Pourquoi la France doit gagner la Coupe Davis 2017
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Pourquoi la France doit gagner la Coupe Davis 2017

Ca y est, c’est fait ! Après avoir dominé la Serbie, la France jouera sa 18e finale de Coupe Davis, fin novembre à Lille, contre la Belgique. Une véritable occasion en or de ramener enfin un 10e saladier d’argent côté tricolore.

Trois ans après avoir logiquement perdu sa 3e finale de rang (2002, 2010, 2014) face à la Suisse et son énorme binôme « Federer-Wawrinka », les Bleus partiront cette fois avec les faveurs des bookmakers. Attendue, la victoire semble donc obligatoire, mais face à ces diables de Belges, gare au faux-pas ! En vue de la finale, retour sur les principaux facteurs franchouillards qui incitent néanmoins à y croire.

Parce que les meilleurs ne sont plus là…

Au sortir d’une saison en Grand Chelem particulièrement médiocre pour le clan gaulois (Mannarino, Monfils, Paire et Pouille ont calé en 1/8e, tandis que seul Tsonga a atteint le stade des quarts en début de saison en Australie), il semblait difficile de se montrer optimiste. Pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’opportunité de voir les Frenchies soulever à nouveau la « CD » est désormais bien réelle ! Et peut-être même plus que jamais !

Ne nous voilons cependant pas la face, si les Tricolores ont une chance, c’est avant tout parce que les cadors (Federer, Nadal, Djokovic, Murray, Wawrinka, Del Potro et même Berdych) ont tous fini par délaisser « la vielle dame de l’ITF » après l’avoir charmée…

Parce que « Yannick Noah » rime avec « grosse baraka »

De surcroît, depuis le retour du capitaine (sorcier ?) « Luckyannick » Noah, nos « mousquetaires » semblent quelque peu bénis des dieux. Et c’est peu de le dire ! Jugez par vous-mêmes : déjà vainqueurs en 2016 du Canada sans Raonic et de la Tchéquie sans Berdych, les raquettes bleues ont dominé cette année le Japon sans Nishikori, puis le Royaume-Uni sans Murray !

Un énorme alignement planétaire qui s’est encore prolongé à la rentrée, puisque les Serbes ont débarqué à Lille avec une troupe presque totalement décimée ! Privée de ses trois leaders (Djokovic, Tipsarevic et Troicki), l’ex-Yougoslavie s’est présentée dans le Pas-de-Calais avec le modeste Lajovic comme seul rescapé… Face à cette Serbie-bis, voir les Français trébucher semblait donc pratiquement impossible à imaginer.

Parce que la France ne peut pas perdre face à la Belgique !

Enfin, de l’autre coté, la Belgique et l’Australie se sont affrontées. Et c’est là que tout s’est peut-être joué. Car si le duo liégeois « Darcis-Goffin » n’avait pas éliminé les redoutables teenagers australiens (Kyrgios, Thompson, Kokkinakis), la perspective d’une rencontre « Australie-France » en terres australes aurait considérablement réduit les chances de victoire finale…

En revanche, sur le papier, ce « France-Belgique », qui plus est sur sol français, fait désormais office d’opportunité quasi rêvée. Une victoire au rabais ? Certainement pas ! Face au coriace tandem de trublions wallons, il faudra aller la chercher ! Ceci dit, avec un Tsonga qu’on espère de gala, Lucas Pouille et la paire Mahut-Herbert, les Bleus savent plus que jamais ce qu’il leur reste à faire pour soulever le 10e saladier de l’histoire du tennis français.

Lionel Ladenburger

  1. avatar
    20 septembre 2017 a 16 h 17 min

    Salut Guga,

    C’est clair que les planètes se sont alignées pour permettre la présence des Français en finale. D’ailleurs je prédis que Goffin aura une fracture de fatigue a pied gauche début novembre, le contraignant à déclarer forfait pour la finale !

