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Rafael Nadal, la onzième symphonie monégasque
Photo Panoramic

Rafael Nadal, la onzième symphonie monégasque

La semaine dernière était synonyme de printemps et de joie : la saison sur terre battue reprenait ses droits dans l'un des plus beaux complexes du monde, le Monte-Carlo Country Club. Perché sur le Rocher de la principauté, ce "club" offre un panorama à couper le souffle adoré par tous les protagonistes du circuit. Pas de Roger Federer, absent jusqu'à ce que la terre laisse place au gazon, mais un Rafael Nadal de retour à la compétition. Et une question sur toutes les lèvres : qui pour le battre ?

10 fois champion, impérial le week-end précédent en Coupe Davis face à l’Allemagne, Rafael Nadal se présentait une nouvelle fois comme le favori naturel, lui qui n’avait perdu qu’un seul petit match la saison dernière sur ocre -face à Dominic Thiem à Rome-.

Apéritif : un Bedene coupé en fines rondelles

Il ne le savait pas le jeune Aljaz Bedene qu’il allait y passer sur le court central du Country Club. Il s’est battu, avec ses armes, il n’a rien lâché… mais il s’est logiquement fait punir par un Rafa assez efficace pour une entrée en matière. Score final : 6-1 6-3.

Entrée : un petit Khachanov en croûte

Là, on montait clairement en gamme. Karen Khachanov, future star du circuit au coup droit destructeur et facile vainqueur de Kokkinakis et de notre Gilou national aux tours précédents, se présentait face au Roi. Là encore, le Russe n’a clairement pas démérité. Il a essayé d’imposer son style, d’être agressif… mais comment faire face à la lourdeur de balle de l’Espagnol. Plus précis que lors du 1er tour, Rafa n’a pas du tout été mis en danger et a déroulé son tennis avec autorité. Score final : 6-3 6-2.

Plat principal : un Thiem rôti aux herbes

On l’attendait celui-là. Dominator, seul joueur semblant capable d’embêter le taureau sur terre, qui s’était imposé la veille contre Novak Djokovic. Le public était au rendez-vous pour le spectacle. Mais le spectacle n’a pas été au rendez-vous pour le public. Thiem s’est fait littéralement rouler dessus par un Rafa impérial et injouable. On ne va pas se mentir non plus : le Thiem cru 2018 est nettement moins punchy et solide que celui du cru 2017. Score final : 6-0 6-2.

Fromage : un Dimitrov aux truffes

Grigor a galéré dans son Monte-Carlo. Il a frôlé la correctionnelle contre Herbert en jouant un match affreux. Ca a été compliqué également contre Kohlschreiber. Contre Goffin, il a enfin été costaud devant la difficulté, remontant 2 breaks de retard dans la seconde manche pour s’imposer 6-4 7-6. Très honnêtement, on ne voyait pas du tout comment il pouvait embêter un Rafa en forme. Il n’a clairement pas les armes.

Mais ce n’est pas un Rafa en forme qui s’est présenté sur le court Rainier III samedi après-midi. Un mauvais match de Nadal qui n’a réalisé que 6 coups gagnants (pour 21 fautes directes) et qui a dû son salut aux 39 erreurs du Bulgare, touché à l’épaule. Impossible de battre l’Espagnol, même s’il est moins bien, en commettant autant de fautes. Score final : 6-4 6-1. A la fin du match, Nadal s’est empressé d’envoyer un message à son coach Carlos Moya pour réserver un court d’entrainement afin de bosser son coup droit qu’il n’avait pas trouvé bon. Soit t’es un champion, soit t’es un grand joueur. Rafa a choisi son camp depuis près de 15 ans déjà.

Dessert : un fondant de Nishikori

Quel bonheur de revoir Nishikori à un tel niveau. Après des mois et des mois de galère, le Japonais a repris sa marche en avant à la conquête du Top 5 mondial. Berdych, Cilic, Zverev, ils sont tous tombés face à petit Kei. Il avait déjà réussi son tournoi. Jouer Rafa en finale n’était qu’un bonus pour lui. Le Japonais a pourtant très bien abordé le match, étant même le premier à breaker. Rafa, encore assez friable et commettant pas mal d’erreurs, a dû s’employer pour remporter la première manche avant de complètement dérouler dans la seconde. Score final : 6-3 6-2.

Pas plus de 5 jeux perdus par match, un 11ème titre à Monte-Carlo, une place de n°1 mondial conservée et tout ça en étant encore loin de son meilleur niveau. Le reste de la saison sur ocre semble écrit : les autres devront se battre pour les miettes.

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