Les maudits du Big Three
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Les maudits du Big Three

Beaucoup d’excellents joueurs de tennis ont subi l’implacable férule de Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic entre 2003 et 2015, le Suisse, l’Espagnol et le Serbe ayant été nourris au nectar et à l’ambroisie séparant les dieux des mortels.

Veni, Vidi, Vici. Un champ de ruines, un paysage de désolation, tel est le bilan des joutes après le passage de trois monstres après qui l’herbe ne repousse pas. Entre Wimbledon 2003 et Wimbledon 2015, les trois épouvantails du Big Three ont imposé violemment leur sceau au tennis masculin, avec une hégémonie d’une intensité et d’une longévité rarement vue dans ce sport … Avec 10 Opens d’Australie (5 pour Djokovic, 4 pour Federer, 1 pour Nadal), 10 Roland-Garros (9 pour Nadal, 1 pour Federer), 12 Wimbledon (7 pour Federer, 3 pour Djokovic, 2 pour Nadal), 8 US Open (5 pour Federer, 2 pour Nadal, 1 pour Djokovic), 1 médaille d’or aux Jeux Olympiques (1 pour Nadal en 2008 à Pékin), 11 places de numéros 1 ATP (5 pour Federer, 3 pour Djokovic, 3 pour Nadal) et 10 Masters Cup (6 pour Federer, 4 pour Djokovic), ces trois Pantagruels n’ont laissé que les miettes de leur colossal festin à des rivaux médusés par tant de domination et d’exploits pérennisés année après année … Tutoyant la perfection et s’attirant tous les superlatifs, Nadal, Federer et Djokovic ont pulvérisé la concurrence qui ne compte depuis douze ans que 2 Opens d’Australie (Safin en 2005 et Wawrinka en 2014), 2 Roland-Garros (Gaudio en 2004 et Wawrinka en 2015), 1 Wimbledon (Murray en 2012), 4 US Open (Roddick en 2003, Del Potro en 2009, Murray en 2012 et Cilic en 2014), 2 Masters Cups (Nalbandian en 2005 et Davydenko en 2009), 1 place de numéro 1 ATP (Roddick en 2003) et 2 médailles d’or aux Jeux Olympiques (Massu en 2004 à Athènes, Murray en 2012 à Londres) … Voyons désormais le bilan individuel de chacun des joueurs qui aurait une toute carrière si le Big Three n’avait pas existé …

-  Tomas Berdych (République Tchèque, demi-finaliste de l’Open d’Australie 2014 et 2015, demi-finaliste de Roland-Garros 2010, finaliste de Wimbledon 2010, demi-finaliste de l’US Open 2012) : finaliste de Wimbledon 2010, le Tchèque a toujours fait un blocage mental contre les meilleurs du top 10, et en particulier face au Big Three. Or la clé de voûte de grands succès en tennis est le mental, la capacité à ne pas trembler sur les points importants (jeux décisifs, balles de break, balles de set …), ce qui explique que Tomas Berdych, joueur excellent techniquement et solide physiquement, soit toujours rentré bredouille de ses campagnes en Grand Chelem, lui qui s’est transcendé avec la République Tchèque lors des Coupes Davis 2012 et 2013. Le plafond de verre de Berdych a rendu utopique ses desseins de grands titres en individuel, lui qui gagna en 2005 à Bercy, un an après avoir porté l’estocade à Roger Federer aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004. La plus cruelle défaite en Grand Chelem de Tomas Berdych fut contre un autre mortel, Stan Wawrinka, en demi-finale de l’Open d’Australie 2014. Le Vaudois, bourreau de Djokovic au tour précédent, gagna ce duel puis le tournoi dans la foulée, changeant de dimension alors que le Tchèque n’avait que ses yeux pour pleurer …

-  Marin Cilic (Croatie, vainqueur de l’US Open 2014, demi-finaliste de l’Open d’Australie 2010) : comme son coach Goran Ivanisevic en 2001 à Wimbledon, Marin Cilic a gagné l’US Open 2014 contre la faveur des pronostics. En  demi-finale sur le ciment new-yorkais de Flushing Meadows, le David croate gagne face au Goliath suisse Federer, et confirme le lundi de la finale contre le Japonais Kei Nishikori, autre rookie des grandes finales de Grand Chelem. Après une terrible année 2013, réduite à l’état de jachère pour cause de suspension pour dopage, Marin Cilic a pris son envol en 2014, tel le phénix renaissant de ses cendres. On commençait à se dire que comme Mario Ancic (demi-finaliste de Wimbledon 2002), Marin Cilic serait un autre espoir sans lendemain, un autre miroir aux alouettes pour un tennis croate orphelin d’Ivanisevic, locomotive des années 90 et du début des années 2000.  Comme Wawrinka ou Murray récemment, Marin Cilic va devoir composer avec un deuxième palier, celui de la confirmation, que Del Potro ou Roddick n’ont jamais pu franchir, restant bloqués à un seul titre majeur.

-  Guillermo Coria (Argentine, finaliste de Roland-Garros 2004) : défait par les crampes plus que par l’imposteur Gaston Gaudio en finale à Paris en 2004, El Mago avait ensuite donné du fil à retordre à un certain Rafael Nadal au printemps 2005, à Rome en finale au Foro Italico. Les banderilles de l’Argentin n’avaient pas suffi à porter l’estocade au taureau majorquin. De trop nombreuses blessures contraindront le Sud-Américain à abdiquer et à ranger aux oubliettes son rêve de gosse, soulever la Coupe des Mousquetaires sur le Court Central de Roland-Garros.

-  Nikolaï Davydenko (Russie, lauréat de la Masters Cup 2009, demi-finaliste de Roland-Garros 2005 et 2007, demi-finaliste de l’US Open 2006 et 2007) : stakhanoviste de la compétition comme son aîné Evgueni Kafelnikov, Nikolaï Davydenko fut souvent surclassé par leur contemporain Roger Federer, qui infligea bien des camouflets au joueur russe. Davydenko finit cependant par obtenir son bâton de maréchal à 28 ans, sortant vainqueur du Masters londonien en novembre 2009 contre Juan Martin Del Potro. Vainqueur à Bercy fin 2006, Davydenko fut trop souvent balayé par Federer comme un fétu de paille. Sans le Pantagruel suisse, le Russe aurait surement soulevé une fois une coupe en tournoi majeur. Mais avec des si, on met Paris en bouteille …

-  Juan Martin Del Potro (Argentine, vainqueur de l’US Open 2009, demi-finaliste de Roland-Garros 2009, demi-finaliste de Wimbledon 2012, médaillé de bronze aux Jeux Olumpiques de Londres en 2012, finaliste de la Masters Cup 2009) : s’il fallait désigner le malchanceux de l’ère Big Three, Del Potro et ses blessures à répétition seraient sans doute plébiscités, tant la scoumoune colle au joueur argentin tel le sparadrap du capitaine Haddock, presque viscérale, comme si elle était inscrite dans son ADN. Mais le géant de Tandil avait brisé un totem sur le circuit ATP, brisant les deux têtes de l’hydre Federer / Nadal lors de l’US Open 2009. Sortant l’Espagnol en demi-finale avant d’enfoncer le clou par une victoire face au Suisse en finale, Del Potro traverse ensuite 2010 comme un fantôme par la faute d’une blessure au poignet. De retour en 2011, l’Argentin ira même jusqu’à pousser Nadal dans ses ultimes retranchements en finale de la Coupe Davis à Séville. Chasse gardée du Taureau de Manacor, l’ocre avait failli sourire à Del Potro, ensuite médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Joueur complet mais fragile, Del Potro est ensuite retombé du Capitole à la Roche Tarpéienne, avec de nouvelles blessures qui bouchent de nouveau son horizon.

-  Grigor Dimitrov (Bulgarie, demi-finaliste de Wimbledon 2014) : surnommé Baby Federer, le jeune Bulgare a pour l’instant défrayé la chronique par sa relation avec Maria Sharapova. Car à l’exception d’une présence dans le dernier carré sur le gazon londonien en juillet 2014, le prodige des Balkans n’a pas atteint les hauteurs stratosphériques que son potentiel intrinsèque devrait lui permettre de connaître. Le temps presse pour un joueur qui a déjà 24 ans, l’âge auquel le peu précoce Ivan Lendl remportait son premier titre majeur en 1984. Certes le tennis moderne donne la prime à l’expérience plus qu’à la jeunesse, mais il est urgent d’exploser au plus haut niveau pour Dimitrov, tel un diable sortant ses fourches caudines, sous peine de finir aux oubliettes des espoirs déçus et d’avoir usurpé son surnom précoce de Baby Federer … A lui de sortir un millésime exceptionnel en 2016 ou 2017, après il sera trop tard.

-  David Ferrer (Espagne, finaliste à Roland-Garros en 2013, demi-finaliste de l’Open d’Australie 2011 et 2013, demi-finaliste de l’US Open 2007 et 2012, finaliste de la Masters Cup 2007) : une kyrielle d’accessits mais jamais le Valencien n’a pu aller au bout de sa quête du Graal, un titre en Grand Chelem. Aussi régulier qu’un métronome, loin du caractère volcanique de beaucoup de joueurs latins, David Ferrer fut le Poulidor du début des années 2010. Mais comment exister face à une concurrence aussi féroce que celle de Nadal, Federer et Djokovic ? Vainqueur à Bercy fin 2012 contre l’outsider polonais Jerzy Janowicz, Ferrer atteint la finale de Roland-Garros en 2013 mais bute sur le maître du court Philippe-Chatrier, son compatriote Rafael Nadal.

-  Juan Carlos Ferrero (Espagne, vainqueur de Roland-Garros 2003, finaliste de l’US Open 2003) : demi-finaliste de Roland-Garros en 2000 et 2001, Ferrero échoue à chaque fois sur le même joueur, le Brésilien Gustavo Kuerten, taulier du tournoi parisien à cette époque. En 2002, c’est la pression qui paralyse Ferrero contre Alberto Costa en finale. Le Moustique valencian ne laisse pas passer sa chance en 2003 face à l’inconnu néerlandais Martin Verkerk, OVNI sorti de nulle part et qui retournera à son anonymat une fois la quinzaine. Figure de proue du tennis espagnol après le déclin de Carlos Moya et Alex Corretja, Ferrero sera vite détrôné par Rafael Nadal, et comme tant d’autres subira les aléas des blessures.

-  Richard Gasquet (France, demi-finaliste de Wimbledon 2007 et 2015, demi-finaliste de l’US Open 2013) : Petit Mozart du tennis français, meilleur que Nadal à Tarbes lors du tournoi des Petits As qui désigne souvent les stars du futur en tennis, Gasquet fut révélé trop tôt, mais n’a jamais su tirer la quintessence de ses dons intrinsèques, malgré un revers à une main stupéfiant de classe. Sa victoire référence d’avril 2005 contre Roger Federer à Monte-Carlo n’a rien arrangé. A 19 ans, Gasquet récupérait la pancarte du futur crack français, alors qu’il allait tomber de Charybde en Scylla, de déceptions sportives en blessures de carrière. A ceux qui pensaient que la FIT et l’AMA ne descendraient jamais de leur tour d’ivoire pour sanctionner un tennisman sur des questions de substances prohibées, Richard Gasquet avait bien involontairement opposé un démenti cinglant en 2009, étant condamné au purgatoire après un contrôle positif à la cocaïne après le tournoi de Miami. Demi-finaliste de Wimbledon en 2007, Gasquet bloque très souvent au stade des huitièmes de finale, son couperet habituel. Dans le dernier carré à l’US Open 2013 ou Wimbledon 2015, le palmarès du Biterrois est à des années-lumière de celui de son complice de la génération 1986, Rafael Nadal Parera.

