Top 50 des meilleurs joueurs de la NBA – Partie 2
Photo Panoramic

Top 50 des meilleurs joueurs de la NBA – Partie 2

Évidemment, il est difficile de comparer des joueurs aux postes différents et aux responsabilités plus ou moins importantes. Nous avons voulu classer les joueurs dans l'ordre dans lequel nous les choisirions pour remporter un titre NBA, objectif ultime du sportif de haut niveau. Nous savons que ce classement peut remettre en cause la vie paisible que nous menons. Qu'importe, il fallait faire ce classement. Pour vous. Voici notre top 50.

25 – Kevin Love (Cleveland Cavaliers)

Ailier-fort – 2,08m – 113kg – 28 ans – Drafté en 2008

Longtemps considéré comme un looser incapable de gagner avec son équipe durant ses années à Minnesota malgré des stats individuelles folles, puis comme le souffre-douleur de LeBron durant sa première saison à Cleveland, Kevin Love a depuis gagné un titre NBA, mis quelques gros tirs et pris des rebonds important en Finales NBA, et a surtout fermé quelques bouches. Vrai ailier-fort fuyant comme la ligue en a vu fleurir un bon paquet ces dernières années avec l’avènement du small ball, celui qui  a réussi à perdre les kilos en trop qu’il traînait au début de sa carrière est aujourd’hui un membre incontournable du “Big Three” du champion en titre, les Cavs de Cleveland. Il est capable de planter poste bas sur son défenseur direct ou en conclusion de système à 3 points dans les corners, et si sa moyenne de points a logiquement chuté depuis son départ des Wolves, il n’en reste pas moins une menace offensive de premier plan, doublé d’un aspirateur de rebonds formidable. Il en gobe plus de 11 par match cette saison, et a même réalisé une saison à plus de 15 rebonds de moyenne ! Pas mal pour un joueur à la dégaine de babtou fragile qui se fait martyriser à la récré. En lice pour un back-to-back avec ses Cavs, il a trouvé sa place dans son nouvel environnement, mais il doit cependant encore faire des efforts défensifs pour cesser d’être la passoire qu’il est aujourd’hui.

Les + : Prend des rebonds à foison / Shoot à 3 points / Panoplie offensive

Les – : Très mauvais défenseur pour un joueur de ce calibre / Doit aller plus au combat dans les matchs physiques

 

24 – LaMarcus Aldridge (San Antonio Spurs)

Ailier-fort – 2,11m – 117kg – 31 ans – Drafté en 2006

Un moment considéré comme la référence du poste d’ailier-fort en NBA, l’ancienne star des Blazers déçoit depuis son arrivée dans la mythique équipe des Spurs d’un certain Tony P. Alors qu’il formait un trio très solide et prometteur avec Damian Lillard et Nico Batum à Portland, il choisit en 2015 de s’exiler à San Antonio. Depuis ce transfert, son influence statistique n’a cessé de baisser et le joueur semble avoir du mal à retrouver sa hargne et son leadership des saisons passées. Largement critiqué durant les playoffs pour son manque d’envie et d’agressivité pour ce qui représente la période la plus importante de l’année pour tout joueur de la ligue, il ne faut cependant pas enterrer trop vite celui qui reste un joueur majeur de l’équipe possédant le deuxième bilan collectif de la ligue. Il ne shoote pas beaucoup de loin mais peut dégainer si le besoin s’en fait ressentir, mais il est surtout indéfendable en post-up dos au panier et dans le périmètre. Filer lui la gonfle aux abords de la raquette et laisser faire, vous pouvez quasiment être sûrs de repartir dans votre camp avec 2 points de plus au compteur. Il doit tout de même lui aussi montrer plus d’envie en défense, et surtout dans le combat et la volonté d’aller faire mal à l’adversaire (Zaza, si tu nous lis, cette phrase est à prendre au second degré, pas de poussette volontaire pour blesser qui que ce soit hein). C’est à ce prix la que les Spurs pourront goûter de nouveau à l’ivresse d’un titre et d’une bague NBA. LaMarcus, c’est à toi de jouer désormais.

 

Les + : Indéfendable dans le périmètre / Rebondeur solide

Les – : Manque d’envie et de leadership / Doit montrer plus de dureté

 

23 – DeMarcus Cousins (New Orleans Pelicans)

Pivot – 2,11m – 122kg – 26 ans – Drafté en 2010

Après des années paradoxales à Sacramento où il fracassait tout individuellement (vraiment tout, même des êtres vivants) mais où les Kings faisaient n’importe quoi, DeMarcus Cousins a pris un vol pour New Orleans en cours de saison pour former l’une des raquettes les plus dominantes sur le papier de l’histoire de la NBA. Avec Anthony Davis, Cousins a fait oublier le 11 septembre 2001 et les tours jumelles sont toujours debout. Boogie, associé à l’homme au mono-sourcil, devrait tout casser la saison prochaine et pourrait accéder pour la première fois de sa carrière aux playoffs. Pour ça, il faudra renforcer la base arrière qui est moins solide qu’un château de cartes en cristal. Doté d’une puissance offensive peu égalée, Cousins éclate tout sans se soucier de l’identité de son défenseur et peu importe si ce dernier est père de famille, Boogie le détruit. Pas irréprochable en défense, il n’est pas non plus une plaie et Davis compensera son impact dans ce domaine. Les Pelicans ont un bel avenir et les promesses vont fleurir cet été à New Orleans. Seul hic, DeMarcus Cousins compte autant de match en playoffs que Francis Lalanne ou Bernadette Chirac. Ce qui fait peu.

Les + : Incontrôlable dans une raquette / Diversité offensive

Les – : Incontrôlable dans une vie / Pas un cador en défense / Beaucoup trop de fautes techniques

 

22 – Rudy Gobert (Utah Jazz)

Pivot – 2,16m – 111kg – 24 ans – Drafté en 2013

Meilleur français de la NBA, Rudy Gobert vient également d’être sélectionné dans la deuxième équipe de la saison. Rempart infranchissable, la Stiffle Tower ne laisse absolument rien passer dans l’Utah et la légende raconte qu’il est même douanier à la frontière américaine et qu’il ne laisse passer personne non plus. Gobert sera encore dans le top 3 dans la course au meilleur défenseur de la saison et contrairement à l’an dernier, le français a pas mal de chances de décrocher le graal. Machine à contrer et excellent sur l’homme, Rudy n’a plus grand chose à travailler dans ce domaine. Cependant, le géant axonais a du travail offensivement. Incapable de shooter de près ou de loin, Gobert marque la grande majorité de ses points grâce aux offrandes de ses coéquipiers et, même si c’est déjà pas mal, le français doit augmenter sa moyenne de points pour entrer dans la cour des grands. Cela passe par un travail de diversification de son arsenal offensif qui, aujourd’hui, est moins développé que celui de Lionel Gaudoux, intérieur remplaçant du Boulazac Basket Dordogne.

Les + : Parfait en défense / Grosse marge de progression en attaque

Les – : Grosse marge de progression en attaque

 

21 – Klay Thompson (Golden State Warriors)

Arrière – 2,01m – 97kg – 27 ans – Drafté en 2011

L’homme au bouc était censé perdre de l’importance au sein du système de coach Kerr à Golden State avec l’arrivée de Kevin Durant sur l’aile. Il n’en a rien été. Affichant presque exactement les mêmes stats que l’an dernier, Klay Thompson est toujours essentiel pour les Warriors. Son shoot extérieur diabolique et sa défense acharnée font de lui un joueur très utile dans une rotation. Il n’est pas un créateur et ce n’est pas plus mal pour les Warriors qui ont déjà quelques joueurs à qui donner le ballon en attaque. Thompson est un des meilleurs catch-and-shooteur de la ligue et il est parfait dans son rôle à Golden State où on ne lui en demande pas plus. Il profite des prises à deux sur Durant ou Curry pour sanctionner les défenses. Sa défense est régulièrement omise mais le californien de naissance est précieux dans ce domaine où il se charge tout le temps de stopper le meilleur arrière adverse. Avec l’arrivée de Durant cet été, on pensait que Thompson allait diminuer son impact sur les résultats des Warriors mais il est toujours là et il lui en faudra plus pour le sortir de la rotation. Aujourd’hui, le périphérique ne peut pas être retiré en toute sécurité. Klay USB.

