Pouille s’offre une valse à 500
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Pouille s’offre une valse à 500

Vainqueur du tournoi de Vienne face à Tsonga, Lucas Pouille a fait coup-double : il a battu pour la première fois son aîné tout en glanant son premier ATP 500. Retour sur une semaine qui a certainement permis au tennisman nordiste d’assurer sa place en Coupe Davis.

Déjà vainqueur de deux tournois cette année, le natif de Grande-Synthe a enfin repris du poil de la bête la semaine passée en Autriche après avoir traversé quasi tout l’été en mode-zombie.

Un été à oublier…

Pour Lucas Pouille, 2017 devait être la saison de la confirmation. Et après avoir plutôt réussi son début de saison, notamment via le gain de deux titres ATP (Budapest et Stuttgart), l’ancien élève de Yannick Noah semblait parti pour confirmer. Hélas pour lui, l’été n’aura finalement pas été à la hauteur de ce qu’il attendait. Rapidement défait à Wimbledon, Montréal et l’US Open face à des adversaires qui semblaient pourtant largement à sa portée (Janowicz, Donaldson et Schwarztman), le Nordiste a également déçu en Coupe Davis en perdant (devant son public à Lille) face à Lajovic, avant de passer totalement à côté de la défense de son titre à Metz en s’inclinant face au modeste Roumain Copil…

Deux balles de matchs face à Nadal, ça redonne le moral !

Mais Lucas n’est pas du genre à abandonner comme ça. A Pékin, il a d’abord livré un gros combat en se procurant deux balles de matchs face au n°1 mondial, un certain Rafael Nadal. Visiblement enfin débarrassé de ses problèmes de genoux, le plus grand espoir du tennis français a ensuite enchaîné par une victoire (face à Medvedev) suivie d’une défaite (face à Fognini) à Shanghai, avant de voguer la semaine passée sur les flots du Danube, confirmant ainsi son retour en forme. Il a d’abord mis fin à une infâme série d’une douzaine de tie-breaks perdus d’affilée et surtout aligné cinq succès de rang (Offner, Garcia-Lopez, Gasquet, Edmund, Tsonga) pour décrocher le quatrième titre de sa carrière, le premier des quatre à être estampillé 500 par l’ATP (source : Wikipédia).

De bon augure avant la Coupe Davis ?

Un bonheur n’arrivant jamais seul, le protégé d’Emmanuel Planque a en outre profité du forfait de Federer pour récupérer sa place de tête de série n°2 dans le tableau du Masters 1000 de Paris cette semaine. Une aubaine qui devrait l’inciter à aller le plus loin possible, lui qui n’a pour l’heure jamais fait mieux qu’un huitième-de-finale à Bercy… C’est en tout cas ce qu’on lui souhaite, car à moins d’un mois de la tant attendue finale de Coupe Davis, Pouille fait désormais à nouveau figure de favori pour accompagner Nicolas Mahut, Pierre-Hugues Herbert et Jo-Wilfried Tsonga pour aller décrocher (on l’espère) le 10e saladier du tennis français sur le court du Stade Pierre-Mauroy.

Lionel Ladenburger

  1. avatar
    1 novembre 2017 a 18 h 36 min

    Pour une “mauvaise” saison, c’est pas mal.

    À voir s’il va jouer en finale de Coupe Davis, c’est toujours un gros plus pour la confiance si l’on joue bien (cf. Djokovic en 2010) ainsi que pour le palmarès.
    Il est jeune encore, il suffira d’une grosse perf (victoire ou finale) en GC voire M1000 pour relancer la machine.

  2. avatar
    2 novembre 2017 a 13 h 34 min
    Par Guga57

    Salut Fabrice,

    Oui effectivement, disons que la saison de Pouille est plutot correcte quand meme. Alors oui, en Grand Chelem, on pouvait s’attendre a mieux, mais sur le plan comptable, avec trois titres dans sa besace, je trouve que la saison du Nordiste est quand meme plutot reussie.

    Pour la Coupe Davis, je pense comme toi. On pense effectivement a Djokovic qui a change de dimension apres l’avoir gagnee en 2010, mais le parallele est egalement vrai pour Murray qui a effectue sa meilleure saison, l’annee qui aura suivi sa victoire en Coupe Davis. Et meme, dans une certaine mesure, pour Del Potro qui est revenu a un excellent niveau apres avoir ete chercher le saladier en patron l’annee passee du cote de Zagreb ;)

  3. avatar
    2 novembre 2017 a 17 h 34 min

    Yes, bien vu pour Murray et Del Po. Au même temps à la base ces trois-là avaient déjà démontré un potentiel supérieur en remportant un GC (de mémoire; j’ai pas vérifié).

    • avatar
      9 novembre 2017 a 10 h 41 min
      Par Guga57

      Oui bien sur Fabrice, je ne pense pas que Pouille ait le meme potentiel que Djoko, Delpo ou Murray… Mais avec la retraite annoncee du BIG 4 dans les trois annees a venir, j’ai quand meme l’espoir que Lucas puisse un jour gagner un Majeur. Pas deux hein lol… juste un lol ! A Roland je n’y crois pas, a Wimbledon je ne pense pas non plus mais a New-York voire a Melbourne pourquoi pas ? Il lui faudrait des circonstances favorables (un peu comme celles qu’a connues Nadal cette annee a l’US Open) mais je pense sincerement que Lucas Pouille a une chance d’etre le successeur tricolore de Noah en Grand Chelem. Et quant on voit ou en sont les autres de sa generation (Quentin Halys et Mathias Bourgue par exemples), vaudrait mieux que Lucas tire le maximum de son potentiel, car a part lui, la releve du tennis francais s’annonce bien pauvre dans les annees a venir.