-  Fernando Gonzalez (Chili, finaliste de l’Open d’Australie 2007, demi-finaliste de Roland-Garros 2009, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques 2008 de Pékin) : le Chili a fait parler de lui pour son football avec Ivan Zamorano, Marcelo Salas, Arturo Vidal ou Alexis Sanchez. Mais le pays de Pablo Neruda a aussi connu de talentueux tennismen, comme Nicolas Massu champion olympique en 2004 aux Jeux 2004 d’été. Médaille de bronze en Grèce cet année-là, son compatriote Fernando Gonzalez est finaliste de l’Open d’Australie en 2007. Pas de chance, Federer est intouchable dans cette quinzaine à Melbourne, ne perdant pas un seul set en route et ayant chaussé ses bottes de sept lieues tels le Borg parisien de 1978. En 2009, Gonzalez rate le match des outsiders contre Robin Söderling en demi-finale de Roland-Garros. C’est son dernier grand match à enjeu avant sa retraite en 2011.

-  Tommy Haas (Allemagne, demi-finaliste de l’Open d’Australie 1999, 2002 et 2007, demi-finaliste de Wimbledon 2009, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Sydney 2000) : l’Allemand pourra regretter longtemps cette balle de break du troisième set contre Roger Federer lors du huitième de finale de Roland-Garros 2009. Le Suisse était proche d’agoniser dans ce match, et le tournoi proche de voir le troisième des favoris finir en charpie avant les quarts de finale, après Nadal et Djokovic sortis prématurément par Söderling et Kohlschreiber. Mais Federer sort le point qu’il faut, étant décisif au moment opportun comme un champion. L’Allemand rate le break et le Suisse se maintient en vie. C’est un secret de polichinelle, mais ce qui ne tue pas rend plus fort en tennis, et galvanisé par ce quitte ou double dont il sort vainqueur, Federer passe le turbo après le troisième set qu’il gagne contre Haas. Le Suisse gagnera le tournoi une semaine plus tard, tandis que l’Allemand a laissé passer la chance d’une carrière où a il a joué les seconds couteaux de luxe. Vaincu par Kafelnikov en 2000 aux Jeux de Sydney, trois fois dans le dernier carré de l’Open d’Australie, bourreau de Djokovic en 2009 à Wimbledon, le sympathique Tommy Haas ne gagna jamais de titre majeur. Le très darwinien circuit ATP en a décidé autrement, le laissant dans la catégorie des losers sympathiques.

-  Lleyton Hewitt (Australie, vainqueur de Wimbledon 2002, vainqueur de l’US Open 2001, finaliste de l’Open d’Australie 2005) : ancien numéro 1 mondial au refus viscéral de la défaite, véritable tigre sur un court,  Hewitt a subi comme personne le joug de Roger Federer. En 2004 en finale de l’US Open, l’Australien prend deux roues de bicyclette devant le public new-yorkais. Battu ensuite à domicile par Marat Safin quelques mois plus tard en finale à Melbourne (janvier 2005), jamais plus Hewitt ne retrouvera l’ivresse des sommets, son climax personnel ayant été atteint en 2001 et 2002, dans la période de transition entre la fin de l’ère Sampras / Agassi et le début du règne despotique de Roger Federer.

-  Nick Kyrgios (Australie, quart de finaliste à Wimbledon en 2014, quart de finaliste à l’Open d’Australie en 2015) : comme le Tchèque Lukas Rosol en 2012 ou le Belge Steve Darcis en 2013, Nick Kyrgios se révèle en 2014 aux yeux du monde entier à Wimbledon en faisant triompher l’effet underdog face à Rafael Nadal. Jeune prodige du tennis, Kyrgios est désormais sous l’égide de son compatriote Lleyton Hewitt. Mais il a récemment franchi le Rubicon au tournoi de Montréal contre Stanislas Wawrinka, match qui se révèle pour Kyrgios comme une victoire à la Pyrrhus, déclenchant une tornade de polémiques pour avoir ouvert publiquement la boîte de Pandore sur l’adultère commis par Donna Vekic avec Thanasi Kokkinakis. L’ensemble du circuit ATP lui a jeté l’opprobre, dommage pour la carrière de ce joueur promis à dominer le tennis australien orphelin d’un immense champion depuis Hewitt, qui avait trop vite subi l’insolente domination de Federer à partir de 2004.

-  Ivan Ljubicic (Croatie, demi-finaliste de Roland-Garros 2006) : héritier de Goran Ivanisevic dans le gotha du tennis croate, Ivan Ljubicic fut classé parmi les meilleurs joueurs du monde entre 2005 et 2008, étant vaincu logiquement par Rafael Nadal en 2006 à Paris dans le dernier carré. Mais malheureusement pour le Croate, le Grand Chelem sépare souvent le bon grain de l’ivraie, et Ljubicic n’a jamais pu soulever un grand titre, lui qui lauréat du Masters 1000 d’Indian Wells en 2010. Mieux vaut tard que jamais …

-  Gaël Monfils (France, demi-finaliste de Roland-Garros 2008) : auteur du Petit Chelem en 2004 chez les Juniors, le Parisien s’est transformé en bête de spectacle des premières semaines. Le panache et la combativité de Monfils sont remarquables mais le Français laisse trop d’énergie physique comme mentale dans les trois premiers tours. Dommage quand on connaît son talent raquette à la main, mais la pression sur Gaël Monfils (tout comme sur Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga) était démentielle, la presse de France et de Navarre les auréolant un peu vite du surnom de nouveaux Mousquetaires, huit décennies après les prouesses de Jean Borotra, René Lacoste ou Henri Cochet …

-  Andy Murray (Ecosse, médaillé d’or des Jeux Olympiques 2012 de Londres, vainqueur de l’US Open 2012, vainqueur de Wimbledon 2013, finaliste de l’Open d’Australie en 2010, 2011, 2013 et 2015, demi-finaliste à Roland-Garros en 2011, 2014 et 2015) : sans nul doute le joueur le plus régulier de tous les frustrés du Big Three, puisqu’à son zénith, l’Ecossais formait le Big Four avec les trois titans. Comme Ivan Lendl ou Andre Agassi bien avant lui en Grand Chelem, Andy Murray développa le syndrome de la poule mouillée, se débloquant psychologiquement en 2012 aux Jeux Olympiques de Londres, trois semaines seulement après avoir perdu une quatrième finale de Grand Chelem à Wimbledon contre son rival du jour, Roger Federer. Après le virtuose de Bâle, Murray bat Novak Djokovic en finale de l’US Open 2012, puis une fois de plus à Wimbledon 2013. Débarrassé de l’épée de Damoclès de Fred Perry dernier vainqueur à Londres en 1936, Murray vit ensuite une annus horribilis en 2014, étant pulvérisé en Masters Cup par Roger Federer. Mais le Britannique rebondit en 2015, se positionnant comme le dauphin naturel du roi Novak Djokovic. Mais s’il veut étoffer son palmarès avant que des jeunes ne prennent les rênes du classement ATP quand Djokovic sera atteint par l’usure du pouvoir et l’inexorable érosion du temps, l’Ecossais devra trouver des ressources inouïes pour vaincre le Serbe régulièrement dans les grandes finales, comme en 2015 au Canada.

-  David Nalbandian (Argentine, lauréat de la Masters Cup 2005, finaliste de Wimbledon 2002, demi-finaliste de Roland-Garros 2004 et 2006, demi-finaliste de l’US Open 2003, demi-finaliste de l’Open d’Australie 2006) : on dit souvent que la Masters Cup est le juge de paix de la saison tennistique, avec le cénacle du top 8 réuni pour jouer en indoor et boucler la saison en feu d’artifice. En 2005, un gladiateur venu d’Argentine a réussi à terrasser le titan Roger Federer en trois sets gagnants. Bête noire de Rafael Nadal qu’il vaincra notamment en finale de Paris-Bercy en 2007, David Nalbandian était un joueur polyvalent, un vrai couteau suisse capable de bien jouer sur les différentes surfaces du tennis, dur, gazon et terre battue. Finaliste de Wimbledon en 2002, David Nalbandian se révélait au monde. N°3 mondial en 2006, l’Argentin fut comme son contemporain Marat Safin, un feu follet trop irrégulier bien que doté d’inspirations géniales.

-  Kei Nishikori (Japon, finaliste de l’US Open 2014) : peu de gens s’en souviennent, mais le Japonais fut l’un des rares joueurs à battre Novak Djokovic en 2011 (avec Federer à Roland-Garros, Murray à Cincinnati, Del Potro en Coupe Davis, Ferrer et Tipsarevic au Masters de Londres), année où la maestria du Serbe était telle qu’on parlait de cosmic tennis tant Nole était cent coudées au dessus du commun des mortels. C’était à Bâle en fin de saison où le Djoker était rattrapé par la fatigue physique plus que par le péché d’orgueil face au joueur asiatique. Depuis, Kei Nishikori a fait son petit bonhomme de chemin, atteignant en 2014 la finale à Madrid, s’inclinant avec les honneurs face à Rafael Nadal. Double lauréat à Barcelone en 2014 puis 2015, le Nippon avait atteint la finale de l’US Open en septembre 2014, sortant Wawrinka puis Djokovic avant de buter sur un autre challenger ayant déjoué les pronostics, Marin Cilic.

-  Milos Raonic (Canada, demi-finaliste de Wimbledon 2014) : serveur surpuissant, le Canadien a tout pour être un des fers de lance de la nouvelle génération et profiter du déclin qui guettera le Big Three de plus en plus à l’approche de la retraite.  Ayant atteint le dernier carré dans le sanctuaire de Wimbledon en 2014, Milos Raonic devra batailler avec bien d’autres jeunes loups : David Goffin, Borna Coric, Nick Kyrgios, Kei Nishikori ou encore Grigor Dimitrov.

-  Andy Roddick (Etats-Unis, vainqueur de l’US Open 2003, finaliste de Wimbledon 2004, 2005 et 2009) : Wimbledon 2009 a vu Roddick offrir au public londonien une joute d’anthologie contre Roger Federer, sa bête noire. Breaké par le Suisse dans l’ultime jeu du match à 15-14 contre lui, l’Américain n’a pu vaincre le signe indien face au roi du tennis d’alors, qui accédait définitivement au panthéon du jeu avec un quinzième titre du Grand Chelem, record de Pete Sampras battu. Souffre-douleur de Federer, Roddick fut souvent malchanceux soit ridicule contre le Bâlois. Malchanceux en 2004 où la pluie interrompt une finale de Wimbledon que Roddick domine. Au retour du temps sec, Federer ne laisse pas passer sa chance et conserve son titre. Ridicule en 2007 à Melbourne (4-6, 0-6, 2-6), où l’ogre suisse dresse la guillotine, jouant des partitions sans fausse note aux airs de requiem. Cannibalisé par Federer qui a bien souvent marché sur l’eau pendant plusieurs années, Roddick reste encore le dernier Américain vainqueur en Grand Chelem. C’était en septembre 2003 à l’US Open, juste après l’annonce de la retraite de Pete Sampras. Depuis, les Européens se taillent la part du lion, seul les Sud-Américain Gaston Gaudio et Juan Martin Del Potro les privant du monopole (Roland-Garros 2004 et US Open 2009).

