger n’est pas encore papa, mais il vient de se marier, et il s’est inscrit au dernier moment. Il aborde le tournoi en touriste, et s’incline logiquement face à un compatriote ravi de l’aubaine. Mais cette victoire de Stan n’est nullement significative du rapport de forces d’alors.

    Concernant l’amitié, j’aurai du mal à employer le mot. Si l’on considère un ami comme une personne qui connaît les détails les plus intimes, glorieux ou non, de sa personnalité, alors aucun des rivaux du circuit de peut décemment être considéré comme un ami, sachant qu’il serait en mesure d’exploiter des faiblesses psychologiques connues de lui seul. Le mot a été notoirement galvaudé ces dernières années. De l’amitié, non. Du respect sincère de grands fauves sportifs qui se savent scrutés à la loupe par les publics du monde entier, et notamment des jeunes, assurément.

    • avatar
      11 décembre 2015 a 13 h 13 min
      Par Guga57

      Merci du compliment Vincent et merci aussi pour ces précisions. Je suis également d’accord avec toi concernant le fait que le terme “amis” soit aujourd’hui un peu galvaudé. Ceci-dit, concernant la potentielle “exploitation d’une faiblesse psychologique” entre amis, je reprends l’exemple de Wawrinka et Djokovic, qui (pour ne pas dire “amis”) sont plutôt proches sur le circuit. De fait, est-ce que le fait d’être proche de Novak, n’aide pas Stan a le jouer de manière complètement décomplexé ? Coïncidence ou pas, sur la période 2014-2015 en tout cas, le seul match que j’ai vu où j’ai trouvé Djokovic étrangement “impuissant” c’était la finale de RG de cette année face à Stan.

  7. avatar
    12 décembre 2015 a 0 h 32 min
    Par Nicolas

    En parlant d’amitié, il y en a deux qui se détestent à mort c’est Soderling et Nadal et ce n’est pas du cinéma, puisque dans cette histoire c’est Soderling qui a commencé en se moquant des tics de Nadal.

  8. avatar
    14 décembre 2015 a 16 h 24 min

    > c’est Soderling qui a commencé en se moquant des tics de Nadal

    Au même temps Djoko à ses débuts faisait des imitations de Nadal (et Sharapova). J’ai trouvé ça amusant, mais heureusement qu’il a arrêté rapidement.

    • avatar
      15 décembre 2015 a 12 h 31 min
      Par Guga57

      Salut Fabrice, Nico,
      Soderling n’était pas vraiment très apprécié sur le circuit. Il Faut dire que son attitude, souvent arrogante, y était pour beaucoup. Son caractère mis de côté, quel joueur! Dans un bon jour, il pouvait battre n’importe qui. Vraiment dommage que sa mononucléose est ruinée sa fin de carrière, il aurait mérité d’accrocher un ou deux titres du GC a son compteur je trouve.
      Concernant les imitations de Djoko, il n’imitait pas que Rafa et Sharapova, il imitait aussi assez souvent Federer et Roddick, ce dernier l’a d’ailleurs imité en retour (à voir sur youtube, c’est plutôt marrant).

      • avatar
        15 décembre 2015 a 12 h 34 min
        Par Guga57

        Ah oui et j’oubliais, Djoko a aussi imité Gustavo Kuerten avec perruque a l’appui, également a voir sur youtube ;)

  9. avatar
    17 décembre 2015 a 1 h 26 min
    Par Nicolas

    Nole s’est même moqué de Becker aussi, il faudrait voir si un jour ou ‘on se moquera de Noah.

  10. avatar
    25 décembre 2015 a 2 h 11 min
    Par Nicolas

    2016 commence bien pour Nadal Soderling l’ennuiera plus, il a pris sa retraite suite à sa mononucléose.

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