Les + : Gros shooteur / Prénom facile pour les jeux de mots / Excellent défenseur

Les – : Un bouc qui mérite une suspension d’au moins quelques saisons

 

20 – Gordon Hayward (Utah Jazz)

Ailier – 2,03m – 102kg – 27 ans – Drafté en 2010

On s’attaque au Top 20 et dans le même temps aux All Stars, leaders de leur équipe. Gordon Hayward en est un. Chef d’orchestre d’un Jazz séduisant, l’ailier a joué sa partition superbement cette saison et si Utah s’est offert un deuxième tour de playoffs face aux Warriors, c’est en partie grâce à son beau rouquin (rouquin ou pas, il y a débat). Ultra complet, Hayward n’a pas beaucoup de défauts et s’il peut encore s’améliorer dans pas mal de domaines, il n’a pas de lacune qui le freine grandement sur un parquet. A 26 ans, sa progression est constante et devrait continuer de l’être. Le Jazz a mis en place une politique sportive intelligente et ses signatures de l’été dernier lui ont permis d’en être là où il est. Les dirigeants sont futés et devraient faire venir des joueurs de complément pour entourer des leaders déjà solides. Intelligent, il faudra l’être cet été car Hayward possède une player option qu’il n’activera pas forcément. Si Utah propose des garanties sportives intéressantes, l’ailier pourrait aller voir ailleurs (un petit coucou pour le Massachusetts) pour jouer le titre plus rapidement et espérer décrocher une bague au sein d’une équipe plus compétitive. Une pige à Boston semble plausible et Hayward a de quoi s’y épanouir tant les Celtics évoluent à un haut niveau. Leur manque de joueurs à l’aile est également un atout non négligeable pour Hayward qui se verrait proposer un beau paquet de minutes. De notre côté, on met une petite pièce sur une re-signature à Utah pour quelques années car l’association avec notre Rudy national fonctionne bien et le Jazz représente l’avenir de la conférence Ouest. Pour que ces promesses ne restent pas que des promesses, il faudra d’autres joueurs pour épauler Gobert et Hayward, qui n’en demandent pas moins. L’idéal serait de signer Chris Paul mais ça ne semble pas faisable. Pourquoi pas la signature d’un Kyle Lowry, libre cet été. Ce pari pourrait être gagnant-gagnant et Hayward et ses potes auraient de quoi jouer les troubles fêtes à l’Ouest avec un roster de qualité et un plan de jeu alléchant. Le tempo lent du Jazz pose problème à de nombreuses franchises et Quin Snyder saura utiliser les armes qui seront mises à sa disposition. On croit au Jazz et on pense qu’il a de quoi progresser s’il agit intelligemment cet été. Messieurs les dirigeants, les cartes sont entre vos mains. A vous de jouer.

Les + : Complet / Intelligent / Polyvalent / Bon partout

Les – : Pas de réelle augmentation du niveau de jeu en playoffs / Incroyable nulle part

 

19 – Paul Millsap (Atlanta Hawks)

Ailier-fort – 2,03m – 111kg – 32 ans – Drafté en 2006

L’un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue. L’ancien joueur du Jazz aux côtés de Al Jefferson et Deron Williams et désormais faucon à Altanta depuis quatre saisons, Paul Millsap est d’une discrétion rare pour un joueur de cette valeur. Peu en vue médiatiquement, l’ailier fort s’exprime sur le terrain et le fait plutôt très bien. Lorsqu’on pense aux meilleurs poste 4 de la NBA, le nom de Millsap n’est pas un réflexe, pas un automatisme. Mais il fait partie de ceux là, ceux sur qui on peut compter, qui font preuve d’une régularité impressionnante et qui ne fléchissent jamais. Paul Millsap, c’est l’assurance d’une grande fiabilité dans la raquette. Longtemps associé à Al Horford chez les Hawks, il a vu partir son pote cet été à Boston et à vu débarquer le papy Dwight Howard. A la manière d’un libertin motivé à une soirée échangiste, Millsap ne fait pas attention à son partenaire et peu importe son identité, il est performant. Howard n’a pas du tout le même profil que Horford, il est plus athlétique, plus “pivot” que le néo-Celtic, qui peut se décaler en poste 4. Mais Millsap n’a pas bronché et joue toujours son meilleur basket. Avec Howard, il prend un tout petit peu moins de rebonds mais marque plus. D’ailleurs, il n’a jamais autant scoré que cette saison, où il tourne à plus de 18 points par match. Excellent défenseur, il ne laissera pas passer grand monde. D’un point de vue contractuel, Millsap vient de faire une croix sur sa prochaine saison optionnelle, qui lui aurait apporté 21,4 millions de dollars. Il peut viser plus haut. A 31 ans, il est à la recherche d’un nouveau contrat et il devrait en signer un bien juteux et bien long. Il veut un dernier gros chèque et pour une longue durée. Les Hawks peuvent lui offrir cela mais le défi sportif pourrait être plus excitant ailleurs. En effet, Millsap n’a jamais gagné de bague et les perspectives sportives des Hawks ne tendent pas vers les sommets de la NBA. Atlanta ne sera pas champion l’an prochain et, à part un coup de génie des dirigeants, la franchise n’a que peu de chances de le devenir dans les années à venir. Alors l’ailier fort pourrait privilégier un changement d’air pour aller chez une équipe en besoin d’intérieurs pour aller chercher le titre. Le feuilleton Millsap sera passionnant cet été.

Les + : Complet / Très bon défenseur / Robuste

Les – : Peu athlétique / Ne fait pas partie de l’élite dans un domaine

 

18 – Mike Conley (Memphis Grizzlies)

Meneur – 1,85m – 79kg – 29 ans – Drafté en 2007

Au moment de la signature de son contrat record signé cet été (153 millions de dollars sur 5 ans, plus gros contrat de l’histoire au moment de la signature), énormément de monde a douté de la légitimité de Conley à devenir le joueur le mieux payé de l’histoire de la ligue. Nous en faisions parti. Un an plus tard, Conley a fait taire une belle partie de ceux-là et nous les premiers. S’il semble incontestable de dire que le meneur des Grizzlies ne mérite pas d’être le joueur le mieux payé de l’histoire de la NBA, il est tout autant incontestable de dire qu’il a haussé son niveau de jeu à un point que peu soupçonnait. Conley a clairement posé ses balls sur la table et elles ne sont pas toutes petites. Le garçon a augmenté sa moyenne de points de plus de cinq unités, a distribué plus de passes que l’an dernier, a pris plus de rebonds que jamais, a plus intercepté. Bref, Conley a surpris et si les Grizzlies ont décroché un spot en playoffs, c’est surtout grâce à lui. Bien aidé par Marc Gasol, le meneur a dégagé une assurance et une maitrise tout au long de la saison et sa capacité à organiser une équipe sur un terrain est impressionnante. Excellent gestionnaire, il dicte le tempo et met ses coéquipiers sur les bons rails. Il joue juste et il n’y a rien de plus agréable pour un joueur d’avoir un meneur de ce calibre. Si les postes 1 et 5 sont de qualité à Memphis, on ne peut pas dire que le reste soit flamboyant et Conley n’a pas beaucoup de monde pour conclure ses actions et pour que ses passes soient décisives. Cela ne l’a pas empêcher de briller et les Grizzlies avec. Il faudra du changement à Memphis cet été pour que les gros oursons passent un cap. Sinon, si Chandler Parsons pouvait s’acheter du talent en vacances, ça pourrait aider. Conley a des chances de faire sa carrière entière à Memphis et il aimerait pouvoir lutter avec les grandes forces de l’Ouest, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Les + : Gestionnaire exemplaire / Grosse progression cette saison / Intelligent dans ses choix

Les – : Pas le corps le plus solide / Un peu trop de pertes de balles / Peu de passes pour un meneur d’élite

 

17 – Damian Lillard (Portland TrailBlazers)

Meneur – 1,90m – 88kg – 26 ans – Drafté en 2012

Alterego de C.J.McCollum au sein du backourt des Blazers, Damian Lillard compose avec son compère l’un des duos d’arrières les plus excitants de la NBA. Capables de se trouer tous les deux en même temps, les deux grands attaquants qu’ils sont sont injouables quand ils prennent feu. Si McCollum est un très bon arrière, Damian Lillard fait parti du gratin lorsqu’on évoque les meneurs de jeu. Quand il a chaud, il a vraiment chaud et si on le jetait dans l’océan pour l’éteindre, un phénomène climatique nouveau ferait son apparition et l’océan prendrait feu tant Lillard est brûlant. Capable de pointes au scoring (13 matchs en carrière à plus de 40 points), Lillard est une machine à marquer. Auteur, le 8 avril dernier, d’un immense match face à Utah où il avait scoré 59 points en distribuant 5 passes et sans perdre un seul ballon, le meneur de Portland fait parti de ces joueurs qui marchent à la confiance et qui, s’ils sont dans un bon soir, n’ont plus de limites. On connaissait Cheik sans limite au FC Metz en Ligue 1, on parlera désormais de son homologue américain, Damian without limit. En amélioration constante depuis son arrivée dans la ligue il y a 5 saisons, Lillard, qui n’a jamais débuté une rencontre NBA sur le banc, devrait un jour terminer meilleur scoreur sur une saison. Offensivement, sa palette est très diversifiée et lorsque son shoot extérieur répond présent, il est compliqué de freiner le natif d’Oakland. Ses lacunes défensives sont son plus gros défaut mais Lillard compense cela par un énorme apport de l’autre côté du parquet. En plus, sa capacité à porter une franchise sur ses épaules est bluffante et il s’impose de plus en plus comme un leader qui est toujours là lorsqu’on a besoin de lui. Cette saison, les Blazers ont déçu mais Lillard s’est battu jusqu’au bout pour décrocher un spot en playoffs et Portland est bien conscient qu’il tient là une pépite.

