Top 50 des meilleurs joueurs de la NBA – Partie 1
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Top 50 des meilleurs joueurs de la NBA – Partie 1

Évidemment, il est difficile de comparer des joueurs aux postes différents et aux responsabilités plus ou moins importantes. Nous avons voulu classer les joueurs dans l'ordre dans lequel nous les choisirions pour remporter un titre NBA, objectif ultime du sportif de haut niveau. Nous savons que ce classement peut remettre en cause la vie paisible que nous menons. Qu'importe, il fallait faire ce classement. Pour vous. Voici notre top 50.

50 – Andre Drummond (Detroit Pistons)

Pivot – 2,11m – 126kg – 23 ans – Drafté en 2012

Un aspirateur à rebonds au doux gabarit de 2,13m pour 127 kg. Voilà comment on pourrait résumer le jeune pivot des Detroit Pistons. Véritable machine à attraper tout ce qui tombe près du cercle, il a sorti une saison de mammouth l’an passé au point de finir All Star. Mais à l’instar de son équipe, il a connu une année 2016-2017 bien vilaine, ne parvenant même pas à se qualifier pour les playoffs et en montrant un investissement sur le terrain quelque fois bien suspect. A 23 ans, il représente malgré tout l’avenir de la NBA sur un poste 5 où les monstres se font de plus en plus rare à cause de l’utilisation à outrance du small ball. Reste à savoir s’il sera capable de confirmer tous les espoirs placés en lui, en commençant peut être par s’acheter un shoot correct et une adresse aux lancers francs digne d’un joueur payé des millions de dollars tous les ans.

Les + : Enorme rebondeur / Finisseur sérieux près du cercle / Marge de progression encore importante

Les – : Incapable de mettre un lancer-franc ou un shoot à plus de 2 m du cercle / Manque d’impact défensif vu son gabarit / Manque d’implication

 

49 – Dwight Howard (Atlanta Hawks)

Pivot – 2,11 – 120kg – 31 ans – Drafté en 2004

Le superman de la NBA s’offre cette saison une seconde jeunesse au sein de l’équipe de sa ville d’origine, les Atlanta Hawks. Longtemps considéré comme le meilleur pivot de la ligue lors de ses glorieuses années à Orlando, au cours desquelles il représentait une menace défensive unique dans la ligue, il a connu par la suite deux passages beaucoup plus compliqués du côté de L.A. (coucou Kobe) et de Houston (coucou James). Il n’était alors plus que l’ombre du joueur si dominant connu au Magic, et il a fallu un transfert chez les faucons d’Atlanta pour relancer ce brave Dwight. Il a apporté une solidité nouvelle sous les panneaux à sa franchise de coeur, et forme avec Paul Millsap une superbe paire d’intérieurs. Son rôle offensif est cependant de plus en plus limité avec le temps et il ne semble plus pouvoir être autre chose qu’un lieutenant de luxe derrière un vrai franchise player.

Les + : Fait encore peur / Gros rebondeur / Ambianceur de vestiaire / Possède des pectoraux et des biceps parmi les plus imposants de la ligue

Les – : Poseur de briques sur la ligne des lancers francs / Impact offensif de plus en plus faiblard

 

48 – Goran Dragic (Miami Heat)

Meneur – 1,90m – 86kg – 31 ans – Drafté en 2008

En voilà un qui, à l’image de sa franchise du Heat, en a surpris plus d’un cette saison et a su fermer quelques bouches. Le meneur slovène de la formation d’Erik Spoelstra a sorti une saison taille XXL sur le plan personnel et s’est qui plus est mué en un véritable leader pour les jeunes de son équipe, les guidant de son mieux jusqu’à les voir échouer aux portes des playoffs lors de la dernière journée. Il a pris une nouvelle dimension cette saison en montrant une hargne et une combativité qu’on ne lui connaissait pas, et il rêve maintenant de passer un cap pour jouer les troubles fêtes en post-season avec sa franchise. Il lui faudra pour cela continuer de montrer la même passion que cette année et  prouver une fois de plus que les blancs aussi savent jouer au basket. #WhiteMenCanJump

Les + : Finisseur hors pair sous les arceaux / Shooteur solide de loin

Les – : Aucune dégaine (il est blanc ET slovène, si ça c’est pas un manque de street cred) / Défense parfois suspecte / Passeur et créateur moyen pour un meneur

 

47 – Brook Lopez (Brooklyn Nets)

Pivot – 2,13m – 124kg – 29 ans – Drafté en 2008

Le frère de Robin « Tahiti Bob » Lopez (allez voir ca sur google image vous comprendrez mieux) joue certes pour une des équipes les plus dramatiques de la ligue mais n’en reste pas moins un joueur solide, voir bien costaud. S’il est plus proche du plot que de la muraille de Chine en défense, il peut faire perdre son short à n’importe quel joueur ayant le malheur de défendre sur lui de l’autre côté du terrain. Capable de cartons offensifs impressionnants, il compense son manque de jump et d’explosivité par une technique extrêmement sûre lui ayant permis de développer un shoot à 3 points plus que correct, ajoutant une nouvelle corde à son arc déjà bien garni. Mais malgré son gabarit de mammouth (un beau bébé de 2,13m pour 124kg tout de même), il est trop régulièrement blessé. Un colosse aux pieds d’argile et à la défense en bois.