-  Marat Safin (Russie, vainqueur de l’Open d’Australie 2005, vainqueur de l’US Open 2000, demi-finaliste de Roland-Garros 2002, demi-finaliste de Wimbledon 2008) : véritable prodige, le Russe marchait sur l’eau en 2000 à New York, pulvérisant Pete Sampras en trois sets secs en finale de l’US Open. Rarement Pistol Pete avait subi à ce point l’insolente domination d’un autre joueur dans un match aussi relevé. Mais Safin est un météore, et ne va pas confirmer malgré trois titres à Paris-Bercy (record partagé avec Boris Becker). Loin d’atteindre la quadrature du cercle au niveau de son palmarès à défaut de porter le jeu de tennis au pinacle lors de certains matches (sa victoire sur Federer en demi-finale à Melbourne en 2005 avait offert des montagnes russes d’adrénaline au public), le Russe va aussi être victime des blessures avant que le Big Three n’entame sa razzia au milieu des années 2000. Par la suite, hormis une belle épopée en 2008 à Wimbledon où il sera le tombeur de Novak Djokovic, Marat Safin ne fera plus guère parler de lui que pour ses changements d’entraîneur, ses innombrables raquettes cassées ou ses métamorphoses dignes d’un loup-garou en Coupe Davis, le Russe se transcendait littéralement sous les couleurs de l’équipe nationale avec qui il gagna le saladier d’argent dans son jardin de Bercy en novembre 2002.

-  Robin Söderling (Suède, finaliste de Roland-Garros 2009 et 2010) : le husky fut deux années de suite l’épouvantail de Roland-Garros. Bourreau de Nadal en 2009 sur l’ocre parisien, le Suédois avait déjà sorti David Ferrer au tour précédent. Ni Davydenko ni Gonzalez ne peuvent stopper l’irrésistible odyssée de Söderling vers la finale où Federer le prive d’un immense exploit Porte d’Auteuil. En 2010, Söderling passera encore très près de la Coupe des Mousquetaires, sortant le Suisse en quarts de finale, étant le premier joueur depuis Gustavo Kuerten en2004 à Paris à priver Federer d’un dernier carré en Grand Chelem. En finale, après avoir sorti Tomas Berdych dans un duel d’outsiders, Söderling retrouve sa victime de 2009, Rafael Nadal. Le Majorquin, dans son bastion, gagne sans encombre son cinquième titre parisien. En juillet 2011, alors que le Scandinave triomphe à domicile sur terre battue à Bastad, une mononucléose sonne son chant du cygne …

-  Jo-Wilfried Tsonga (France, finaliste de la Masters Cup 2011, finaliste de l’Open d’Australie 2008, demi-finaliste de Roland-Garros 2013 et 2015, demi-finaliste de Wimbledon 2011 et 2015) : pour beaucoup de Français amateurs de tennis, Yannick Noah est comme une madeleine de Proust, une inoubliable sensation emprunte de nostalgie : Roland-Garros 1983 et la victoire contre Wilander, la Coupe Davis et l’euphorie lyonnaise grâce au phénix Henri Leconte qui vient à bout (avec Guy Forget) de l’aigle bicéphal Sampras / Agassi. Noah n’était pas le plus talentueux tennisman de son époque, loin s’en faut, mais il jouait la rage chevillée au corps, tirant la substantifique moelle de son talent. Depuis 1983, le natif de Sedan est le mètre étalon du tennis hexagonal, et Jo-Wilfried Tsonga n’est pas le dernier à se positionner par rapport au baromètre Noah. Finaliste de l’Open d’Australie 2008, le Manceau s’incline contre Novak Djokovic qui a déjà connu son baptême du feu en septembre 2007 à New York contre Roger Federer. Tsonga, c’est un geyser islandais, un festival du tennis qui sort parfois son bleu de chauffe : Wimbledon 2011 et Roland-Garros 2013 contre Roger Federer, Roland-Garros 2015 contre Tomas Berdych. Mais bien souvent, le geyser se tarit et sonne le glas des espoirs de Tsonga de gagner un titre du Grand Chelem, son leitmotiv, son obsession qui le hante de façon viscérale, tout comme la perspective de soulever le saladier d’argent, Tsonga ayant très mal vécu la défaite contre le tandem suisse Wawrinka / Federer en novembre 2014 à Lille, ce Stan Wawrinka qui a su franchir le pas avant la trentaine en Grand Chelem, passant du statut de loser à celui de vainqueur d’un tournoi majeur.  Il ne reste plus beaucoup de temps à Tsonga pour trouver l’antidote au Big Three, au risque, comme Henri Leconte, Cédric Pioline ou Sébastien Grosjean, de ne pas pouvoir succéder au panthéon des Français vainqueurs d’un titre du Grand Chelem. Mais attention, le temps presse, le compte à rebours est lancé et le tocsin sonne déjà l’heure du crépuscule pour un joueur qui vient de passer le cap de la trentaine.

- Stanislas Wawrinka (Suisse, vainqueur de l’Open d’Australie 2014, vainqueur de Roland-Garros 2015) : en 2013 déjà, quart de finaliste sur l’ocre parisien puis demi-finaliste sur le ciment new-yorkais, le Vaudois frappait fort à la porte des vainqueurs de Grand Chelem, avant de la forcer deux fois en deux ans avec la puissance d’un bélier. Après l’apothéose de Melbourne en 2014, Stanimal a su confirmer en 2015 avec une victoire nette et sans bavure à Roland-Garros face à un Novak Djokovic qui semblait pourtant sur son nuage après tant de victoires accumulées depuis l’automne 2014 (Bercy, Masters Cup, Open d’Australie, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Rome). Victorieux du Djoker en quart de finale en 2014 à Melbourne, puis en finale Porte d’Auteuil en 2015, le natif de Lausanne sait qu’il est maître de son destin quand il pousse son niveau de jeu tennistique au paroxysme. Reste pour Wawrinka, très longtemps resté dans l’ombre de Roger Federer en Suisse, à atteindre plus souvent son pic de forme, afin que le volcan rentre en éruption plus souvent …

  1. avatar
    2 septembre 2015 a 18 h 05 min

    Les 4 joueurs ayant le plus gêné le Big Three sont Andy Murray, Juan Martin Del Potro, Stanislas Wawrinka et Robin Soderling.

    Tous les autres, pour différentes raisons, ont très vite été relégués au statut de figurants du top 10 ATP, juste bons à perdre des finales, 1/2 ou 1/4 contre les 3 monstres Nadal, Federer et Djokovic.

  2. avatar
    2 septembre 2015 a 18 h 41 min

    Bonne revue Axel.

    Pour certains il reste encore du temps naturellement.

    La plus grande déception reste pour moi Nalbandian. Il a quand même atteint les demies de tous les GC. Évidemment il a remporté le Masters, mais comme on sait, ça n’a pas la même saveur qu’un GC.

    Après évidemment on peut citer Safin, au talent sans doute supérieur, mais il a réussi à concrétiser à 2 reprises. il a également des victoires de référence sur les despotes majeurs: Sampras (US Open 2000) et Federer (Aussie 2005).

    Je pense que les deux ont en commun une trop faible inclination pour le sacrifice total envers le tennis nécessaire pour pérenniser les succès, et en étant au contraire trop enclins à vouloir profiter trop prématurément des succès déjà acquis.

  3. avatar
    3 septembre 2015 a 1 h 18 min
    Par nicolas

    le plus gros gâchis reste quand même les joueurs français incapables de se hisser jusqu’en finale d’un tournoi du GC.
    Pour parler plus clairement Djokovic , Nadal et Federer sont un peu le problème de la stagnation du tennis actuel, ils vampirisent tout et ne donne pas envie de suivre les tournois.

    Sanas doute que la liste de joueurs cités n’ont jamais eu les armes pour rivaliser avec les teneurs des tournois du GC.
    Très bon article

    • avatar
      3 septembre 2015 a 10 h 56 min

      Salut Nicolas,

      Federer (depuis 2004), Nadal (depuis 2008) et Djokovic (depuis 2011) ont hissé successivement le tennis à un niveau rarement vu auparavant, vu l’incapacité de la concurrence à gagner en GC, malgré les rares brèches ouvertes par Del Potro, Murray, Wawrinka ou Cilic depuis 6 ans.

      Pour les Français, le problème est tout autre, surtout mental, on leur met trop la pression à Roland-Garros alors qu’ils n’ont jamais su apprendre la terre battue comme les Espagnols ou Argentins dans leur adolescence.
      Sans parler du malheureux surnom de “4 Mousquetaires” qui les a handicapé en Coupe Davis, désormais la génération psuedo-dorée des Simon, Tsonga, Monfils et autres Gasquet est marquée au fer rouge par les échecs de Belgrade (en 2010 contre la Serbie) et aussi Lille (en 2014 contre la Suisse).
      On leur a mis trop vite une couronne qu’ils n’avaient pas encore conquis sur le court, grave erreur après les grands espoirs nés de la demi de Wimbledon 2007 de Gasquet, de la finale australienne 2008 de Tsonga et de la demi de Roland-Garros 2008 de Monfils !

      J’avais fait un article il y a quelques temps sur les problèmes du tennis français, chacun des 4 joueurs a une qualité majeure que les autres n’ont pas :
      - la puissance physique et l’endurance pour Tsonga
      - la technique virtuose pour Gasquet
      - la combativité et le mental de battant pour Monfils
      - le sens tactique et l’intelligence de jeu pour Simon

      Mais aucun des quatre n’a l’essentiel, le mental et le sang-froid d’un champion dans le money time (tie-breaks, 5e sets …), sans parler du stakhanovisme à l’entraînement.
      Il suffit de se rappeler du travail colossal fait par Nadal durant l’été 2010 pour améliorer son service en vue de l’US Open qu’il gagna, lui permettant de réaliser le GC en carrière à seulement 24 ans, le 3e de l’ère Open après Agassi et Federer.

      Et les récurrents échecs tricolores en Coupe Davis montrent que depuis l’émergence du Big Four qu’il vaut mieux une superstar et un solide n °2 (Nadal / Ferrer en 2008, 2009 et 2011 avec l’Espagne, Djokovic / Troicki en 2010 avec la Serbie, Federer / Wawrinka en 2014 avec la Serbie) que 4 joueurs bons voire moyens, même si Berdych et Stepanek ont gagné en 2012 et 2013 avec la République Tchèque.

      Cela se confirmera sans doute encore car la Grande-Bretagne d’un certain Andy Murray est la grande favorite pour le saladier d’argent 2015.