    • avatar
      26 septembre 2017 a 12 h 02 min
      Par Guga57

      Effectivement Fabrice, j’y ai pense a une potentielle blessure de Goffin… Ce serait moche de gagner comme ca. Et pour l’heure, aux dernieres nouvelles c’est Tsonga qui s’est blesse la semaine passee…

  2. avatar
    20 septembre 2017 a 16 h 53 min
    Par Cullen

    On n’a pas à s’excuser d’être arrivé en finale sous prétexte que nos adversaires ont vu leurs têtes d’affiche renoncer pour des raisons personnelles ou physiques. Il faudra faire preuve d’humilité en cas de victoire, ça c’est sur (et notamment au sein de la Fédé) car le parcours aura en effet été plus aisé que prévu et les résultats d’ensemble des joueurs français n’ont vraiment pas été brillants cette année, mais si l’on est en finale, c’est qu’on a réussi quelque part à fédérer nos meilleurs joueurs derrière ce projet, ce que nos adversaires n’ont pas réussi. Mais au final, qu’est-ce-qu’on retiendra dans 10 ans ? Que Nishikori, Murray et Djokovic étaient absents ou que la France a gagné (si elle gagne) ? La réponse est évidente.

    Maintenant il faut se projeter sur cette finale. Le fait d’avoir choisi de la jouer sur dur est surprenant de la part de la FFT, tellement elle privilégie régulièrement la terre battue pour des raisons culturelles (la France étant associée – à tort – à cette surface avec Roland Garros) mais au final, c’est un bon choix, Darcis y étant un peu moins à l’aise tandis que Tsonga et Pouille y sont au contraire plus performants.

    Jouer cette finale à Lille me déçoit un peu en revanche, non pas (comme on l’a beaucoup lu ou entendu) parce que c’est proche de la Belgique car les Belges seraient venus en nombre également si ça avait eu lieu à Paris, Lyon ou Marseille mais parce que la demi-finale a déjà été jouée là-bas, comme la finale de 2014. Il y avait une opportunité de baptiser la U Arena (Nanterre) en grande pompe, et ça n’aurait pas lésé les 4 000 personnes qui avaient déjà acheté un billet pour le match de Rugby France-Japon, prévu ce même week-end à Lille. L’argument financier (27 000 places contre 20 000 à Nanterre) a une fois de plus été privilégié, c’est bien dommage.

    J’espère simplement que contrairement à 2014, les billets seront vendus au grand public et non offerts aux différents partenaires, que les supporters Belges ne seront pas placés tout en bas, proches des joueurs (si bien qu’on avait vu et entendu que les Suisses à l’époque), et que le public français ne viendra pas en touriste comme il a l’habitude de le faire, et que la salle sera toute bleue (on peut toujours rêver…)

  3. avatar
    21 septembre 2017 a 11 h 44 min
    Par Enzo29

    @cullen,

    Je ne suis pas certain de te suivre totalement sur l’impact de la victoire si la France gagne cette coupe Davis. Cet impact dépendra avant tout de l’ampleur de la médiatisation de l’événement. Nous verrons, mais il n’a déjà échappé à personne que la France n’a rencontré aucune grosse équipe pour atteindre la finale, et qu’avec Goffin comme principal adversaire pour la finale ce ne serait pas un exploit que de l’emporter. Là où je te rejoins, c’est qu’en effet ce n’est pas de la faute des Français si les équipes adverses étaient amputées de leurs leaders, et que les gagnants ce sont avant tout les présents. Mais je pense que l’impact de la Coupe Davis est globalement en baisse, car ce n’est pas la première année que le phénomène se produit et c’est désormais récurrent.

    Pour ne prendre que l’exemple du Big Four, aux côtés des combats mémorables qu’ils ont livrés en Grand Chelem, qu’a à offrir la Coupe Davis ? Deux rencontres au total, un Federer-Djokovic en 2006 qui ne compte guère (le Serbe n’étant alors qu’un espoir) et un Nadal-Djokovic en 2009, largement remporté par l’Espagnol sur sa terre battue. Avec la réforme qui fait s’affronter les n°1 le dimanche, les grands monstres du circuit auraient eu de multiples occasions de s’affronter pour des matchs décisifs et de rendre leurs rencontres vraiment passionnantes. Mais pour cela, il aurait fallu qu’ils disputent, tous, toutes les rencontres, ce qui n’a jamais été le cas.