Les + : Monstre offensif / Leader comme on en fait peu

Les – : Lacunes défensives

 

16 – Jimmy Butler (Chicago Bulls)

Arrière – 2,01m – 99kg – 27 ans – Drafté en 2011

Après les signatures l’été dernier de Dwyane Wade et Rajon Rondo, deux pointures du basket mais deux profils peu complémentaires et encore moins avec Butler, on doutait de l’osmose que pouvaient créer ces trois là. Les doutes ont été justifiés et la saison des Bulls a rapidement tourné au vinaigre avec trois joueurs, certes de haut calibre, mais sans shoot extérieur alors qu’ils occupent tous les trois des postes où ce shoot est indispensable dans la NBA moderne. Mais dans le marasme rouge et noir, un seul a sorti la tête de l’eau et a réussi une saison exemplaire. Cet homme là, c’est Jimmy Butler. Le bulldog a montré à toute la sphère NBA qu’il avait les épaules pour s’imposer en leader à la fois défensif, comme il l’avait prouvé depuis quelques temps, mais aussi offensif, domaine dans lequel il a fait énormément de progrès, notamment dans la diversité d’options de jeu qu’il propose lorsque ses Bulls attaquent. Impressionnant physiquement, Butler a progressé dans la création et peut de plus en plus se créer son shoot et attaquer le cercle en un contre un. Si l’apport de Wade a été décevant sur le terrain, la légende du Heat aura servi de mentor à celui qui a tous les atouts pour devenir son successeur dans la domination au poste d’arrière dans la ligue. D’abord défenseur d’élite, Butler a franchi un palier en attaque mais garde cette qualité en défense qui fait de lui un des meilleurs two-ways player de la ligue. Derrière LeBron ou Kawhi Leonard, Butler n’a pas grand chose à envier aux autres joueurs dans ce domaine. Soir après soir, il broie le meilleur attaquant adversaire sans peine et n’hésite pas à le détruire de l’autre côté. Aujourd’hui, il est la cible de beaucoup de franchises qui visent le titre car Butler a pour lui de ne pas demander le ballon tout le temps. Les Celtics, par exemple, auraient une belle idée en proposant un échange incluant pourquoi pas leur 1er choix de draft pour récupérer Butler et franchir un cap pour aller taper les Cavaliers l’année prochaine. A suivre.

Les + : Two-way player de folie

Les – : Shoot extérieur en carton pâte

 

15 – Blake Griffin (Los Angeles Clippers)

Ailier-fort – 2,08m – 113kg – 28 ans – Drafté en 2009

Le rouquin le plus costaud de la NBA squatte donc la 15ème place de notre 50. Pas mal pour un joueur réputé unidimensionnel à sa sortie de fac et incapable de shooter ou faire autre chose que dunker et prendre des rebonds. Quelques années plus tard, il fait pourtant partie intégrante de la reconstruction opérée avec un certain succès par les Clippers. Après une première saison blanche à cause d’une blessure au genou et un envol en NBA donc retardé, Blake Griffin dispute enfin un match avec sa nouvelle franchise lors de la saison 2010. Monstrueux individuellement, il finira Rookie Of The Year et confirme ce qu’on pensait de lui : inarrêtable une fois lancé, il dispose d’une explosivité et d’une puissance hors du commun même au sein de la NBA. L’arrivée de Chris Paul à l’été suivant ainsi que Doc Rivers à la tête de l’équipe transforme le visage de la franchise. Fini de perdre, maintenant place à de vraies ambitions. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu, et depuis ce jour les Clippers ont toujours échoué à atteindre seulement la finale de conférence, pourtant bien loin de leur objectif initial d’aller chercher une bague. Ce bon Blake fait pourtant de son mieux, lui qui progresse année après année, allant jusqu’à finir 4ème pour le vote du MVP en 2014, sa saison la plus aboutie. Dunkeur fou, rebondeur très solide grâce à ses capacités physiques hors normes, il s’est au fil du temps largement amélioré à la passe mais surtout au tir au point de devenir très régulier à mi-distance et même plutôt menaçant à 3 points. Capable d’enchaîner les airballs sur la ligne des lancers francs lors de sa saison rookie, Griffin est désormais un joueur que les défenses de NBA ne peuvent plus se permettre de laisser seul à longue distance sous peine de sanction. Malgré toutes ses qualités l’ami Blake ne gagne pas en playoffs avec sa franchise, et il pourrait bien changer d’air cet été. Free agent, il va être désiré par à peu près toutes les franchises NBA flairant le bon coup d’un joueur encore dans la force de l’âge et ultra dominant sur son poste. Il va chercher un contrat max et va l’obtenir sans problème, mais va t-il chercher un nouveau défi et une nouvelle équipe pour assouvir son désir de titre? C’est fort possible, et on peut par exemple penser à une reconstitution de son duo universitaire avec Russell Westbrook du côté d’OKC. L’option d’une re-signature n’est évidemment pas à écarter, et dans tous les cas l’avenir du meilleur rouquin de la ligue sera extrêmement intéressant à suivre.

Les + : Physique de monstre / Progression constante au tir

Les – : Se blesse trop / Ne passe pas de cap collectif

 

14 – Kyrie Irving (Cleveland Cavaliers)

Meneur – 1,90m – 87kg – 25 ans – Drafté en 2011

Lieutenant de LeBron James depuis trois saisons et le retour du King à la maison, Kyrie Irving est une référence à la mène en NBA. Très apprécié par le public pour ses gestes fantasques et son sens du spectacle, l’ancien de Duke ne doit pas être résumé qu’à ses crossovers. Excellent scoreur, Irving a planté plus de 25 points par match cette saison, ce qui représente largement sa meilleure moyenne en carrière dans le domaine. Il complète bien LeBron dans son apport offensif et sa nette progression à 3 points fait un bien fou à coach Lue qui peut faire bénéficier son meneur des pénétrations de James, qui peut ressortir et être confiant pour la suite de l’action. En progression également à la passe, Irving n’a jamais été un grand distributeur de caviars et une amélioration dans ce secteur peut lui faire passer un nouveau cap. Des caps, il en a franchi depuis son arrivée en NBA il y a 6 ans. Attendu au tournant après avoir été drafté en première position en 2011, Irving a tout de suite montré qu’il avait les épaules pour être le leader de ces Cavaliers en perdition. Sa présence dans le roster n’a pas été anodine dans le choix de James de revenir au bercail. Pas sûr que LeBron ait risqué un retour sans une certaine garantie pour l’épauler. Par ailleurs, Irving est exemplaire depuis le retour du King et il s’épanouit pleinement dans ce rôle de lieutenant. Capable de soulager James au scoring et de prendre les choses en main quand les défenses se resserrent sur son leader où qu’il est dans un moins bon soit, Kyrie est également toujours au rendez-vous lorsqu’il y a de l’enjeu et Cleveland peut remercier son meneur quant à la quête du titre la saison dernière. Ses shoots clutchs dans le match 7 face aux Warriors ont été très précieux et le mérite doit lui en revenir. Défensivement, si certains considèrent Irving comme un joueur solide dans le domaine, nous émettons plus de réserves sur sa capacité à freiner ses adversaires directs. Mais il compense par un apport offensif important. Aujourd’hui, les défenses doivent effectuer une petite prière pour espérer stopper Irving. Kyrie Eleison.

Les + : Shoot / Spectacle / Scoring

Les – : Pas dans l’élite à la passe

 

13 – Paul George (Indiana Pacers)

Ailier – 2,06m – 99kg – 27 ans – Drafté en 2010

Paul George vient tout juste de réaliser une campagne de playoffs monstrueuse sur le plan individuel et pourtant du côté des Pacers tout le monde ne parle que d’un éventuel départ de la star de l’équipe. En effet, celui qui est considéré à juste titre comme un des tout meilleurs joueurs de la ligue ne semble plus en odeur de sainteté dans l’Indiana. Pourtant, il a su se remettre d’une terrible blessure subie avec team USA il y a 3 ans, et revenir plus fort au point de remporter l’or olympique en 2016, et ramener les Pacers en Pplayoffs. Mais son contrat expire dans un an et il est de notoriété publique que le natif de Los Angeles rêve de rejoindre un jour la franchise de son coeur, les Lakers, et la ramener au sommet de la ligue. Il ferait en effet passer un sacré cap aux angelinos, car PG13 est quand même un quadruple All Star, ancien MIP de la ligue, 3 fois dans le troisième 5 NBA, bref une vraie pointure de la balle orange. Gros scoreur naturel, défenseur plus que solide, rebondeur sérieux, il est surtout un joueur de défi qui se sublime pour les grands matchs et les grands rendez vous, le genre de joueur à qui vous confiez la gonfle dans les moments chauds pour le voir terrasser l’équipe adverse. Il n’est jamais meilleur que quand la tension est à son maximum et que la balle sembler peser plusieurs kilos dans vos mains. Ses stats en postseason sont systématiquement meilleures qu’en saison régulière, preuve de la capacité du bonhomme à augmenter son niveau lorsque les circonstances l’exigent, tout l’inverse d’un Kyle Lowry ou d’un DeMar DeRozan par exemple. Mais malgré tout cela, sa franchise et lui semblent voués à prendre des chemins différents, les Pacers voulant reconstruire autour de Myles Turner tandis que PG13 veut gagner un titre, et vite de préférence. Chez En Tribunes, on mise sur un trade dès cet été pour ne pas le voir filer sans contrepartie dans un an, et pourquoi pas chez les Lakers, club de coeur de l’ailier et favoris pour l’accueillir.