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    3 septembre 2015 a 8 h 06 min

    Salut Fabrice,

    Oui tout espoir n’est pas perdu pour Raonic, Dimitrov ou Nishikori (voire David Goffin), mais plus les saisons passent, moins je suis optimiste pour eux car ils ne sont plus à l’âge des espoirs comme un Borna Coric (18 ans) qui vient de perdre contre Nadal au 1er tour de l’US Open

    Reste le cas Nick Kyrgios et son intolérable comportement contre Wawrinka à Montréal. On verra comment la carrière de l’Australien se poursuit mais je crois que c’est un enfant terrible qui va gâcher son potentiel.

    Raonic et Nishikori sont réguliers mais me font penser à ces losers que sont Berdych et Ferrer depuis des années. Toujours placés, jamais gagnants !
    Dimitrov a du talent mais n’arrive pas à l’exprimer comme le Federer d’avant 2003, reste à trouver le déclic.
    Quant à Kyrgios, il semble vraiment parti sur une mauvaise pente. S’il perd trop de points à Melbourne en janvier prochain, il pourrait suivre le même chemin qu’un ex-espoir australien bien vite gâché, Bernard Tomic …

    Pour Safin et Nalbandian, oui hyper talentueux, pas stakhanovistes à l’entraînement, toujours transcendés en Coupe Davis (surtout le Russe), souvent blessés …
    Le Russe reste plus côté car 2 GC contre 0 à l’Argentin qui a cependant gagné le Masters contre Federer en 2005, 1 des 4 seules défaites du Suisse cette année là avec Melbourne (Safin), Monte-Carlo (Gasquet) et Paris RG (Nadal).

    Pour le Masters, oui pas la même saveur qu’un GC car pas la même profondeur historique mais la finale en 2005 se jouait en 3 sets gagnants, Nalbandian a remonté un handicap de 2 sets à 0 contre lui face à Federer. Chapeau bas !

    Mais cela reste de très loin (avec les JO) le 5e titre majeur du tennis car il faut battre que des top 8 (voire 10 si blessures), pas le droit à la faiblesse à part une défaite en poule …

    On peut aussi rajouter le Letton Ernsts Gulbis (que j’ai volontairement exclu de mon article) mais lui n’a aucun coup d’éclat à son palmarès contrairement à Safin et Nalbandian, exception faite de 2 beaux parcours à Roland-Garros (1/4 en 2008 et 1/2 en 2014, à chaque fois parcours interrompu par Novak Djokovic)

    Regrets aussi pour Tommy Haas et Fernando Gonzalez, pas des princes du tennis mais quand je vois que Johansson a gagné en 2002 à l’OA, Massu en 2004 aux JO d’Athènes ou Gaudio en 2004 à RG, je me dis que l’Allemand et le Chilien auraient fait de plus valeureux champions sur ces 3 tournois au vu de leurs carrières respectives …

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    3 septembre 2015 a 17 h 08 min

    Bonjour Axel, très bon article.
    Quand j’ai vu ton article celui auquel j’ai immédiatement pensé est Roddick.
    Son destin est cruellement lié à celui de Roger Federer. Combien de fois a t’il buté sur le Suisse alors qu’il pratiquait son meilleur tennis et aurait gagné un autre grand chelem.
    Après son été énorme de 2003 et sa saison finie numéro 1, je le voyais aller beaucoup plus haut…
    Finale Wimbledon 2004 : il domine et agresse Federer pendant tout le match mais perd en 4 sets
    Finale Wimbledon 2005 : Federer est injouable et le bat en 3 sets
    Finale USO 2006 : il est revenu à son top avec un succès à Cinci mais cède encore en 4 sets dans un match très intense
    Demi Australie 2007 : il est annoncé comme une menace énorme pour Federer, atteint les 1/2 et jouant parfaitement et se fait coller 4 0 et 2 par un Rodge en état de grâce
    Quart USO 2007 : match tendu, qu’il perd en 3 sets dont 2 tie break où Federer est stratosphérique alors qu’Andy fait jeu égal…
    Finale Wimbledon 2009 : le coup de grâce, Roddick est admirable pendant 5 sets, il joue globalement bien mieux que Roger ce jour là, et perd le match 16/14 au 5è sur le break qu’il concède de la partie… Et aura mené 7/5 6/6 (6/2) pour perdre 6/8 ce tie break du 2ème…

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      4 septembre 2015 a 8 h 32 min

      Salut Jstellon,

      Oui Roddick était loin d’être le meilleur tennisman dans la liste de joueurs cités dans l’article, mais l’Américain a sans doute été le plus frustré de tous, tant il a souffert de la domination écrasante de Federer, lui le serveur génial et combattant redoutable.

      Je retiens personnellement 4 matches qui font très mal à Roddick contre Fed

      Wimbledon 2004, sans la pluie il aurait peut-être gagné ce jour là, et peut être Federer aurait-il moins dominé par la suite car moins d’effet bête noire …

      Wimbledon 2005, où il parle déjà du Suisse comme du GOAT en conférence de presse

      Melbourne 2007, où il ne prend que 6 jeux au Bâlois en 3 sets, avec une autre conférence de presse restée fameuse, où A-Rod se sent “dépressif”.

      Wimbledon 2009, où il se fait breaker 1 seule fois, le dernier jeu du match à 15-14 au 5e set …

      Que de cruelles désillusions pour Andy, seul défenseur du tennis étatsunien face aux Européens de la fin des années 2000

  6. avatar
    3 septembre 2015 a 18 h 56 min

    J’avais aussi pensé à Gulbis, mais je ne l’ai pas cité non plus. (il a donc finit par être mentionné!).

    Beaucoup de talent, probablement proche de Safin et Nalbandian, mais encore plus fumiste et touriste, et je pense qu’il a(vait) une propension à balancer certains matches comme Benoit Paire, ce que Safin et Nalbandian ne faisaient pas. N’hésitez pas à me corriger si je me trompe.

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      4 septembre 2015 a 8 h 33 min

      Salut Fabrice,

      Oui Gulbis balance des matches signe de son instabilité sur le plan mental, et je confirme encore plus “touriste” que Safin, lequel avait un charme particulier avec son nombre incalculable de raquettes cassées (sans doute le record du circuit)

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        5 septembre 2015 a 5 h 51 min
        Par nicolas

        Salut Axel,

        Je pense que les français ont sans doute la trouille de mal jouer et perd plus souvent qu’ils ne gagnent, je lisais dans Tennis magazine qu’ils leur manquait un gros calibre capable de faire la différence et de tuer leurs adversaires.

        Un joueur qui gâche son talent parce qu’il fait trop le con, c’est Fabio Fognini, il a les capacités pour faire plus mais il est trop envahi par son côté sombre et c’est dommage. Il est plus proche d’un Mac Enroe que d’un Wilander.

        • avatar
          6 septembre 2015 a 17 h 52 min

          Salut Nicolas,

          Je plussoie sur Fognini, peut être que sa victoire sur Nadal dans cet US Open (même si ce n’est plus le grand Rafa) va donner des ailes à l’Italien qui avait été privé en 2011 d’un duel contre le cosmic Djojovic à R-Garros en 1/4 de finale.

          @Fabrice, pour McEnroe – Safin, possible que ce soit l’Américain mais bon je vois mal le Russe hors du podium sur les raquettes cassées.

          En tout cas, on se dirige bien vers la lutte à 3 entre Djokovic, Murray et Federer comme prévu / craint sur le tournoi new-yorkais.

          De Dimitrov à Raonic en passant par Goffin ou Nishikori, les jeunes ont encore déçu, idem pour Ferrer et Nadal qui passent une année 2015 bien décevante.
          Il ne reste déjà plus que Wawrinka et Cilic pour battre les 3 membres du Big Four restant en course.

    • avatar
      4 septembre 2015 a 18 h 56 min

      Axel, tu penses que Safin a brisé plus de raquettes que McEnroe ?

      Je me souviens d’avoir vu ce dernier à Toulouse vers la fin des années 80 je pense. Je crois me souvenir qu’il avait fait un trou dans la surface de jeu en fracassant sa raquette.

  7. avatar
    8 septembre 2015 a 16 h 12 min

    Au moins Gasquet et Tsonga sont encore en lice.
    Pour le premier il faudra un exploit, mais pour Tsonga, j’y crois. Il n’est pas étranger à la chasse au gros gibier (cf. ses victoires en GC sur les membres du Big Four), et le champion en titre en est un dans tous les sens du terme :).

  8. avatar
    8 septembre 2015 a 16 h 36 min

    Djokovic va croquer Lopez, idem pour Federer contre Gasquet et Wawrinka contre Anderson cramé après son duel contre Murray.

    Reste le duel Tsonga contre Cilic, sur le tournoi JWT est favori mais attention Cilic a franchi un palier mentalement depuis son triomphe de l’US Open 2014.

    Je vote Cilic à 55 % contre Tsonga.

    Ensuite Djokovic battra Cilic en 4 sets, par contre sur Federer – Wawrinka je vois plus le Vaudois qui n’a plus de complexes contre le Bâlois …

  9. avatar
    9 septembre 2015 a 18 h 03 min

    Salut Axel, tu as tout bon pour l’instant. Cilic a effectivement battu Tsonga. 5 sets serrés. Quel match et quel Dommage pour Tsonga. Il est tout de même proche d’un GC à mon avis. J’espère qu’il parviendra à en décrocher un bientôt.

    Djoko mine de rien a fait 21 demies sur les 22 derniers GC. Incroyable tout de même, ça rappelle la période dorée de Fed. Moi aussi je vais arrêter le gluten je crois ;)

    • avatar
      10 septembre 2015 a 16 h 00 min

      Salut Fabrice,

      Sachant que sur le 22e GC, Nole perd en 1/4 de finale et pas au 2e tour, de surcroît en 5 sets, et contre un Wawrinka injouable !
      Cela en dit long sur le niveau du Serbe depuis 2010 !

      Lol pour le gluten oui c’est la fameuse théorie du camp Djokovic. Moi je crois plus à un dopant miracle conjugué à un travail psychologique fort, plus le fameux déclic de la Coupe Davis gagnée fin 2010 à Belgrade contre la France.

  10. avatar
    10 septembre 2015 a 9 h 11 min

    Bon 3 des 4 meilleurs du monde à part Murray (désolé Nadal) sont là : Djokovic, Federer et Wawrinka.
    Le VRAI tournoi commence ce WE.

    La seule info de cet US Open est que Marin Cilic légitime son titre en atteignant le dernier carré, comme Wawrinka début 2015 à Melbourne.

    Car pour le reste :

    - Nishikori a flanché bien trop tôt, idem pour Goffin, Dimitrov et Raonic

    - les Français (Tsonga et Gasquet) ont atteint leur plafond de verre habituel

    - Ferrer et Nadal confirment leur (probable) déclin

    - Berdych reste un “loser” magnifique des débuts de 2e semaine

    Je vois une finale Djokovic – Federer, mais chacun va souffrir car Cilic n’est pas là par hasard et Nole n’a pas bien joué contre Bautista puis Lopez. Quant au duel entre Suisses, depuis Roland-Garros Wawrinka n’a plus du tout de complexes contre Rodgeur … Mais le Bâlois est tellement fort sur cette quinzaine new-yorkaise que je le vois mal perdre contre le Vaudois. A moins que Stanimal se réveille tel un loup-garou en night session …

    Bref je vois le Serbe et le Bâlois passer en 4 sets chacun contre le Croate et le Vaudois, à suivre.