  4. avatar
    8 novembre 2017 a 18 h 54 min

    Je ne suis pas objectif sur Murray, que je trouve très sur côté par de nombreux analyste et milite pour la disparition du terme big 4 depuis longtemps. Et sa saison 2016 n’est la meilleure que grâce aux gros coups de moins bien concomitants de Nadal et Federer + la redescende progressive de Djoko. J’ai assez lu ici les arguments de non concurrence pour atténuer l’ahurissante carrière de Fed pour appliquer à Sir Murray ce genre de théorie: il n’a pris son envol pas en battant tout le big 3 la même année, mais au contraire quand celui ci n’a plus été un big 3. Donc la thèse de la coupe Davis comme booster de carrière, oui, appliquée à Murray, pas d’accord, simple concours de circonstances favorable à l’écossais…
    Et oui, Fabrice, Delpo et Murray avaient bien sûr remporté leur gc avant.
    Pour Pouille, je suis perplexe mais ne demande qu’à me tromper, tout comme pour l’équipe de France d’ailleurs souvent décevante quand trop attendue et surprenante quand battue sur le papier…

    • avatar
      9 novembre 2017 a 10 h 48 min
      Par Guga57

      Laissons lui encore deux-trois ans a Lucas. Ce qui me plait chez lui c’est son etat d’esprit. Et puis c’est vrai un bosseur qui ne rechigne jamais a l’entrainement, chose qui (selon moi) a cruellement fait defaut a Tsonga, Gasquet et Monfils (je ne mets pas Gilles Simon dans le meme panier pour le coup). De surcroit, sachant que Pouille n’a que 23 ans, quand on voit que le tennis moderne fait aujourd’hui la part belle aux trentenaires, on peut esperer voir le Nordiste atteindre son climax d’ici encore trois-quattre ans… Bref, ca laisse le temps aux galactiques de prendre leurs retraites. A partir de 2020-21, c’est la que Lucas devra etre arrive a maturite. Et si c’est le cas, on peut vraiment esperer qu’il aille nous chercher un petit GC !

  5. avatar
    8 novembre 2017 a 18 h 57 min

    Pfff . AnalysteS
    surcoté et redescente….
    On ne devrait rédiger que sur ordi ;-)

    • avatar
      9 novembre 2017 a 10 h 48 min
      Par Guga57

      Pas de souci Lauchou, on avait compris ;)

  6. avatar
    9 novembre 2017 a 16 h 37 min

    “tout comme pour l’équipe de France d’ailleurs souvent décevante quand trop attendue et surprenante quand battue sur le papier…” très juste Lauchou. J’ai ancré en moi le souvenir viscéral de 1991. Alors certes Sampras et Agassi n’étaient pas encore à leur (très haut) zénith, mais ils étaient déjà des membres en règle du top 5…

    Guga, bonne analyse pour Pouille. Effectivement, la domniation des trentenaires redistribue les cartes pour évaluer les jeunes talents. Je pense que les progrès de la science de la mise en forme permet aux joueurs plus âgés de bénéficier de leur expérience sans être trop handicapés par leur corps vieillissants.

    Cependant comme je l’ai dit souvent je pense aussi que cette période est exceptionnelle avec le triumvirat qui domine avec talent et longévité depuis plus de 10 ans. Du coup je pense que la nouvelle génération est comparativement moins talentueuse (techniquement et mentalement). On le voit avec les performances cette année des très jeunes Zverev et Shapovalov. Pour ces derniers il reste le plus dur à accomplir, c’est-à-dire confirmer sur la durée. En effet de nombreux joueurs ne confirment pas après avoir tutoyé les sommets. Les deux exemples qui me viennent en tête sont Ivanovic et Bouchard.

  7. avatar
    11 novembre 2017 a 13 h 46 min
    Par Guga57

    Salut Fabrice, Pouille a encore une petite marge de progression devant lui je pense. Sur le plan mental il est deja pas mal, mais il doit encore apprendre a mieux gerer la pression. Et sur le plan physique, il est deja bien mais il se blesse souvent, apprendre a mieux connaitre et gerer son corps et ses efforts sera donc une clef importante quant a ses potentiels futurs succes ou non. Sinon, concernant la nouvelle generation, pour prendre des exemples masculins, je pense a Janowicz et Tomic qui ont pratiquement disparu des ecrans radars apres avoir un temps tutoye le Top 10 en debut de carriere. Enfin, un mot sur Shapovalov, je sais que tu le suis et l’apprecies particulierement en tant que Canadien, j’avoue que ce joueur m’enthousiasme particulierement. Tactiquement il doit encore progresser, pour l’heure (notamment au vu de ses performances au Masters NextGen), on voit qu’il dispose d’une palette technique tres complete, peut-etre plus que n’importe quel autre des espoirs actuels, ceci dit il doit encore apprendre a canaliser sa fougue pour utiliser tous ses coups a bon escient et surtout aux meilleurs moments ;)

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