Federer fait sauter le rideau de fer !
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Federer fait sauter le rideau de fer !

Cette fois c’est fait ! Au terme d’une quinzaine parfaite (aucun set concédé), Roger Federer a mis fin à cinq ans de disette dans son jardin londonien en y remportant son 8e Wimbledon. Un sacre, historique à plus d’un titre, que le maestro suisse a conquis en s’imposant exclusivement face à des joueurs originaires d’Europe de l’Est.

Depuis 2012, date de sa dernière épopée victorieuse sur le gazon du Center Court, Federer courait désespérément après ce 8e titre qui le placerait enfin sur la plus haute marche du tableau d’honneur de l’Open de Grande-Bretagne. Victorieux à sept reprises du tournoi londonien entre 2003 et 2012, le Suisse de 35 ans (36 le mois prochain) co-détenait jusque-là le record de couronnes du plus vieux et du plus prestigieux tournoi du monde en compagnie de l’Anglais William Renshaw et de l’Américain Pete Sampras. Dimanche, RF avait donc une nouvelle occasion de devenir l’unique maître des lieux après quatre tentatives infructueuses…

La malédiction slave

Ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé, mais quand on regarde dans le rétro, depuis son ultime prise de pouvoir face à Andy Murray à l’été 2012, « Rodgeur » semblait en effet frappé par une étrange malédiction. Ce mal étrange dont souffrait Fedex consistait en effet à le voir systématiquement perdre face à un joueur né de l’autre côté du rideau de fer. Retour en arrière :

En 2013, Federer, gêné par des problèmes récurrents au dos, s’était incliné à la surprise générale face au modeste Ukrainien Sergiy Stakhovsky.

En 2014, retapé, l’ancien n°1 avait repris ses bonnes habitudes en atteignant une nouvelle fois la finale. Une finale dont l’horloger avait fini par perdre le fil après plus de trois heures de jeu, au 5e set suite à un maudit temps-mort médical demandé par un Djokovic plus roublard que jamais…

En 2015, rebelote, le Suisse et le Serbe s’étaient à nouveau retrouvés en finale. Cette fois, rien à redire, l’empereur Novak, alors au sommet de son art, s’était imposé sans trembler face à un Roger incapable de répondre au défi physique proposé par Nolé.

Enfin, en 2016, alors qu’il avait débarqué sur les bords de la Tamise avec un genou en vrac, Fédé avait sombré en deux temps. Sorti éreinté de son épique combat gagné en quart contre Marin Cilic, il avait ensuite fini par plier au terme d’un autre bras de fer face à Milos Raonic.

A croire que le scénario était écrit…

Touché par ce virus visiblement venu de l’Est, le pharmacien bâlois (enrhumé à souhait durant toute la quinzaine qui vient à peine de s’écouler) a néanmoins enfin fini par trouver le remède. De fait, curieuse coïncidence, après quatre tentatives de rang avortées par des tennismen aux origines slaves, le tirage au sort de ce Wimbledon 2017 lui a donné l’occasion de vaincre définitivement le signe indien en affrontant tour à tour non pas un, ni deux, ni trois, ni quatre, ni cinq, ni six, mais bien sept joueurs d’affilée tous originaires d’Europe de l’Est ! Petit résumé des adversaires rencontrés (source images : Tennis-Temple).

Un triomphe triplement historique !!!

Anecdote mise à part, en s’imposant dimanche sous les yeux du Prince William, Roger Federer en a profité pour entrer encore un peu plus dans l’histoire du tennis et du sport en général. Déjà vainqueur de cinq trophées depuis le début de l’année, l’esthète helvète a en effet remporté son 93e titre en carrière tout en signant par là-même trois nouveaux records majeurs (source images : Wikipedia).

1.  En décrochant son 8e titre à Wimbledon, Federer est devenu l’homme le plus titré de tous les temps sur le gazon du « All England Lawn Tennis and Croquet Club ». Comme déjà annoncé précédemment, RF devance maintenant d’une unité Pete Sampras et William Renshaw.

2.  Après avoir égalé, fin-janvier en Australie, le mythique record de 18 titres du Grand Chelem jusqu’ici détenu par le golfeur américain Jack Nicklaus, Federer est devenu hier le premier homme à comptabiliser 19 titres du Grand Chelem dans sa besace (tennis et golf confondus).

3.  Avec 8 Wimbledon, 6 Masters Cup, 5 Australian Open, 5 US Open et 1 Roland-Garros, Roger Federer est désormais devenu, à égalité avec le légendaire Ken Rosewall, le recordman de titres majeurs en simple avec 25 « Majors » au compteur.