    Quant à la finale, si Federer évite 5 sets et un marathon sur le ciment face à Wawrinka, je le vois bien gagner contre Djokovic dans la foulée de Cincinnati. Sinon, comme l’an passé à Wimbledon, il fera jeu égal avec Nole mais le n°1 mondial le cueillera à la première baisse de régime physique.

  11. avatar
    10 septembre 2015 a 9 h 50 min

    Hello Axel!

    Je suis quasiment d’accord avec ton constat. Gasquet (dont je n’ai pas pu voir le match) a l’air d’en avoir pris une sacrément bonne dans la tronche. C’est incroyable quand même le phoenix roger federer, qui a su compenser sa baisse de caisse physique par une attaque de plus en plus poussée (cf. ses montées sur les 2ème balles de Djoko à Cincinnati).

    Richard, ça fait quand même mal de te voir faire un score beaucoup plus faible que Isner.

    Par contre, ton constat sur Cilic, je ne suis pas d’accord. IL n’a rien prouvé sur le tournoi, il a évité toutes les têtes de séries sur son chemin (Ferrer et Nishikori) et a battu Chardy (faut pas déconner non plus) et Tsonga encore un peu blessé et qui a semble-t-il baissé de niveau de jeu au cours de son quart. Donc Marin a de la chance jusque là, j’attends de voir vraiment son match face à Djoko.

    C’est clair que le vrai tournoi commence hélas maintenant.

    Au niveau des filles, j’ai mal au ventre pour la petite Mladenonvic qui s’est fait sortir au métier par une italienne qui a joué une défense incroyable et des fois chanceuses. Sur le jeu à 3/3 je crois dans le 3ème set qui a duré plus de 11 minutes, Kiki fait trois grosses attaques de suite pour conclure le jeu et l’italienne dos au terrain arrive à remettre une balle en lob à l’arrache sur l’équerre de fond de ligne à gauche de Christina. Elle finira par gagner le jeu, breaker, puis le match. Mais elle a eu une réussit edu diable en défense l’italienne, et j’avais mal au ventre pour la française de la vor échouer contre une fille qui refusait le jeu et jouait en contre/défense. Christina a eu un péché de jeunesse en misant tout sur la force de son coup droit pour finir les points. Elle aurait temporisé de temps en temps elle aurait sans doute évité un nombre de fautes directes incroyable. Il faut aussi qu’elle améliore son jeu de volée qui n’est vraiment pas au point. Dommage pour elle.

    • avatar
      10 septembre 2015 a 16 h 06 min

      Salut general,

      Oui comme en 1/2 de Wimbledon 2015, Federer sort un match de mutant contre Gasquet avec des stats hallucinantes.
      Quel génie du tennis quand même faire ça à 34 ans après 12 ans dans le top 3 (2013 excepté), même si on a le droit de préférer Nadal ou Djokovic dans ses contemporains.

      Oui Cilic a eu de la chance sur son parcours tu n’as pas tort mais bon Nishikori n’a pas été foutu de battre Benoît Paire, qui n’est pas meilleur que Chardy ou Tsonga !

      Chez les dames, je vois mal qui va stopper le bulldozer Serena Williams.
      Immense championne mais quelle absence de relève derrière sur le circuit WTA. Un peu comme chez les mecs où Djokovic a un boulevard si jamais Federer prend sa retraite fin 2016 après les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro (ptet après l’US Open et le Masters quand même histoire de faire une belle tournée d’adieux à NYC et Londres).

      Resteront alors Wawrinka et Murray contre lui, à moins que Nadal ne fasse un 3e retour phénix après 2010 et 2013, il faut vraiment espérer que Dimitrov, Nishikori ou Raonic vont enfin avoir le déclic.
      Sinon, miser sur le jeune croate Borna Coric (18 ans) …

      Pour en revenir à FedEx, tant qu’il aura ce niveau sur son service en 1re comme en 2e balle, même Djokovic aura du mal à le battre comme à Cincinnati.
      Mais bon, à Wimbledon aussi Rodgeur avait fait son tueur au service avant de flancher en finale contre le Serbe.

      Je mets 80-20 pour Djokovic contre Cilic, et 65-35 pour Federer contre Wawrinka en terme ed % de victoires.

  12. avatar
    10 septembre 2015 a 16 h 09 min

    C’est vrai que sur papier Cilic a confirmé sa victoire de l’an dernier. Cependant comme le Général le souligne, il n’a pas eu a affronter de grosse cylindrée hormis Tsonga.

    Il va passer un vrai test contre Djoko. Cependant, il a déjà battu Federer à ce stade l’année passée, donc il ne faut pas l’enterrer d’avance. D’ailleurs comme les pronos ne sont pas cher sur ce site, je mise une piécette sur Cilic.

    Entre les Suisses, mon coeur et ma raison balancent. Dans les deux cas je serai content, car ça donner aux deux une chance d’étoffer leur palmarès au match suivant. Pour Stan une 3e GC lui permettrait de dépasser Murray, et ainsi confirmer sa magnifique éclosion tardive. Pour Fed évidemment, un 6e US Open et un 18e GC pour porter son record un peu plus hors de portée de ses poursuivants Nadal (14) et Djoko (9).

  13. avatar
    10 septembre 2015 a 16 h 46 min

    Salut Fabrice,

    Avec un 18e Grand Chelem, Roger Federer rejoindrait … Jack Nicklaus. On a souvent cru que Tiger Woods rattraperait son ami tennisman, mais le golfeur a craqué en premier avec la mort de son père, son divorce pour adultère puis un jeu agonisant …

    Et clairement il mettrait presque pour l’éternité le record en sécurité dans son coffre fort suisse, avec 4 titres majeurs de plus que Nadal et Sampras.
    Voir Djokovic en gagner 10 entre 2016 et 2020 voudrait dire encore 2 GC par an sur 5 ans pour atteindre le chiffre monumental de 19 GC … Utopique.

    Et 18 GC pour Federer, cela donnerait 24 titres majeurs avec ses 6 Masters Cup (encore aucune médaille d’or olympique en simple par contre, d’où sa qupete du Graal qui le mènera en 2016 à Rio de Janeiro).
    Là aussi largement devant les 19 de Sampras (14 + 5 + 0) et 15 de Nadal (14 + 0 + 1 JO) et 13 de Djokovic (9 + 4 + 0).

  14. avatar
    10 septembre 2015 a 18 h 22 min

    Salut pas trop le temps de venir commenter mais je crois que mon prono federer nole en finale est tout proche. Ps pas de bol pour Gasquet
    Nadal fait bien de la peine actuellement mais je crois qu’il aura encore son mot à dire avec une nouvelle raquette l’an prochain
    En effet niklaus en vue pour Roger mais gare à nole! Il peut le surclasser comme à Wimbledon

  15. avatar
    10 septembre 2015 a 18 h 52 min

    Salut Axel,

    Effectivement le clin d’oeil au golf et au record de Nicklaus serait sympa. Cependant dans mon livre à moi (comme on dit ici) les 17 GC de Federer valent plus que les 18 de Nicklaus pour les raisons suivantes:
    - la période compétitive des golfeurs est beaucoup plus longue que celle des tennismens (Nicklaus par exemple a gagné ses majeurs durant une période de 24 ans !)
    - 3 des 4 majeurs se jouent aux USA.
    - tous les majeurs sont joués sur le même type de surface (le gazon), ce qui favorise les spécialistes.
    - enfin, en golf on n’affronte pas ses adversaires directement comme au tennis, mais seulement via le score sur le parcours.

  16. avatar
    11 septembre 2015 a 1 h 26 min
    Par nicolas

    Salut Axel, est ce que cela vaut le coup de regarder les tournois du Grand Chelem sachant que ce sont tout le temps les mêmes qui gagnent.

    Djokovic ,Federer et autres tuent la compétition et franchement il y en a ras le bol.

  17. avatar
    11 septembre 2015 a 9 h 59 min

    Salut Nicolas,

    Tout dépend si tu privilégies le suspense ou le fait de voir un tennis de si haut niveau avec Djokovic, Federer voire le Wawrinka mode “Stanimal”.

    @Fabrice, pour la comparaison entre les 17 GC de Federer et les 18 GC de Nicklaus, je ne m’y aventurerais pas car c’est déjà très complexe de comparer des joueurs du même sport à époques différentes, encore plus difficile entre tennis et golf.
    La seule chose que l’on peut dire c’est que Federer comme Nicklaus sont légitimes à être les GOAT de leurs sports respectifs, même si personnellement je voterais pour Rod Laver et Tiger Woods.

    @Mocte, pour moi tout va dépendre de l’énergie que Rodgeur va consommer contre Stan, à condition qu’il batte déjà Wawrinka.

    Une finale Djokovic Wawrinka serait aussi intéressante, car le Serbe a perdu leurs 2 derniers duels en GC (Melbourne 2014 et Paris 2015). On verrait si Nole réagit mentalement ou si Stan commence à devenir sa nouvelle bête noire, après le Rafa des années 2007-2010.

  18. avatar
    12 septembre 2015 a 7 h 47 min

    Festival de Federer , autoroute pour le bulldozer Djokovic contre Cilic.
    Bon les deux titans sont en finale comme prévu / attendu.

    Difficile de dégager un favori pour la finale mais je vais quand même tenter de le faire …

    1/ Sur le tournoi et la forme du moment, c’est Roger Federer le plus convaincant, il n’a perdu aucun set et passé moins 2h sur le court à chaque match, là où Djokovic à lâché 1 set en 1/8e et 1/4 de finale. Le Serbe est sans doute moins impressionnant qu’au printemps mais bon à Wimbledon cela ne l’avait pas empêché de battre un Federer qui venait d’écraser Murray en 1/2, là idem le Suisse a atomisé Gasquet puis Wawrinka, mais c’est encore un autre défi qui l’attend avec Nole, indéboulonnable n°1 mondial.

    2/ Sur le passé à l’US Open, c’est 50-50. Federer a gagné 5 fois mais entre 2004 et 2008, Djokovic reste sur 9 demi-finales consécutives et ce sera sa 5e finale en 6 ans depuis 2010. Les 2 joueurs se sont joués 5 fois à New York entre 2007 et 2011 pour 3 victoires du Suisse (finale 2007, demies 2008 et 2009) contre 2 du Serbe (demies 2010 et 2011).

    3/ Sur la constance en GC depuis quelques saisons, large avantage à Djokovic car primo Federer n’a plus soulevé de titre majeur depuis Wimbledon 2012, secundo il n’est pas aussi régulier que Nole dans les derniers carrés (échecs en 1/4 de finale à l’US Open 2012, en 1/4 de finale à Roland-Garros en 2013, au 2e tour à Wimbledon 2013, 1/8e à l’US Open 2013, 1/8 à Roland-Garros en 2014, 3e tour à Melbourne en 2015, en 1/4 de finale à Roland-Garros en 2015)

    4/ Sur leurs duels en GC récents, Wimbledon 2014 et Wimbledon 2015 ont à chaque fois tourné à l’avantage de Djokovic, tout comme les finales d’Indian Wells et Rome en 2015. Mais Federer a battu le Serbe à Cincinnati, ainsi qu’à Dubai en mars.