Les + : Joueur de grands moments / Leader / Attaquant de très haut niveau

Les – : Ne se sent plus à l’aise dans sa franchise / Peut progresser à la passe et la création

 

12 – Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

Ailier, meneur et tout le reste – 2,11m – 100kg – 22 ans – Drafté en 2013

Capable d’environ tout faire sur un terrain, Giannis Antetokounmpo est, avec LeBron James, le joueur le plus complet de la NBA. Bon scoreur, bon rebondeur, bon défenseur, bon passeur, bon à la mène comme sur l’aile, la légende raconte que le grand grec est serveur à la buvette du Bradley Center à la mi-temps et qu’il s’occupe de la fermeture de la salle après chaque match. Auteur d’une saison remarquable à seulement 22 ans, Antetokounmpo a toutes ses chances pour décrocher le titre de MIP qui récompense chaque année le joueur ayant le plus progressé sur une saison. Il sera en concurrence avec Nikola Jokic et Rudy Gobert. Giannis représente l’avenir de la NBA et est l’image d’une ligue qui est de plus en plus fervente de joueurs multitâches, grands et mobiles, scoreurs et passeurs, gros rebondeurs et rapides. Son style de jeu s’apparente à celui de Ben Simmons, dont les premières minutes sous le maillot des Sixers se font attendre. S’il n’est pas plus haut dans notre classement, c’est parce que ses Bucks ne représentent pas encore une grande force de la conférence Est et que, même si on n’a aucun doute là dessus, nous n’avons pas la preuve qu’Antetokounmpo peut s’imposer comme un leader d’une équipe jouant le titre NBA. En tout cas, il ne l’a pas encore prouvé. Mais cela résulte plus d’une absence de qualité chez ses coéquipiers plutôt que de lacunes personnelles. Car Giannis n’a pas grand chose à se reprocher quant à son apport sur le parquet. Il est la définition du mot “valuable” et Milwaukee dépend énormément de son prodige grec. S’il venait à revenir en octobre avec un shoot à 3pts, seul point faible de son riche arsenal offensif, l’homme aux bras aussi longs que son nom deviendrait injouable et le calvaire que représente déjà une mise en place défensive sur lui serait alors démultiplié et le Greak Freak croquerait ses adversaires les uns après les autres. Aujourd’hui, Antetokounmpo est l’avenir de la ligue et sa polyvalence incroyable peut faire regretter le choix de certaines franchises lors de la draft 2013 où il avait été sélectionné en 15ème position derrière des joueurs comme Anthony Bennett, Cody Zeller ou encore Ben McLemore (coucou Cleveland, Charlotte et Sacramento). Le grec ne compte pas s’arrêter là et ne soyez pas surpris s’il gagne quelques places lors de notre prochain classement.

Les + : Qualités physiques / Polyvalence infinie

Les – : Shoot extérieur / Nom de famille

 

11 – John Wall (Washington Wizards)

Meneur – 1,93m – 88kg – 26 ans – Drafté en 2010

Ce brave Jean Mur ne dispose certes pas d’un nom très sexy une fois traduit en français, mais une fois qu’il s’agit de basket, on parle bien là d’un des tout meilleurs joueurs de la planète. Drafté en première position par les Wizards en 2010, il a mis quelques saisons à bien apprivoiser toutes les ficelles du poste de meneur de jeu et à exploiter pleinement son formidable potentiel, mais cette saison semble celle de la maturité pour l’ancien joueur de Kentucky. Connu lors de ses jeunes années pour sa vitesse d’exécution prodigieuse et une capacité à accéder au cercle proprement hallucinante, il s’est, au fur et à mesure des saisons acheter un shoot extérieur, notamment à mi-distance où il est désormais très fiable. Mais surtout, il s’est affirmé comme étant l’un des meilleurs passeurs (si ce n’est le meilleur avec Chris Paul) de la ligue. Ses qualités physiques naturelles sont tout bonnement hors du commun, mais il est aussi un joueur très créatif et un dribbleur de très haut calibre. Capable de défendre le fer sur son vis-à-vis (un peu moins bien lors des récents playoffs), ce que très peu de meneurs de la ligue peuvent se targuer de pourvoir faire, on tient donc là un superbe playmaker, doublé d’un bon défenseur (quand l’envie lui prend) et d’un remarquable finisseur. Il comble petit à petit ses faiblesses au shoot, même si, à longue distance, il n’est pas une énorme menace pour les défenses adverses pour le moment. Ses superbes dispositions naturelles ont quelque peu été gâché cette année par un certain manque d’alchimie entre lui et l’autre leader de l’équipe avec qui il forme un backourt aussi jeune qu’injouable quand ils sont en rythme, j’ai bien sûr nommé Bradley Beal. Ces deux là ont du basket pleins les mains c’est sûr, mais pour passer un cap il faudra mettre les querelles de côtés et exploiter pleinement leur potentiel qui semble sans limite. La franchise est bien structurée, l’effectif encore jeune et plein de potentiel, reste maintenant à transformer tout cela sur le terrain. L’avenir de Wall comme des Wizards peut s’annoncer radieux, mais la route vers un titre NBA est longue et semée d’embûches, alors fais tout pour ne pas te prendre le Mur en pleine face Jean.

Les + : Créativité / Qualités physiques naturelles / Leader

Les – : Entente avec Beal / Shoot de loin

 

10 – Isaiah Thomas (Boston Celtics)

Meneur – 1,75m – 83kg – 28 ans – Drafté en 2011

Petit par la taille, immense par le talent. Tel est le credo d’Isaiah Thomas. Alors qu’il rend près d’une moitié de mètre à Rudy Gobert ou Kristaps Porzingis, Isaiah Thomas est un des meilleurs joueurs de la NBA. Dans un sport où la taille est considérée comme une base indispensable pour une grande carrière, le meneur des Celtics prouve que la science fait parfois bien les choses et que quelques pouces en moins n’ont pas tant de conséquences qu’on pourrait l’imaginer sur le rendement d’un joueur. Du haut de ses 175 centimètres, Thomas a éclaté aux yeux de la ligue cette saison en portant Boston à la première place de la conférence Est et en finale de cette dernière. Battue par les Cavaliers, l’armée verte n’a pas à rougir de son parcours et ses perspectives d’avenir sont éblouissantes. Cet été, Boston sera au cœur du marché des trades et la qualité de jeu produit par les hommes de Brad Stevens aura forcément une importance dans la décision des principaux free agents. Et si cette qualité de jeu est présente dans le Massachusets, Isaiah Thomas peut recevoir quelques louanges. En effet, le meneur a été le maestro d’une équipe rafraichissante. Le captain, le boss, le booster, il a été la citadelle d’une ville en quête d’un second souffle. Après les départs de Garnett, Pierce, Rondo et Allen et la fin d’une ère, il fallait un nouveau génie à Boston, un homme capable d’impulser un mouvement. Thomas est celui là. Il porte l’équipe sur ses frêles épaules et donne des ailes à ses partenaires. Des ailes de gars qui donnent corps et âme pour leur leader qu’ils complètent si bien. Car Boston ne tourne pas si bien seulement grâce à un homme. Des joueurs comme Jae Crowder, Marcus Smart, Al Horford ou encore Avery Bradley sont de véritables bufflons qui donnent tout, soit après soir, pour leur papa buffle. Ces gars-là ne sont pas des croqueurs de ballons et sont parfaits dans leur rôle. A cette belle armada devrait s’ajouter quelques noms cet été. Détenteur du premier choix de la prochaine draft, Boston devrait sélectionner Markelle Fultz ou échanger son choix contre un joueur d’un gros calibre. Terminer premier de sa conférence et posséder le premier choix d’une draft annoncée de qualité, c’est très excitant sur le papier. Boston va devoir faire des choix pour passer un réel cap l’année prochaine et une prise de risque sera nécessaire pour l’avenir de la franchise. Les Celtics peuvent gagner beaucoup mais perdre énormément car ils n’auront plus jamais autant de marge de manœuvre que cet été. Cette postseason sera forcément un tournant pour Boston et l’excitation qui est présente aujourd’hui ne sera pas forcément présente dans les mois qui viennent. Mais il faut battre le fer tant qu’il est chaud et profiter de la hype qui est présente actuellement. Il faudra bien entourer Thomas pour jouer le titre l’an prochain et cela passera par l’arrivée d’une star sur l’aile et d’un joueur valeureux au poste de pivot, où les C’s manquent cruellement de taille. Auteur de playoffs monstrueux où il a perdu coup sur coup sa sœur puis sa dent, Isaiah Thomas peut passer laisser ses dirigeants travailler et passer un été tranquille à déguster des biscuits et boire des smoothies sur les plus belles plages du monde. L’ancien Sun et King est vraiment le Roi Soleil.

