Open d’Australie : Federer signe sa 18ème étoile
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Open d’Australie : Federer signe sa 18ème étoile

2017 n’aurait pas pu mieux commencer. A la fin de la saison passée, personne n’aurait osé espérer que cette finale de rêve aurait lieu, pour le premier Grand Chelem de l’année qui plus est, et pourtant… Après un match d’un niveau inouï, Roger Federer a inscrit un 18e titre du Grand Chelem à son palmarès, aux dépens de son plus grand rival, Rafael Nadal.

La finale de rêve

Avant le début du tournoi, on était loin d’imaginer un tel scénario. Il y a tout juste six mois, Roger Federer mettait un terme à sa saison 2016 pour cause de blessure, imité après l’US Open par Rafael Nadal.

Quelques semaines plus tard, les deux joueurs se retrouvaient pour l’ouverture de l’Académie de l’Espagnol, à Majorque, où ils plaisantaient à propos de leur incapacité à jouer. « Le mieux qu’on pouvait faire, c’était de jouer au mini-tennis avec les enfants de l’Académie » a avoué Federer lors de l’interview de victoire, après sa demi-finale contre Stan Wawrinka. Et pourtant, la légende continue.

Trois ans après leur dernier affrontement en Grand Chelem, les deux rivaux se sont retrouvés sur la Rod Laver Arena pour une finale d’anthologie, dans une ambiance de folie. Un match d’une intensité incroyable qui a duré plus de trois heures et demi et au terme duquel Roger Federer a finalement remporté un 18ème titre du Grand Chelem.

Une émotion difficile à contenir chez Federer

Ce n’était pourtant pas gagné d’avance pour le Suisse, loin de là. Les parieurs donnaient Nadal vainqueur, avec une côte à 1.65 contre 2.00, et on sentait l’Espagnol plus solide que son adversaire sur le plan physique. Le début du match nous a donné raison. Dès les premiers jeux, « Rafa » se montre agressif et mobile, juste ce qu’il faut pour dominer Federer pendant les échanges. Il est cependant moins appliqué au service et tourne, pour le premier set, à 56% de premières balles, contre 63% et 4 aces pour Federer. Ce dernier profite de l’occasion pour faire le break et remporter la première manche.

Nadal breake ensuite à deux reprises dans le deuxième. Mené 4-0, Federer se relâche légèrement et débreake une fois. Cela ne suffit pas pour empêcher le Matador de revenir à un set partout. L’ambiance, déjà survoltée, devient encore plus folle tant les spectateurs veulent voir ce match de légende durer le plus longtemps possible.

Dans le 3ème set, la tendance s’inverse complètement. Nadal se montre beaucoup moins réaliste que Federer en ne convertissant aucune de ses 5 balles de break. Et malgré les 13 fautes directes du Suisse, c’est lui qui remporte la 3ème manche.

Le 4ème set tourne ensuite en faveur de Nadal. L’Espagnol sert mieux (69% de premières balles), retourne mieux (29% de retour sur première balle et 67% sur deuxième balle) et s’offre tout simplement plus d’occasions que Federer puisque celui-ci n’obtient aucune balle de break. Nadal conclut le set par un jeu blanc qui fait mal au moral de son adversaire.

Le retour du maître

La 5ème manche est tout simplement dingue. Federer, qui semble à nouveau avoir des douleurs à la jambe, sans qu’on puisse déterminer exactement à quel niveau, se fait breaker d’entrée par un adversaire déterminé à en finir. Puis lors de son jeu de service, Nadal baisse légèrement d’intensité et Federer recolle. Malgré un très bon pourcentage de premières balles (85% contre 52% pour Federer), Nadal commet deux double-fautes qui lui coûtent cher. A ce moment de la partie, la tension dans les gradins et sur le court augmente encore d’un cran. A 4-3, Federer obtient 5 balles de break successives et convertit la dernière, ce qui lui permet de servir pour le titre. Le match se conclut finalement sur un magnifique coup droit de Federer, déposé sur la ligne.

