Nadal ou le paradoxe d’un maître
Photo Panoramic

Nadal ou le paradoxe d’un maître

Tout. Rafael Nadal a tout gagné. Tout ? Non. Un petit village lui résiste encore : l'O2 Arena de Londres...

Rafael Nadal a donc tout gagné dans son sport. Commençons de manière à la fois évidente et époustouflante : dix Roland-Garros, exploit unique d’un tennisman en grand chelem ! 10 fois en 13 éditions ! Un exploit qui ne sera peut-être jamais réédité. A côté, les huit Wimbledon et onze finales en quinze éditions de Roger Federer paraitraient presque pour une performance moyenne…

De manière beaucoup moins évidente, au sens premier du terme, l’Espagnol s’est imposé une fois à l’Open d’Australie, trois fois à l’US Open et deux fois à Wimbledon où il a également été présent à trois reprises en finale. Aidé par un gazon modifié, alors qu’il n’aurait à l’évidence pas autant brillé sur celui de son glorieux aîné Björn Borg, Nadal n’en a pas moins accompli trois véritables exploits sur trois surfaces qui n’étaient pas les siennes : le deco-turf new-yorkais, le gazon londonien et le plexi-cushion australien. Fidèle à lui-même, Nadal s’est dépassé pour conquérir 6 titres majeurs ailleurs que sur sa surface fétiche pour être plus que l’ogre de l’ocre : l’un des plus grands.

Cette soif de conquête et son envie de se dépasser se sont heurtées à un seul tournoi prestigieux. Un seul titre incontournable pour un “GOAT” et une seule surface se refusent encore et probablement pour toujours à lui : le Masters.

Cette année encore, alors qu’une occasion en or se présentait à lui, Rafa est passé à côté d’un golden-slam en carrière qui, avec un éventuel 2e Open d’Australie en janvier 2018 ou 2019 l’aurait rapproché un peu plus de son rêve inavoué : être considéré comme le plus grand tennisman de l’histoire et non plus, comme c’est le cas jusqu’à présent, comme le plus grand joueur de terre battue de tous les temps. En voulant défendre coûte que coûte sa place de n°1 mondial, en multipliant les tournois sur dur-indoor jusqu’à la blessure, l’Espagnol a fait un calcul fatal alors qu’il avait une chance, certes infime, d’accrocher enfin le tournoi des maîtres à son immense palmarès.

En l’absence de Novak Djokovic, il ne restait plus qu’un maître parmi les maîtres, le recordman en la matière, Roger Federer, pour lui barrer la route.  Au regard du tournoi du Suisse (invaincu jusqu’en demi-finale finale mais avec des prestations en demi-teinte et visiblement émoussé au point de perdre pour la première fois face à Goffin ), Nadal peut nourrir des regrets dans ses choix.

En arrêtant après sa victoire pékinoise pour reposer un genou à nouveau capricieux, le Majorquin aurait certes pris le risque d’offrir une 6e place de n°1 mondial à son “ami” mais il serait aussi arrivé frais et performant pour défier un Federer toujours brillant mais moins qu’en début de saison et surtout fatigué. Il aurait ainsi pu effacer l’affront des 4 défaites d’affilée face au vieux sioux Suisse, qui a lui su éviter de nouveau l’échec sur la surface fétiche de Garros.  A Londres, Nadal aurait peut-être pu éviter le Suisse et parvenir devant un novice en finale. Une finale où ne figuraient ni Djoko ni Federer…

L’histoire de Rafael Nadal et du Masters, c’est une histoire d’amour impossible depuis toujours. L’Espagnol est allé jusqu’à déplorer plusieurs fois, comme un défi à l’égard de l’histoire même du tournoi, que ce dernier ne se déroule jamais sur terre battue ou même en extérieur. Trop souvent fatigué ou blessé, l’Espagnol, pourtant toujours qualifié, a manqué à plusieurs reprises le grand rendez-vous de fin d’année. Pire, deux fois seulement il a pu prétendre à la victoire finale… mais en rencontrant à chaque fois, comme un miroir inversé de Roland-Garros, les deux maîtres incontestés des quinze dernières années : Djokovic (5 titres et 1 finale) et Federer (6 titres et 4 finales). Peu coutumier du rendez-vous, Nadal n’y a même subi, à l’exception d’un match contre le Suisse, que des défaites… parfois cuisantes.