Les + : Scoreur / Vision du jeu / Impossible à freiner dans les moments chauds

Les – : Défense faible

 

9 – Anthony Davis (New Orleans Pelicans)

Ailier-fort – 2,08m – 114kg – 24 ans – Drafté en 2012

Ne vous y trompez pas en regardant son mono-sourcil, si Anthony Davis fait indéniablement une immense faute de goût avec son pélican placé en plein milieu du front, il est aujourd’hui sans contestation possible un des 10 meilleurs joueurs de la ligue. Pas évident quand on possède une horreur pareille sur le visage. Mais en grand joueur qu’il est, AD a su passé outre ces petits soucis capillaires et devenir une référence du poste 4 au sein de la ligue. Champion universitaire lors de sa seule saison à la fac, champion olympique puis du monde avec Team USA, Davis a déjà commencé à se forger un petit palmarès hors NBA. Depuis son arrivée dans la ligue en 2012, Davis a continué sur sa lancée, pour devenir aujourd’hui l’un des joueurs les plus indéfendables de la ligue. En effet, en raison de sa poussée de croissance tardive il a longtemps joué meneur dans ses jeunes années, ce qui lui confère aujourd’hui une extraordinaire faculté à dribbler et mener l’attaque avec une aisance remarquable pour un joueur de sa taille et de son poste. Il est de plus devenu un shooteur très solide à mi-distance, mais surtout il est absolument indéfendable au poste bas. En un contre un, personne ne peut freiner AD lorsque celui-ci est dans un bon soir, voir même dans un soir moyen. Il trouve toujours une solution pour aller planter ses petits puntos, quelque soit le défenseur qui se dresse sur sa route. Il gobe également un nombre incalculable de rebonds grâce à ses immenses bras et sa taille impressionnante. Son envergure lui permet dans le même temps de contrer tout ce qui bouge, et ce n’est pas un hasard s’il figure année après année parmi les meilleurs contreurs de la ligue. Il représente donc une vraie menace défensive qui a fait fuir plus d’un attaquant en NBA. Collectivement cependant, le petit Anthony rencontre quelques difficultés, ce qui explique qu’il n’apparaisse pas plus haut dans ce classement, ce qui ne devrait dans tout les cas n’être qu’une question de temps. En effet, ses Pelicans ne gagnent désespérément pas, ou trop peu lorsqu’on possède un joueur du calibre de Davis. Une seule participation en playoffs pour le moment, qui plus est conclue par un sweep net et précis face aux Warriors . Aucune victoire en postseason après cinq saisons dans la ligue, le bilan est donc maigrichon pour ne pas dire catastrophique. Mais l’arrivée de DeMarcus Cousins pendant le All Star break pourrait bien changer le visage de la franchise et la destinée d’Anthony Davis. Les Pelicans ont certes cassé en deux leur effectif pour s’offrir Cousins, mais ils possèdent maintenant la meilleure raquette de la ligue sans contestation possible. Le monstre a deux têtes a les armes en main pour faire très mal. Reste maintenant à savoir s’en servir.

Les + : Mobile / Innarrêtable / Gros défenseur

Les – : Ce mono-sourcil devrait être puni par loi

8 – Russell Westbrook (Oklahoma City Thunder)

Meneur – 1,90m – 90kg – 28 ans – Drafté en 2008

Ah le dossier Westbrook ! Plutôt le paradoxe Russell Westbrook. Monstre comme on en a vu peu individuellement mais trop individualiste pour aller chatouiller les grosses écuries de la ligue, le marsupial du Thunder est extrêmement difficile à évaluer. Son impact sur le Thunder cette saison est indéniable et OKC ne se serait sûrement pas qualifié pour les playoffs si Westbrook avait été remplacé par des meneurs de jeu comme Isaiah Thomas, John Wall, Kyrie Irving ou Chris Paul. On va aller encore plus loin en faisant le constat subjectif que le Thunder n’aurait pas remporté autant de matchs si Westbrook avait été échangé contre Harden, Curry, LeBron, Leonard ou Durant. Il est le joueur le plus performant individuellement et sûrement le plus innarrêtable de la NBA. Cependant, et malgré une saison surprenante conclue avec 47 victoires au compteur pour 35 défaites, le Thunder n’a jamais semblé en mesure d’aller chercher une finale de conférence voire un deuxième tour de playoffs. Et le paradoxe Westbrook est là. Auteur d’une saison en triple-double de moyenne, ce qui est plus incroyable que beaucoup de choses déjà très incroyables, Russ ne peut pas gagner un titre NBA en jouant de cette façon. S’il claque une saison comme celle là, c’est parce qu’il prend énormément de shoots et qu’il croque comme peu ont croqué. Tout passe par Westbrook à Oklahoma et si le garçon est un brin talentueux tout de même, ce n’est pas de cette manière que l’on décroche des titres. Oui, il n’y a pas beaucoup de Hall of Famers parmi ses coéquipiers mais ce ne sont pas des joueurs de N3 non plus et ils savent aussi marquer des paniers. Taj Gibson, Victor Oladipo, Steven Adams ou Enes Kanter. Il y a là des joueurs de basket tout de même. Chez En Tribunes, on est convaincu que Westbrook ne gagnera pas de titre NBA en étant la première option offensive de son équipe sans changer son jeu. Il doit devenir plus altruiste et savoir faire jouer les autres. La question des coéquipiers viendra après. Durant a signé à Golden State parce qu’il savait que la collaboration avec Steph Curry et les autres All Stars, plutôt altruistes pour des joueurs de ce calibre, avait beaucoup de chances de bien se passer. Peu de monde viendrait signer à Oklahoma cet été tant les garanties de responsabilités sont faibles vu la saison que Westbrook a claquée. Il y a quelques saisons, l’ogre du Thunder était entouré de Kevin Durant et James Harden. Aujourd’hui, ces deux là font partie des 5 meilleurs joueurs du monde et s’ils sont partis, ce n’est pas parce qu’ils manquaient de soleil ou de belles plages. Ils ont quitté l’Oklahoma pour obtenir plus de responsabilités et jouer le titre. Compréhensible. Outre cela, Westbrook est un phénomène et il a fait rêver beaucoup de monde cette saison. C’est pour ce genre d’exploits que le réveil est programmé la nuit et que nous, fans de NBA, sommes prêts à écourter nos plages de sommeil. Aussi bien capable de détruire une équipe à lui tout seul que de faire imploser la sienne sur un coup de tête, Westbrook est hors norme et sa présence dans la ligue fait un bien fou. Il est important d’avoir des profils de joueurs diversifiés pour le bonheur de chacun car certains préfèrent la performance individuelle à la capacité à sublimer une équipe. L’ogre du Thunder contente une partie des fans de basket et énerve une autre. Dans tous les cas, chacun reconnaitra que ses qualités sont uniques et que nous ne sommes pas prêts de revoir un tel joueur. Alors profitons.

Les + : Monstre statistique / Peut gagner un match tout seul / Physiquement unique

Les – : Trop individualistes / Pas possible de gagner un titre NBA avec ce profil

7 – Draymond Green (Golden State Warriors)

Ailier-fort – 2,01m – 104kg – 27 ans – Drafté en 2012

Gros dilemme pour classer Draymond Green. Moins fort intrinsèquement que des joueurs moins bien classés, Green nous semble plus utile que ceux là pour aller chercher un titre. On s’explique. On est parfaitement conscient que Green ne fera jamais de saison comme Westrook vient de claquer, qu’il ne tournera jamais à plus de 30 points par match. Pis, il nous parait pas capable de porter une équipe vers le titre en étant la première option. Il n’a pas la carrure d’un leader. En plus de cela, il ne tourne qu’à 10,2 points de moyenne cette saison. Alors, nous direz-vous, comment peut-on mettre un joueur incapable d’être un leader et tournant à à peine dix points par rencontre dans le top 10 des meilleurs joueurs du monde ? Tout simplement parce que Draymond Green est à part et que son impact sur une équipe se mesure au delà des statistiques. Bien au delà. On l’aime ou on le déteste mais le bulldog des Warriors ne laisse personne indifférent. Digne héritier des Kevin Garnett, Gary Payton ou autres Rasheed Wallace lorsqu’il s’agit d’ouvrir la bouche, Draymond Green peut fatiguer, agacer voire mettre en colère mais il papote avec le cœur et ça, on autorise. Surtout, son côté dirty a servi les Warriors ces trois dernières saisons. Alors que Curry est chétif et Klay Thompson pas le joueur le plus charismatique de la ligue, il fallait bien un aboyeur derrière eux et Green incarne le rôle à merveille. L’ailier fort donne tout, tout le temps. Il n’est que rarement mesuré et son énergie impressionnante est précieuse sur le parquet. Toujours à fond, Green dérape parfois en dehors du terrain mais lorsque l’entre deux est joué, il est dans un état second et, tel un chien enragé, sort les crocs pendant 48 minutes. Mentalement,  c’est une brute. Et sportivement, s’il n’est pas le joueur le plus technique de la NBA, il sait exploiter ses qualités et joue juste tout le temps. Ailier-fort mobile, il est l’un des précurseurs de l’évolution de la ligue vers le small ball. Ses mensurations d’ailier et sa capacité de défendre sur les plus grands que lui font de Green un joueur unique, véritable casse-tête pour les défenses adverses. Sa polyvalence permet à Steve Kerr d’étendre un maximum les possibilités tactiques tant il est capable d’effectuer des tâches différentes. Doté d’une vision du jeu superbe, physiquement très solide, capable de sanctionner à 3 points s’il est ouvert, Green est complet. Ses statistiques en témoignent.  Auteur d’une saison à 10,2 points, 7,9 rebonds, 7 passes, 1,4 contre et 2 interceptions (plus grand total de la ligue), le dancing bear propose une diversité exceptionnelle, extrêmement utile aux Warriors. On ose le dire, si Steph Curry est un meilleur joueur individuel que Draymond Green et qu’il est plus à même de faire des différences, l’ailier-fort est autant valuable que son meneur et son impact sur l’évolution du jeu de Golden State est immense. Aujourd’hui, les Warriors ne peuvent pas se passer de Green et son absence lors du game 5 face aux Cavaliers en finales l’année dernière en est un symbole. Le numéro 23 rend malade tous ses adversaires. Docteur Dray.