Les + : Attaquant aux mains d’or / Fidèle aux Nets malgré leur marasme sportif

Les – : Défend moins bien qu’un joueur moyen de Nationale 3 / Corps de cristal

 

46 – Devin Booker (Phoenix Suns)

Arrière – 1,98m – 93kg – 20 ans – Drafté en 2015

70. Si on devait résumer le petit Devin (21 ans seulement…) en un seul chiffre, ça serait sans aucun doute celui-ci. Pour ceux qui l’ignorerait, cela ne correspond pas au nombre de kilos en trop de Kendrick Perkins mais bel et bien au nombre de points marqués par l’arrière des Suns le 24 Mars dernier face aux Celtics. Cette gigantesque performance n’a fait que renforcer les attentes autour d’un joueur dont le potentiel semble immense mais qui n’arrive pas encore à faire gagner son équipe. Shooteur diabolique de loin, il est capable de coups de chaud hallucinants et il est taillé pour la NBA moderne. Le futur lui appartient, reste maintenant à se renforcer sur les autres aspects de son jeu pour être le joueur dominant que tout le monde lui promet de devenir.

Les + : Scoreur fou / Shooteur incandescent de loin / Marge de progression affolante

Les – : Incapable de faire gagner son équipe pour le moment / Trop unidimensionnel

 

45 – Trevor Ariza (Houston Rockets)

Ailier – 2,03m – 97kg – 31 ans – Drafté en 2004

Ailier titulaire des Rockets depuis trois saisons, Ariza est le lieutenant de James Harden depuis autant de temps. Solide défensivement, fiable au shoot, le voyageur (6 franchises en carrière) est celui sur qui on peut compter, qui ne surprendra pas, dans le bon comme dans le mauvais sens. Trevor Ariza se troue rarement mais ne plante pas souvent 35 points. Régulier dans ses performance. Il n’est pas celui à qui l’on donne beaucoup de responsabilités en attaque mais on peut toujours compter sur lui pour faire le sale boulot. Le genre de joueurs toujours précieux et qu’on aime avoir à ses côtés. Grand pour un ailier, Ariza peut se décaler à l’intérieur pour jouer plus rapidement mais l’âge avancé de ses jambes ne le font plus courir comme avant, ce qui pénalise les Rockets qui apprécient le jeu ultra-rapide.

Les + : Solide défensivement / Régulier / Lieutenant parfait

Les – : Limité dans sa palette offensive / Moins rapide qu’avant / Discret

 

44 – Nicolas Batum (Charlotte Hornets)

Ailier – 2,03m – 90kg – 28ans – Drafté en 2008

Si vous voulez la définition du mot “polyvalence”, on vous présente Nico Batum. Le frenchie ne tournera jamais à 25 points de moyenne et fait rarement des pointes élevées au scoring mais sa capacité à tout faire sur un parquet est essentielle pour mener une franchise à la victoire. S’il a signé un contrat à 120 millions de dollars l’été dernier, ce n’est pas pour rien. Charlotte compte sur lui pour l’avenir et c’est un bon choix. Batum est une valeur sûre sur l’aile en NBA. On l’attendait au tournant cette saison après la signature de son nouveau bail et il n’a pas déçu. Malgré des résultats collectifs délicats, Batman, très très bien épaulé par Kemba Walker, a porté les Hornets. Pour la première fois auteur de plus de 15 points par match sur une saison, l’ailier français continue de progresser et c’est tout bon pour les années à venir. Si Charlotte n’a pas un avenir brillant, Nic Batum n’en est en aucun cas responsable.