Titulaire, contrairement aux deux autres gladiateurs des années 2000, de l’or olympique en simple (2008),  Nadal présentera au regard de l’histoire de ce sport une lacune indigne de son palmarès : ne pas avoir conquis, lui qui s’est imposé sur tant de surfaces a priori moins compatibles avec son jeu, le titre suprême en indoor. Un titre historiquement plus prestigieux, qu’on le veuille ou non, que la médaille d’or aux Jeux Olympiques qui fait défaut à ses ennemis serbe et suisse…

Incontestable figure parmi les dix meilleurs joueurs de tous les temps, n°1 mondial pour la quatrième fois fin 2017, véritable maître de son sport,  Rafael Nadal pourrait être le seul grand champion de tennis à ne jamais avoir été désigné maître des Maîtres ou inscrit son nom aux côtés de Nastase, Borg, Vilas, Connors, McEnroe, Lendl, Becker, Edberg, Sampras, Djokovic et Federer…

  1. avatar
    27 novembre 2017 a 18 h 00 min

    Le problem est triple pour Nadal :

    - Masters en fin de saison, où il arrive
    - l’indoor est sa moins bonne surface
    - de la meme façon que lui est la terreur de l’ocre, l’indoor a dans sa generation 2 monstres qui cumulent 11 Masters Cup, Federer et Djokovic.

    Même en 2010 et 2013, ses deux meilleures saisons, Nadal n’a pu aller au bout, s’inclinant en finale.

    Je pronostique perso qu’il ne gagnera jamais ce tournoi, meme s’il le mériterait pour égaler Agassi.

  2. avatar
    27 novembre 2017 a 18 h 56 min

    L’article une fois publié, je me suis rendu compte d’une maladresse dans mon expression: “lui qui s’est imposé sur tant de surfaces a priori moins compatibles avec son jeu”. On pourrait croire que j’ai voulu dire qu’il aurait dû gagner en Indoor, une surface plus favorable à son jeu. Or ce n’est pas: j’ai voulu dire que sa combativité et son refus de la défaite lui avait permis de s’imposer sur des surfaces bien moins favorables qu’à la TB, sauf précisément l’Indoor.
    Plusieurs explications:
    - il n’en a jamais fait son objectif ce qui peut s’apparenter à un aveu de faiblesse (“je n’y peux rien, ce n’est pas fait pour moi”), ce qui ne lui ressemble guère…Son équation était, quelles que soient ses limites techniques, encore plus compliquée et décourageante que Fed et Djoko à RG: là-bas un seul patron (lui), au Masters 2: une sorte d’hydre à 2 têtes Serbo-suisse, dont l’une au moins repousse tout le temps…Mais l’itinéraire de Dimitrov, la finale de novices et l’absence de Djoko ont prouvé que cette année, il y avait une fenêtre. Pas de chance il s’était grillé…Il n’aura jamais eu droit, sur un tournoi pourtant bien plus light, à un itinéraire à la Federer RG 2009 ou Djoko RG (c’est à dire sans rencontrer le taulier) que le cru 2017 aurait pu lui réserver…

    - ses choix de calendrier chaque année l’ont toujours conduit à ne pas venir, être blessé, être trop fatigué pour prétendre à la victoire finale. Et dans ce cas il faut encore une fois tirer un coup de chapeau aux “Fedevic” et leur 11 titres en 15 ans, témoins d’une belle forme en fin de saison. D’ailleurs, si j’ai du mal à imaginer un retour tonitruant de Djoko début 2018, je le vois bien finir l’année sur une reconquête soit de l’USO soit au moins du fameux masters, histoire de rappeler qui (en) est (devenu) le patron…

