Open d’Australie (1905-1983), l’ostracisme de l’Hémisphère Nord
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Open d’Australie (1905-1983), l’ostracisme de l’Hémisphère Nord

Longtemps disputés en toute de fin de saison, les Internationaux d’Australie étaient boycottés par les meilleurs joueurs européens et américains, peu motivés par l’envie d’aller jouer aux antipodes à l’approche des fêtes de Noël ...

L’Open d’Australie, créé en 1905, fut longtemps victime d’un véritable apartheid de la part des meilleurs joueurs du circuit masculin.

Avant que l’avion ne devienne un véritable moyen de transport, il fallait 45 jours de bateau pour relier la Méditerranée à l’Australie.

Ceci explique que beaucoup de très grands joueurs du passé, Bill Tilden, René Lacoste, Jack Kramer, Pancho Gonzales ou encore Manuel Santana, n’aient jamais disputé les Internationaux d’Australie. Ilie Nastase ou Bjorn Borg ne l’ont disputé qu’une seule fois.

A l’époque de Borg et Nastase, l’Open d’Australie n’était que le cinquième tournoi le plus important dans la hiérarchie du tennis professionnel, derrière Wimbledon, l’US Open, Roland-Garros et le Masters, ce dernier réunissant le top 8 mondial.

Même un joueur contemporain comme Andre Agassi a longtemps ignoré ce rendez-vous majeur du calendrier qu’est l’Open d’Australie. Mais l’Américain réussit un coup de maître en 1995, gagnant le tournoi dès sa première participation, battant en finale son compatriote et rival Pete Sampras.

Cependant, en 1946, l’avion fut utilisé pour la première fois par des joueurs américains pour se rendre aux Internationaux d’Australie, joués à l’époque à Kooyong. Mais ces joueurs étaient surtout venus disputer la finale de la Coupe Davis contre l’Australie, en challenge round.

D’autres raisons expliquent ce délaissement permanent… le faible montant des primes attribuées, ainsi que les dates du tournoi, très longtemps organisé à la fin du mois de décembre, entre Noël et le jour de l’An. Voilà qui dissuadait la grande majorité des joueurs américains et européens de faire le déplacement vers l’île continent.

Si bien qu’au palmarès, en l’absence de challengers valables, les joueurs australiens se sont très longtemps taillés la part du lion… A part les victoires du Péruvien Olmedo (1959), des Américains Ashe (1970), Connors (1974) ou Gerulaitis (décembre 1977) et de l’Argentin Vilas (1978, 1979), les champions locaux ont régné en maître sur leur tournoi national.

Ainsi, Roy Emerson a remporté six fois la victoire aux Internationaux d’Australie, dont cinq fois consécutivement (1961, 1963, 1964, 1965, 1966, 1967). Mais Emerson avait profité du passage de ses compatriotes Laver et Rosewall chez les professionnels. Rod Laver gagna deux fois à domicile, en 1962 et 1969, années où il fit à chaque fois le Grand Chelem (la première fois en tant qu’amateur, la seconde chez les professionnels), tandis que son grand rival Ken Rosewall s’est imposé quatre fois (1953, 1955, 1971, 1972). Autres grands noms du tennis australien, Lew Hoad et John Newcombe l’ont respectivement emporté une et deux fois : en 1956 pour Hoad, en 1973 et 1975 pour Newcombe.

Le changement intervint en 1983. Ivan Lendl et John McEnroe s’inscrivent au tournoi, ainsi que Mats Wilander. Le Suédois doit disputer, quelques jours après l’Open d’Australie, la finale de la Coupe Davis sur ce même stade de Kooyong, contre l’équipe d’Australie.

Vainqueur en 1983, Wilander réédite sa victoire en 1984 et 1988, imité en 1985 et 1987 par son compatriote Stefan Edberg.

En 1988, le vétuste stade de Kooyong est abandonné au profit de Flinders Park. La surface du tournoi change. Le gazon est remplacé par une surface rapide, le rebound ace. En 2008, le rebound ace, plus lent que le decoturf utilisé par l’US Open, est à son tour remplacé par le plexicushion, surface dure qui amoindrit la fatigue des articulations pour les joueurs.

Depuis 1983, à l’exception de Lleyton Hewitt, pas récompensé sur son sol (finaliste en 2005), tous les patrons du circuit l’ont emporté dans l’Hémisphère Sud : Mats Wilander (1983, 1984, 1988) et Stefan Edberg (1985, 1987) donc, mais également Ivan Lendl (1989, 1990), Boris Becker (1991, 1996), Jim Courier (1992, 1993), Pete Sampras (1994,1997), Andre Agassi (1995, 2000, 2001, 2003), Evgueni Kafelnikov (1999), Roger Federer (2004, 2006, 2007, 2010), Marat Safin (2005), Novak Djokovic (2008, 2011, 2012, 2013) et Rafael Nadal (2009).