Le Suisse, ému aux larmes, serre la main d’un Nadal abattu et lui glisse quelques mots de réconfort, avant de laisser éclater sa joie sous les acclamations du public. C’est donc un 18ème titre du Grand Chelem pour « Rodgeur » qui, comme il l’a dit lui-même, ne s’attendait pas vraiment à jouer cette finale au début du tournoi, et encore moins face à Rafael Nadal, son meilleur ennemi. Après ce scénario complètement improbable, surtout avec le duel qui oppose Murray et Djokovic depuis plusieurs mois, certains déclarent déjà Nadal favori pour Roland-Garros, prochain Grand Chelem de la saison. Affaire à suivre !

  1. avatar
    30 janvier 2017 a 11 h 43 min
    Par Cullen

    Federer ne pouvait pas rêver meilleur scénario pour terminer sa carrière (même si je ne suis pas pressé après le récital qu’il nous a offert…). Un cadre majestueux (la Rod Laver Arena), probablement le public le plus connaisseur des 4 tournois du GC, l’adversaire qui lui a posé le plus de souci dans toute sa carrière en finale, un match d’une intensité incroyable et qui se joue en 5 sets, et à l’arrivée, lui qui aurait peut-être baissé les bras il y a quelques années en se faisant breaké d’entrée dans la dernière manche, y a cru jusqu’au bout cette fois-ci, malgré de nombreuses balles de breaks non converties, pour finalement inverser la tendance en offrant un Tennis de rêve dans les 5 derniers jeux. Djokovic et Murray ont beau être n° 1 et 2 à l’ATP, ils ne seront jamais capables d’offrir les émotions que Nadal et Federer nous ont donné hier. Je m’en serais vraiment voulu si j’avais loupé ce grand moment d’Histoire du sport.

  2. avatar
    30 janvier 2017 a 16 h 20 min

    “Djokovic et Murray ont beau être n° 1 et 2 à l’ATP, ils ne seront jamais capables d’offrir les émotions que Nadal et Federer nous ont donné ”

    Oui et non !

    Ce qui est rare est cher, et c’est surtout l’absence de finale de GC depuis bientot 6 ans entre l’Espagnol et le Suisse qui a rendu cette rencontre speciale avant meme qu’elle ne débute.
    On attendait depuis RG 2011, et en voir 1 des 2 en finale avant le tournoi semblait déjà utopique.

    Les plus grosses bastons des années 2000 2010 resteront les Nadal Djokovic, pas les Nadal Federer tant l’Espagnol a souvent martyrize le Bâlois assez facilement, sauf hier, ou alors à Wimbledon, et à Rome en 2006 pour la terre battue.

    Cela n’enlève rien au fait que le parcours de Nadal comme de Federer fut magnifique dans cet OA 2017.
    Que leur rivalité restera mythique par leur intensité et l’opposition de styles, tel Prost vs Senna en F1.

    Mais je le répète, d’un point de vue tennistique, Nadal vs Djokovic c’est au-dessus, il suffit de revoir Madrid 2009, US Open 2011, Melbourne 2012, RG 2013 parmi leurs plus beaux matches.

    Chapeau bas donc à Roger Federer et son 18e GC, acquis à 35 ans et 5 mois, à cet age là Agassi se faisait battre en finale de l’US Open par le Suisse.

    Nadal a rate un 15e GC qui l’aurait relance dans la course au record (et l’aurait couronné double vainqueur de chaque tournoi du GC, exploit réalisé par les seuls Laver et Emerson). Mais si l’on voit le meme Rafa à Paris, il sera le favori du tournoi pour sa Decima.

    Pour Fed, il ne prendra sa retraite de suite …

  3. avatar
    30 janvier 2017 a 16 h 34 min

    En effet, Cullen, j’ai même cru qu’il allait mettre fin à sa carrière au moment de monter sur le podium pour faire son discours. Il a quand même laisser planer le doute sur sa présence l’an prochain.

    Concernant le jeu, on a quand même eu deux sets très moyens niveau spectacle (le 2ème et le 3ème sets). Au 2ème set, Fed est complètement sorti du match, lui offrant carrément sur un plateau ce set.
    Le troisième set a commencé de la même façon puis soudainement Fed s’est libéré en gagnant son premier jeu. Nadal a semblé complètement impuissant/inexistant abandonnant à son tour ce set.