    - certaines mauvaises langues, sur des forums bien moins digne qu’ici, ont proposé une 4e explication, peut être trop simple quand elle est présentée sous le sceau de la haine et de la moquerie, mais peut-être à ne pas écarter totalement quand on connaît l’orgueil du champion: faire à, partir de Shanghaï, du masters son objectif, (devant la place de numéro 1) au point de modifier son calendrier, c’était prendre le double risque d’une 5 défaites d’affilée presque assurée face à Federer (6 avec Bâle 2015) et la perte, symboliquement, du statut de joueur de l’année, que finalement le suisse n’a pu lui contester….

    • avatar
      28 novembre 2017 a 15 h 32 min

      Salut Lauchou,

      Un mot sur Wilander, autre géant du tennis qui n’a jamais gagné le Masters, meme en 1988 sa grande année (Petit Chelem).

      Pour Nadal, c’est vrai que oui au Masters il n’a jamais eu de circonstances favorables façon Federer en 2009 à Roland ou Djokovic en 2016 à Paris, sauf en 2017 précisément. Mais aurait-il battu Dimitrov en demie, et Goffin en finale ? Pas sur non plus …

  3. avatar
    27 novembre 2017 a 19 h 09 min

    Merci pour l’article Lauchou, du bon travail.

    Effectivement Nadal est (presque) toujours présent au Masters mais jamais gagnant, la faute selon moi à une trop grande intensité au cours de la saison et son esprit de compétition, certes louable mais qui joue contre lui lorsqu’il s’agit de cibler.

    Peut-être que l’âge et l’expérience aidant, il fera du Masters son objectif principal l’année prochaine (et les suivantes) en allégeant le plus possible son calendrier de tournois.

    Mais l’Histoire a montré que ce n’est pas si facile que ça: Rosewall n’a jamais remporté Wimbledon et Lendl l’US Open malgré le sacrifice d’autres tournois dans lesquels ils avient plus de succès.

    D’autre part, c’est vrai que Nadal est défavorisé par la surface du Masters. On peut se poser la question si la surface définit le tournoi (comme le gazon à Wimbledon par exemple). Selon moi non, puisque l’US Open notamment a changé du gazon à la terre au “dur” au cours de son histoire “récente” (années 70 de mémoire).

  4. avatar
    28 novembre 2017 a 11 h 23 min
    Par raoul

    et donc niveau indigne on les mets où borg sans l’usopen et sampras/becker/edberg/mcenroe/connors sans roland garros

  5. avatar
    29 novembre 2017 a 0 h 36 min

    Axel Wilander le cas Wilander est un excellente analogie avec celui de Nadal ! Terrien de nature, pas la même hargne mais tout de même envie de dépasser son horizon de départ et enfin échecs répétés au masters. Là où la comparaison s’arrête c’est que Mats s’est cassé les dents sur le gazon londonien (alors qu’il a maîtrisé celui de Kooyong y battant même Mac ). Encore que le même gazon, on l’a dit Nadal n’aurait pas fait mieux que 1/4 ou 1/2, comme Wilander au final. Les 2hommes sont donc en effet les 2 seuls grands champions à ne pas avoir épinglé le masters, mais à Nadal il ne manque que ça. ..

  6. avatar
    29 novembre 2017 a 11 h 06 min

    Salut Lauchou,

    Une chose est sûre, en gagnant un jour le Masters, Nadal ferait un pas de géant dans le débat du GOAT, ou a minima de qui est le plus fort du XXIe siècle face à Federer et Djokovic, qui eux courent après l’or olympique depuis tant d’années, Le Suisse a surement perdu son ultime chance en 2016 à Rio de Janeiro, le Serbe devra absolument cocher la case en 2020 à Tokyo car en 2024 à Paris ce sera trop tard pour lui.

    Seul Agassi a tout réussi dans l’ère moderne : 4 GC, JO, Coupe Davis, terminer n°1 ATP et Masters Cup, soit le grand 8.