Les + : Sa polyvalence / Valuable

Les – : Shoot extérieur peu fiable / Pas très clutch

 

43 – Harrison Barnes (Dallas Mavericks)

Ailier – 2,03m – 95kg – 24 ans – Drafté en 2012

Dans l’ombre de Stephen Curry, Klay Thompson, Draymond Green voire Andre Iguodala au cours de ses saisons à Golden State, Harrison Barnes a profité de son transfert vers Dallas, l’été dernier, pour éclore et prouver à pas mal de monde qu’il avait la capacité d’élever son niveau de jeu et qu’il pouvait endosser plus de responsabilités. Titulaire depuis son arrivée dans la ligue il y a 5 ans, Barnes a gardé des moyennes de rebonds et de passes similaires à celles qu’il avait chez les Warriors mais a considérablement augmenté son volume de shoot en en prenant 7 de plus en moyenne par match. Cependant, il n’a pas vu son pourcentage diminuer et il en a surpris quelques uns en portant les Mavericks cette saison, surtout sur la période post-All Star Game.

Les + : Sens du collectif / Capable de tourner à 20 points par match / Solide défenseur

Les – : Incapable de se créer son shoot / Shoot extérieur à développer

 

42 – Kristaps Porzingis (New York Knicks)

Ailier Fort – 2,21m – 108kg – 21 ans – Drafté en 2015

Du haut de ses 21 ans et de ses 221 centimètres, le grand letton impressionne. Après deux petites saisons dans la ligue, Porzingis s’est imposé comme l’option 1 bis chez les Knicks et devrait vite devenir la plaque tournante de New York après le départ probable de Carmelo Anthony cet été. Dans une ville où la pression n’est pas que dans les bars, Porzingis a prouvé qu’il a les épaules pour s’imposer comme un élément important de la reconstruction opérée (avec quelques difficultés) par Phil Jackson. Melo devrait partir et le beau Kristaps devra se muer en leader la saison prochaine. Une perspective qui ne devrait pas effrayer le letton qui sera sûrement épaulé par un bon lieutenant qui devrait arriver en échange d’Anthony. Plus de responsabilités, plus de stats, plus d’influence. Porzingis a pas mal d’atouts pour s’imposer comme un intérieur majeur de la NBA. Mais l’important, ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites.

Les + : Sa jeunesse synonyme de potentiel / Mobile pour sa très grande taille / Intérieur moderne

Les – : Peu clutch / Peu de passes décisives pour son style de jeu / Letton

 

41 – C.J.McCollum (Portland TrailBlazers)

Arrière – 1,93m – 90kg – 25 ans – Drafté en 2013

Confortablement installé aux côtés de Damian Lillard au sein du backcourt des Blazers, C.J.Mcollum poursuit sa progression et forme avec son pote la deuxième plus forte paire d’arrières d’un point de vue offensif. Moins talentueux que Lillard, McCollum est là pour lâcher des bombes et profiter des espaces libérés par son meneur. 20ème marqueur de la ligue cette saison, l’arrière arrivé tard en NBA (à 22 ans) est très fiable sur son shoot malgré un gros volume de tir. Amusant, McCollum a le meilleur pourcentage aux lancers-francs de toute la ligue cette saison. De l’autre côté du terrain, le Blazer est blasé et ne comptez pas sur McCollum pour arrêter un défenseur. Son association avec Lillard effraie dans la ligue et l’arrivée de Nurkic permet à Portland de varier ses offensives et l’arrivée d’un ailier de talent leur ferait le plus grand bien.

Les + : Son shoot extérieur ultra fiable / La diversité de ses shoots

Les – : Une défense en mode passoire / Jeu peu diversifié

 

40 – Andrew Wiggins (Minnesota Timberwolves)

Ailier – 2,03m – 90kg – 22 ans – Drafté en 2014

Son duo avec Kart-Anthony Towns est annoncé depuis le début de leur association comme le duo du futur. Aussi prometteur soient-ils, les deux joueurs ne font toujours pas gagner des Wolves que l’on attend depuis deux saisons un peu plus haut. Minnesota déçoit et le décollage est plutôt lent pour les deux compères. Cependant, les deux sont très forts individuellement et si Karl-Anthony Towns est l’un des meilleurs pivots de la ligue, Wiggins est son lieutenant. Drafté par les Cavs en 2014 en première position puis échangé, dans la foulée, contre Kevin Love, Andrew Wiggins tourne tout de même à plus de 23 points cette saison et sa progression est constante année après année. Les Wolves ont un bel avenir mais il ne pas falloir trop tarder non plus. Il manque des victoires à Wiggins pour qu’il se classe plus haut dans notre classement. Doté de qualités athlétiques rares et bon provocateur de fautes, Wiggins doit s’acheter un shoot extérieur cet été car ses lacunes dans ce domaine le limite terriblement dans une NBA de plus en plus tournée vers la ligne des 3pts. Le canadien doit passer un cap en défense et devenir celui qu’on annonçait comme un défenseur très solide avant sa draft.