    5/ Sur le plan physique certes le Suisse ne s’est pas trop dépensé sur cette quinzaine new-yorkaise, mais en 5 sets gagnants il a toujours eu du mal passé la trentaine. Petit avantage Djokovic.

    Je mets donc un très léger avantage à Djokovic 55-45 car ce sera serré et risque d’aller en 5 sets. La pression est équivalente car Djokovic n’aura pas 50 occasions de refaire un Petit Chelem et Federer n’aura pas 36 opportunités de gagner un 18e titre du GC qui pourrait être son (avant-)dernier, encore qu’il ne faut jurer de rien avec le Suisse, phénix de l’année passée, destin qu’on souhaite à Nadal le grand absent de cette saison 2015 qu’il aura traversé comme un fantôme (par rapport à ses standards, car dans l’absolu il reste un top 10).

    Un mot sur Serena Williams et sa défaite contre Vinci, elle passe à 2 victoires d’égaler le GC de Steffi Graf en 1988, et ce match nous rappelle la glorieuse incertitude du sport. Personne n’est invincible, mais la cadette de la fratrie Williams reste une immense championne, refaire un Serena Slam 12 ans après celui de 2002-2003 en dit long sur la trace qu’elle laissera dans le tennis féminin.

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      12 septembre 2015 a 19 h 52 min
      Par mwn44

      Salut Axel !

      Concernant la finale, une chose diffère de leur finale de Wimbledon. La 1/2 de Federer contre Murray était exceptionnelle, car Murray a livré un niveau de jeu incroyable. Ici, que ça soit contre Gasquet ou Wawrinka, Federer n’a pas fait des matchs exceptionnels. Il a juste joué à son niveau normal actuel, ni-plus, ni-moins. Force est de constater que ce qui était exceptionnel en 1/2 de Wimbledon contre Murray, est devenu son niveau normal du moment, j’ai l’impression. Ce qui peut laisser penser qu’il peut encore élever son niveau de jeu face à Djoko, car mentalement, il n’a pas eu à puiser dans ses réserves à Cincinnati, comme à l’US Open.

      Certes, à chaque fois depuis 2008 où l’on a vu Federer trop beau jusqu’en demie, il s’est planté en finale, comme à l’USO en 2009, RG en 2011 ou Wimb cette année. Mais personnellement, je l’ai pas trouvé trop beau, juste appliqué et concentré.

      Après il y a toujours la question du défi physique, mais aussi du défi tactique que va lui opposer Djokovic. De plus, ça ne sera pas en night session il me semble, ce qui peut profiter un peu plus au Serbe. Donc pour moi, c’est du 50/50, mais si je devais me mouiller, je dirais 55/45 pour Fed, histoire de dire l’inverse de toi :)

      J’espère que ça va envoyer du lourd dans tous les cas, hâte d’être à demain.

    • avatar
      13 septembre 2015 a 1 h 29 min
      Par nicolas

      Si on fait le bilan de cette saison de tennis, on peut dire que Rafael Nadal est le grand perdant et que Federer et Djokovic en sont les grands gagnants.

      N’est ce pas un peu risible de voir que celle qui a battu Serena hier soit une joueuse à qui l’on ne parle jamais dans les médias, ce qui est un peu la honte sur des filles comme Azarenka, Halep, Ivanovic et autre kvitova.

      Il n’y a qu’a espérer que le tennis féminin en sortira grandis puisque question palmarès le tennis italien fait figure de parent pauvre.

  19. avatar
    13 septembre 2015 a 12 h 28 min

    Salut Mwn,

    Oui Murray avait opposé un autre niveau à Wimbledon que Gasquet / Wawrinka à l’US Open, mais Federer n’en reste pas moins sur son nuage.

    Bien pour US Open 2009, RG 2011 et Wimbledon 2015 (on peut rajouter W 2014), 4 GC où s’il est planté en finale.

    On verra bien mais le résultat sera historique pour le tennis masculin, soit un 2e Petit Chelem de Djokovic, soit un 18e GC de Federer.

    En cas de victoire du Suisse, cela fera mal à Nole pour 2 raisons, primo car cela fera une 2e défaite en finale de GC en 2015 après l’accident de Roland Garros, et secundo car cela ferait 18 GC à 9 pour Federer, soit 2 fois plus que Djokovic dont certains parlent comme du futur recordman de titres majeurs, puisque Nadal est désormais “off”.

    Sur Serena Williams, oui bien vu Nicolas en effet on peut rajouter Sharapova aussi. Bravo à Flavia Pennetta qui nous fait comme Marion Bartoli en 2013 à Wimbledon, retraite après ce triomphe inattendu.

  20. avatar
    14 septembre 2015 a 1 h 12 min
    Par nicolas

    Salut Axel.
    Pour la première fois Rafael Nadal ne sera pas dans le Masters de Paris en Novembre car il est sorti du top 10.

    Djoko y sera, Federer aussi Wawrinka ainsi que ferrer et Andy Murray.
    Pour le reste il faudra attendre.

    • avatar
      14 septembre 2015 a 10 h 17 min

      Salut Nicolas,

      On verra pour Nadal, il n’aura en effet pas la chance d’être repêché comme Gaudio en 2004 car vainqueur de GC.

      Mais rappelons que l’Espagnol n’avait pris quasiment aucun point sur la fin 2014, s’il enchaine bien à Tokyo ou Pékin, puis Shanghai, Bale et Bercy, why not ?

      Djokovic, Federer et Murray sont qualifiés, Wawrinka y sera aussi, Ferrer aussi normalement, voire Berdych, Cilic et Nishikori a priori, à Nadal, Tsonga, Gasquet et Raonic de se battre pour arracher leur place.

    • avatar
      14 septembre 2015 a 15 h 14 min

      @general, armand pourrait nous sortir que Nole est le perdant puisqu’il aurait du faire le Grand Chelem en 2015, pas juste un Petit Chelem devenu trivial depuis 2004

      En tout cas on vit bien un âge d’or du tennis en terme de niveau de jeu, avec ce 6e Petit Chelem en 12 ans.

      Alors qu’entre 1970 et 2003 soit 34 saisons, seulement 2 PC via Connors (1974) et Wilander (1988)

      Sinon en effet énorme déception chez les jeunes, quel flop sur l’ensemble de l’année. Seul “Stanimal” Wawrinka a vraiment pu bousculer le nouveau Big Three constitué par Murray, Federer et Djokovic.

      Dommage que Soderling et Del Potro aient vu leurs carrières brisées par la mononucléose et les blessures au poignet respectivement.
      Car le Suédois et l’Argentin étaient d’un autre niveau que Berdych et Ferrer, les 2 joueurs qui ont trop subi face au Big Four avant que Wawrinka ne se transforme en vainqueur de GC début 2014 à Melbourne.

      Et si l’on doit attendre que Borna Coric arrive à maturité vers 23-24 ans et que Raonic / Dimitrov / Nishikori continuent de décevoir, Djokovic va accumuler les trophées en laissant des miettes à Murray et Wawrinka …

      A suivre en 2016, on verra déjà avec le Masters et le prochain Open d’Australie si un peu de changement peut survenir dans la hiérarchie du top 10 ATP, où Nadal sera menacé s’il ne parvient pas à élever son niveau de jeu actuel.

  21. avatar
    14 septembre 2015 a 9 h 48 min

    Djokovic l’a donc emporté devant Federer en 4 sets.

    - 2e US Open après 2011

    - 2e doublé Wimbledon / US Open après 2011

    - 2e Petit Chelem après 2011, seul Federer a fait mieux avec 3, Djokovic dépasse donc Connors, Wilander et Nadal sur ce plan

    - 10e titre du Grand Chelem comme Bill Tilden, Djokovic se rapproche des 11 couronnes de légendes comme Borg et Laver, mais rappelons que le Suédois boycotta l’Open d’Australie (à l’époque où Kooyong était le 4e GC de l’année, Borg ne prévoyait d’y venir qu’en cas de Petit Chelem RG – Wimbledon – US Open mais il échoua en 1978 et 1980 en finale à NYC) et que Laver fut pro entre 1963 et 1967 soit 20 possibilités de “perdues” d’enrichir son palmarès avant l’ère Open débutant en 1968.

    Il reste un défi en 2015 au Serbe, gagner la Masters Cup à Londres en novembre. S’il y parvient, Nole aura fait une saison digne des cuvées 2006 et 2007 de Roger Federer, gagnant 4 des 5 titres principaux et ne perdant que la finale de Roland-Garros face à un joueur injouable (Nadal pour le Suisse, Wawrinka pour le Serbe).

    En 2016, Djokovic aura comme ambition de gagner les deux titres principaux qui manquent à son colossal palmarès, Roland-Garros et la médaille d’or olympique aux Jeux de Rio de Janeiro (sur dur et non sur terre), sans négliger les autres bien entendu, lui qui est devenu un Pantagruel à l’appétit insatiable.

    Quant à Roger Federer, qui a raté trop de balles de break en finale à NYC, il reste “bloqué” à 17 GC, ayant perdu ses 3 dernières finales majeures contre son héritier.
    Tel le vétéran Agassi en 2005 à l’US Open, le Suisse s’est incliné contre l’incontestable n°1 du moment. La roue tourne, dix ans plus tard.
    Il ne faut pas enterrer Federer pour un 18e GC mais il est possible qu’il ait laissé passer son ultime chance en majeur, lui qui vient de perdre sa 10e finale majeure (1 en Australie, 4 à RG, 3 à Wimbledon, 2 à l’US Open in fine).

    Mais il sera redoutable au Masters après l’enchainement Bâle / Bercy, gare à lui, le Suisse voudra finir sa carrière en beauté en 2016 avec comme objectifs principaux Wimbledon et les JO de Rio de Janeiro.

  22. avatar
    14 septembre 2015 a 9 h 49 min

    Bah je suis deg, la finale a commencé à minuit et j’ai rien pu mater… Bon bah, que dire de plus que : dommage, sans stan c’était l’année parfaite pour Novak!

    Incroyable ce Roger quand même. Quelle pression il met sur des deuxièmes balles, notamment dans son match face à Stan. Faudra que je trouve un bon résumé de la finale pour me faire mon opinion.

  23. avatar
    14 septembre 2015 a 13 h 19 min

    Apparemment Nole a su gérer les moments importants bien mieux que Federer, notamment les balles de break.

    Bon, il ne lui reste plus qu’à gagner Roland Garros pour entrer encore plus dans la légende, mais déjà le club des 10 + en Grand Chelem!

  24. avatar
    14 septembre 2015 a 14 h 04 min

    N’empêche que :

    2011-2015, 20GC, Novak en gagne 10! Si on peut parler de domination, je sais pas ce qu’on peut dire. Armando, revient juste pour reconnaître que Djoko faire partie des très grands maintenant.

