Roger Federer : les dessous de sa victoire à l’Australian Open 2017
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Roger Federer : les dessous de sa victoire à l’Australian Open 2017

Une finale de rêve entre 2 légendes du jeu, un match magnifique au bout du suspense… L’Open d’Australie 2017 s’est terminé en apothéose chez les messieurs avec un face-à-face improbable en début de tournoi entre Rafael Nadal et Roger Federer. La victoire cette fois est revenue au Suisse qui a déjoué tous les pronostiques. Une victoire qui bien sûr ne doit rien au hasard…

Des matchs en 5 sets, oui mais…

Au début de cette finale, il faut bien l’avouer, on ne donnait pas cher de la peau de Federer. D’avance, on connaissait la tactique de Nadal pour faire déjouer l’Helvète et on tremblait de voir le scénario encore se répéter. A savoir : coups de pilons liftés coté revers et rallyes usants de fond de court. Seulement voilà, cela ne s’est pas passé comme prévu pour Rafa.

D’abord parce que Federer a refusé l’échange long autant qu’il le pouvait. Une tactique à risques qu’il a appliqué tout au long du tournoi. D’ailleurs, ce schéma de jeu explique en partie que ses matches en 5 sets n’ont pas dépassé les 3h50 (à peine 3h 30 contre Nishikori, un peu plus de 3 heures contre Wawrinka, 3h 38 contre Nadal), ce qui est peu pour des parties en 5 manches.

Le Suisse a beaucoup tenté, beaucoup raté, mais au final cette tactique s’est révélée gagnante. Nadal, comme les autres adversaires du Suisse durant ce tournoi, n’ont jamais pu vraiment s’installer dans leur match. Les coups partaient de tous les côtés avec une volonté de déborder vite, de laisser l’adversaire loin de la balle. Le genre de tactique qui marche quand on s’appelle Federer…

Un revers d’airain

Autre point fort de Federer pendant cette finale : son revers. Oui, vous avez bien lu. Ce coup qui finissait au fil des minutes par devenir friable face à l’Espagnol est devenu une arme à la redoutable efficacité dimanche dernier. Souvent utilisé court croisé pour déborder le Majorquin, ce nouvel atout a été précieux pour construire une victoire basée sur la vitesse et la précision des frappes.

Service compris

Que dire du service ? Il a apporté de nombreux points au Suisse malgré l’exceptionnelle qualité de relanceur de l’Espagnol. Campé à 3 mètres derrière sa ligne, Nadal a dû s’employer pour lire les mises en jeu de Roger. Federer ne s’est pas contenté d’envoyer des boulets sur le T. Il a aussi usé et abusé d’un slice extérieur ravageur pour sortir son adversaire du court. Une tactique d’autant plus payante que le relanceur est éloigné de sa ligne de fond. Le Suisse avait déjà tenté ce type de mise en jeu contre Djokovic. Cela avait moins bien marché mais il faut dire que le Serbe relance beaucoup plus près de sa ligne et ainsi ferme mieux les angles.

Un Nadal émoussé physiquement ?

Bien sûr, au-delà de la tactique, de la technique, on peut également se demander si Nadal n’a pas payé ses efforts dans le tour précédent contre Dimitrov. Un match en 5 sets qui avait duré 5 heures. Sans doute. Le jeu en force de l’Espagnol n’étant pas un modèle d’économie d’énergie, cela a certainement pesé dans la balance.

Mais que les fans du Majorquin se rassure, Nadal lui aussi semble revenu à son meilleur niveau et il attend avec impatience le début de saison sur surface ocre. Sur terre battue, les balles vont moins vite et son lift est plus mordant. Il y a fort à parier que sur cette surface, il domine Federer. Par contre pourra-t-il tenir physiquement face à Murray, Djokovic, Thiem qui comme lui aiment les bras de fer de fond de court ? Rafael ne serait-il pas bien inspiré de jouer lui aussi en avançant plus, en frappant plus, en écourtant les échanges ?

C‘est de cette façon qu’il était devenu n°1 mondial. C’est de cette façon que Federer a gagné L’Open d’Australie. Comme quoi en tennis comme ailleurs, la parole n’est pas toujours à la défense….

  1. avatar
    3 février 2017 a 13 h 50 min
    Par Guga57

    L’accélération de la surface est, je pense, une bonne nouvelle. Par curiosité, je suis allé revoir des images de l’Open d’Australie des années précédentes et c’est vrai que la surface semblait y être bien moins rapide. Avec l’ancienne surface, jamais Istomin et Zverev n’auraient sans doute pu battre Djoko et Murray. En tout cas, vu le scenario et les audiences TV exceptionnelles générés par cet AO, je ne vois pas les dirigeants aussies changer de stratégie l’année prochaine. On devrait donc très certainement revoir la même surface à Melbourne en 2018.

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