Les + : Bon scoreur / Qualités athlétiques rares / Gros potentiel / Un seul match manqué en 3 saisons

Les – : Ne gagne pas de match / N’a jamais appris à shooter

 

39 – Hassan Whiteside (Miami Heat)

Pivot – 2,13m – 120kg – 27 ans – Drafté en 2010

L’histoire de Hassan Whiteside est totalement folle. Drafté en 33ème position en 2010 par les Kings, le pivot ne fait pas son trou derrière DeMarcus Cousins et est coupé après deux saisons à Sacramento. A l’époque, il tournait 1,5 point et 2,1 rebonds de moyenne en 19 matchs joués sur deux saisons. C’était la blackside d’Hassan. Mais après deux saisons blanches, il signe à Miami et explose. Whiteside s’impose comme un des rouages essentiels du Heat et enchaine trois saisons à plus 10 points, 10 rebonds et 2 contres de moyenne. Incroyable pour celui qui avait plus d’avenir dans la belote coinchée que dans le basket il y a à peine trois ans. Aujourd’hui leader d’une équipe aux bords des playoffs, Whiteside continue d’impressionner. Avec Dragic, ils ont porté le Heat à une neuvième place insoupçonnable en début de saison. Il est l’un des meilleurs rim-protector de la ligue et a gobé le plus de rebonds cette année. La belle histoire.

Les + : Protection du cercle / Vrai beau rebondeur / Une histoire qui ferait couler une larmichette

Les – : Pas si fort en défense sur l’homme / Record en carrière à la passe décisive : 3

 

38 – Carmelo Anthony (New York Knicks)

Ailier – 2,03m – 108kg – 32 ans – Drafté en 2003

Avec son pote Chris Paul, Melo est LE looser du 21ème siècle. Incapable de porter une équipe, les qualités de franchise player du Knick sont sans cesse remises en cause. Melo peut-il gagner un titre NBA en étant la première option ? Clairement non. Clairement plus. Quand il est chaud, il fait encore partie de l’élite des attaquants NBA. Doté d’un shoot de grande qualité, l’ailier est une passoire en défense. Ses qualités offensives peuvent encore aider un bon paquet d’équipes dans la course au titre mais il ne faut pas compter sur lui pour porter une franchise. Il changera d’horizon cet été et on ne serait pas étonné de le voir débarquer vers une équipe qui vise les sommets (coucou les Clipps). A 32 ans, Melo a besoin de changer d’air pour conclure une carrière qui mérite mieux. Ses dernières années avec New York ont été délicates. Knicks amers.

Les + : Un grand attaquant / Grande variété offensive

Les – : Capricieux / Passoire / Séparation avec La La qui mérite bien mieux que ça

 

37 – Avery Bradley (Boston Celtics)

Arrière – 1,88m – 81kg – 26 ans – Drafté en 2010

A l’image du fils de cousin Eugène aux fêtes de famille ou d’une bonne gastro, il est compliqué de se débarrasser d’Avery Bradley. Toujours dans les pattes de son attaquant, l’arrière des Celtics s’impose, saison après saison, comme un des meilleurs défenseurs de la ligue et soulage parfaitement Isaiah Thomas dans une tâche délicate pour son leader. Bradley incarne, avec ses potes Marcus Smart ou Jae Crowder, l’esprit rugueux des Celtics. Lorsque les trois sont alignés, mieux vaut jouer à l’intérieur.  Bradley ne fera jamais gagné un titre à lui tout seul à une franchise mais il est le genre de joueur qu’il est préférable d’avoir avec soi. On apprécie son impact offensif grandissant mais lorsqu’il parvient à couper une action par son intensité défensive, il revient à ses premiers Z’amours. Tex Avery Bradley Cooper d’action.

Les + : Immense impact défensif / Nom facile pour les jeux de mots / Progression offensive

Les – : Corps en mousse / Incapacité à se créer son shoot / Petit

 

36 – Eric Bledsoe (Phoenix Suns)

Meneur – 1,85m – 86kg – 27 ans – Drafté en 2010

Celui que l’on surnomme mini-Lebron en raison de ses qualités athlétiques hors du commun n’est malheureusement pour lui pas encore au niveau de son glorieux ainé des Cavs à qui il est comparé, mais il n’en est pas moins un des meneurs les plus explosifs et dominants de la ligue. Son physique de bulldog peut lui permettre de marcher sur n’importe quel défenseur ayant le malheur de se mettre en travers de sa route, et il est également un défenseur plus que correct capable d’étouffer son adversaire direct. Après avoir été barré par Chris Paul aux Clippers pendant ses premières saisons, son transfert chez les Suns l’a transfiguré et l’a installé dans le gratin mondial du basket. Mais si son niveau individuel n’est évidemment pas à remettre en cause, son corps le lâche trop souvent et ses genoux inquiètent au plus au haut point dans l’Arizona. Il manque trop de matchs pour être un véritable franchise player et porter son équipe qui galère dans les bas-fonds de la ligue depuis trop longtemps maintenant. Cependant, son association à l’arrière avec Devin Booker (dont le profil est dispo plus haut dans le classement) fait saliver tous les fans des Suns, et l’avenir peut leur appartenir si les blessures ne les handicapent pas comme actuellement.

