Mercato d’hiver : portes ouvertes aux désillusions
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Mercato d’hiver : portes ouvertes aux désillusions

Marché hivernal rime souvent avec mauvaises pioches. En général, les clubs, souvent aveuglés par l'idée de faire l'affaire de l'année, tombent de haut.

Le mercato hivernal ouvre doucement ses portes en Europe. Pendant un mois, les formations pourront vendre les joueurs indésirables et se renforcer dans les secteurs qui auront fait défaut en ce début de saison.

L’idée de pouvoir ajuster son effectif à la mi-saison paraît une idée alléchante, mais attention aux fausses bonnes idées et au joueur miracle censé relancer la machine.

Car on peut le constater depuis longtemps, le mercato d’hiver est souvent synonyme de désillusion. Alors attention aux mirages.

Car les exemples sont malheureusement trop nombreux. En Ligue 1, beaucoup d’équipes sont passées au travers de leur recrutement au cœur de l’hiver.

Le Paris Saint-Germain, avant de devenir ce qu’il est aujourd’hui, a souvent tenté de trouver la bonne pioche lors de ce mercato.

En 2005, après un match en ligue des champions contre le CSKA Moscou, Paris tombe sous le charme de Sergueï Semak.

Le russe jouera une saison, marquera un seul but et ne s’imposera jamais au PSG.

Trois ans plus tard, en 2008, le PSG replonge lors du mercato hivernal. Le club de la capitale fait venir du Brésil les (soi-disant) futurs Rivaldo ou Romario, les fantasques Everton Santos et William Souza.

Mais on est loin du niveau des grands brésiliens du PSG, Rai ou Ronaldinho.

Everton, dont le niveau laisse à désirer et se rapproche plus du national que de la Ligue 1, ne percera jamais et sera vite écarté de l’équipe type.

Souza, malgré quelques fulgurances, restera un gros gâchis et quittera rapidement Paris.

Marseille n’est pas en reste non plus avec le légendaire Juan Krupoviesa. Débarqué en 2008 avec l’étiquette du futur remplaçant de Gabriel Heinze, le défenseur argentin se fera plus remarquer par sa violence que sa classe à défendre. Expulsé dès son premier match face à Rennes, il repartira pour l’Argentine 6 mois plus tard.

Il est facile de se moquer de notre chère ligue 1, que l’on aime toujours comparé aux autres grands championnats, et dénigrer car ailleurs tout est mieux.

Mais la Premier League, premier championnat mondial, a elle aussi connu la tourmente d’un recrutement qui sent plus l’escroquerie que la trouvaille du siècle.

En 2011, Chelsea dépense près de 60 millions d’euros pour arracher Fernando Torres à l’ennemi de Liverpool.

Après une éclosion en Espagne, El Nino devient la terreur des pelouses anglaises sous le maillot des Reds.

Le buteur rejoint Chelsea et ne sera plus que l’ombre de lui même. Le serial buteur est devenu le serial loser dans le club de Roman Abramovich.

Darren Bent, lui aussi à son arrivée à Aston Villa, était précédé de sa réputation de buteur hors pair (24 buts la saison précédente avec Sunderland).

Il sera lui aussi un énorme flop, alternant entre banc de touche et prêt dans des clubs voisins.

Andy Carroll, 40 millions d’euros et 4 buts, cela fait cher du…. très cher pour Liverpool qui aura fait signer en 2011 l’avant-centre de Newcastle.

Devant la catastrophe, Liverpool décide de revendre Carroll pour la moitié du prix (20 M€) à West Ham.

De ce bilan, on remarque que souvent le grand gagnant de ce mercato est le club vendeur, moins celui qui achète.

Alors messieurs, allons-y, la grande braderie a commencé.

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