    Je trouve qu’il y a eu une certaine faillite tactique de l’espagnol sur les points importants. Il a trop souvent pilonné le revers du suisse avec des gros slice alors que le revers de Federer ne l’a quasi jamais trahi du match. Je n’ai pas souvenir d’un seul revers boisé alors que c’était sa spécialité du temps de leurs grandes confrontations.

    Ce sera quand même difficile pour ces deux là de se débarraser d’un grand Djoko/Murray et ce même sur terre battue.
    Federer est devenu un monstre offensif mais vraiment trop dépendant de son service. Je ne vois pas comment il pourrait battre un bon Djoko sur un match en 5 sets.
    Nadal manque encore de longueur et de confiance. Lorsqu’il a joué des échanges longs, il a souvent fini par les perdre sur les fulgurances du suisse. Il est souvent resté en fond de ligne à faire des slice au milieu du terrain laissant trop d’ouverture. Il n’a pas souvent été en capacité de tenter ses fameux passing-shots car il était généralement bien trop loin de la balle. Sur terre battue il aura aussi plus de chance d’être sur tous les coups.

    Après, où en sont Murray et Djoko. Pour le serbe cela va commencer à être inquiétant.

  4. avatar
    30 janvier 2017 a 22 h 29 min

    Tout de même une belle performance de Fed, qui était largement dominé par Nadal en finale de GC (6 défaites en finale, seulement 2 victoires, à Wimbledon).

    Quant à Nadal, on ne peut que se réjouir, ce beau parcours devrait lui donner confiance pour Roland Garros, qui est sûrement son objectif majeur. Il aura l’occasion d’y remporter son 10e titre, ce qui pousserait un peu plus loin son déjà fantastique record de 9 victoires dans un même GC (personne n’a remporté plus de 7, incluant le temps de William Renshaw lorsque le vainqueur était automatiquement qualifié pour la finale suivante !).

    En plus, il est quand même encore jeune, malgré son style usant et ses débuts précoces. Qui sait, il lui reste peut-être encore 2-3 ans dans le réservoir. Et n’oublions pas qu’il est un des plus intenses compétiteurs tous sports confondus.

  5. avatar
    31 janvier 2017 a 5 h 05 min
    Par Nicolas

    On ne le répètera jamais assez mais même si Nole et Murray n’ont pas été clinquant, force de constater que depuis 16 ans les vainqueurs de GC sont toujours les mêmes à part les victoires rarissimes de Wawrinka, Cilic et Del potro.
    Les trentenaires dominent trop le Tenns mondial et il me tarde de voir un Dimitrov, un Pouille et un Zverev en gagner un et pourquoi pas aussi Raonic.

    L’open d’Australie est un échec sur ce plan la et ce n’est pas un 18éme titre de Roger qui va embellir tout ça. Je suis étonné de voir Guga dire du bien de cette finale alors que sur un autre post il se disait amer car jouer d’avance.

  6. avatar
    31 janvier 2017 a 12 h 37 min

    Pour Roland-Garros, cela sera très ouvert.

    Si Djokovic retrouve son vrai niveau (mais j’en doute car le mal semble profound avec une 2e défaite en 1re semaine en 3 GC), alors le Serbe fera le double haut la main.

    Si Nadal poursuit sa lente remontée vers les sommets, il ne sera pas loin de la Decima, surtout si Nole n’est pas à son top …

    Je vois mal Federer s’offrir un 19e GC Porte d’Auteuil, par contre gare à lui à Wimbledon !

    Restent Murray solide n°1 au classement à défaut de l’etre en GC depuis l’US Open, Wawrinka toujours capable d’une mue en loup-garou Stanimal, l’éternel revenant Del Potro et les (vrais/faux) jeunes pousses, avec Thiem et Nishikori qui affectionnent la terre battue, voire Dimitrov qui a passé un cap sur le plan mental à Melbourne.

    Mais on disait la meme chose de Raonic voice 1 an après une superbe joute austral contre Murray.
    Et le Canadien reste toujours vierge d’un grand titre, que ce soit GC ou même un masters 1000 !