Les + : Physique de monstre / Meneur complet

Les – : Corps en mousse / Shooteur moyen de loin

 

35 – Bradley Beal (Washington Wizards)

Arrière – 1,96m – 93kg – 23 ans – Drafté en 2012

Formant avec John Wall un des backcourt les plus excitant et dynamique de la ligue, Bradley Beal est aujourd’hui sans contestation possible un des meilleurs arrières de la NBA. Capable d’immenses coups de chauds offensifs, il peut faire feu de tout bois et planter du gros puntos sur toutes les défenses de la ligue. Véritable artificier de loin, il est le parfait penchant sur le terrain d’un Wall incroyable à la passe. Il a malgré tout lui aussi connu bons nombres de blessures ayant freiné sa progression ces dernières années, mais il a rassuré tout son monde cette année et notamment pendant des playoffs réussis à titre personnel bien que finis sur une mauvaise note collective et une élimination face aux Celtics. Cependant, il semble parfois se marcher un peu sur les pieds avec Wall, et la hiérarchie n’est pas toujours bien définie entre les deux, ce qui nuit à l’alchimie de l’équipe. Les rumeurs autour d’une mauvaise ambiance dans le vestiaire des Wizards liées aux chamailleries entre les deux compères ont pollué le quotidien des joueurs de la capitale toute la saison et doivent être réglées pour que l’équipe franchisse un cap.

Les + : Palette offensive ultra large / Shooteur à 3 pts d’élite

Les – : Blessures à répétition / Entente hors terrain moyenne avec Wall

 

34 – Kyle Lowry (Toronto Raptors)

Meneur – 1,83m – 92kg – 31 ans – Drafté en 2006

Comme pour Beal, Lowry forme un duo impressionnant avec un DeMar DeRozan qui le complète parfaitement. Les deux joueurs sont de solides All-Star qui porte leur franchise depuis de nombreuses saisons maintenant, atteignant notamment les finales de conférence (perdues logiquement face à Lebron) l’an dernier. Bon scoreur, passeur sérieux et ayant enfin perdus ses kilos superflus, Lowry est un top meneur NBA à l’heure actuelle sur un poste ultra concurrentiel, et il a même été sacré champion olympique en 2016 avec son pote DeRozan. Mais l’autre point commun que partage les deux dinosaures de Toronto c’est celui de craquer totalement dès que l’odeur des playoffs se fait sentir. C’est une habitude depuis plusieurs saisons maintenant, et cette année n’a pas dérogé à la règle. Lowry tout comme DeRozan explose complètement quand l’enjeu s’invite au rendez-vous. Les deux David Craquette les plus célèbres de la NBA récitent le même show tous les ans : forts en saison régulière, podium de conférence assuré, puis craquage en règle dans les matchs couperets. Quelque chose ne va pas chez ces Raptors, et malgré un niveau individuel plus que sérieux depuis des années, Lowry doit passer un cap mental pour aller chercher la bague de ses rêves.

Les + : Scoreur / Enfin affûté / Shooteur fiable

Les – : Une fragilité mentale comparable à celle d’une fillette de 8 ans (et on est dur avec la fillette en question) / N’a plus de marge de progression

 

33 – DeAndre Jordan (Los Angeles Clippers)