Les + : Apport immense dans tous les compartiments / Joue avec ses tripes

Les – : Pas assez fort pour porter une franchise tout seul / Joue parfois trop avec ses tripes

 

6 – Chris Paul (Los Angeles Clippers)

Meneur – 1,83m – 79kg – 32 ans – Drafté en 2005

CP3 va t-il finir sa carrière sans la moindre bague au doigt et ainsi rejoindre le cercle fermé des monstres des parquets n’ayant jamais réussi à accrocher un titre NBA à leur palmarès, à côté des Barkley, Ewing ou autre Malone et Stockton ? La question se pose plus que jamais après le nouvel échec des Clippers en playoffs (il est vrai pas aidés par la blessure de Blake Griffin), symbole de l’incapacité de Paul à atteindre ne serait-ce qu’une finale de conférence, et alors que se profile une free agency capitale pour son avenir cet été. On parle pourtant bien ici d’un des meilleurs meneurs de l’histoire de la ligue, tout simplement. Il est certainement le joueur le plus propre dans la gestion du ballon et son ratio passe décisives/pertes de balles est le meilleur de la NBA depuis un paquet de saisons déjà et devrait inspirer un peu les Westbrook ou Harden qui, tout candidats au MVP qu’ils sont, ne prennent pas assez soin de la gonfle pour des meneurs de jeu. C’est simple, si on devait chercher la définition du mot meneur de jeu dans un Larousse c’est le profil de CP3 qui s’afficherait. Il est incroyablement complet, de la passe au shoot en passant par la défense et l’organisation du jeu, et il n’y a rien qu’il ne maîtrise pas sur un terrain de basket. Plusieurs fois sur le podium du titre de MVP dans sa carrière, il domine la NBA depuis son année rookie sur un poste pourtant réputé pour être le plus dense de la ligue. Mais voilà, malgré des qualités individuelles qui ne sont pas à remettre en cause et une attitude de leader sur le terrain exemplaire, il n’est pour l’instant par parvenu à faire passer un vrai cap à sa franchise des Clippers, et ce malgré un effectif 5 étoiles avec la présence à ses côtés de joueurs tels que Blake Griffin ou DeAndre Jordan. Pour ceux qui voudraient un peu plus creuser la question des Clippers, un article sur leur cas est toujours disponible sur le site. Mais revenons à nos moutons et à ce brave Chris. Quasi unanimement considéré comme un des 10 meilleurs meneurs all time, double champion olympique tout de même, il a maintenant 32 ans et ne peut plus se permettre d’attendre. Dans une NBA dominée par les deux énormes mastodontes que sont Golden State et Cleveland, Chris Paul est face à un choix majeur cet été : doit-il signer un contrat de mammouth chez les Clippers (plus de 200 millions de dollars sur 5 ans) et essayer d’enfin faire gagner une franchise qui semble maudite, ou bien doit-il aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs ? Financièrement il est évident que l’option Los Angeles est de loin la plus convaincante, mais on aimerait tant voir Paul évoluer enfin dans un vrai environnement compétent et capable de l’emmener au sommet. Une destination vient tout de suite à l’esprit: les Spurs de San Antonio. Parker s’est blessé pour de longs longs mois, et le mariage entre coach Pop (peut-être le meilleur entraîneur de l’histoire), une franchise aussi sérieuse et compétitive depuis 20 ans que les Spurs et un meneur au jeu aussi pur et léché que Chris Paul est on ne peut plus excitant. Si cela semble magnifique sur le papier, il y a forcément un mais, et il est évidemment lié au contrat que les Spurs pourraient lui proposer. Le dossier Chris Paul est l’un des enjeux majeurs de l’été en NBA, et quelque soit le choix fait par le plus célèbre numéro 3 de la ligue, il faudra respecter celui qui est un fantastique joueur sous tous les aspects du jeu.

Les + : Passe / Défense / Propreté / Vision du jeu / Interceptions

Les – : Pas de cap passé collectivement

 

5 – James Harden (Houston Rockets)

Arrière/Meneur – 1,96m – 99kg – 27 ans – Drafté en 2009

Quelle saison pour le barbu ! Décalé à la mène par Mike d’Antoni sur les phases offensives, James Harden a haussé son niveau de jeu par rapport à l’an dernier et s’impose aujourd’hui comme le favori pour le titre de MVP, décerné dans quelques semaines. 4ème meilleur marqueur de la ligue avec plus de 29 points par match, Harden a surtout délivré 11,2 passes décisives par rencontre, ce qui le classe tout en haut dans le classement des meilleurs distributeurs de caviars cette saison. S’il a vu son efficacité au shoot rester stable, son shoot à 3 points est légèrement moins fiable que lors des saisons précédentes. Au sein d’une franchise où l’attaque rapide est prônée et où un shoot extérieur n’est jamais de trop, Harden s’éclate et il est parfaitement entouré pour s’épanouir. Certes, ses coéquipiers ne sont pas des foudres de guerre mais leurs qualités permettent au barbu de rayonner. D’abord, Ryan Anderson, Eric Gordon ou encore Lou Williams sont là pour artiller de loin et profiter des prises à deux sur leur leader pour sanctionner les défenses. Ensuite, alors que l’équipe est portée sur les extérieurs, un joueur comme Nene est précieux dans son impact dans la raquette et il est le seul capable de scorer à l’intérieur. Enfin, Pat Beverley, Trevor Ariza ou Clint Capela font le sale boulot en défense et soulagent Harden dans un domaine ou il est en difficulté. Cette saison, comme depuis trois exercices, le natif de Los Angeles est le joueur le plus présent sur la ligne des lancers. Il provoque énormément de fautes en plaçant parfaitement ses bras et ses pénétrations sont dévastatrices. Avec 10,9 tentatives par match, il totalise là son plus gros total en carrière. Il s’agit même de la 3ème plus grosse moyenne du 21ème siècle derrière Shaquille O’Neal en 2000-2001 (13,1 lancers par match), Dwight Howard en 2010-2011 (11,7) et Allen Iverson en 2005-2006 (11,5). Si Harden est élu MVP d’ici un mois, il pourra remercier son coach, Mike d’Antoni. En débarquant dans le Texas l’été dernier, le technicien à l’accent offensif a fait le choix fort de faire mener Harden et, lui qui jouait auparavant à l’arrière, a obtenu plus de responsabilités. Alors oui, il avait déjà pas mal de ballons l’an dernier mais désormais, c’est lui qui remonte la balle et met en route les systèmes. En conséquence, il donne près de 4 passes supplémentaires par rapport au dernier exercice et dicte son propre tempo pour ses Rockets. A la manière de Russell Westbrook , on a des doutes sur la capacité d’Harden a jouer le titre en étant la première option de son équipe en jouant ainsi. En effet, comme l’ogre de l’Oklahoma, tout passe par le barbu à Houston et il y a une très grosse Harden dépendance. Peu de ballons ne passent pas dans ses paluches et si leur leader n’est pas dans un bon soir, les Rockets ne pourront pas l’être. Mais contrairement à son ancien coéquipier du Thunder, Harden a prouvé qu’il pouvait faire gagner son équipe et si Houston termine la saison avec le 3ème bilan de toute la NBA, c’est en très grande partie grâce à son numéro 13.

Les + : Excellent provocateur de fautes / Grosse panoplie offensive

Les – : Moins bonne défense que François Fillon pendant la campagne présidentielle

 

4 – Stephen Curry (Golden State Warriors)