    Il met du temps à venir souffler le nouveau vent, parce que là, quand même, ça fait 10 piges qu’on voit les mêmes…

    • avatar
      14 septembre 2015 a 15 h 15 min

      @general, armand pourrait nous sortir que Nole est le perdant puisqu’il aurait du faire le Grand Chelem en 2015, pas juste un Petit Chelem devenu trivial depuis 2004

      En tout cas on vit bien un âge d’or du tennis en terme de niveau de jeu, avec ce 6e Petit Chelem en 12 ans.

      Alors qu’entre 1970 et 2003 soit 34 saisons, seulement 2 PC via Connors (1974) et Wilander (1988), sans évoquer le GC réussi en 1969 par Laver.

      Sinon en effet énorme déception chez les jeunes, quel flop sur l’ensemble de l’année. Seul “Stanimal” Wawrinka a vraiment pu bousculer le nouveau Big Three constitué par Murray, Federer et Djokovic.

      Dommage que Soderling et Del Potro aient vu leurs carrières brisées par la mononucléose et les blessures au poignet respectivement.
      Car le Suédois et l’Argentin étaient d’un autre niveau que Berdych et Ferrer, les 2 joueurs qui ont trop subi face au Big Four avant que Wawrinka ne se transforme en vainqueur de GC début 2014 à Melbourne.

      Et si l’on doit attendre que Borna Coric arrive à maturité vers 23-24 ans et que Raonic / Dimitrov / Nishikori continuent de décevoir, Djokovic va accumuler les trophées en laissant des miettes à Murray et Wawrinka …

      A suivre en 2016, on verra déjà avec le Masters et le prochain Open d’Australie si un peu de changement peut survenir dans la hiérarchie du top 10 ATP, où Nadal sera menacé s’il ne parvient pas à élever son niveau de jeu actuel.

  25. avatar
    14 septembre 2015 a 14 h 04 min

    pardon, 9!

  26. avatar
    14 septembre 2015 a 14 h 50 min
    Par Giaccomi

    Bon, ben comme dirait l’autre, Djoko est définitivement le loser de l’année 2015 puisqu’il n’a été fichu que de gagner 3 GC, et pas 4…

    Incroyable, tout de même, que Fed marche sur l’eau (comme il l’avait fait à Wimbly) et n’aille pas au bout. Voilà qui en dit long sur la forme et les ressources mentales du Serbe.

  27. avatar
    14 septembre 2015 a 14 h 55 min

    Et franchement Axel… la masters cup après trois GC, ouais, bon, c’est important, mais je crois que tu t’y intéresses moins lol. La je crois que les nerfs de novak vont se relacher et qu’il va faire une bonne pause après une finale sous tension forte du public apparemment.

    • avatar
      14 septembre 2015 a 18 h 05 min

      Salut General,

      Non je ne crois pas honnêtement, Djokovic est un Pantagruel jamais rassasié, comme Nadal et Federer avant lui.

      Il sera dans le coup à Londres pour le Masters, par contre il va ptet lâcher un peu à Shanghai et Bercy (ce qui serait bête, j’ai des places pour la finale j’aimerais tant le voir jouer, jamais eu cette chance !).

  28. avatar
    14 septembre 2015 a 17 h 33 min

    Mais sinon je suis d’accord avec toi Axel, Armand arriverait à minimiser ce petit chelem et finir par dire Novak reste un looser à l’USO… Il pourrait même ajouter que cela est seulement dû à la baisse physique de Roger et à l’absence de Rafa, confirmant alors son rôle de gérant de djoko.

    Argh, il va finir par me manquer, quel contradicteur de génie quand même ;-)!

  29. avatar
    15 septembre 2015 a 15 h 36 min

    On oublie aussi que le grand perdant de la saison détient le nouveau record de points à l’ATP sur une saison glissante (16 145) et qu’il battra très certainement celui de fin d’année (13 630 alors qu’il est aujourd’hui à 12 760)

    Djoko est largement assuré d’être numéro 1 en fin de saison (5000 points d’avance sur Murray) et dépasse donc Nadal en nombre de titre de n°1 en fin de saison.
    Vu son matelas confortable, il va tranquillement passer 5ème sur le nombre de semaines n°1 (devant Mc Enroe). Et à moins d’un big bang, il prendra même la 5ème place en nombre de semaines consécutives n°1… Qui sait aujourd’hui qui pourra le stopper vu la concurrence sur les genoux (Papy Fed, Stan qui a déjà 30 ans et Murray….)

    D’ailleurs, je m’attendais à un renouveau au début de la saison 2015 : quelle déception.. En dehors de Stan (qui n’est d’ailleurs pas une surprise), on a rien à se mettre sous la dent même en MS 1000…
    Il ne reste que des miettes pour les outsiders : 2 MS 500 pour Nishikori et Ferrer, Fognini/Anderson/Isner/Andujar finalistes d’un MS 500…. Pour voir des nouveaux noms il faut aller les chercher en 250… (Tiens d’ailleurs je mets une piécette sur Thiem pour 2016 voire plutôt 2017 :-))

    Pour finir, sur Nadal, tit’ question : va-t-il venir aux masters cette année ?
    En effet, il s’est souvent fait éjecter cette année de tournois par des joueurs moyens “en feu” (qui bizarrement se sont fait battre au tour suivant). Est ce que cela vaut le coup mentalement de faire le déplacement pour prendre des roustes contre des top 8 qui plus est si c’est pour se faire laminer par un Fed ou un Djoko ?
    Je le vois bien déclarer forfait et simuler une petite blessure d’épuisement de fin de saison. Pour que ce soit crédible, je le vois bien commencer dès à présent à jouer la blessure pour un forfait à Bercy qui ira beaucoup mieux à l’IPTL ou lors d’une exhibition qatarie :-)

    • avatar
      15 septembre 2015 a 17 h 48 min

      Salut darkrio,

      Oui Nole va dépasser début novembre, sauf cataclysme, les 170 semaines de John McEnroe et devenir le 5e de tous les temps derrière Federer (302 semaines comme n°1), Sampras (285), Lendl (270) et Connors (268).

      Il lui faudra encore 2 années comme ATP 1 pour intégrer ce quatuor, dans ses cordes vu sa régularité en Masters 1000 et Gd Chelem, et son jeune âge, il n’a que 28 ans donc peu encore durer au moins 3-4 ans, voire 5-6 ans comme Federer si sa passion pour le tennis ne s’érode pas trop vite.

      Pour le renouveau 2015, énorme déception en effet sauf Wawrinka qui avait déjà franchi un gros palier en 2014 avec le triplé OA – Monte Carlo – Coupe Davis.
      2016 est vraiment l’ultime chance des Nishikori Raonic et Dimitrov s’ils ne veulent pas finir au cimetière des Berdych et autres Ferrer, losers récurrents face au Big 4.

  30. avatar
    15 septembre 2015 a 15 h 48 min

    Salut à tous, tout d’abord, arrêtons de parler des absents, qui, part définition, ont toujours tort.

    Bravo à Djoko, il entre dans le club prestigieux des “double digits” en GC. Voyons jusqu’oû il portera son pécule. Comme l’a souligné Axel, pas grand monde pour lui barrer la route à court terme. Il pourra rattraper Nadal (14) dès 2017.

    En tout cas, il confirme qu’il est un grand champion. Encore dommage pour Fed. Mais s’il maintient ce niveau il pourra remporter au moins un autre GC car seul le Serbe semble pouvoir atteindre ce niveau.

    Cela augure bien pour Federer pour la médaille d’or olympique en simple (rappelons qu’il a déjà l’or en double et l’argent en simple… quand même pas mal). Moi qui pensais qu’il atteindrait 2016 avec en niveau en berne (hahaha) dû à la vieillesse… il n’en est rien, lui qui après avoir été nourri d’ambroisie, s’abreuve à présent à la fontaine de jouvence ! (*)

    Quand aux espoirs brisés pour moi la palme revient à Del Potro qui a réussi à terrasser Fed au sommet de sa forme en finale de GC, au contraire de Soderling qui a échoué 2 fois en finale, contre Fed puis Nadal (belle performance tout de même, hein).

    (*) tentative d’hoomageau style d’Axel :)

    • avatar
      15 septembre 2015 a 17 h 52 min

      Salut Fabrice,

      Lol pour l’ambroisie.
      Pour Federer, s’il maintient ce niveau en 2016 sur gazon et dur, il aura clairement une chance à moins de tomber sur Djokovic à son niveau ou Stanimal.
      Sa meilleure chance sera peut être le tournoi olympique où seule la finale se joue en 3 sets gagnants.

      Je converge sur Del Potro car de plus il fut le premier à battre Nadal et Federer dans le même GC (avant Djokovic à l’US Open 2011 dans l’ordre inverse, d’abord le Suisse en 1/2 puis l’Espagnol en finale), mais bon Söderling reste avec Cosmic Djokovic le seul bourreau de Nadal en 3 sets gagnants sur terre battue, RG ou Coupe Davis confondus, chapeau bas au husky suédois.

  31. avatar
    16 septembre 2015 a 17 h 09 min

    Ouh, je viens de voir: “hoomageau style d’Axel”. Evidemment il fallait lire “hommage au”.

    Pour Nadal vs. Soderling en 2009, il me semble que Nadal était (légèrement ?) blessé. D’ailleurs il avait renoncé à Wimbledon par la suite (wiki (en) mentionne une tendinite).

    Donc je n’accorde pas tout le crédit à Soderling, même si la performance reste à juste titre dans les annales. D’ailleurs, imnaginons un instant s’il avait remporté ce RG-là… il en aurait 10 de suite à son palmarès puisqu’il a remporté les 4 avant et les 5 après !!!

  32. avatar
    16 septembre 2015 a 18 h 07 min

    Salut Fabrice,

    Oui Nadal était blessé en 2009 il avait trop forcé sur les tournois avant R-Garros notamment à Madrid avec ce match de 4h en 2 sets gagnants contre Novak Djokovic (demi-finale)

    Mais l’exploit de Soderling était réel, il avait battu Ferrer au 3e tour avant ce 1/8e de finale devenu légendaire, et a ensuite sorti Davydenko et Gonzalez avant de buter sur Federer en finale.

    Et son parcours en 2010 (finale) avec des victoires sur Federer et Berdych montre qu’il ne fut pas un feu de paille, idem en 2011 avec un 1/4 de finale sur l’ocre parisien avant de buter sur le maître des lieux, Rafael Nadal.

    En effet, si Nadal avait gagné en 2009, cela aurait fait 10 GC consécutifs à Roland-Garros pour l’Espagnol.
    Au lieu de cela, le record est de 5 à Paris (Nadal 2010-2014), idem à Wimbledon pour Borg (1976-1980) et Federer (2003-2007) et à l’US Open pour Federer (2004-2008).

    Mention spéciale au Suisse qui a réussi 2 séries de 5 tout en atteignant la finale à chaque fois la 6e année, battu en 5 sets en finale de Wimbledon 2008 par Nadal puis finale de l’US Open 2009 par Del Potro.

    Bjorn Borg fit moins bien avec une défaite en 4 sets en finale de l’US Open 1981, Nadal battu en 1/4 de finale de Roland-Garros 2015 par le bulldozer Djokovic.