Pivot – 2,11m – 120 kg – 28 ans – Drafté en 2008

Souvent raillé à son arrivée dans la ligue à cause des parpaings qu’il envoie avec une régularité impressionnante sur la ligne des lancers-francs, il a énormément progressé  depuis sa draft par les Clippers en 2008 et fait parti des meilleurs pivots de la grande ligue à l’heure actuelle. Meilleur rebondeur en 2014, meilleur pourcentage au tir en 2013 et 2014, All Star cette année et même champion olympique l’été dernier, Dede possède sur le papier toutes les caractéristiques pour être considéré comme un très grand pivot de la NBA. Mais il y a un mais. Car si l’ami Dede est bel et bien un énorme rebondeur, une machine à contrer et une vraie menace défensive, sa panoplie offensive est proche du néant et il marque la quasi-totalité de ses points sur des offrandes près du cercle de Chris Paul, et notamment sur alley-oop. Sans ce brave CP3 et sa capacité à envoyer du caviar à la louche la moyenne de points de Jordan chuterait considérablement, bien qu’elle ne soit déjà pas immensément haute. Il faut malgré tout reconnaître à Dede une vraie force de caractère puisqu’il a longtemps été considéré comme incapable d’évoluer en NBA avant de finir All Star, et il est le symbole de tous ces joueurs qui exploitent à fond leurs qualités. Extrêmement athlétique, il dunke sur tout ce qui bouge (pour ceux qui en douterait aller donc voir cet assassinat en règle sur le pauvre Brandon Knight ) et gobe des rebonds à foison. Il possède aussi malheureusement la fâcheuse tendance d’être absolument incapable de rentrer le moindre lancer franc, et on aurait aisément pu construire une deuxième muraille de Chine avec toutes les briques envoyées depuis le début de sa carrière. #PassionMaçon

Les + : Qualités athlétiques hors normes / Excellent rebondeur et contreur / Menace défensive

Les – : Aucun shoot / Incapable de marquer autrement que sur alley oop ou rebond offensif / A atteint son potentiel max

 

32 – Kemba Walker (Charlotte Hornets)

Meneur – 1,85m – 78kg – 27 ans – Drafté en 2011

Décevant collectivement avec ses Hornets que l’on attendait plus haut, Kemba Walker a néanmoins sorti une vraie belle saison, encore en progression par rapports aux exercices précédents. A 26ans, Walker est le leader offensif des Hornets et il forme avec Nico Batum un duo sur qui les dirigeants de Charlotte peuvent compter pour l’avenir. Kemba est un des meilleurs meneurs à l’Est et sa présence au dernier All Star Game en est la preuve. Il fait partie du haut du panier et doit mieux défendre pour faire revenir les Hornets en playoffs. L’avenir n’est pas tout rose à Charlotte mais Walker et Batum sont des valeurs sûres. Le meneur de jeu est toujours très solide, son shoot extérieur s’améliore saison après saison et il tourne toujours entre 5 et 6 passes décisives de moyenne. Il faudra augmenter un peu ses moyennes partout et que les dirigeants fassent venir un intérieur de qualité pour que Walker gagne quelques places dans notre classement.

Les + : Clutch / Grosses qualités offensives / Sa complémentarité avec Batum

Les – : Sa taille / Sa défense douteuse / Pas assez de passes pour un gros meneur

 

31 – Joël Embiid (Philadelphia Sixers)

Pivot – 2,13m – 113kg – 23 ans – Drafté en 2014

Peut-on avoir joué seulement 31 matchs dans sa carrière et être présent parmi les 40 meilleurs joueurs de la NBA ? Mais évidemment ! Après deux saisons blanches, Joël Embiid a enfin joué et a régalé tout le monde cette saison. Préservé par son coach avec 25 minutes par match et blessé après seulement une trentaine de rencontres, Jojo n’a pas eu besoin de plus de temps pour redonner espoir aux Sixers Fans et donner un maximum de plaisir à tous les fans de basket. Hyper talentueux sur le parquet, Embiid est un homme totalement fantasque et fantaisiste et ça, c’est la NBA qu’on aime. Capable de faire souffrir n’importe quel défenseur de la ligue, le pivot des Sixers est un adepte de la danse et de la galéjade et ça, on apprécie énormément chez En Tribunes. Malgré un nombre de matchs joués faible, Joël Embiid a régalé tout le monde sur et en dehors des terrains et des cadeaux comme ça, on prend tous les jours. Noyeux Joël.

Les + : Facile sur le parquet / Encore plus sur un dancefloor / La classe / Une belle coupe de cheveux

Les – : 31 matchs en 3 saisons, c’est peu

 

30 – Marc Gasol (Memphis Grizzlies)

Pivot – 2,16m – 115kg – 32 ans – Drafté en 2007

A 32 ans et après de belles années NBA derrière lui, Marc Gasol vient tout simplement de poser sa meilleure saison en terme de points marqués et de passes décisives distribuées par match. Avec près de 20 points et 5 passes par rencontre et plus de 6 rebonds, Gasol est un intérieur complet et incarne le style européen à merveille. Moins athlétique que d’autres joueurs à son poste, il compense son déficit musculaire par une vision du jeu et un touché de balle uniques,  directement importés d’Espagne. Alors que Zach Randolph n’est plus tout jeune et qu’il démarre désormais les matchs sur le banc, Gasol a plus de responsabilités et il assume cela parfaitement. Encore bon défenseur, le pivot est multitâche et il commence même à shooter de loin. En effet, alors qu’il tournait à 0,1 tentative extérieure par match lors de ses 8 premières saisons dans la ligue, il a shooté 3,6 fois par match derrière la ligne à 3 points. Les Grizzlies ne sont pas au top du top mais peuvent toujours compter sur leur pivot ibérique. Il faudra néanmoins prendre des risques cet été du côté de Memphis pour sortir du marasme dans lequel il semble engagé pour les prochaines années.