    La Coupe Davis occupe sans doute une place plus grande en France que dans la plupart des pays. C’est notamment le cas depuis 1991, parce qu’une victoire française était alors attendue depuis 59 ans et que la victoire finale, avec un Leconte survolté et un Forget dans la meilleure phase de sa carrière, face à Agassi et Sampras, reste un exploit extraordinaire.

    La finale de 1996, je ne suis pas sûr qu’elle serait restée dans les mémoires sans le scénario à suspense du dimanche, avec un Boetsch-Kulti à déconseiller aux cardiaques à une heure de fort audimat.

    Quant à la finale de 2001, je n’ai pas l’impression qu’elle soit restée tant que cela dans les mémoires, peut-être parce qu’elle s’est déroulée en pleine nuit pour les Français. C’est très injuste : cette victoire reste le plus bel exploit de l’équipe de France d’un point de vue sportif, car disputée à l’extérieur sur les terres des n°1 et 8 mondiaux, Hewitt et Rafter.

    • avatar
      22 septembre 2017 a 10 h 07 min
      Par Cullen

      Je partage quasiment l’intégralité de ton commentaire et pourtant je n’arrive pas à la même conclusion. Alors bien sur qu’une victoire tricolore en novembre prochain n’aura jamais l’impact de celle de 1991 parce que, comme tu l’as écrit, à l’époque ça faisait 59 ans qu’on attendait ça, et qu’en plus, on avait dû pour cela battre les 2 meilleurs joueurs du monde, en ayant fait le pari d’aligner un joueur redescendu à la 160 place. Mais depuis cette date, la France s’est presque habituée à la victoire, en s’imposant 3 fois en 10 ans, et en disputant même 5 finales. C’est aussi pour cette raison que la victoire de 2001 n’a pas été appréciée à sa juste valeur alors qu’on avait tapé, chez eux et sur gazon, le n°1 mondial et un des meilleurs herbivores de l’époque. Mais depuis, les choses ont bien changé car depuis 16 ans, on a beau nous gonfler avec les fameux “mousquetaires”, on y arrive plus. Du coup, un succès dans cette épreuve, bien que privé de duels épiques et de véritables exploits, permettrait au public français de s’enthousiasmer enfin un peu pour ses joueurs de Tennis, et on peut compter sur la FFT et France TV pour médiatiser au maximum cet évènement qui, il est vrai, semble perdre petit à petit de l’intérêt à l’échelle mondiale.

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        22 septembre 2017 a 16 h 02 min

        Fin 1991 Agassi et Sampras n’étaient pas les 2 meilleurs joueurs du monde, le meilleur c’était Stefan Edberg à l’époque, juste devant Boris Becker.
        Mais l’exploit Lyonnais de Leconte et Forget reste unique.

        1991 reste inoubliable vu le contexte d’attente depuis l’époque des vrais Mousquetaires (pas ceux qu’on nous sur-vend depuis 2005 et pas ceux d’Intermarché)

        1996 oui ce sont les 3 balles de match sauvées par Arnaud Boetsch face à Kulti, en Suede.

        Mais sportivement 2001 oui est largement au-dessus, battre Hewitt et Rafter chez eux sur gazon, chapeau bas !
        Pas comme si on avait battu Nadal en 2011 à Cordoue sur ocre, mais pas loin.

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        25 septembre 2017 a 16 h 29 min
        Par Cullen

        C’est pas faux Axel (mais en théorie seulement). Au classement ATP, Sampras et Agassi n’étaient même pas les deux meilleurs joueurs américains, ils étaient devancés par Jim Courier. Mais ils étaient incontestablement les hommes en forme du moment, ce qui a conduit Tom Gorman à les sélectionner en simple plutôt que le joueur de Sanford. Un choix qui ne s’est pas avéré payant et Courier aurait peut-être (surement) été plus inspiré que Sampras ce week-end là. Tant mieux pour nous.