    • avatar
      17 septembre 2015 a 1 h 40 min
      Par nicolas

      Salut Axel et les autres.
      Rafael Nadal est trop dispersé et ceci explique en partie son année raté car quand je le voit faire le mariole avec son sponsor on se dit qu’il ne travaille plus comme avant.

      Si Djoko est devenu un char d’assaut Nadal est du niveau d’une trottinette.

  33. avatar
    17 septembre 2015 a 10 h 11 min

    Salut Nicolas,

    Possible pour Nadal, il a 29 ans désormais, a gagné très jeune comme Borg, trop vite peut être se constituant un palmarès colossal, a travaillé très dur durant son enfance et son adolescence, se transformant en gaucher alors qu’il est naturellement droitier.

    L’Espagnol vient d’une famille où le sport représente qqch de fort, son oncle Miguel Angel a été footballeur international et vainqueur de la C1 en 1992 avec le Barça de Cruyff.
    Après 14 titres en GC, possible que Rafa ait légèrement lâché mentalement et arrêté de s’entraîner aussi dur, lui qui était revenu en 2013 au top niveau après un effort stakhanoviste.

    C’est le carrefour de vérité pour Nadal désormais sur cette fin d’année 2015 et le début 2016.
    Soit il aime encore le tennis et sa fierté de champion en a pris un coup, et il se battra pour revenir, soit le déclin est enclenché et 2016 pourrait être son ultime saison sur le circuit.
    Je pense que Nadal arrive au même point que Martina Hingis même si la Suissesse avait été dominée pour d’autres raisons, physiques d’abord, et après son mental en a pris un coup et elle a raccroché sa raquette.

    Je pense même que Nadal arrêtera avant Federer, que je vois bien finalement continuer en 2017, moi qui ait longtemps pensé voir le Suisse arrêter fin 2016 après les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, son ultime grand objectif, lui qui a tout gagné à part cette médaille d’or et les M1000 de Monte-Carlo et Rome.

    • avatar
      18 septembre 2015 a 1 h 35 min
      Par nicolas

      Salut Axel,
      Je pense que Nadal devrait se relancer en double comme Martina Hingis qui a déjà gagnée deux fois cette année notamment à Wimbledon.

      C’est sa seule solution pour s’en sortir car en solo il me semble au bout, je le vois jouer encore 2 ans après rideau.

      • avatar
        18 septembre 2015 a 13 h 54 min

        Salut Nicolas,

        Oui le double est une idée pour Nadal en effet, après il espère peut être toujours un 10e titre à Roland-Garros, avec peut être un plan spécial avec Toni pour reprendre confiance via les tournois latino-américains sur ocre (Vina del Mar, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Acapulco et autres Buenos Aires) sacrifier Indian Wells / Miami au printemps 2016 afin de monter en puissance avant la saison européenne de terre battue (Monte-Carlo, Barcelone, Rome, Madrid).

        S’il se reprend une rouste par Djokovic voire Wawrinka au prochain RG, il sera temps pour Rafa de passer au double ou de tirer sa révérence en effet.

        Mais le champion est tellement fort mentalement que je crois plus à l’annus horribilis qu’au vrai début du déclin comme pour Federer en 2013.

        • avatar
          19 septembre 2015 a 2 h 01 min
          Par nicolas

          Salut Axel.
          Finalement Rafael Nadal est devenu humain en 2015, lui qui se montrait si imperturbable sur les courts et si hautain.
          Il a fini par se fissurer et cela le montre un poil plus sympa.

  34. avatar
    18 septembre 2015 a 17 h 30 min

    Je veux croire au retour de Nadal. Pour lui le seul objectif majeur avant la fin de carrière est probablement la decima, c’est-à-dire un 10e RG. Évidemment c’est un très grand champion, avec le mental le plus impressionnant depuis… quoi, 20-30 ans au moins, non? Est-ce que j’oublie quelqu’un ? Je n’ai pas d’exemple en tête de joueur aussi doué avec un tel refus viscéral de la défaite.

    Bref, je suis du même avis d’Axel, il ne faut pas l’enterrer trop vite. Si la santé suit, le moral reviendra. Même s’il “prend une rouste” à RG l’année prochaine, il aura peut-être encore 1 ou 2 années pour réessayer.

    Évidemment la condition sine qua non pour tout ceci est qu’il ne soit pas victime de l’usure du pouvoir, qu’Axel a déjà évoquée plus haut (succès très jeune et durable). Après tout, c’est la première fois depuis 2005 qu’il ne remporte pas un seul GC. Ces 10 ans avec un GC ou plus constituent d’ailleurs un record ! Fed est à 8, et “10″ si l’on excepte 2011 où son meilleur résultat fut une finale.

  35. avatar
    21 septembre 2015 a 8 h 44 min

    Salut Fabrice,

    Oui mentalement c’est vrai Nadal est très fort, unique sans doute, même si Borg, Lendl, Djokovic ou Federer l’étaient aussi.

    Son ultime défi est double pour moi, un 10e Roland-Garros mais aussi gagner la Masters Cup (l’indoor étant son talon d’Achille, Nadal n’ayant jamais gagné le M1000 de Paris Bercy), l’Espagnol égalerait ainsi Andre Agassi en étant le 2e de l’ère Open avec les 7 grands titres du tennis : les 4 GC, la médaille d’or individuelle aux Jeux Olympiques, la Masters Cup et la Coupe Davis.

    Un saladier d’argent qu’Andy Murray pourra peut être gagner cette année avec la GB, confirmant la tendance qu’il faut un top 5-6 pour aller au bout en Coupe Davis, comme le tandem Nadal / Ferrer, Djokovic, Berdych ou le duo Federer / Wawrinka ces dernières années. Tendance qui n’incite guère à l’optimisme pour la France, où les joueurs ont déploré la façon dont la FFT a démis Arnaud Clément de ses fonctions de capitaine.

  36. avatar
    21 septembre 2015 a 14 h 46 min

    Un mot sur le choix du futur capitaine de l’EDF de tennis. Je ne suis pas un grand fan de Yannick Noah mais je pense qu’il est le meilleur candidat, il suffit de se rappeler le travail mental qu’il avait fait avec le PSG et Luis Fernandez avant leur victoire en C2 en mai 1996.

    Faire revenir Guy Forget serait une erreur, Henri Leconte je suis pas fan.

    Le problème des joueurs français est avant tout mental, donc Noah peut les aider là dessus, il a ce côté Mourinho / Ferguson de transcender les gens. A suivre donc …

  37. avatar
    21 septembre 2015 a 15 h 52 min

    Noah est une bonne idée, il a fait le tour de la question plusieurs fois, il saura détendre et tirer le meilleur des joueurs. Nous avons le talent, même s’ils ne sont pas des top 5/6 en puissance, Tsonga, Gasquet et Monfils sont tout de même capables de battre les meilleurs, ils l’ont déjà fait.

  38. avatar
    8 octobre 2015 a 12 h 52 min
    Par Guga57

    Salut Axel,

    Pour parler de cette generation 1990 des Raonic, Dimitrov, Tomic et autres Janowicz, je suis totalement d’accord avec toi. Cette generation est en train de laisser passer sa chance et de gacher tout son potentiel.

    Quand on voit que le mieux classe des mecs de cette generation est Milos Raonic, ca en dit long… Raonic possede certes un service de feu et un coup-droit monstrueux mais le reste de son jeu souffre malheureusement d’un cruel manque de technique. Et pourtant, parmi les representants de sa generation, c’est lui le N.1 actuel…

    Quant a Dimitrov, c’est une enigme! Je pensais que sa demi-finale a Wimbledon 2014 serait le declic mais je suis bien oblige de constater que ce n’est pas le cas. Quel dommage car, comme tu le repetes souvent dans tes articles, en terme de potentiel c’est sans doute lui le mieux arme de tous les espoirs actuels du tennis mondial.

    Je partage ton avis concernant Kyrgios. Je lui predis d’ailleurs (au mieux) un parcours a la Marat Safin ! Car si jamais il parvient a gagner un jour un tournoi du grand-chelem, je le vois bien “feter” sa victoire pendant des mois… Pour resumer, je pense que ce joueur (en depit de son incontestable talent) ne s’imposera jamais la rigueur necessaire pour se maintenir durablement a son top-niveau.

    Derriere ces 3-la, ils sont pourtant bien d’autres: Goffin, Janowicz, Tomic, Pospisil, Sock, Thiem, Zverev ou, bien sur, Coric ! Ceci-dit, je peine a voir chez l’un d’entre eux le futur champion que tout le monde attend depuis que le declin du duo Federer/Nadal s’est ineluctablement enclenche.

    Wait and see donc ;)

  39. avatar
    17 mai 2017 a 12 h 21 min
    Par Fary du Sénégal

    C’est toujours marrant et passionnnant de lire d’autres fans de tennis.

    1 an et demi plus tard, on a :

    - Djokovic qui en est à 12 GC, a gagné RG, et a donc rejoint Nadal et Federer en terme de Grands chelems gagnés sur toutes les surfaces. Mais depuis cela , il a pardu sa place de numéro, et semble devenu dépressif. Qui l’eut cru ?

    - Dans le même temps, Wawrinka, systématiquement en demi de GC, a encore battu Djoko en finale de Grand-chelem (USO 2016), enrayant la marche despotique du serbe et se positionnant maintenant comme sa bête noire. On peut réellement parler d’un big 5.

    - Murray a gagné un GC supplémentaire (Wim 2016) face à un Raonic qui confirme son “Berdychisme” mais est au fond du trou début 2017.

    - Nadal, pour la énième fois renaît de ses cendres (finale AO 2017, Miami, victoires à Monte Carlo, Madrid) et semble en route vers la Décima à RG 2017. Confirmera t-il ?

    - Et enfin, l’immense, l’éternel, le géant Roger Federer, malgré 3 finales de GC perdues en 3 ans (Wim 2014, Wim 2015, USO 2015) a réussi LE plus grand exploit de l’ère Open : gagner un grand chelem à 35 ans (deuxième plus vieux de l’ère Open), en jouant son 1er tournoi officiel après 6 mois d’arrêt, en gagnant face à 4 top 10 (du jamais vu !) , en jouant 3 fois 5 sets (inédit pour lui même à sa plus belle époque) et en battant en finale son éternel bourreau (Nadal) qu’il n’avait plus battu en finale de GC depuis 10 ans, et ce, 5 ans après son dernier grand Chelem. Ce titre de Federer, en fait, incontestablement le plus grand joueur de tous les temps, de par la manière dont il le gagne, de par le nombre de GC que cela lui donne (18 !), de par l’identité de l’adversaire (l’ogre Nadal, 14 GC, sa bête noire). En plus, il a enchainé avec Indian Wells et Miami. Mamamia !

    je vous l’annonce Rodge gagnera un 19eme GC en 2017.

    Tous ces champions ne sont JAMAIS morts, je n’aurais jamais pensé me passionner autant pour le tennis, mais nous vivons une époque exceptionnelle.

    Merci Axel pour ce bel article et les jolis commentaires.

    Je signe d’un revers de main venut tout droit, sans escale ni break, de Dakar (Sénégal).

    Cheers !

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