Quelques victoires surprises ont eu lieu, comme celles de Petr Korda (1998), Thomas Johansson (2002) et dans une moindre mesure Stanislas Wawrinka (2014), monté en puissance tout au long de l’année 2013.

Si le public local attend depuis 1976 un successeur à Mark Edmonson, l’Open d’Australie est devenu un rendez-vous incontournable du calendrier tennistique, surtout depuis 1987. Cette année-là, le tournoi australien passe de décembre à janvier, et devient donc la première des quatre levées du Grand Chelem.

Du coup, le vainqueur de l’Open d’Australie devient le seul capable, en théorie de gagner le Grand Chelem calendaire, exploit non-réalisé depuis Rod Laver en 1969.

Ainsi, en 1992, Jim Courier avait accompli 50% du chemin en gagnant à Melbourne, puis en conservant son titre à Roland-Garros, face à Petr Korda. Mais l’Américain avait perdu au troisième tour de Wimbledon concédant une défaite face au joueur russe Andreï Olhovskiy.

Idem pour Mats Wilander en 1988, vainqueur en Australie puis en France avant de s’incliner à Wimbledon, en quarts de finale, contre Miroslav Mecir…

Souvent, les spéculations vont bon train, comme en 2009 où Rafael Nadal s’imposa à Melbourne. Les observateurs parlaient déjà de Grand Chelem pour le joueur espagnol, favori suprême de Roland-Garros, où chacun le voyait conquérir une cinquième victoire consécutive. Les experts pronostiquaient ensuite un succès du Majorquin à Wimbledon, dont il était tenant du titre… On envisageait déjà une pression colossale sur les épaules de Nadal, en vue d’un US Open qui s’annonçait historique. Mais en arrivant à New-York, l’Espagnol n’avait gagné ni Roland-Garros, ni Wimbledon, la faute à Robin Söderling puis à une blessure…

Même effervescence médiatique autour de Roger Federer début 2010, après sa victoire à Melbourne. Alors qu’on pensait que Nadal ne reviendrait pas au plus haut niveau, que Djokovic et Murray stagneraient au lieu de progresser vers le sommet de l’ATP, certains imaginaient déjà le Suisse effectuer une véritable razzia sur les quatre tournois majeurs. Mais l’épouvantail Söderling est venu à bout du maestro sur l’ocre parisien. Le rêve de Federer est brisé à Paris… preuve que beaucoup de gens, une fois de plus, avaient parlé trop vite, histoire de vendre du papier.

Très souvent perturbé par la canicule australe en janvier, le tournoi pourrait être un jour décalé en février, à la demande des joueurs, qui estiment que le créneau actuel ne laisse pas assez de temps, après le mois de décembre consacré à la récupération et les fêtes de Noël, pour retrouver un niveau convenable avec trop peu de semaines d’entraînement dans les jambes. Mais en février, l’Open d’Australie viendrait concurrencer la saison de terre battue latino-américaine (Vina del Mar, Acapulco, Rio de Janeiro, Sao Paulo) et des tournois européens comme Rotterdam ou Marseille.

Pour l’instant, le mouvement de protestation des joueurs n’en est qu’au stade de la suggestion. Un jour viendra peut-être l’étape suivante, celle des avertissements et du chantage. Se dirige-t-on vers un nouveau risque de boycott de l’Australian Open au pays des kangourous ?

  1. avatar
    28 avril 2014 a 21 h 20 min

    salut AXEL

    bel historique de AUSSIE tout est dit….Ce que j apprecie c est la modernisation de nouveau site ( nouvelle surface ; toiture)

    quand je vois les chicaneries de RG…….(Concernant l extension et le toit)

  2. avatar
    28 avril 2014 a 21 h 25 min

    bien vu Darkrio Gulbis est top 20. Belle analyse de ta part effectuee il y a plusieurs mois

  3. avatar
    29 avril 2014 a 8 h 16 min

    La meilleure preuve du fait que l’Open d’Australie est bien un Grand Chelem aussi respectable que les 3 autres, c’est le traitement médiatique offert à Wawrinka en ce début d’année 2014.

    Le Vaudois fut considéré comme un grand joueur ayant franchi (enfin) le palier décisif, celui qui se refuse aux Tsonga, Berdych et autres Ferrer et sur lequel Davydenko ou Nalbandian se sont cassés les dents.

    Ferveur médiatique pro Stan amplifiée par le fait que le Big Three et Andy Murray ont presque tout gagné depuis 2004, laissant quelques miettes à Gaudio, Safin et Del Potro …

  4. avatar
    29 avril 2014 a 10 h 20 min

    Je ne vois pas pour favori bouder ce tournoi afin de faire pression. Leurs plaintes restent pour le moment relativement discrète.

