Et si c’était l’année de Caroline Garcia ?
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Et si c’était l’année de Caroline Garcia ?

Dans le tableau féminin, les surprises sont légion à chaque tournoi du Grand Chelem. Roland-Garros n'y échappe pas. Et si la Française Caroline Garcia était de celles-ci pour la deuxième semaine ? Les raisons d'y croire.

L‘an 2000. Mary Pierce soulève le trophée de Roland-Garros après avoir vaincu l’Espagnole Conchita Martinez. C’est, encore aujourd’hui, la dernière Française à avoir remporté le célèbre saladier du tournoi du Grand Chelem. Et si cette disette prenait fin cette année ?

Pour la deuxième semaine de la Quinzaine parisienne, elles seront trois Tricolores. C’en est, déjà, presque un exploit ! Kristina Mladenovic (13), meilleure chance française selon le classement ATP, a déjà disposé de la tête de série numéro 4, Garbiñe Muguruza. Mais le match qui retient notre attention est cet affrontement 100% bleu-blanc-rouge, entre Caroline Garcia (28) et Alizé Cornet.

Un mental d’acier

D’un point de vue sportif, cette confrontation offre la certitude d’avoir une deuxième Française en quarts de finale de Roland, ce qui serait une belle performance quand on connaît l’état du tennis féminin en France. A ce petit jeu, Caroline Garcia présente plusieurs garanties. D’abord, son physique. Du fond de court, ses coups droits claquent et usent lentement, mais sûrement, l’adversaire. La Japonaise Nao Hibino, la Française Chloé Paquet (WC) et la Taïwanaise Su-Wei Hsieh en ont fait l’expérience. Ensuite, son mental. Même en difficulté contre la joueuse du Taïwan au troisième tour, la Française n’a rien lâché. Strictement rien, se battant sur chaque coup de raquette… des signes qui ne trompent pas.

Ce mental d’acier, Caroline Garcia pourra le démultiplier au regard du contexte de ce match contre sa compatriote Alizé Cornet. Refusant de jouer la Fed Cup avec la France, Caroline Garcia avait prétexté une blessure au dos. De quoi agacer ses « copines » de l’équipe de France, Alizé Cornet en tête. Une ambiance glaciale – « je ne pense pas que j’irais boire un café avec elle, avant ou après le match », a lâché la native de Saint-Germain-en-Laye – qui pourrait bien jouer en faveur de Caroline Garcia, certainement plus forte dans la tête que son adversaire niçoise.

Un déclic psychologique

Comme le sport se joue, en bonne partie, dans la tête, un autre élément joue en la faveur de « Caro ». Pour la première fois de sa jeune carrière – elle n’a que 23 ans ! – elle atteint la deuxième semaine de Roland-Garros. Ce déclic psychologique va lui permettre de se libérer encore plus dans son jeu, pour aller encore plus chercher et agresser son adversaire, et ainsi imposer ses coups droits et son physique. Une libération qui pourrait l’amener loin.

En effet, le tableau féminin recèle toujours des surprises. Cette année encore, pour ne citer qu’elles, Angelique Kerber, numéro une mondiale, a été sortie dès le premier tour. La sexy Dominika Cibulkova, tête de série numéro 6, a été éliminée par la lucky loser tunisienne Ons Jabeur. Les années passées, on a connu les sensations italiennes Francesca Schiavone (vainqueur en 2010 et finaliste en 2011) et Sara Errani (finaliste en 2012). Alors, pourquoi pas Caroline Garcia en 2017 ?

Sortir les « matches de sa vie »

En quart de finale, la jeune femme pourrait jouer, au pire, la tête de série numéro 2, la Tchèque Karolina Pliskova. Une joueuse qui a eu des difficultés pour se sortir du piège de l’anonyme russe Ekaterina Alexandrova au deuxième tour. Une mission pas impossible, donc. Ensuite, tous les rêves sont permis.

Certes, pour aller au bout, il faudra sans doute venir à bout de Carla Suarez Navarro. Mais, dans l’élan dans lequel s’est lancé Caroline Garcia, dans son état d’esprit actuel, vu sa motivation, elle est capable de sortir les fameux « matches de sa vie ». Et pourquoi pas enfin effacer des tablettes l’année 2000 de Mary Pierce pour offrir un nouveau sacre au tennis français. A elle de réaliser une deuxième semaine aussi belle et remplie que les sept jours écoulés. Une chose est sûre, elle en a les moyens.

  1. avatar
    5 juin 2017 a 4 h 41 min
    Par Nicolas

    au risque de radoter dans ce blog, cet exercice est plutôt bizarre entre une Garbine Muguruza incapable de garder son titre les françaises limites has been reviennent de je ne sais ou et pas de Serena Williams.

    Ou est le crédibilité du tennis féminin quand on voit ça sans oublier les commentateurs ultra chauvinismes dès qu’une joueuse française s’enflamme, vivement que cela se termine car ce tournoi me donne de plus en pus la nausée.
    Et je ne parle pas des hommes encore plus chelou.

  2. avatar
    5 juin 2017 a 11 h 07 min

    La crédibilité du tennis féminin n’existe pas. Ce tennis champagne, où tout le monde peut battre tout le monde, donne un certain charme à la compétition, surtout pour les non-initiés. Il n’y a pas de hiérarchie établie, d’autant plus que Serena Williams est absente.
    Sur la terre battue parisienne, Kerber, Cibulkova, et maintenant Muguruza. C’est le monde des possibles ce RG17 chez les dames ! Avec deux françaises en quarts (Mladenovic et Garcia, je l’espère), pourquoi pas trouver la successeure de Mary Pierce. Pour moi, c’est possible. Et elle s’appelle Garcia.

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