    Attendons déjà de voir qui se démarque à Indian Wells, Miami puis Monte-Carlo.

    Il sera ensuite temps de faire de vrais pronostics pour Roland avant le traditionnel enchainement Madrid Rome Paris.

  7. avatar
    31 janvier 2017 a 12 h 44 min
    Par Cullen

    Comme on dit Axel, les goûts et les couleurs… M’enfin Federer vs Nadal, même s’ils n’ont pas le charisme de Borg ou McEnroe dans une société devenue très policée, sur le court c’est une vraie opposition de style. L’un est gaucher et possède un coup droit lasso, l’autre est droitier et un revers à une main, et surtout, l’un est aérien, porté vers l’avant, l’autre collé au sol et beaucoup plus défensif. Et puis l’un est (ou parait en tout cas) talentueux, l’autre plutôt besogneux (même si là encore c’est surtout une image qu’ils renvoient tous les deux), alors je ne nie pas que certains duels entre Djokovic et Nadal ont pu être farouches mais franchement, ça n’a jamais eu la saveur d’un Nadal-Federer ni même atteint le niveau de jeu qu’on a pu voir par moment dimanche ou encore à Wimbledon en 2008.

    PS : Fabrice, si Nadal a un tel ratio de réussite face à Federer, c’est aussi et surtout parce que sur leurs 8 confrontations en finales de GC, 4 ont été disputées à RG où la stratégie de l’Espagnol visant à marteler le revers du Suisse avec son énorme lift a toujours fonctionné. Mais quand on voit leurs face à face sur les autres surfaces, c’est beaucoup plus équilibré et si Nadal était parvenu en finale plus souvent à Melbourne et New-York (comme Federer l’a été à Paris), on peut même penser que la balance aurait penché du côté du Suisse.

  8. avatar
    31 janvier 2017 a 15 h 59 min

    Salut Cullen,

    Chacun son avis, mais perso je ne conteste pas que Federer / Nadal ont eu d’énormes matches comme Rome 2006, Wimbledon 2007 et 2008, Melbourne 2009 et 2017.

    Mais de mon point de vue, c’est en dessous de Nadal / Djokovic entre US Open 2011 (ah ces frappes dignes d’un jeu video), Melbourne 2012 et RG 2013.

    De même que les plus beaux Federer / Djokovic, à RG 2011 ou Wimbledon 2014, ne valent pas les meilleurs Rafa / Nole !

    Pour le charisme, ce n’est pas spécifique au tennis, tous les sports sont désormais plus polices en terme de communication …

  9. avatar
    31 janvier 2017 a 17 h 24 min

    Nicolas, tu ne sembles que rarement satisfait. Oui, Federer et Nadal ont dominé le tennis avec une mainmise rarement vue. Puis Djoko et Murray ont pris la relève. Mais cette ère de “quadrumvirat” touche à sa fin selon moi.

    On voit que Djoko a perdu sa faim de loup qui l’a poussé à haranguer sans relâche les maîtres, avant de se saisir du sceptre avec autorité dès 2011. Je ne pense pas qu’il retrouvera le niveau exceptionnel de 2011 à 2016. Il remportera tout de même d’autres GC, mais 3 finales par an, c’est fini.

    Quant à Murray, il ne reproduira pas tous les ans la fin d’année fuoriclasse de 2016.

    Raonic justement pourrait en profiter pour enfin ouvrir son compteur de titre majeur (GC ou surtout M1000). Axel, je te trouve un peu injuste avec lui, il a tout de même atteint la finale de Wimbledon l’année dernière.

    Cullen, merci pour la précision concernant le H2H de Federer et Nadal. Je retiens surtout que Nadal a donnée du fil à retordre, puis battu Federer dans son jardin de Wimbledon, ce que Federer n’a pas vraiment réussi à faire à RG. Oui, je sais, la surface de Wimbledon a été significativement ralentie, ce qui a moins défavorisé le jeu de Nadal. Mais c’est un débat sans fin. D’autre part c’est très bien que Federer ait eu ce némésis qui l’a dominé.