Les + : Encore bon en défense / Vision du jeu précieuse / Développement d’un shoot extérieur

Les – : En régression défensivement tout de même / Frère de Pau

 

29 – Al Horford (Boston Celtics)

Ailier-fort – 2,08m – 111kg – 30 ans – Drafté en 2007

Dominicain tout comme Karl-Anthony Towns, Al Horford est une des valeurs les plus sûres de la NBA sur les postes intérieurs. Capable de jouer en pivot mais très à l’aise lorsqu’il est utilisé en poste 4 d’ailier-fort, le grand Al est un joueur très polyvalent qui n’a cessé de progresser depuis son arrivée en NBA. Parfait joueur d’équipe capable de s’intégrer dans n’importe quel système très rapidement, il a permis aux Celtics de progresser au point d’atteindre les finales de conférence cette année. Solide défenseur, rebondeur correct, il brille surtout par son intelligence de jeu, son sens de la passe (il finit régulièrement ses matchs avec plus de passes décisives que de rebonds pris, chose très rare pour un intérieur) et surtout son shoot d’une fiabilité et d’une régularité affolante pour un joueur de sa taille. Il ne manque presque rien à mi-distance ou près du cercle et a même développé un très solide shoot à 3 points depuis peu. Son manque de dureté physique l’empêche de s’imposer comme un vrai monstre des raquettes mais il compense cela avec une vision et une compréhension du jeu largement au dessus de la moyenne. Cependant, il ne peut plus représenter la première option offensive d’une équipe et il représente plutôt un excellent lieutenant là pour épauler un véritable franchise player. Reste maintenant à savoir si ses Celtics et lui pourront un jour détrôner LeBron du sommet de la conférence Est, et ainsi enfin aller chercher cette bague qui lui fait encore défaut.

 

28 – DeMar DeRozan (Toronto Raptors)

Arrière – 2,01m – 100kg – 27 ans – Drafté en 2009

Arrière titulaire et leader des Raptors depuis son arrivée en NBA il y a 8 saisons, DeMar DeRozan ne cesse de progresser et a atteint son apogée cette année. 5ème meilleur scoreur de la ligue, le californien est peut-être le meilleur arrière attaquant à mi-distance. Cette année, il a pris 19,2 shoots à 2 points par match en moyenne, plus gros total de la NBA. Capable de prendre feu de près, DeRozan ne s’est toujours pas acheté de shoot extérieur et il serait peut-être temps de passer quelques semaines à la salle d’entrainement pour pouvoir commencer à artiller dès l’année prochaine. Resigné l’été dernier pour un contrat max sur 5 ans, l’arrière justifie cet investissement et il va falloir lui trouver des coéquipiers pour que les Raptors passent un cap. Le problème est que son alter ego, Kyle Lowry, est free agent et a des raisons d’aller voir ailleurs. En effet, Toronto stagne dans le top 4 de la conférence Est et n’est jamais en capacité de rivaliser avec l’équipe menée par LeBron James (Cleveland ou Miami il y a quelques temps). Si Lowry part, les Raptors seraient en difficulté et DeRozan se retrouverait esseulé. Un point positif pour ses stats individuelles mais pas une belle nouvelle quant au niveau collectif des Raptors. Souvent très fort en saison régulière, le duo fou craque à chaque fois un boulon à l’approche des matchs à enjeu et un départ de Lowry ne semble pas impossible. Ils avaient qu’à pas faire de l’huile en playoffs.

es + : Meilleur attaquant à mi-distance de la ligue / Complémentarité avec Lowry / Progression constante

Les – : Shoot à 3pts inexistant / Perte de dignité à l’approche des playoffs

 

27 – Nikola Jokic (Denver Nuggets)