  4. avatar
    21 septembre 2017 a 11 h 58 min
    Par Enzo29

    @Guga,

    Bel article une fois de plus, mais je tique un peu sur le mot “baraka” à propos de Noah. On peut effectivement parler de baraka, par exemple, pour la victoire de 1991 car Yannick à l’époque avait su apporter une énergie incroyable à Forget et, surtout, à Leconte.

    Rien à voir avec cette campagne 2017, qui ne s’est traduite par aucune victoire significative en elle-même de la part de l’un des Français. Yannick lui-même a avoué, au contraire, avoir été un probable facteur d’anxiété pour Lucas Pouille le week-end dernier.

    Du reste, loin de moi l’idée de charger Noah sur le sujet. En prenant l’historique de nos mousquetaires en Coupe Davis, qui recouvre les périodes Forget et Clément, quels exploits ont-ils accomplis ? La meilleure marque de Tsonga est une victoire sur Juan Monaco en 2013, 13ème mondial au moment des faits… Gilles Simon n’a aucune victoire significative, Gasquet en a une, un Berdych totalement à l’envers lors de la demi-finale de 2014… Le meilleur, et de loin, c’est Gaël Monfils, avec une victoire sur Ferrer en 2010 et une sur Federer (certes diminué) en finale 2014, match au cours duquel il est apparu totalement en feu. En revanche, leurs parcours sont également émaillés de lourdes défaites face à des adversaires largement à leur portée, ces défaites n’étant pas forcément synonymes de défaite de l’équipe.

    L’effet Noah en Coupe Davis, en 2017, il reste à prouver. Si la finale se soldait, par exemple, par deux victoires en simple sur David Goffin, ce serait une très belle performance et là, oui, je serais prêt à discuter d’un effet Noah.

    • avatar
      26 septembre 2017 a 12 h 04 min
      Par Guga57

      Salut Vincent,

      Oui j’avoue avoir hesite a utiliser le mot baraka que je trouvais un peu fort… mais c’etait avant tout pour la rime lol.

      Plus simplement, j’aurai pu mettre qqchose du genre “parce qu’avec Noah, la France a toujours eu de la chance” ;)

  5. avatar
    22 septembre 2017 a 7 h 45 min
    Par Nick

    Bof, franchement, pas genial Guga. Let’s see how open-minded of a journalist you really are ! Now write an article about how Belgium will definitely 110% win the Davis Cup this year !!!
    Nobody cares about Goliath, we all want to root for the David… Umm yes and the Go-go-Goffin too !
    P.S. Yannick Noah is cool, but Fuck Tsunami Tsonga

    • avatar
      26 septembre 2017 a 12 h 05 min
      Par Guga57

      OK Nick, I’ll do the same for Belgium. Just let me a couple of weeks to write it ;)

  6. avatar
    22 septembre 2017 a 15 h 40 min
    Par Benlarbi

    Bon texte,comme dab,bon par definition une finale s’est jamais jouee en avance,donc sur ce point je ne te rejoins pas.Par contre ,tout le monde sais qu’il faut de la Baraka pour faire une finale au haut niveau,le tennis ne derogepas,meme si ca parait incroyable comme tu l’as bien souligne.Apres et c’est mon avis tres personnel,les coachs n’ont jamais fait les finales,pour moic’est les joueurs,de ce cote les francais ont l’air bien arme……mais bon ca reste une finale…..que le meilleur gagne.
    Encore bravo pour ta facon agreeable d’ecrire…………et calme l’austalien……..Nick………toujours a faire parler son bon Coeur…..

    • avatar
      26 septembre 2017 a 12 h 06 min
      Par Guga57

      Merci Benlarbi ! Et juste pour info, Nick est americain, pas australien ;)

  7. avatar
    6 octobre 2017 a 20 h 38 min
    Par killranger

    ça serait tellement symbolique que ce soit l’EDF qui remporte la dèrnière “Vraie” coupe Davis, avant que l épreuve ne devienne un peu n’importe quoi à partir de l’année prochaine…

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