  10. avatar
    31 janvier 2017 a 22 h 17 min
    Par the sampras

    Ce qui est aussi à noté sur cet Open d’Australie c’est le retour du jeu offensif grâce la vitesse de la surface cette année. Et un tennis d’attaque qui peut se révéler gagnant. Mention spéciale à Zverev contre Murray, ainsi qu’à Federer et Dimitrov qui se sont régalés et nous ont régalés.
    Mats Wilander dit dans l’Equipe de lundi qu’il a vécu le meilleur Grand Chelem de sa carrière de consultant grâce à ces cours rapides et qu’aucun organisateur ne souhaitera ralentir ses courts après un tel tournoi.
    Espérons que la leçon aura été retenue par tous : stop à l’uniformisation des surfaces, et vive le retour des oppositions de style qui ont toujours donné les meilleurs matchs (Borg-McEnroe, Sampras-Agassi, Nadal-Federer).

    • avatar
      3 février 2017 a 13 h 33 min
      Par Guga57

      100% d’accord avec toi Sampras ;)

  11. avatar
    1 février 2017 a 4 h 21 min
    Par Nicolas

    Fabrice je ne peut me montrer satisfait que lorsque je vois enfin des nouveaux arrivé et être capable de rafraîchir le tennis qui me semble trop sclérosé depuis 15 ans.

    De voir tout le temps les mêmes au sommet est vraiment usant car pour la compèt ce n’est pas marrant. Que faut’ il faire pour que cela change enfin car à ce rythme la du federer, Nadal Nole et Murray on va en bouffer encore 10 ans.

  12. avatar
    1 février 2017 a 11 h 26 min
    Par Cullen

    Je plussoie le commentaire de The Sampras

    • avatar
      1 février 2017 a 14 h 31 min

      @Fabrice, je ne critique pas Raonic, mais ce plafond de verre que seuls Cilic et Del Potro ont fait éclater depuis 2005 (j’inclus Wawrinka e tMurray dans un Big Five en plus du trio des monstres Nadal Federer et Djokovic) s’impose à tous depuis 2004 et l’éclosion de Federer, rejoint ensuite en 2005-2006 par Nadal, en 2007-2008 par Djokovic et en 2008-2009 par Murray, ces derniers explosant vraiment en 2008, 2011 et 2016 respectivement.

      - Baghdatis finaliste en 2006 à Melbourne
      - Berdych finaliste en 2010 à Wimbledon
      - Coria finaliste en 2004 à RG
      - Davydenko demi-finaliste en 2005 et 2007 à RG, et 2007 à l’US Open
      - Dimitrov demi-finaliste en 2014 à Wimbledon et 2017 à Melbourne
      - Ferrer finaliste en 2013 à RG
      - Gasquet demi finaliste en 2007 et 2015 à Wimbledon, en 2013 à l’US Open
      - Goffin quart de finaliste en 2017 à Melbourne
      - Gonzalez finaliste en 2007 à Melbourne
      - Haas demi-finaliste en 2007 à Melbourne et 2009 à Wimbledon
      - Melzer demi-finaliste en 2010 à RG
      - Monfils demi finaliste en 2008 à RG et 2016 à l’US Open
      - Nishikori finaliste en 2014 à l’US Open
      - Raonic finaliste en 2016 à Wimbledon
      - Soderling finaliste en 2009 et 2010 à RG
      - Tsonga finaliste en 2008 à Melbourne
      - Youzhny demi-finaliste en 2006 et 2010 à l’US Open

      Dans les années 1990 à 2003, le niveau était moins elevé avec 2 monstres (Sampras et Agassi), 3 numeros 1 de transition (Courier, Kuerten et Hewitt) et un paquet de joueurs ayant pu gagner en GC (Kafelnikov, Muster, Bruguera, Ivanisevic, Rafter, Moya, Stich, Krajicek, Safin, Ferrero, Roddick, Costa, Korda …) ou au Masters (Corretja)

      Sans parler de ceux qui n’ont pas gagné de GC mais qui étaient de sacrés clients, Rios, Nalbandian, Enqvist, Henman, Medvedev ou encore Philippoussis par exemple …

      Bref le niveau est plus élevé et seuls 4 gars ont (pour moi) vraiment su tenir la baroque face au Big Three depuis 2007 : Del Potro, Soderling, Murray et Wawrinka. Tous les autres n’ont réussi que des coups d’éclat.