Pivot – 2,08m – 113kg – 22 ans – Drafté en 2014

Dans la plus pure lignée des intérieurs aux mains en or venus des Balkans (à l’image des Vlade Divac ou autres Arvydas Sabonis), le serbe de 22 ans nous régale sans retenue depuis quelques mois maintenant. Couvé en Europe au début de sa carrière professionnelle, il n’est sélectionné qu’en 41ème choix de la draft 2014, derrière des joueurs comme Bruno Caboclo (si son nom ne vous dit rien, c’est normal le bonhomme n’a quasiment jamais foulé un parquet NBA), ou les biens connus Cleanthony Early et Spencer Dinwiddie pour ne citer qu’eux. Autant vous dire que 3 ans après, on se frotte les mains de ce choix dans les Rocheuses. Car sous ses airs de petit gros du fond de la classe à la carcasse peu mobile, Jokic est un vrai beau joueur de basket capable de tout faire sur un terrain, et de le faire plutôt bien. Il a signé cette saison six triple-doubles, chose très rare pour un pivot, et symbole de sa très belle palette offensive. Il n’est pas loin d’être le meilleur meneur d’une équipe de Denver un peu en galère sur ce poste là (avec notamment un Mudiay extrêmement décevant), et l’entièreté du dispositif offensif des Nuggets repose quasi intégralement sur les larges épaules du serbe. Là où certains auraient craqué en plein vol devant tant de responsabilités, le petit Nikola a quant à lui fait preuve d’une maturité impressionnante pour un gamin de 22 ans. Ses Nuggets ont finalement échoué à se qualifier pour les playoffs en finissant sur les talons des Blazers, mais ce n’est que partie remise pour cette équipe jeune, joueuse et bien coaché par Mike Malone. Rajoutons enfin à cela une vraie expérience des joutes internationales pour un Jokic vice-champion olympique en titre avec la Serbie, et vous obtenez un cocktail détonnant qui ne demande qu’à exploser sur les parquets NBA dans les années à venir. On vous aura prévenu.

Les + : Maturité / Expérience internationale / Peut tout faire en attaque

Les – : Encore un peu grassouillet / Défense friable

 

26 – Karl-Anthony Towns (Minnesota Timberwolves)

Pivot – 2,13m – 110kg – 21 ans – Drafté en 2015

Si Jokic a toutes les cartes en main pour être un pivot dominant dans le futur de la ligue, que dire sur le cas Karl-Anthony Towns ? L’intérieur des Wolves est tout simplement une véritable machine de guerre malgré ses deux petites saisons en NBA, et son duo avec Wiggins en effraie déjà plus d’un. Mais si le potentiel est là et même bien là, reste à confirmer sur le terrain tout le bien qu’on pense d’eux, et donc gagner enfin des matchs. Avec Thibodeau aux manettes, les loups du Minnesota sont pour l’instant plus proches du chiot qu’autre chose, et ils doivent montrer les crocs. Pour cela ils seraient bien inspirés de continuer à faire aveuglément confiance à KAT. Si ce dernier à un surnom de chaton, ne vous méprenez surtout pas sur le niveau du bonhomme. Il compte en effet déjà parmi les forces intérieures les plus dominantes de la ligue, et bien malin qui pourra dire où sa progression s’arrêtera. Il ne paraît pas avoir de limites et s’est même mis à shooter à 3 points cette année, comme pour montrer qu’il est capable de tout faire. Moins créateur qu’un Jokic, mais plus puissant et dominateur au rebond, Towns incarne le futur de la NBA et en sera peut-être un jour MVP, comme son glorieux aîné et coach perso chez les Wolves, un certain Kevin Garnett. Reste maintenant à passer un cap collectif pour grimper dans ce classement et mener les Wolves sur le toit du monde.

Les + : Monstre offensif / Très mobile pour sa taille / Gros rebondeur / Shoot très fiable de près comme de loin

Les – : Ne gagne pas avec son équipe / Progression attendue à la passe et la création de manière générale

  1. avatar
    31 mai 2017 a 16 h 10 min

    d’ou viens ce classement ?
    Car foutre Al Horford devant Dwight…. c’est 2017 sur ?
    Foutre Kemba croqueur Devant Whiteside ….
    Et la meilleure, Dragic SEULEMENT 48 eme !!!

    Alors soit t’as fait un copier coller a la con d’un site genre EuroSport,
    Soit t’as pas du regarder la saison .

    • avatar
      31 mai 2017 a 16 h 27 min
      Par La Redac

      @nico Cela fait plusieurs fois qu’on vous le fait remarquer : merci de ne pas “agresser” ou dénigrer les autres rédacteurs et leurs contributions. Les discussions constructives sont de rigueur ici.

  2. avatar
    1 juin 2017 a 17 h 54 min

    je l’agresse pas, je veux savoir d’ou provient ce “classement” aberrant.

    Car il parle de “nous” qui sont ces gens ? alors je souligne le travail et l’écriture qui ont du prendre du temps . les lignes qui m’ont fait sourire et celle qui m’ont fait sortir de mes gongs.

  3. avatar
    15 juin 2017 a 22 h 05 min

    Pour Avery Bradley que veut tu dire pour “corps en mousse”?

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