Meneur – 1,90m – 86kg – 29 ans – Drafté en 2009

Double MVP en titre, le meneur des Warriors ne fera pas le triplé. Après deux exercices sur une autre planète, Stephen Curry devra céder sa couronne à Russell Westbrook ou James Harden dans un mois, tous les deux auteurs d’une saison monumentale. Mais si le shooteur fou de Golden State n’a pas été le meilleur joueur de la saison, il n’est cependant pas redescendu sur Terre et vient encore une fois de claquer une année monstrueuse. Avec la signature de Kevin Durant cet été, Curry a vu débarquer un coéquipier de choix. Durant joue dans la même catégorie que lui, celle des très très grands. Avec KD à ses côtés, le meneur star a forcément vu son impact diminuer au sein du jeu des Warriors et cela semble tout à fait normal. Avec 5 points et un rebond de moins par match par rapport à l’année dernière, Curry domine moins la NBA qu’auparavant et son adresse a également chuté de quelques points. Mais Stephen Curry n’est pas moins fort, il a juste moins de responsabilités. En effet, sa valeur intrinsèque n’a pas diminué et si Kevin Durant venait à partir, on est certain que le numéro 30 rayonnerait à nouveau. Il est toujours le meilleur shooteur de la ligue et même de l’histoire. Son adresse extérieure, bien qu’en baisse, reste hallucinante lorsqu’on prend en compte le volume et la sélection de shoot de Curry. Il prend des tirs que personne n’ose prendre. Et en rentre un bon paquet. Les défenses galèrent pour l’arrêter et sa capacité à dégainer à tout moment les oblige à le coller. Dans ces cas là, Curry a souvent la lucidité pour pénétrer ou décaler sur un coéquipier pour sanctionner. Car le meneur n’est pas qu’un shooteur. Il est un joueur très intelligent, juste dans ses choix et capable d’adapter son jeu, en shootant moins par exemple, lorsque les systèmes défensifs l’exigent. Évidemment, il est bien entouré et il est forcément plus facile de sanctionner une défense lorsqu’on décale sur Klay Thompson plutôt que sur Sean Kilpatrick mais si ces coéquipiers sont présents actuellement, ce n’est pas par hasard et Curry n’y est pas étranger. Contrairement à James Harden ou Russell Westbrook, Curry attire les bons joueurs et son jeu n’empêche pas la présence de grands noms à ses côtés. La signature de Kevin Durant en est la preuve. Il n’est pas toujours facile d’associer des superstars ensemble. Prenons l’exemple de Kobe Bryant dont l’association avec Dwight Howard, Pau Gasol et Steve Nash avait tout pour éclater tout sur son passage mais cela n’a pas fonctionner. Plus récemment, le duo Westbrook-Durant n’a pas réussi à gagner de titre alors que, avec la présence de Harden sur le banc, le Thunder avait de belles perspectives d’avenir. A Golden State, on sait recevoir et si Durant a signé là-bas, ce n’est pas seulement parce que le beau Kevin a tiré à pile ou face. Il a sûrement espéré que jouer avec le double MVP en titre fonctionnerait bien et que leurs deux façons de jouer étaient complémentaires. Il a eu raison. Aujourd’hui en finales NBA, les Warriors ont prouvé à ceux qui pouvaient en douter qu’il est possible d’associer deux joueurs qui tourne à 60 points par saison. Ajoutez à cela deux All Stars qui répondent aux doux noms de Klay Thompson et Draymond Green et vous obtenez un cocktail explosif. Curry n’éclipse rien et il permet à chacun de s’épanouir sur le parquet et d’exploiter ses qualités au maximum. De plus, il sort des playoffs monstrueux. Les Warriors ont enchainé les sweeps et peuvent remercier leur meneur. Avec 29 points, 5,5 rebonds et 6 passes de moyenne, Steph Curry a clairement haussé son niveau de jeu et c’est ce qu’on attend d’un leader. Il prouve qu’on peut compter sur lui quand ça devient chaud et si cela vous parait normal pour un joueur de ce calibre, on a vu certains leaders faire de l’huile quand il y avait de l’enjeu et être en partie responsables des vacances précipitées de ses coéquipiers. On passe le bonjour à un barbu texan, qui se reconnaitra. Curry fait partie de la crème de la crème des joueurs de basket et on peut vous garantir que dans quelques années, son nom sera encore dans toutes les mémoires.

Les + : Meilleur shooteur de l’histoire / Grand leader

Les – : Pas un foudre de guerre en défense / Frêle physiquement

 

3 – Kevin Durant (Golden State Warriors)

Ailier – 2,06m – 108kg – 28 ans – Drafté en 2007

Avant de rejoindre l’armada des Warriors l’été dernier, Kevin Durant a formé durant des années un duo étourdissant avec la bête physique qu’est Russ Westbrook, et même un trio magique avec James Harden pendant un temps, du côté d’OKC. Mais voilà, après avoir atteint les Finales en 2012ce groupe ultra jeune à l’époque (les trois avaient moins de 23 ans !) et ultra talentueux (a-t-on déjà vu trois potentiels MVP au sein d’une même équipe dans l’histoire de la ligue ?) a explosé et seul le marsupilami Westbrook est toujours un membre du Thunder. Pourtant, sur le papier ce duo avait tout pour régner durant des années sur la ligue, avec un Westbrook hallucinant d’un point de vue individuel (voir son profil plus tôt dans ce classement) et un Durant monstrueux d’efficacité et de facilité offensive, l’amenant même au titre de MVP en 2014. Mais en playoffs, la belle machine s’est systématiquement enrayée, poussant Keke Dudu à s’exiler du côté de Golden State, s’attirant ainsi une immense flopée de critiques venues de toute la planète basket et plus encore. Il faut dire que le choix de l’ailier avait de quoi faire grincer quelques dents, puisqu’il a choisi de rejoindre l’équipe qui venait de la battre en finale de conférence quelques semaines plus tôt. Tout a déjà été dit sur ce choix qui va changer la face de la ligue pour des années et des années, et loin de nous l’intention de revenir une énième fois dessus. Non, le but est plutôt de voir comment ce choix reflète la vraie personnalité de KD, un tueur au sang froid sur le terrain et donc aussi capable de prendre les décisions qui s’imposent hors terrain pour l’amener là où tous les champions rêvent d’aller : au paradis que procure la sensation de gagner un titre NBA. Individuellement, KD est tout simplement dans ce qui se fait de mieux, et s’il n’est pas une place ou deux plus haut dans ce classement c’est uniquement dû à la présence juste devant lui d’un monstre des terrains parti pour laisser une empreinte indélébile sur l’histoire de la NBA, et d’un taiseux deuxième plus jeune MVP des Finales de l’histoire. Immensément long et fin, il est capable de défendre très dur sur son adversaire direct lorsque les circonstances l’imposent, et sa taille lui permet de gober un nombre de rebonds impressionnant. Symbole de l’ailier moderne capable de tout faire sur un terrain, il dispose d’une excellente vision du jeu qui lui permet de distribuer un grand nombre de caviars, surtout au sein de l’extraordinaire machine offensive des Warriors où il a par ailleurs su parfaitement s’imposer, preuve une fois de plus de son intelligence de jeu. Mais plus que tout ce que l’on vient de citer, ce qui frappe chez Durant quand on le voit jouer sur un terrain, c’est son incroyable facilité offensive et sa faculté à toujours trouver un moyen de marquer. A l’heure actuelle, c’est bien lui le meilleur attaquant pur de la ligue et sans contestation possible. Son efficacité n’a jamais été aussi grande que cette année, et c’est bien simple, il peut scorer de n’importe quel endroit du terrain en donnant l’impression de ne rien forcer du tout, et sur n’importe qui. C’est cette sensation de voir jouer un adulte avec des gamins qui prédomine quand on voit jouer Durant faire face à tous les défenseurs de la ligue, et qui le rend magique à observer. Il n’est pas qu’un scoreur unidimensionnel, loin de là même, mais quel attaquant, et quelle classe surtout ! Le mot facilité semble avoir été inventé pour pouvoir décrire KD déployer ses grands bras et artiller à 3 points, finir par un dunk dans le trafic, ou poser ses petits moves au poste bas avec une aisance fascinante. Il ne lui manque plus qu’une ligne à son palmarès : un titre NBA, qui le consacrerait comme l’immense joueur qu’il est déjà, mais il a besoin de cette bague pour passer un cap. A lui d’aller la chercher avec son équipe dès cette année dans la passionnante finale qui s’annonce face aux Cavs d’un certain LeBron James.

Les + : Attaquant merveilleux / Élégant / Polyvalent / Peut défendre / Trop de choses à dire pour le faire tenir en une ligne

Les – : A échoué à gagner un titre dans la franchise qui l’a drafté / Peut défendre plus dur sur de plus longues séquences

 

2 – Kawhi Leonard (San Antonio Spurs)