    Je ne suis donc pas convaincu d’un grève des joueurs dans les années à venir. D’autant que d’ici 4-5 ans, Federer Nadal et consorts seront des outsiders de luxe ou auront complètement disparu de la circulation.
    Le top 10 du moment aura moins de poids pour négocier

    C’est vrai qu’il serait quand même plus logique de placer les deux MS1000 en janvier, l’Open d’Australie en février et enfin les tournois sud’am. On aurait une vraie saison sur dur puis le vrai commencement de la saison sur terre.
    Médiatiquement, il risquerait d’être en concurrence avec les JO d’hiver ou le super bowl

    @Armand : oui, Gublis top 20 (et 13ème à la race). Arracher un top10 en fin de saison va s’avérer très compliqué. Il faudrait que le letton gagne rapidement 3 places (avec le forfait de Del Potro cela le rendrait n°16) pour s’assurer un tirage plus facile à RG (puis Wimbledon). Les pts en GC valent très cher…
    Il a raté une belle occasion la semaine dernière malgré un tableau ouvert en prenant une belle correction face à Nishikori pourtant pas un spécialiste de terre battue.
    Mauvaise nouvelle aussi : il a prévu de s’aligner à Nice (ce qui fait trois tournois en trois semaines pour préparer RG). Il risque d’arriver cramé à Paris comme l’avait fait Gasquet en 2010 avec la réussite qu’on connait….
    Un bon résultat à Madrid ou Rome pourrait le dissuader de se déplacer à Nice, d’autant que les points acquis à Nice ne sont pas pris en compte lors du tirage au sort de RG…

  5. avatar
    29 avril 2014 a 13 h 33 min

    Salut Armand, oui l’Australie est le GC qui fait le plus pour se moderniser, devant Wimbledon, l’US Open et bon dernier, Roland-Garros où les mesquineries politiques franco-françaises font du projet d’extension une Arlésienne.

  6. avatar
    29 avril 2014 a 13 h 35 min

    Une grève du top 10 serait en effet extrême. Mais sans aller jusqu’au boycott, il faudrait en effet rendre plus logique la 1re partie de saison, avec deux MS 1000 avant le GC sur dur, mais c’est vrai qu’en janvier bien peu de concurrence médiatique (le Dakar).

  7. avatar
    1 mai 2014 a 10 h 03 min

    bon Nadal parti faire du velo en montagne…est il physiquent a court ? j ai cru voir que c etait plutot les ajustements techniques qu il devait bosser ( coup droit, revers)

    AXEL

    RG comme la France tire beaucoup de l histoire…beaucoup de zones monuments ,batiments sont aujourdhui declassé si l on regarde les standards modernes ou ce qui se fait dans d autres pays…le seul atout de la France c est claironner a tue tête l histoire….la caga magica est de loin plus confortable pour les joueurs et le public

    RG ca reste un petit stade trop etroit

    a mon avis la question est plutot que vaut le top 10 a l heure actuelle

    permettez moi de dresser un bilan en dents de scie

    Depuis wimbledon de l an dernier

    Nole ,n a fait qu enchainer des defaites infamantes en GC
    en se trompant avec des victoires en MS

    Nadal a certes gagné US mais a Aussie il a donné une drole d impression tout le monde lui tendait la coupe et….depuis lors il bafouille son tennis

    Federer a joué les illusionnistes avec quelques eclairs ca et la

    Murray depuis sa victoire a wimbl est completement a la recherche et de son tennis et d un entraineur et de sa combatitivité

    KinderJo fait plus penser a un chien errant

    Berdych toujours intermittent du spectacle

    Ferrer donne clairement l impression d etre un peu moins combatif que les 2 annees precedentes

    Bref si l on observe depuis la seule bonne note c est Wawrinka qui a realisé une belle progression et a conquis 1 GC et 1 ms

    Esperons un reveil des autres cadors du top 5 a RG

    car a l heure actuelle on est encore dans le flou total

  8. avatar
    2 mai 2014 a 7 h 58 min

    Djokovic a en effet échoué en GC mais bon il reste très régulier, finales à Wimbledon, à l’US Open

    Son 1/4 en Australie est à relativiser, primo il fallait bien que sa série de 1/2 ou mieux cesse un jour, elle qui avait débuté depuis Wimbledon 2010 soit 14 consécutives (record Federer 23 entre 2004 et 2010)

    Secundo avec le recul on sait que Nole est tombé sur un super joueur, Wawrinka.

    Et le Serbe sans sa blessure aurait peut etre pu gagner un 3e MS cette année à Monte-Carlo, lui qui a écrasé la concurrence à Indian Wells et surtout Miami.

    Si Federer confirme son retour en forme (mais il est tjs limite physiquement donc en GC cela va être dur notamment à Paris et New York, les plus exigeants des majeurs), on aura un nouveau Big Four avec Nadal, Djokovic, Federer et Wawrinka !

    Ce qui est surtout dommage c’est que Del Potro se soit blessé après ce qu’il avait montré fin 2013, notamment cette finale à Shanghai contre Djokovic.

  9. avatar
    2 mai 2014 a 11 h 31 min

    une mère autoritaire, un père absent, une adolescence compliquée… A bientôt 45 ans, Cédric Pioline a choisi de mettre des mots sur son côté froid, parfois même hautain, tout au long de sa carrière, forte notamment de deux finales du Grand Chelem. « Une façon de se protéger », dit-il aujourd’hui.
    Le double vainqueur de la Coupe Davis, marqué par le divorce de ses parents, raconte notamment ses jeunes années dans le quartier chaud de Pigalle à Paris, où il volait des BD dans les Monoprix et tentait de dérober des mobylettes.

    Pourquoi avoir décidé de vous raconter ?

    Cédric Pioline. Je suis quelqu’un de plutôt pudique. J’ai occupé le devant de la scène pendant une décennie en étant un peu méconnu sur certains aspects. Vis-à-vis de mes trois enfants, je voulais laisser une trace. C’était aussi un moyen de dire merci à pas mal de monde, mes parents, les gens qui ont jalonné mon parcours…

    Comment quelqu’un de pudique peut-il se mettre à nu comme ça, évoquer ce père incapable de dire bravo et cette mère qui vous a conduit à quitter le domicile familial le jour de vos 18 ans ?

    Ça n’a pas toujours été évident. C’est peut-être un moyen de leur parler de manière directe et indirecte.

    Le livre s’appelle « Le tennis m’a sauvé ». N’est-ce pas un peu excessif ?

    Non. Ce n’est pas de l’exagération. J’ai vraiment ce sentiment quand je me replonge dans mon adolescence, de 12 à 17 ans. Echec scolaire, mauvaises fréquentations, parents divorcés, un quartier vivant mais propice au dérapage, j’étais à la croisée des chemins. J’aurais pu mal tourner. Peut-être qu’on aurait parlé de moi dans les faits divers plutôt que dans le sport. Le tennis a été une vraie issue de secours.

    Votre ami de l’époque, le jeune Aziz, aurait fini en prison…

    C’est ce qui se disait dans le quartier. Je n’en ai pas la certitude. A l’époque, il était dans cette fameuse bande des Abbesses et il en prenait le chemin. C’était un peu écrit. On était ensemble en primaire et jusqu’à 12-13 ans. Lui a très vite dérapé…

    A la suite d’un accident, vous avez effectué votre carrière avec une jambe plus courte que l’autre de deux centimètres et aucune souplesse du bassin, ce qui vous a valu d’être réformé mais d’atteindre malgré tout le 5e rang mondial…

    J’ai été souvent raillé pour ma démarche chaloupée et nonchalante. Tu vis avec. C’est un peu tout le sens du livre. On démarre tous notre chemin avec notre sac à dos qui contient différents problèmes. J’espère que des gens vont se reconnaître à travers mon histoire.

    Il y a aussi cette scène surréaliste où, après avoir perdu vos neuf premières finales, vous vous entraînez devant une glace à soulever une assiette en guise de trophée pour provoquer un déclic.

    On était en recherche permanente avec les gens qui m’accompagnaient. Il a bien fallu se pencher un moment sur ce qui se passait dans la tronche. J’avais un blocage par rapport à ça. Ça a pris du temps à l’identifier.

  10. avatar
    2 mai 2014 a 12 h 09 min

    AXEL

    je n aime pas raisonner avec des si

    car sans sa blessure au dos nadal aurai peut etre gagne Aussie

    donc Nole a perdu face a federer a monaco point a la ligne

    la verité est que depuis aussie 2013 jusqu a aussie 2014 soit 5 GC

    Nole n a gagné que 1 seul

    donc nous devrons suivre avec interet madrid et rome pour voir l etat de forme des cadors
    pour voir s il peuvent retablir la hierarchie

    nadal surtout qui en cas d elimination precoce perdrai la n 1 atp
    et ce serai 1 hold up de nole tout simplement

    car il profiterai des errements de nadal

  11. avatar
    2 mai 2014 a 16 h 32 min

    Mais qui peut nier que Nadal aurait été favori contre Wawrinka à Melbourne sans sa blessure ?

    Personne même si le Vaudois aurait peut être gagné.

  12. avatar
    2 mai 2014 a 23 h 06 min

    Oui Axel

    bon le tirage de Madrid est connu Nadal aura Berdych en quart s il y parvient ( nouvelle defaite en vue ? il mene je crois 12 victoires d affilee) et eventuellement Federer en demies finales ( s il y parvient)

    Nole aura Ferrer en quart et Wawrinka en demie

    Place au jeu

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