    Le vrai sujet pour moi est de savoir lequel des 3 va le plus longtemps resister à la vague montante des jeunes, car je serais surpris que Dimitrov ou Goffin, qui ont franchi un palier mental et tennistique, n’en claquent pas un en 2018.

    Pour Zverev, Raonic, Pouille, Coric ou Thiem, pourquoi pas mais je crains que ça soit un peu tôt.
    Pour Nishikori ce sera dur de revenir.

    Restent les cas Del Potro, Murray et Wawrinka qui peuvent aussi perturber le Big Three, dans lequel Djokovic va devoir batailler dur pour reprendre sa place …

  7. avatar
    29 novembre 2017 a 17 h 06 min

    Bonjour,

    je souhaite d’abord (saluer et) répondre à Raoul…
    indigne n’est pas un mot concernant Nadal, quand on connaît:
    - son palmarès
    - sa volonté
    - le seul accroc que représente cette absence à son tableau de chasse
    Bien sûr tous les grands champions ont leur lacune. Même si j’ai souligné ici que celles des JO pour Federer et surtout Djoko me semblent bien monidre au sein du big 3. Mais concernant Borg, je suis prêt à utiliser le même terme: l’absence de l’USO (et même de l’OA, où il ne souhaitait comme d’autres pas déplacer) est indigne de son palmarès. Il aurait dû trouver les ressources pour faire plier une fois au moins Connors ou Mac, ou décrocher la timbale quand cela se disputait sur TB rapide. Cela le place pour moi en dessous de Nadal (bien sûr), car la Masters n’est pas un GC, mais aussi Djoko et Federer qui sont allés conquérir leur tout petit talon d’Achille: le Graal qu’est RG!
    Axelborg a rédigé un très bon article ici même sur les signes indiens de presque tous les joueurs
    Axel, justement, nous nous rejoignons sur les diagnostics et les perspectives nadalienne sur la masters. J’ajouterais que l’indorr était au contraire de Nadal un très bonne surface mais qu’en effet l’Espagnol devrait être aussi titré que l’Américain dont j’ai déjà souligné ici le golden slam très paradoxal dans sa carrière en dents de scie. Il, est bien malgré lui la référence absolue en éventail de titres mais toi qui n’aime pas les palmarès en trompe l’oeil , je trouve que tu ne le signales pas assez souvent.
    Quelques réponses enfin à Fabrice.
    Pour Lendl, tu dois plutôt parler de Wimbledon comme pour Laver que de l’USO ou le tchèque fut étincelant, bien plus que Borg, en persistant jusqu’à abattre l’un des tauliers: le grand Mac. Sa volonté s’est brisée à Wimbledon mais cette surface lui convenait moins que le ciment à Borg.
    Pour l’éventuel changement de surface au masters qu’avait appelé Nadal de ses voeux, cela s’apparente à une hérésie: le masters indoor boucle l’année dont les derniers opus sont précisément sur dur puis indoor et avant de reprendre sur dur en janvier. Il n’y a donc pas de place pour la TB ou le gazon à ce moment de l’année. Le débat voulu par Nadal n’en est donc pas un alors que quand l’Espagnol avait pesté sur le dur des JO de Rio, il y était totalement fondé. On aimerait dans sa soif de rééquilibrage des surfaces, qu’il milite pour un 1000 sur gazon voire un de moins sur TB mais…
    Dernier point Fabrice: il est trop tard pour Nadal. Je l’ai dit l’occasion était en or t il ne l’a pas saisie. Il pouvait même éviter Federer, dont beaucoup avaient fait un favori trop évident. J’en étais. En 2018, Fed sera peut être encore là, avec risque de confrontation en poule selon leur classement, mais surtout Djoko, ou même Murray qui me paraît supérieur en Indoor. Zverev aura encore progressé, Goffin aussi et Dimitrov sera tenant du titre. Pour moi Rafa restera un maître sans Masters…

  8. avatar
    29 novembre 2017 a 18 h 12 min

    Salut Lauchou,

    Agassi a logiquement exploité ses qualites de retourneur d’exception et de specialist du fond de court sur surfaces rapides à l’US Open et à l’OA. Idem aux JO d’Atlanta joués sur ciment.
    Idem encore pour le Masters en indoor.

    Pour Wimbledon, il a réussi à s’imposer sans l’arme fatale du service/volee en 1992 contre Goran Ivanisevic. Sa finale de 1999 et ses demies de 1995, 2000 et 2001 montrent que ce n’était pas un exploit isolé mais que l’Américain arrivait à aller loin sur le gazon londonien.

    Sur la place de n°1, là aussi logique vu son talent raquette en main meme si comme je l’ai dit ici récemment, il s’était pris deux taules contre Sampras l’année de son règne, en finale de Wimbledon et du Masters.

    Reste le cas Roland-Garros. Là aussi Agassi n’est pas un pur terrien mais bon un gars qui a ses qualities d’endurance, sa technique et son retour de service avait tout pour gagner au moins une fois. Ce fut chose faite en 1999. Là aussi comme pour Wimbledon, ses 2 finales de 1990 et 1991, sa demie de 1988 et ses quarts de 1995, 2001, 2002 et 2003 montrent que son succès parisien n’est pas juste un coup de chance.

    Bref je vois mal ce que tu reproches au Kid sur lequel je compte bien sortir un article prochainement, j’y travaille mais cela prend beaucoup de temps !
    Certes il a eu beaucoup de bas dans sa carrier car personage, on le découvre bien en lisant “Open” … Mais il n’a vole aucun titre, clairement.
    A défaut d’etre un boulimique à la Federer, Sampras, Borg voire Lendl, Agassi est un gourmet, il a tout réussi à défaut de s’inscrire dans la durée ou la repetition (exception faite de Melbourne avec 4 victoires)

    Sur Nadal enfin, je pense comme toi que c’est trop tard et qu’il a laissé passer sa chance, en 2010 ou 2013 sans doute. Pour cette année, difficile à dire vu qu’il était blesse.

    Sur le débat de la surface du Masters, Nadal a raison en théorie mais cela se heurte à la réalité. Sauf à organiser le Masters en février sur terre battue en Amérique du Sud au début de l’année suivante, un peu bizarre … Bref utopique.
    Cela montre bien qu’il se sent en faiblesse. Mais pour les JO de Rio en 2016, il avait raison, la cite carioca a un tournoi sur terre mais accueille les Jeux sur dur.
    Londres avait gardé son gazon en 2012, et Paris gardera sa terre battue pour 2024.

  9. avatar
    29 novembre 2017 a 21 h 41 min

    Axel
    je ne “reproche” rien au Kid. Il est simplement l’illustration d’une carrière atypique émaillée de performances hors norme sur le long terme, plus que d’un palmarès de très grand joueur. Amateur de jeu vers l’avant je lui préférais Edberg, puis Sampras, comme plus tard Federer à Nadal et Djoko . De même je préfère le palmarès du grand Pete (face à celui d’Agassi ) de Roger (face aux 2 que tu places devant lui ;-) ) . Il est d’ailleurs pour moi l’un des grands contibuteurs au tennis Nintendo, à l’image d’un Courrier ou, j’ose le dire le “cosmic tennis ” de certaines rencontres Djoko-Nadal
    Un masters latino sur tb en début d’année pour contribuer à faire de Rafa le vrai GOAT ? Plus encore qu’utopique je dirais comique…

    • avatar
      30 novembre 2017 a 11 h 27 min

      Agassi n’était pas beau à voir jouer mais c’était LE joueur charismatique du circuit, déjà bien moins haut en couleurs qu’avec Connors, McEnroe ou Lendl

      Je ne parle meme pas de l’ambiance actuelle où seul Kyrgios fait office de bad boy, avec Djokovic en joker imitateur. Le respect est tel et l’ambiance ressemble à un salon de thé où chacun s’envoie des fleurs, notamment Rodgeur et Rafa.