Et ce n’est peut-être pas fini, car après avoir d’ores et déjà déclaré qu’il aimerait défendre son titre londonien l’an prochain, le vétéran suisse a visiblement encore pas mal d’appétit. Désormais remonté au troisième rang mondial (derrière Murray et Nadal), deuxième à la Race (juste après Rafa), celui qui vise désormais assurément la barre symbolique des 100 titres ATP en carrière devrait, à n’en pas douter, faire de l’US Open et du Masters de Londres en fin d’année ses deux prochaines priorités. En tout cas, une chose est sûre, s’il continue à trouver le bon équilibre entre repos salutaire et préparation calibrée, « Papy Roger » n’est pas prêt de s’arrêter.

Lionel Ladenburger

  1. avatar
    17 juillet 2017 a 13 h 51 min
    Par Sage Alban

    Parfait mon bro bel article , le pharmacien bâlois belle trouvaille

    • avatar
      18 juillet 2017 a 16 h 51 min
      Par Guga57

      Merci Monsieur Sage ;)

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    17 juillet 2017 a 13 h 55 min

    Ton accroche sur les origines des joueurs est sympa et bien vu (même si on pourrait polémiquer pour savoir si la Yougoslavie faisait partie du rideau de fer ;-) )

    Quelle année extraordinaire nous offre Papy Federer ! Il serait d’ailleurs intéressant de comparer ce qu’il fait avec d’autres grands champions ayant plus ou moins bien gérés leurs fins de carrière (peut-être un article pour Axel Borg…).

    Dans tous les cas, Federer a amplement mérité sa victoire malgré une finale facilitée par la blessure Cilic. Ce n’était ni une victoire en ultime baroud d’honneur à la Sampras, ni une victoire “par défaut” où il serait arrivé en finale plus par la méforme de ses adversaires que par ses propres mérites. Quand on regarde la liste de ses victimes, il y a quand même de sacrés clients sur gazon.

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      18 juillet 2017 a 14 h 52 min
      Par Guga57

      Salut Louharse et merci du compliment !

      Je trouvais ça sympa le parallèle avec l’Europe de l’Est et puis ça tombait bien vu que « Federer » rime avec « rideau de fer » ! Sinon, tu as raison concernant la Yougoslavie, j’ai un peu extrapolé vu qu’elle ne faisait pas partie du pacte de Varsovie. Mais bon, bien que non-alignée, la Yougoslavie était quand même communiste et, quoi qu’on en dise, l’influence du régime soviétique était tout de même assez grande dans les Balkans aux temps de Tito.

      Parenthèse mise à part, je rejoins ton analyse par rapport aux adversaires que « Rodgeur » a affronté durant la quinzaine :

      D’abord Zverev, le tombeur-surprise de Murray en Australie, qui réalise actuellement la meilleure saison de sa vie avec un jeu essentiellement basé sur le service-volée qui s’adapte de surcroît parfaitement au gazon.

      Ensuite, Dimitrov, valeureux demi-finaliste à Melbourne (défaite contre Nadal en cinq sets) et qui avait collé des roustes au trois premiers tours.

      Puis Raonic, finaliste et tombeur de Federer à Londres l’année passée, qui avait éliminé Alexander Zverev au tour précédent.

      Avant de finir sur le tandem Berdych-Cilic, eux aussi de sacrés clients sur herbe…

      Alors certes, Cilic a été handicapé par son ampoule au pied en finale. Ceci dit, je pense comme toi, que la blessure du Croate n’enlève rien au mérite de RF sur l’ensemble du tournoi !

  3. avatar
    17 juillet 2017 a 18 h 54 min

    Bien vu! Un poil tiré par les cheveux mais…Bien vu!

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      18 juillet 2017 a 12 h 38 min
      Par Guga57

      Merci Lauchou, oui bon c’est vrai que Zverev et Raonic ne représentent pas leurs pays d’origines (Russie et Monténégro) mais bon, ils sont quand même tous deux nés à l’Est du rideau de fer ;)

  4. avatar
    17 juillet 2017 a 22 h 59 min

    (Je copie une réponse d’ailleurs )
    Désolé mais malgré le respect qu’il inspire à tout amateur de tennis, Borg à précisément fait un choix qui le déclasse dans le débat du GOAT. C’est comme ça. Par ailleurs comme je l’ai dit dans un autre article il n’a pas eu LUI de concurrence sur TB, ou, comme Fed sur toutes les autres surfaces, les as tuées dans l’oeuf.
    Enfin il faut arrêter me semble t il
    1) avec le golden samedi d’Agassi. Bon performance ok mais concours de circonstances et une carrière en dents de scie. Quand j’entends dire où écrire ” Fed n’egalera jamais Agassi, j’ai envie de rire…
    2) les JO? STOP!! A part Murray qui a réalisé un certain exploit en était au rdv, arrêtons avec cette blague du majeur, joué tres souvent en 2 sets et un vrai cadre la coupe Davis, pour réellement porter les couleurs de son pays. Fed à poussé la bonne conscience, jusqu’au détriment de sa santé pour offrir la coupe et peut être, secrètement, pour faire taire une partie de ses détracteurs…
    On entendra encore jusqu’à l’écoeurement les JO, le h2h et le GC calendaire ( là, stop avec les 2 GC de Laver avec 3 tournois sur herbe…perso je préfère les 10 finales d’affilee sur 4 surfaces différentes de Fed, ça pose davantage un bonhomme dans la domination et la régularité. ..), on mesurera avec le temps la différence entre l’Histoire et les pinailleurs…

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      18 juillet 2017 a 12 h 53 min
      Par Guga57

      De mon côté, tu prêches un convaincu Lauchou. Pour moi, Fed est au-dessus des autres. Ceci dit, pour vraiment entériner ce statut, je pense qu’il faudra attendre la fin de carrière du BIG 4, car comme dirait l’autre: « c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens ! ». De toute façon, et même si d’un point de vue personnel, je trouve que le titre de champion du monde (N.1 ATP en fin de saison) mériterait une place plus importante, force est de constater qu’aux yeux du grand public, seul le nombre de titres du Grand Chelem compte vraiment. Donc voilà, pour l’heure, avec ses 19 GC au compteur Fed est devant, mais sait-on jamais… Nadal n’est pas loin et il pourrait bien gagner encore 2-3 fois RG vu le niveau de jeu qu’il y a affiché cette année. Idem pour Djoko qui redeviendra certainement ultra-compétitif une fois que ses pépins physiques (et personnels?) seront enfin réglés. Mais bon, je me répète, pour l’heure, à mes yeux, y a pas photo : Federer est devant.

  5. avatar
    18 juillet 2017 a 10 h 44 min

    Satanée tablette ! Il fallait bien sûr lire le golden slam d’Agassi. ..

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      18 juillet 2017 a 12 h 59 min
      Par Guga57

      Concernant les JO en revanche, je ne partage pas totalement ton point de vue. Certes, sportivement parlant, le tournoi olympique est peut-être moins difficile qu’un tournoi du Grand Chelem. Ceci dit, même si les cinq premiers tours se jouent au meilleur des trois sets, la finale, elle, a le mérite de se jouer au meilleur des cinq. En outre, le prestige des Jeux Olympiques et la périodicité rare (seulement une fois tous les quatre ans) suffisent selon moi à considérer le titre olympique comme un Majeur à part entière. De ce point de vue, la dernière finale entre Murray et Del Potro avait d’ailleurs était, selon moi, tout à fait à la hauteur de l’évènement.

  6. avatar
    18 juillet 2017 a 16 h 55 min
    Par Cullen

    J’avais jamais fait gaffe à cette anecdote. Bien vu.

    Pour le reste, même si c’est quelque chose qui suscite toujours beaucoup d’excitation auprès des passionnés de sport (moi le premier), il est encore une fois très difficile de comparer les athlètes ayant évolué à des époques différentes. Et c’est peut-être encore plus vrai en Tennis car au-delà du fait que le matériel a évolué, obligeant les joueurs à s’adapter (Rosewall et Laver jouaient par exemple avec un petit tamis de 400 grammes cordé en boyau et utilisaient donc la volée et les coups en toucher beaucoup plus souvent que les champions actuels qui frappent beaucoup plus fort avec leur raquette de 300 grammes au tamis agrandi et avec un cordage qui pardonne davantage), au-delà du fait que la hiérarchie des tournois n’a cessé d’évoluer (et même celle des évènements tennistiques tout court, la Coupe Davis étant au départ LA compétition la plus importante, les tournois étant alors simplement fait pour choisir les meilleurs joueurs pour la disputer), et au-delà du fait que la concurrence n’a forcément jamais été identique, les règles de base pour tenter de dresser une hiérarchie n’ont jamais été semblables puisque pendant des décennies, les professionnels n’étaient pas autorisés à disputer les Grands Chelems, et si des tournois parallèles ont été mis en place dans les années 60’, permettant d’émettre quelques hypothèses quant au nombre de GC qu’ils auraient pu remporter, jusque-là il n’y avait que des tournées sur lesquelles il est impossible de s’appuyer pour faire la moindre comparaison.

    Et puis cette vision très comptable pour juger de l’impact d’un joueur à travers le temps est quand même très récente. Jusque la fin des années 70’, les meilleurs joueurs recherchaient surtout les compétitions qui rapportaient de l’argent, pas nécessairement les titres du Grand Chelem. Une notion de Grand Chelem qui n’existait d’ailleurs pas ou presque jusque-là. Les joueurs abordaient chaque tournoi indépendamment et on ne dressait pas sans cesse de classement comme c’est le cas aujourd’hui. Même après 1968, qui marque soi-disant le début de l’ère Open, Borg n’a joué qu’une fois l’Open d’Australie (et encore c’était en 1973, avant qu’il ne domine le circuit), qui n’a d’ailleurs pas réuni les meilleurs joueurs avant le milieu des années 80’. Bref, pas simple de désigner un GOAT.

    Maintenant, pour en revenir à Federer et à ce qu’il a été capable de faire cette année – alors que beaucoup annoncent son déclin depuis au moins 5 ans, il faut juste profiter, admirer, loin des chiffres et des stats en tout genre, et sans non plus les superlatifs dont nous abreuvent les médias, qui ont fait de lui l’incarnation du “Bon” dans le film de Sergio Leone, tandis que Nadal serait la “brute” et Djokovic le méchant Serbe, le “truand”. Bon, je m’arrête je m’écarte un peu du sujet :-)

    Ah oui un dernier mot quand même. Pour moi, le Tennis n’a pas sa place aux JO. Il est déjà très exposé tout au long de l’année, alors même si l’esprit de Coubertin a disparu depuis longtemps avec le CIO, cet évènement doit néanmoins permettre à des disciplines plus méconnues, moins exposées en tout cas de se frayer une petite place, le temps d’une Olympiade. Et franchement, qui se rappelle du vainqueur du simple messieurs en 2004, 2008 ou 2012 ? Pas moi en tout cas, alors que je peux vous dresser le palmarès complet de Wimbledon depuis un demi-siècle.

  7. avatar
    18 juillet 2017 a 22 h 03 min
    Par 2b3GOATorNOT

    Au début de sa carrière on lui reprochait d’avoir gagné l’essentiel de ses titres dans une supposée “weak era” entre 2004-2007, ensuite on disait qu’il gagnerait pas RG , ensuite qu’il avait un H2H négatif vs Nadal et maintenant qu’il bat nadal et gagne 2 GS après 35 ans qu’il bénéficie d’une concurrence faible et qu’il n’a jamais réalisé le grand chelem calendaire dans la même année. Les gens n’arrêteront jamais

    • avatar
      24 juillet 2017 a 9 h 53 min
      Par Guga57

      Effectivement, y aura toujours quelqu’un pour pinailler sur tel ou tel point… Ceci dit, bien souvent, il s’agit plus de mauvaise foi qu’autre chose. Et je dirai même qu’au fond d’eux-mêmes les gens le savent, même s’ils essaient malgré tout de s’auto-persuader du contraire ;)

  8. avatar
    20 juillet 2017 a 14 h 42 min

    Entièrement d’accord avec Cullen sur les JO. Et je suis de cet avis depuis la réintroduction et depuis qu’Edberg dont je venerais le jeu service retour /volée, les as remportés…
    D’ailleurs ne nous y trompons pas, c’est le seul tournoi où Murray fait mieux que le big3+1….

    • avatar
      21 juillet 2017 a 16 h 31 min
      Par Guga57

      Mouais… Perso je reste perplexe devant vos arguments “anti-tennis aux jeux olympiques”. Dans ce cas, le cyclisme aussi ne devrait pas y être par exemple. Mais bon, chacun son point de vue… En attendant, a titre perso, je trouve plutôt alléchante la perspective de voir se dérouler le tournoi de tennis olympique dans un Roland-Garros quasi flambant neuf en 2024 ;)

  9. avatar
    23 juillet 2017 a 14 h 07 min

    2024…difficile à imaginer mais on sait déjà que ni Federer ni Nadal ni Djoko ni Murray ni Wawrinka n’y figureront…ça paraît de la SF… Finalement seul le temps aura fait son oeuvre…
    Guga je ne crois pas que le tennis, ses m500, m1000, et GC soit un circuit comparable au cyclisme. ..

    • avatar
      24 juillet 2017 a 10 h 05 min
      Par Guga57

      Pourtant si, les trois grands tours cyclistes sont comparables aux tournois du Grand Chelem en tennis. Leur médiatisation est ultra-importante. Et puis indépendamment de cela, les Jeux Olympiques c’est la grande messe du sport, de tous les sports ! Que le tennis soit ultra-médiatique ne justifie en rien, selon moi, sa disparition (éventuelle) du calendrier olympique. Et puis quoi qu’on en dise, les joueurs (Benoît Paire mis à part lol) savent bien qu’une médaille olympique a une saveur et une place toute particulière dans une carrière. Pour preuve, le BIG 4 a quand même glané 8 médailles olympiques (trois pour Murray, deux pour Nadal, deux pour Federer et une pour Djokovic). De plus, je suis sûr que Federer (2012 mais peut-être surtout en 2004) et Djokovic (en 2012 et en 2016) s’en veulent aujourd’hui encore d’avoir raté le coche sous les anneaux. Après, voilà, ce n’est que mon point de vue, mais sincèrement, moi, le tennis aux J.O. je kiffe !

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