      Je suis bien d’accord qu’il faut revenir à un gazon rapide pour Wimbledon, et il faudrait un Masters un mois plus tôt pour avoir 2 mois de recuperation.

      Arrêtons ce calendrier stupide, Djokovic et Murray se sont cramés physiquement jusque mi novembre, le Serbe étant en plus dans un probleme de (re)-motivation après avoir tout cassé jusqu’au dernier French Open.

  13. avatar
    1 février 2017 a 16 h 34 min

    Merci pour les précisions Axel. Je ne t’ai pas accusé de critiquer Raonic (ce qui est en passant tout à fait notre droit; nul joueur n’est parfait), seulement d’être un peu injuste en ne mentionnant pas le point d’orgue de sa saison 2016, c-a-d la finale de Wimby.

    Mais bon, je dois avouer que c’est excitant qu’il soit Canadien car aucun n’a réellement brillé en simple par le passé.

  14. avatar
    2 février 2017 a 12 h 24 min

    Salut Fabrice,

    Le tennis masculin repose sur 2 questions : combien de temps le Big Three/Four/Five va-t-il continuer à dominer le reste du plateau ?

    Quel est LE jeune ou ex-jeune qui va vraiment éclore ?

    Chez les ex-jeunes, Raonic a une longueur d’avance mais Dimitrov revient fort tandis que Nishikori stagne.
    Tomic n’a plus aucune chance depuis belle lurette, et Cilic n’a jamais confirmé son US Open 2014.

    Chez les jeunes, Thiem semble le mieux place mais attention à Goffin et surtout à A.Zverev, plus que Pouille enquel je crois moins que ces 3 là. Kyrgios ne fera rien à part un coup d’éclat, et il faut surveiller le jeune Coric.

    Reste Del Potro l’inclassable, qui me semble le plus credible pour gagner de gros tournois si le physique suit. Car l’Argentin a tout : talent, puissance, experience, motivation et mental.

  15. avatar
    2 février 2017 a 16 h 13 min

    Tout à fait d’accord avec ton analyse. Reste à voir qui sera le patron à moyen terme, c’est-à-dire dans 5 ans, quand l’âge aura eu raison de Murray et Djoko.

    Je n’en vois pas un parmi tous ces gens. On s’enligne sûrement vers une période de transition comme entre les règnes de Sampras et Federer. Du coup ce sera sûrement un jeune ultra-talentueux qui tirera les marrons du feu.

    • avatar
      3 février 2017 a 13 h 35 min
      Par Guga57

      Salut Fabrice, perso je ne vois pas Djokovic et Murray duraient aussi longtemps que Fed le fait. Les deux auront 30 ans cette année donc je pense que le basculement se fera avant 5 ans. Je dirai 2-3 ans max, soit à l’horizon 2020 en somme ;)

    • avatar
      3 février 2017 a 17 h 01 min

      Salut Guga, je voulais dire que dans 5 ans on sera certains qu’ils seront hors du top.

      Pour Djoko, le ressort est peut-être déjà définitivement brisé. Sa motivation a déjà été surhumaine toutes ces années pour rattraper puis dépasser Federer et Nadal, puis pour rester au top.

      Pour Murray il va sûrement être motivé de profiter du sommet, lui qui a toujours ramassé les miettes du festin des 3 ogres. Mais effectivement le temps joue contre eux. Le nombre de GC remporté par les trentenaires est toujours très faible, donc je me permets de prédire que Djoko ne battra pas le record de GC Federer.

      Parlant de Federer, à RG il va égaler le nombre record de participations en GC détenu par Fabrice Santoro avec 70.

      Toujours sur Federer, j’avoue que je croyais qu’il ne remporterait plus de GC. Cependant il faut avouer qu’il a tout de même atteint 2 finales en 2015, et les demies au seuls GC auxquels il avait participé en 2016. Donc bravo à lui, seulement son 3e GC depuis 2010.

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