Ailier – 2,01m – 104kg – 25 ans – Drafté en 2011

Peut-on être tout timide et très introuverti et faire complètement tourner la tête de chacun de ses adversaires ? Normalement non. Mais si Kawhi Leonard était normal, on le saurait. Drafté en 15ème position par les Spurs en 2011 derrière Jan Vesely, Alec Burks ou Brandon Knight, que l’on salue chaleureusement, Leonard n’a pas explosé tout de suite en NBA. Remplaçant lors de la première partie de sa saison rookie, Leonard n’était alors qu’une doublure de Richard Jefferson et lorsque celui-ci s’envole pour Golden State, l’ailier tressé s’installe en tant que titulaire dans la rotation de coach Pop. Il le restera. Avec une progression constante, Leonard prouve à tout le monde qu’il a les épaules pour jouer dans la grande maison Spurs. Champion avec San Antonio en 2014, Leonard fait définitivement partie du gotha de la NBA lorsqu’il est désigné MVP de la finale remportée face au Heat des Three Amigos. Défenseur d’élite, il a montrer à tout le monde qu’il pouvait freiner LeBron James et ses bons amis et ainsi mettre fin à deux ans de règne sur la ligue. Sur les trois derniers matchs de cet affrontement, il score 29, 20 puis 22 points et s’invente scoreur au moment opportun. Les Spurs décrochent un nouveau titre, le 5ème d’un certain Tim Duncan, légende texane, qui prendra sa retraite deux ans plus tard. Leonard est alors amené à être l’avenir des Spurs en prenant le relai de ce bon vieux Tim. Lourde tâche. L’été dernier, alors que Timmy n’était plus présent à San Antonio, que Manu Ginobili venait de souffler ses 39 bougies et que Tony Parker se faisait toujours plus vieux, on se disait qu’une ère se terminait et que l’avenir des Spurs serait moins radieux que son passé. Si, en effet, une époque est révolue, l’avenir s’est éclairci lorsque Kawhi Leonard a enfilé son maillot et prouver qu’il n’était pas trop large. Dans une franchise qui a toujours prôné le collectif et la multiplicité de joueurs de qualité, Leonard a dû s’imposer comme un leader, rôle qui n’a jamais existé à San Antonio. En tout cas pas à cette échelle. Si Tim Duncan recevait plus de ballons que ses coéquipiers, il était toujours entouré par Ginobili et Parker à leur apogée, qui soulageaient le meilleur ailier fort de l’histoire. Aujourd’hui, Leonard est quasi-seul et les Spurs sont dépendants de leur numéro 2. Bien épaulé par LaMarcus Aldridge tout de même, il doit se sublimer soir après soir. Et il le fait à merveille. Avec plus de 25 points par match, il progresse dans son apport offensif et ses limites ne sont pas visibles. Son adresse extérieure a diminué mais c’est logique vu les responsabilités qu’il endosse. De plus, et contrairement à des joueurs comme Durant, Curry, Thomas, Harden ou Westbrook, Leonard est un défenseur d’élite et c’est là qu’il est le plus impressionnant. Alors qu’il doit porter son équipe en attaque, il est aussi en charge d’être un leader défensif, rôle qu’il incarne à merveille. Double meilleur défenseur de l’année en titre, Leonard est le meilleur two-way player de la ligue. Il excelle dans ce domaine grâce à un physique imposant et un placement toujours juste. Ses grands membres lui permettent de gêner ses adversaires et il profite de son intelligence et de sa lucidité défensive pour s’imposer comme une barrière humaine. Si Kawhi Leonard était un homme politique,  il serait Ministre de la Défense à coup sûr. Son caractère de timide est surprenant dans une ligue et un sport qui prônent le spectacle et l’extravagance. Le Spur n’aime pas parler devants les caméras, il n’aime pas humilier ses adversaires, il ne parle pas sur et en dehors du terrain, ne chambre pas. Kawhi Leonard est humble et ça fait du bien. Personne ne le déteste. L’homme au talent aussi grand que ses mains est différent et apporte un vent de fraîcheur dans une NBA parfois trop caricaturale.

Les + : Meilleur défenseur du monde / Humble / Sang-froid impressionnant

Les – : Pas facile à trouver

 

1 – LeBron James (Cleveland Cavaliers)

Ailier – 2,03m – 113kg – 32 ans – Drafté en 2003

Un classement est difficile à concocter et il y a toujours débat pour évaluer les qualités et les défauts d’un joueur et pour le comparer à ses collègues. Chaque classement est contestable et sa subjectivité engendre forcément des débats, des doutes, des questionnements. Nous-mêmes avons eu des difficultés pour ranger chaque joueur car il est compliqué de confronter des profils opposés comme Draymond Green et Russell Westbrook par exemple, dont les styles de jeu sont totalement opposés. Nous avons eu des débats sur chaque joueur et nous n’étions presque jamais en accord sur la place exacte de chacun. Pour tous les joueurs. Tous, sauf un. Celui-là, c’est LeBron James. Dans un sport qui a vu passé quelques légendes, le King est d’ores et déjà une d’elles et est et restera le joueur le plus dominant du début de 21ème siècle. Certains osent la comparaison avec l’intouchable Michael Jordan. Ils ne sont pas complètement fous. Drafté en première position de la draft 2003 dans une cuvée de grande qualité (Dywane Wade, Chris Bosh ou encore Carmelo Anthony sélectionnés la même année), LeBron James était, avant d’être majeur, déjà annoncé comme un crack. Il est compliqué de gérer une telle pression pour un gamin de 19 ans qui débarque dans le plus grand championnat du monde. Il est difficile d’être au niveau des attentes d’un public intransigeant qui ne laissera pas beaucoup de droits à l’erreur. Pas si dur pour un joueur comme LeBron. Débarqué en NBA avec le surnom de Chosen One, LeBron James a immédiatement prouvé qu’il avait sa place dans cette ligue et qu’il avait les armes pour s’imposer comme un cador de l’histoire de son sport. Dès sa deuxième saison, LeBron joue plus de 42 minutes par match, plus gros total parmi tous les joueurs. Le gamin a alors 20 ans. Il vaut déjà plus de 27 points, 7 rebonds et 7 passes par rencontre. A l’époque, on sait déjà que James sera un grand et qu’il marquera l’histoire du basket. En 2007, après quatre saisons en NBA, il porte les Cavs jusqu’en finales NBA. Il est alors entouré par environ personne mais n’a pas besoin de plus pour éclabousser la ligue de son talent immense. L’année suivante, il termine meilleur marqueur avec 30 points par match mais il n’arrive pas à gagner avec Cleveland. A sa décharge, Zydrunas Ilgauskas est alors le deuxième scoreur de la franchise et malgré toute l’affection que nous portons au grand chauve lituanien, que l’on salue s’il nous lit, le King aurait difficilement pu être moins bien entouré. Résultat, deux saisons et autant d’échecs en playoffs plus tard, LeBron fait un choix fort, qui bouleversera la NBA, en signant à Miami pour rejoindre Dwyane Wade et Chris Bosh et former un trio intraitable. Comme prévu, le Heat est monstrueux et la bête à trois têtes écrase tout sur son passage. Il lui faudra un an de rodage et une défaite surprise face aux Mavericks de Dirk Nowitzki en finales NBA pour mettre la machine en route et décrocher deux titres consécutifs en 2012 et 2013. Après l’échec du three-peat face aux Spurs l’année d’après, LeBron James se lance un défi immense : retourner à Cleveland, chez lui, pour gagner et réussir là où il avait échoué quelques années auparavant. A son retour, Kevin Love et Kyrie Irving l’entourent et LeBron est à nouveau le leader d’une équipe à trois visages. Ils échouent une première fois en 2015 face à Golden State mais réussissent l’année suivante en prenant leur revanche sur ces mêmes Warriors. L’enfant roi est de retour et il montre qu’il est vraiment le King en réussissant l’impossible. Aujourd’hui, LeBron James est dans la ligue depuis 14 années et sa domination à 32 ans est incroyable. Il a appris à se préserver au cours de la saison régulière pour être plus performant en playoffs. Personne ne peut arrêter le King, peut-être pas même Golden State et son équipe à 4 All-Stars. Des joueurs comme Durant, Leonard, Curry ou Harden sont très durs à arrêter mais sont parfois dans des mauvais soirs et deviennent freinables. LeBron ne fait pas partie de ceux là. Si l’on peut mettre ses poursuivants dans la case des superstars, James est au dessus de cela et il y a une grande classe d’écart entre le premier de notre classement et son dauphin. Aucun joueur, dans la NBA actuelle, n’arrive à la cheville du King. Les années passent et c’est toujours la même rengaine. LeBron James pourrait porter n’importe quelle équipe en playoffs. Il n’a pas beaucoup de défauts. On pourrait lui reprocher un shoot extérieur pas ultra fiable ou quelques cheveux en moins mais James est un cyborg. Un cyborg intelligent. Il est le basketteur ultime, très costaud physiquement, rapide en transition, excellent en défense, grand et mobile, meneur, ailier, capable de tout faire sur un terrain, de laisser le jeu à ses coéquipiers ou de le prendre à son compte quand il le faut. On a la sensation qu’il appuie sur un bouton au début des playoffs et que même une machine ultra-sophistiquée ne pourrait l’arrêter. En NBA, il y a LeBron et les autres car James ne laisse la place à personne et domine tout depuis son arrivée dans la ligue. King Jong-Un.

Les + : Tout

Les – : Autant de cheveux sur le crâne que de mauvais matchs en carrière

 

  1. avatar
    5 juin 2017 a 18 h 54 min

    Cinquante fois bravo pour ce top 50. C’est long à lire, mais je ne me suis pas ennuyé, bien au contraire ! J’ai même eu plusieurs véritables LOL grâce au style un peu décalé et ironique, devenu bien trop rare sur ce site.

    Surpris d’apprendre que Rudy Gobert a seulement 24 ans, il a encore plusieurs années pour augmenter son niveau. Évidemment il devra remporter au moins un titre pour être mentionné dans la même phrase que Tony Parker.

    Curieux de voir ce que Chris Paul va faire. Regrettable à mon avis que la NBA ait annulé son échangé vers les Lakers, si je me souviens bien c’était pour empêcher l’accumulation de stars à L.A, ce qui est ironique avec les équipes que nous avons actuellement à Cleveland et San Francisco.

    Aujourd’hui, L.A. est à quatre pattes en train de refaire le carrelage de la ligue, et CP3 est toujours à la recherche d’un bijou pour sa main. Qui sait, l’échange cela aurait peut-être été courroné de succès.

  2. avatar
    5 juin 2017 a 18 h 57 min

    Edit: les Warriors sont à Oakland plus précisément, pas à San Francisco.

    Ils mènent 2-0 en finale après avoir balayé les 3 premiers tours. Cette fiche de 14-0 en playoffs est certainement historique, surtout qu’il y a quelques années les premiers tours se jouaient en 3 matchs gagnants.

  3. avatar
    15 juin 2017 a 22 h 09 min

    Désolé je ne veux pas faire le mec chiant mais pourquoi mettre Russell Westbrook derrière Chris Paul et Draymond Green ?

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter