Milos Raonic, le nouveau Roddick
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Milos Raonic, le nouveau Roddick

Aujourd’hui, Masters du Canada oblige, c’est à un joueur canadien que nous allons nous intéresser, et pas à n’importe lequel. Ancien numéro 3 mondial, Milos Raonic, 26 ans, est désormais une figure incontournable du circuit ATP.

Des débuts prometteurs

Peu de gens le savent, mais en réalité, Milos Raonic n’est pas né au Canada. C’est au Monténégro qu’il a vu le jour, ses parents étant eux-mêmes originaires du Monténégro. Ils déménagent cependant au Canada alors que Raonic n’a même pas quatre ans, ce qui explique sa nationalité canadienne. Peu après, il se met au tennis et n’a plu jamais arrêté.

A l’âge de 20 ans, il fait ses premiers pas sur le circuit professionnel et apparaît pour la première fois en tournoi majeur à l’US Open, où il est cependant battu dès le premier tour. En 2011, il commence sa saison en battant son 1e top 10 à l’Open d’Australie : il s’agit de Mikhail Youzhny, alors 10e mondial. Il remporte ensuite son premier titre sur le circuit à San José (ATP 250) en battant notamment Gaël Monfils en demi-finale et Fernando Verdasco en finale. Avec son mètre 96, Raonic possède une très grande puissance de frappe au service, qui lui vaut très vite la comparaison avec Andy Roddick. Son service devient évidemment son arme maîtresse. Une semaine après son sacre à San José, il atteint la finale à Memphis (ATP 500). Il commence sa saison 2012 par un titre à Chenai en éliminant sur son passage Nicolas Almagro et Janko Tipsarevic. Il conserve son titre à San José en battant cette fois Denis Istomin en finale, puis arrive en finale de Memphis pour la deuxième année consécutive. Au tournoi de Barcelone, il élimine Andy Murray, alors 4e mondial, en quart de finale, avant de jouer sa deuxième finale de la saison à Tokyo, où il est battu par Kei Nishikori. L’année suivante, il remporte pour la troisième fois d’affilée le tournoi de San José en battant Tommy Haas en finale. Il joue ensuite sa première finale de Masters 1000 au tournoi du Canada, mais il est sèchement battu par Rafael Nadal (6-2 6-2). Il continue ensuite sur sa lancée en éliminant Tomas Berdych en finale de l’ATP 250 de Bangkok et remporte ainsi son 5e ATP 250. Il joue une deuxième finale d’affilée à Tokyo mais est cette fois vaincu par Juan Martin Del Potro.

 

Progrès et confirmation

L’année 2014 marque la saison des premiers résultats en Grand Chelem pour Raonic. A 24 ans, il atteint les quarts de finale à Roland-Garros, où il est éliminé par Novak Djokovic. A Wimbledon, il va jusqu’en demi-finale avant d’être battu par Roger Federer. Puis il remporte le trophée au tournoi de Washington en battant son compatriote Vasek Pospisil. A Tokyo, il atteint une nouvelle fois la finale, mais est défait encore une fois par Nishikori. Il joue ensuite sa deuxième finale de Masters 1000, à Bercy, où il est battu par Novak Djokovic. Ces bons résultats lui permettent de se qualifier pour la première pour les Masters de Londres. Il perd cependant ses deux premiers matches de poules face à Federer et Murray, avant de déclarer forfait, touché par une blessure au quadriceps. La pause hivernale est donc bienvenue pour Raonic et lui permet de démarrer la saison suivante sur les chapeaux de roue, avec une finale dès la première semaine à Brisbane. Il s’incline face à Roger Federer. Pour le premier Grand Chelem de l’année, il atteint les quarts de finale mais se fait stopper une nouvelle fois par Novak Djokovic, qu’il n’a toujours pas battu. Malheureusement, à Monte-Carlo, il se blesse au pied droit, ce qui le contraint à déclarer forfait pour le tournoi de Barcelone. Il retente sa chance à Madrid mais il est toujours limité et perd contre Murray. Il se retire alors du Masters 1000 de Rome et de Roland-Garros. A la fin de la saison, il remporte un nouveau titre à Saint-Petersburg en battant Joao Sousa en finale, avant de déclarer forfait pour le tournoi de Bercy, diminué par une blessure récurrente au dos.

 

Raonic finaliste à Wimbledon en 2016

On parle évidemment très souvent du service de Milos Raonic, considéré comme l’un des meilleurs du circuit. Il sert très souvent à plus de 230km/h et son coup est d’une précision remarquable. Pourtant, aujourd’hui, Raonic, ce n’est pas qu’un service. C’est aussi un coup droit d’une puissance rare, un jeu de filet de plus en plus précis et surtout un excellent toucher de balle. Evidemment, sa grande taille ne lui permet pas d’avoir un très bon jeu de jambe, mais il compense cela par une bonne lecture du jeu et une bonne couverture de terrain. Ses progrès lui ont permis de faire de 2016 sa meilleure saison jusqu’à maintenant. Il commence par prendre sa revanche sur Federer à Brisbane, ce qui lui offre un 7e ATP 250. Il atteint ensuite les demi-finales de l’Open d’Australie, éliminant notamment Stan Wawrinka, alors 4e joueur mondial. A Indian Wells, il joue sa 3e finale de Masters 1000 mais s’incline à nouveau face à Novak Djokovic. Il atteint la finale au Queen’s, où il est battu par Murray, puis il joue sa première finale de Grand Chelem à Wimbledon, où Murray le prive une nouvelle fois du titre. La fin de sa saison est un peu moins bonne puisqu’il se blesse au poignet droit, ce qui l’empêche de dépasser le 1e tour à l’US Open. Il se qualifie tout de même pour les Masters de Londres pour la deuxième fois et sort de la phase de poule en battant Gaël Monfils et Dominic Thiem. Il s’incline en demi-finale face au nouveau numéro 1 mondial, Andy Murray.

En 2017, ses résultats sont plus contrastés. Il commence pourtant sa saison par un quart de finale à l’Open d’Australie où il s’incline face au futur finaliste, Rafael Nadal. Il joue ensuite deux finales d’ATP 250, à Delray Beach, puis à Istanbul. A Wimbledon, il revient en tant que finaliste sortant. Il est battu par Federer, futur octuple vainqueur du tournoi et qu’il avait battu en demi-finale l’année passée.

Raonic devra sans doute attendre l’extinction du Big Four pour remporter les plus gros tournois du circuit, mais on ne doute pas une seconde qu’il sera un jour détenteur d’un titre du Grand Chelem.

  1. avatar
    17 août 2017 a 16 h 24 min
    Par Guga57

    Pas mal Raonic c’est vrai, mais il lui manquera toujours ce petit quelque chose (un peu de talent pour parler clairement) pour devenir un grand champion. Le parallèle avec Roddick tient la route. Milos gagnera certainement un ou deux (voire trois) GC dans sa carrière… mais pas plus je pense. Son ratio de seulement 8 finales gagnées sur 21 jouées montre également qu’il lui faudra certainement pas mal de tentatives pour arriver à ses fins. En outre, son jeu extrêmement basé sur la puissance fera toujours de lui un sujet plus sensible aux blessures que d’autres « top-players ». Et puis, à l’instar de Dimitrov voire Thiem, il a la « malchance » d’être né aux débuts des années 1990, il se retrouve ainsi coincé entre le BIG 4 (+Wawrinka) et la génération montante (de la seconde moitié des années 1990) incarnée par Zverev, qui arrivera quant à elle pile à maturité plus ou moins quand les « 4 fantastiques » (Federer, Nadal, Djokovic et Murray) prendront leurs retraites…

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