      D’accord sinon pour dire que le vrai palmarès en trompe-l’oeil, c’est Roy Emerson notamment à l’Open d’Australie avec double biais : absence de Laver et Rosewall passes pros, absence des meilleurs Européens et Américains du fait de la distance.

    • avatar
      30 novembre 2017 a 18 h 24 min

      Ah je connaissais pas cette histoire d’Agassi payant les obseques de Pancho. Mais je rejoins Fabrice, joueur et homme inclassable, toujours été fan tout en respectant l’énorme carriere de Pete Sampras en //.

  10. avatar
    29 novembre 2017 a 22 h 02 min

    Merci pour les réponses Lauchou. Évidemment, je voulais dire Wimbledon jamais remporté par Lendl.

    Pour Nadal, c’est vrai que le temps joue contre lui, mais je ne suis pas près à parier contre lui, après tout il a remporté l’US Open il y a deux mois ! Évidemment il devra sûrement bénéficier de circonstances “favorables” car nous savons tous par exemple qu’un Djoko au top sera intouchable au Masters. Mais justement, rien ne garantit que celui-ci retrouvera son niveau d’antan.

    Pour la relève (Dimitrov en particulier), on l’a déjà écrit, il va falloir confirmer, ce qui reste le plus difficile. De plus. il n’est pas à exclure que plusieurs cadors de la saison 2018 arrivent un peu fatigués au Masters. C’est pourquoi je maintiens que Nadal peut encore s’imposer dans ce tournoi s’il fait une saison très ciblée en terme de tournois, ce qu’il n’a pas encore su réaliser.

    Concernant Agassi, comme Axel je ne pense pas que l’on puisse dire que son palmarès est en trompe-l’oeil. N’oublions pas qu’il était extrêmement talentueux et précoce (comme bien des champions de l’époque 80-90 d’ailleurs) et que son amour-haine du tennis et ses problèmes personnels (et Sampras…) se sont interposés entre lui et un palmarès plus fourni.

    Un palmarès en trompe-l’oeil serait celui d’Emerson par exemple, avec la majorité (totalité) de ses titres majeurs acquis sans péril, de meilleurs joueurs que lui (Rosewall, Laver wink-wink) ne jouant systématiquement pas ces compétitions pour cause de professionalisme.

  11. avatar
    29 novembre 2017 a 23 h 27 min

    Je fais à nouveau un mea culpa de vocabulaire utilisé : trompe l’oeil s’applique au fait qu’Agassi présente à la fois le palmarès le plus complet et varié et une moisson de grands titres peu quantitative. En témoigne sa longévité proche de celle de Connors mais surtout Federer et Rosewall.
    Bien vu pour l’élément amour /haine comme composante majeur de l’histoire du joueur et de fait, de son palmarès.

  12. avatar
    30 novembre 2017 a 16 h 37 min

    Bravo Lauchou. Je me doutais bien que c’était le terme que tu avais choisi qui n’était pas approprié.

    J’éprouve beaucoup d’affection pour ce joueur car son histoire est belle: le bad boy surdoué et mercuriel qui vainc ses démons, accomplit son destin, se transforme en chevalier zen, et finit par épouser sa princesse (Steffi Graf; hâte de voir si leurs enfants vont faire du tennis de haut niveau !).

    D’autre part il a également payé pour les funérailles du grand Pancho Gonzales, qui était le mari de sa soeur.

    Vraiment une histoire à part !

  13. avatar
    2 décembre 2017 a 22 h 10 min

    En effet sympa l’anecdote sur le tout aussi sympathique Dédé, qui aurait pu partager la “douloureuse ” des obsèques de son beau frère avec les 5 épouses du grand (et chaud !) Pancho . Agassi, un golden slam, un conte de fée doré sur tranche et un coeur en or! ;-)

Répondre à lauchou Annuler la réponse.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter